Techniques & Enseignement
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UN CONCEPT QUI FAIT LE TOUR DU MONDE La « ville du quart d'heure » propose un nouveau modèle urbain fondé sur la proximité. Suivant ses principes, chaque habitant doit pouvoir accéder à ses besoins essentiels à courte distance : se loger, travailler, se soigner, apprendre, s'approvisionner, se divertir. Le concept repose sur une mixité des usages des bâtiments, la relocalisation des services, la réduction de la dépendance à la voiture et la création de quartiers vivants, inclusifs et durables. La mobilité y devient un choix, non une contrainte. Mis en oeuvre pour la première fois à Paris en 2020, le concept de « ville du quart d'heure » et ses déclinaisons séduisent un nombre croissant de villes et de territoires. Il offre une réponse concrète aux effets de l'étalement urbain : congestion, pollution, isolement, fragmentation sociale, et a trouvé un écho à l'international dans des villes comme Milan, Séoul, Melbourne, Cleveland ou Mexico. Sur le territoire national, la « ville du quart d'heure » inspire des collectivités aussi diverses que la région Île-de-France, Nantes (44), Béthune (62), Labège (31), Mulhouse (68), Trilport (77) ou Saint-Hilaire-de-Brethmas (30), et de nombreux maires ont adopté ses principes.
Alliant un panorama des simulacres de solutions urbanistiques mondiales - villes privées, villes intelligentes, écocités - avec des exemples sur la situation française, ce livre analyse leurs effets sur les populations, démonte les fausses solutions et traite des pistes réalistes pour sauvegarder la viabilité de nos cités.
À force de grandir, la ville se disloque. L'étalement urbain, unique modèle de développement depuis un demi-siècle, est inefficace. Structuré autour de la mobilité automobile, il montre ses limites : consommation de terres agricoles, pollutions, coûts exorbitants... mais surtout forme d'une ville qui a oublié les atouts de la proximité et qui accentue les fragmentations sociales. Les politiques publiques ont jusqu'à présent échoué à réduire cet étalement. Il est donc temps de mettre en oeuvre un modèle alternatif : l'urbanisme circulaire. Inspiré des principes de l'économie circulaire appliqués aux sols urbains, il appelle à concentrer les efforts de la fabrique de la ville sur l'intensification des usages, la transformation des bâtiments existants, la densification et le recyclage des espaces déjà urbanisés. L'enjeu est aujourd'hui de passer de projets pionniers à un véritable changement de modèle pour bâtir une ville frugale, proche, résiliente et accueillante.
De quoi est fait ce que l'on appelle communément « la ville » ? Comment se construit dans la longue durée l'espace urbain ? Quels sont les rapports entre morphologie urbaine et fonctionnement social ? Cet ouvrage propose de répondre à ces questions en explorant les mécanismes de la fabrique urbaine. Les formes urbaines sont ici analysées dans une double perspective : celle de leur fabrication par des pratiques sociales qui varient sans cesse et, en retour, celle de leur influence sur le fonctionnement social.
L'avènement de l'univers numérique a mis à mal notre rapport à la ville tangible que nous avons désertée au profit d'une hyper-connectivité qui n'est pas sans conséquences sur l'espace public en tant que lieu de sociabilité. Et l'arrivée annoncée du métavers ne fera qu'amplifier ce phénomène. La dépersonnalisation des relations et le transfert des décisions humaines à des machines menacent la part d'humanité qui nous relie les un·e·s aux autres. Loin d'y voir une fatalité, Guillaume Ethier défend l'idée selon laquelle la migration quasi intégrale de notre vie collective vers Internet serait au contraire une invitation à réinvestir la ville en chair et en os. S'inspirant de la technologie analogique, il convoque les formes urbaines du passé pour imaginer la ville de demain, en évitant le piège de la nostalgie. Alors que la ville physique et la cité numérique seront de plus en plus appelées à cohabiter, il semble nécessaire de réfléchir aux milieux de vie urbains que nous nous souhaitons.
Cet ouvrage discute des transformations dans la gouvernance et la planification urbaine en contexte de changements climatiques, à partir d'une friche urbaine en réaménagement à Montréal. Lachine-Est est un espace de multiples expérimentations évoluant en parallèle, parfois en convergence ou en porte-à-faux, qui permettent de comprendre les enjeux de l'adaptation et de la gouvernance partagée à Montréal et ailleurs. Dans ses trois parties - transformer la gouvernance urbaine, l'urbanisme, l'intervention urbaine -, l'ambition est de sortir l'adaptation aux changements climatiques des cadres trop étroits qui limitent sa portée. En plus des analyses issues de la recherche-action du Labo Climat Montréal, l'ouvrage propose des voix plurielles, avec des perspectives citoyennes, communautaires et de planificateurs. Le livre met l'accent sur un moteur d'ambitions renouvelées dans l'adaptation aux changements climatiques : des expérimentations de concertation. Il est question du développement de dispositifs de travail concerté rassemblant des acteurs peu habitués à travailler ensemble, dans des institutions et hors de celles-ci, avec un plus grand partage de pouvoirs, ainsi que la construction de sens et de leviers collectifs pour agir.
L'émancipation ou plutôt les pratiques d'émancipation, ici et maintenant, dans les sociétés urbaines qui sont les nôtres, voilà ce que cet ouvrage voudrait exposer. L'enjeu n'est pas tant de montrer qu'un autre monde est possible, mais que cet « autre monde », ou ces autres mondes, relèvent de processus qui sont d'ores et déjà mis en oeuvre, au quotidien, dans des territoires et contextes urbains variés, par des individus et des groupes eux-mêmes très divers. L'ouvrage donne à voir des pratiques qui échappent aux logiques classiques de la mobilisation politique, mais qui permettent néanmoins à ces acteurs de retrouver prise dans le monde et de recréer des marges de manoeuvre. Souvent invisibilisées ou renvoyées au registre du banal ou de l'ordinaire, ces pratiques qui se jouent à bas bruit se révèlent émancipatrices.
Malgré les réglementations successives encadrant la conception énergétique des bâtiments, l'énergie reste le grand impensé du monde de l'architecture. Une théorie globale fait encore défaut : les architectes sauraient y puiser de quoi mieux affronter ce défi du monde actuel. Ayant précédemment étudié l'écologie puis l'économie circulaire, l'une et l'autre dans leur rapport à l'architecture, l'auteur analyse ici des notions encore nouvelles pour les architectes - comme les champs énergétiques, les affordances, l'approche algorithmique ou l'écologie constructive - de façon à les articuler clairement. On verra que l'énergie apparaît peu à peu comme une des grandeurs cardinales de l'architecture du XXIe siècle. Illustré de schémas clairs et accompagné de la présentation détaillée de plusieurs projets de construction aboutis, l'exposé procurera des arguments aux professionnels autant qu'aux étudiants en architecture préoccupés de la transformation écologique et de l'architecture qu'elle engendre.
Construire vite, bien et à moindre coût, cette quête est permise par l'industrialisation de la construction. Cet ouvrage dresse le panorama des prototypes majeurs de l'habitat préfabriqué. Il dévoile ce qui a motivé le choix des systèmes constructifs, mais aussi leur implication dans le modernisme et la pensée sociale. Originaires d'Europe, les premières techniques de préfabrication ont servi à exporter des constructions vers les Nouveaux Mondes. Depuis, les innovations ont continué. Si l'après-guerre et ses besoins en logements furent moteurs de l'industrialisation de la construction, le Mouvement moderne s'empara lui aussi rapidement de ces techniques pour diffuser son idéologie sociale et sociétale. Cette histoire est aussi celle du rôle de l'architecte. L'analyse historique nous donne des clés de lecture de l'architecture industrialisée contemporaine.
La forme urbaine, socle des pratiques sociales, autorise ou interdit. L'intérêt général, le vécu du citoyen, son appropriation spatiale des lieux publics, se construisent là. Les difficultés de l'urbanisme europén sont certainement le résultat d'une méconnaissance, voire d'un mépris, vis-à-vis des réalités urbaines qui ont jalonné son histoire, son élaboration civilisationelle et ses aspects anthropologique.
L'histoire de l'architecture ne cesse de conjuguer deux regards : celui, panoramique, portant sur les ensembles urbains, révélant les politiques sociales ou techniques, et celui sur les édifices et leurs intérieurs, vus en gros plan, qui reflète les idéaux et l'engagement de leurs auteurs et de leurs habitants. Faisant dialoguer théoriciens, philosophes et écrivains avec les architectes du xxe siècle (Mies van der Rohe, Wright ou Le Corbusier), Jean-Louis Cohen suggère une approche renouvelée, ancrée dans l'histoire culturelle et dans l'humain, de l'architecture comme questionnement et comme pratique.
L'ADEME édite une collection de cahiers techniques au-delà des thématiques actuelles du guide «Réussir la planification et l'aménagement durables ». Ces cahiers sont à destination des professionnels, qu'ils soient architectes, bureaux d'études ou techniciens des collectivités désireux d'approfondir leurs connaissances et leurs compétences dans une thématique particulière. Ils ont vocation à proposer des pistes de travail techniques et opérationnelles et faciliter ainsi la mise en oeuvre de principes d'aménagement durable. Ces cahiers permettent de capitaliser pour chaque sujet et en lien avec les autres, les outils, méthodes et exemples dans les projets urbains et de territoire.
La ville gabonaise connaît, depuis plusieurs décennies, une crise profonde : constructions anarchiques, insalubrité, pollutions, difficultés économiques et sociales, auxquelles s'ajoute aujourd'hui la trop grande dépendance des villes secondaires. Avec plus de la moitié de la population du Gabon, et presqu'autant de richesses nationales, Libreville apparaît comme un lieu vecteur d'une puissante attractivité. Principale ville de la province de l'Estuaire et du pays, elle nourrit les flux de migrants issus de l'hinterland rural. Faute d'investissements adaptés, les villes secondaires ne parviennent pas à jouer leur rôle de médiation entre le monde urbain et rural. Le déclassement socio-économique de leur territoire les réduit à des rôles subalternes. Cet ouvrage pose un diagnostic précis sur des espaces urbains traversés par de choquantes inégalités. Il affirme l'importance de l'analyse géographique comme un moyen de comprendre au mieux la dépendance urbaine.
Avec l'avènement de la mondialisation, aucun État ne vit en autarcie. La coopération internationale devient un impératif et joue un rôle capital dans le développement des États. La République démocratique du Congo ne fait pas exception à cette règle. Kinshasa, la capitale, avec une superficie d'environ 10 000 kilomètres carrés et près de vingt millions d'habitants, est confrontée aux problèmes notamment d'urbanisation et d'assainissement. Ainsi, cette ville cosmopolite bénéficie de différents projets financés et soutenus par des partenaires internationaux pour le développement local afin de répondre aux défis de la croissance urbaine et améliorer la qualité de vie des habitants. Cependant, elle ne s'implémente pas aux procédés conventionnels de gouvernance locale, avec comme conséquences l'insalubrité et l'urbanisation mal contrôlée. L'auteur identifie les contraintes y afférentes et propose les moyens de remédier au problème de gestion de l'urbanisation et de l'assainissement. Pour lui, la mise en oeuvre de ces projets nécessite la participation citoyenne et le renforcement des capacités.
Cet ouvrage présente quelques contraintes auxquelles sont confrontées les villes congolaises. En effet, depuis plusieurs années, les espaces urbains congolais sont soumis à des pressions de différentes formes qui se traduisent en défis. Ces défis rendent ces villes vulnérables. Il s'agit des défis liés à la gestion foncière, à la gouvernance urbaine, posant des problèmes d'approvisionnement en eau, en produits vivriers, à l'assainissement, à la dégradation de l'environnement, aux changements climatiques, etc. Malgré ces difficultés, la gestion et l'avenir de ces villes présentent des perspectives heureuses pour le développement de ces espaces et pour les citadins en quête d'un mieux-être.
Lors des précédentes réformes de l'État, les propositions sur l'avenir de la Belgique ressemblaient à celles d'un couple en instance de divorce - la Flandre et la Wallonie -, statuant sur le partage de leurs biens... mais sans y parvenir pour le cas de Bruxelles. Face aux nombreuses divergences, les Bruxelloises et les Bruxellois (qui n'ont pas été consultés) sont finalement restés sous la tutelle des Communautés pour certaines matières. Le Brussels Studies Institute inverse cette approche et veut mener le débat institutionnel en partant du point de vue de Bruxelles. Dans cet ouvrage, plus de vingt-cinq chercheurs partent de cette question : et si Bruxelles devenait une Région autonome, sans distinction entre les compétences régionales et communautaires (à l'instar de la Flandre et de la Wallonie), cela améliorerait-il la vie des Bruxelloises et des Bruxellois ? À PROPOS DES AUTEURS Dirk Moors est responsable « valorisation » au Brussels Studies Institute. Auparavant, il a été fonctionnaire à la Commission communautaire flamande (VGC) pendant 10 ans et chef de cabinet adjoint dans des cabinets bruxellois et flamand pendant 18 ans, où il a contribué à la mise en oeuvre de la politique communautaire flamande - éducation, culture et bien-être - à Bruxelles. Anneloes Vandenbroucke est docteure en psychologie (KU Leuven, 2003) et coordinatrice de recherche au Brussels Studies Institute depuis 2015. Elle y joue un rôle central dans la réalisation des BSI Series. Son expertise de recherche se situe principalement dans le domaine des inégalités sociales dans l'éducation. Iadine Degryse est historienne et chercheure au Brussels Studies Institute. Ses recherches portent sur l'histoire de Bruxelles, l'historiographie muséale, les politiques mémorielles et les représentations contestées. Simon Boone est directeur du Brussels Studies Institute, la plateforme interuniversitaire et intercommunautaire pour la recherche sur Bruxelles. Il est docteur en sociologie (UGent, 2013) et ses recherches ont porté principalement sur les inégalités sociales dans l'enseignement.
La loi Administration territoriale de la République a apporté un éclairage neuf sur l'administration territoriale conçue comme un complexe de relations entre l'administration déconcentrée et l'administration décentralisée. Elle entendait, surtout, promouvoir une conception plus vivante de la démocratie locale, une modernisation profonde de l'intercommunalité et une coopération décentralisée plus effective. Depuis trente ans, la généralisation de l'intercommunalité à fiscalité propre s'est imposée comme un succès. Le paysage administratif local en aura été profondément modifié.
Quels peuvent être les effets de la mondialisation des grands territoires, de l'industrialisation galopante, de la croissance exponentielle des populations, sur le territoire méditerranéen insulaire qu'est la Corse, en quête d'identité et de préservation ? On veut saisir la réalité de ces villes en devenir, par des voies qui ne sont pas toujours mathématiques ; parce que les hommes avancent dans le monde, en se donnant des référentiels provisoires, qui ne sont pas des vérités absolues, mais des rituels, par lesquels des groupes se scindent, se rassurent, s'entraident et donnent naissance à leur culture, quelquefois sur des mythes ou des croyances sans réalité scientifique, en quête de survie et parfois de bonheur. Il s'agit ici de proposer un mode d'investir le territoire urbain à partir d'un travail cognitif et sémiologique sur les formes prégnantes architecturales et urbaines qui ont marqué le visage et l'âme de l'île et favoriser une acculturation tout en ouvrant les perspectives vers une fabrication de la modernité, qui tire ses leçons des erreurs du passé, pour habiter et cultiver.
« Que reste-t-il de nos centres-villes ? » s'interroge le journal Libération en 2017 quand, dans un même temps, Olivier Razemon pose ainsi la question « Sommes-nous en train d'assister à la fin des centres-villes ? ». L'hypothèse d'un retournement de tendance à l'occasion de la mutation numérique fait figure d'utopie réaliste. Depuis à peine 10 ans le sujet des centres-villes (im)pose des débats en France. Du côté structurel et logistique, les constats sont les mêmes : cellules vides, problèmes d'accessibilité, aseptisation, prolifération des centres commerciaux, etc. Mais un autre bouleversement d'ordre sociologique et communicationnel est en cours. De nouveaux modèles issus du numérique, et avec eux, une évolution des pratiques et des attentes des consommateurs, s'imposent. Cet ouvrage propose une mise en perspective de l'accélération sociale en cours afin de voir comment celle-ci fait naître de nouveaux enjeux, dans les sphères politiques et économiques, sur les compositions territoriales. Alors, qui gouverne la transformation des villes aujourd'hui ? Des formes émergentes de modération du territoire arrivent et (re)questionnent le concept, déjà complexe, de smart-city. Des enjeux de gouvernance laissant à voir la difficulté de la ville intelligente à se raconter autrement que comme une fiction.
L'habitat participatif a pour objet concret le « mieux construire » et le « mieux vivre ». Cet ouvrage présente un large panel d'acteurs qui ont contribué à son essor en France, en le faisant passer du monde des pionniers à celui du logement pour tous. L'habitat participatif se développe d'autant plus rapidement qu'il répond à l'urgence de la transition climatique dans ses trois dimensions économique, environnementale et humaine. Grâce à une quarantaine d'entretiens (accompagnateurs de groupes, architectes, habitants...), l'ouvrage permet de faire connaissance avec la plupart de ces acteurs et repère les principaux pôles d'expertises existant sur le territoire métropolitain. Ce livre constitue à la fois un précieux carnet d'adresses et une cartographie précise des réseaux associatifs concernés. Il est une référence pour les familles et les personnes en recherche de futurs voisins, d'un quartier ou d'un site et d'un accompagnement technique avisé.
Nature et ville : un paradoxe ou bien une convergence désormais banale ? À travers des réflexions historiques et des études locales, cet ouvrage nous plonge dans la nature des villes françaises, brésiliennes, portugaises. Espaces verts résidentiels, espaces verts publics, traversées urbaines des cours d'eau et espaces agricoles aux marges de la ville, les principales formes de la nature en ville sont présentées ici de façon critique. Une variété de cas d'études à travers lesquels des questions cruciales de l'urbanisme contemporain sont soulevées : la nature est un besoin humain fondamental, mais aussi un marqueur de la ségrégation socio-spatiale dans les villes ; des modèles de parcs et des formes urbaines de la nature en ville qui semblent universels, mais aussi une nature que les habitants s'approprient difficilement.
La ville transforme la nature, certes, mais la nature transforme-t-elle la ville ? À l'heure de la diffusion des enjeux liés à la nature en général, cet ouvrage répond à en analysant de nouvelles formes de nature en ville : les trames vertes urbaines, les espaces agricoles urbains et leurs antonymes, les friches urbaines. Au-delà du consensus de façade que la nature en ville suscite, les auteurs s'interrogent sur la réalité de l'action publique en la matière. Dans quelle mesure la nature renouvelle-t-elle les politiques urbaines ? Les espaces semi-naturels en ville sont-ils conçus et réalisés pleinement comme une infrastructure urbaine ? Les usages informels de ces espaces par les habitants, usages qui témoignent de la diversité des fonctions des sols urbains, sont-ils simplement considérés par l'action publique ? La réflexion suit huit études de cas en France, au Brésil et en Tunisie.
Le plan directeur du groupe Urbanisme Architecture (1970) reste après un demi-siècle le cadre du développement de la ville universitaire. La personnalité de Raymond Lemaire joua un rôle décisif dans l'orientation culturaliste du projet, c'est-à-dire l'accent sur le respect du site naturel, l'échelle humaine, la qualité de vie et la référence à la ville universitaire ancienne. Le site universitaire est à présent devenu un espace convoité. Il faut se montrer sélectif parmi les opportunités qui se présentent.
Dans cet ouvrage novateur d'histoire des formes, l'architecture est expliquée par les impératifs de la construction, schémas, photos et dessins à l'appui. Les édifices dont le système constructif est celui de structures en portiques figurent de longue date dans presque toutes les familles d'ouvrages : l'une, très courante, est celle des marchés de plein air et des manifestations éphémères. Une autre s'incarne dans les installations traditionnelles de production (ateliers d'artisans, petites fabriques, entrepôts ou bâtiments agricoles). Le monde de l'industrie et du commerce a engendré des manufactures et des marchés couverts, des serres et des halles d'exposition et aussi les bâtiments de transport - gares et aéroports - qui furent précédés par... les caravansérails. Le sport ne fait pas exception avec ses stades ou, plus modestement, les salles fermées et les piscines municipales. Du côté de l'enseignement, écoles, collèges, lycées et universités ont également adopté les structures en portiques, quoique plus tardivement Après les immeubles de bureaux, les logements y viennent aussi à la faveur de panneaux d'habillage capables de gérer naturellement l'énergie, même si l'antériorité des colombages en avait ouvert la porte. Dans le domaine des ouvrages conçus pour traverser les siècles, là où les châteaux et palais n'avaient guère adopté les portiques que pour leurs galeries et leurs loggias, la plupart des édifices religieux témoignent de ce système constructif : temples de l'Antiquité et temples en bois des pays d'Asie, cathédrales et mosquées. On a qualifié cette architecture de transparente, de légère - au sens esthétique du mot - laissant voir du dedans vers le dehors et inversement, car les murs se sont évidés pour laisser entrer la lumière, la nature puis la ville, et les planchers sont devenus acteurs essentiels de la stabilité des bâtiments.
Cet ouvrage analyse les aspects topographiques et socioéconomiques liés à l'urbanisation de terres marginales situées sur les versants à forte déclivité du sud de Kinshasa (République démocratique du Congo), plus précisément dans les communes de Kisenso, au sud de Lemba et au sud-est de Mont-Ngafula. L'étude évalue la viabilité des occupations foncières et des parcelles bâties au regard des normes topographiques de l'ékistique, afin d'identifier les zones adaptées à une urbanisation durable. Les recherches s'appuient sur une analyse topographique des sites et une approche sociodémographique, complétées par des relevés de terrain couvrant une superficie de 5 209,40 ha, permettant de distinguer les zones constructibles des zones non constructibles.
Et si le design devenait le langage commun de l'inclusion ? Le design universel n'est pas seulement une méthode de conception accessible à tous : c'est une vision humaniste du monde, où chaque objet, chaque espace, chaque service est pensé pour être utilisable par toutes et tous, sans exclusion. Dans cet essai clair et stimulant, Bachir Kerroumi explore les fondements, les enjeux et les perspectives d'un design inclusif, participatif et durable. En s'appuyant sur des expériences concrètes et des réflexions interdisciplinaires, il montre comment le design universel peut transformer nos modes de vie, nos institutions et nos politiques publiques. Parce qu'une société inclusive est avant tout un projet collectif, cet ouvrage invite designers, chercheurs, urbanistes, éducateurs, décideurs et citoyens à repenser ensemble la manière de concevoir pour tous, à la croisée de l'éthique, de la créativité et du bien commun.
Quelle ville aimerions-nous habiter ? Quelle est la place de l'usager dans la ville à l'ère des nouvelles technologies ? L'introduction de ces dernières dans le quotidien des usagers à travers des objets techniques marque une étape importante, mais peu exploitée dans la réflexion sur la ville de demain. Les objets techniques, tels que smartphones, ordinateurs portables ou encore montres connectées, font désormais partie intégrante de la vie de leurs utilisateurs. Ils laissent des traces invisibles qui décrivent chacune une histoire unique. Ainsi, en quoi traduisent-ils les émotions, les choix ou les aperçus instantanés ? Comment pourrions-nous mobiliser ces éléments, situés dans une zone intermédiaire entre perception sensible et environnement physique, pour la compréhension et la construction de la ville ? Cet ouvrage, issu d'une thèse en architecture et en urbanisme, propose de révéler les perceptions sensibles des usagers de la ville du XXIe siècle en s'appuyant sur leurs informations invisibles pourtant bien réelles et riches à explorer.
Cet ouvrage propose un cadre conceptuel et opérationnel pour la mise en place de projets urbains dans le contexte du développement territorial au Sénégal. Il établit un équilibre entre réflexion théorique, inspirée par les recherches universitaires, et les pratiques concrètes sur le terrain des paysages urbains. Le concept clé développé est celui de la « ville secondaire verte », qui sert d'interface entre urbanisme et développement territorial. Cette notion permet de concilier les enjeux du développement urbain et l'aménagement des territoires, tout en intégrant les espaces ruraux et urbains à l'échelle régionale, en lien avec l'Afrique de l'Ouest. L'ouvrage propose des méthodes et techniques de planification urbaine fondées sur une approche de « croissance verte », qui inclut des aspects de programmation, gestion foncière, construction et équipement d'infrastructures.
Dans une approche métaphorique, l'auteur revient sur trente ans d'histoire politique contemporaine de Dagana (1994-2024). Il y présente les dynamiques politiques, les changements sociaux et économiques, les acteurs, leurs implications, leurs stratégies, leurs génies, mais aussi leurs tares qui tous font l'histoire contemporaine de la ville de Dagana. Ce livre a la particularité de montrer la vision politique de son auteur, ses envies, ses projets, sa compréhension des enjeux et des solutions qu'il envisage pour contribuer au développement de sa localité. Le parcours académique et professionnel de son auteur lui confère toute la légitimité pour ouvrir des perspectives.
Patrimoine et territoire sont intrinsèquement liés. Le premier cristallise des rapports particuliers tissés avec le temps, le second, avec l'espace ; tous deux portent des dimensions de mémoire et d'identité essentielles au développement des communautés. Cet ouvrage pose un regard sur le patrimoine comme agent de construction des territoires et comme levier de transformation socioterritoriale. La formulation récente d'approches critiques du patrimoine et du développement invite à prendre en compte des formes plus diverses de patrimoine et à considérer des options de développement local qui privilégient la qualité des milieux de vie, l'usage des territoires et la participation citoyenne. C'est ce que se proposent de faire les autrices et auteurs de cet ouvrage. S'éloignant de conceptions traditionnelles dans lesquelles les pouvoirs publics prenaient en charge les processus patrimoniaux et ceux de développement local, les expériences rassemblées ici explorent diverses initiatives dans lesquelles des communautés - en Europe, au Canada, en Amérique Latine et en Afrique - se saisissent d'éléments de leur passé pour bâtir, par elles-mêmes, des futurs désirables. Patrimoine et développement local : de l'attractivité des territoires à la qualité des milieux de vie s'adresse à celles et ceux qui s'intéressent au patrimoine et qui s'interrogent sur ses effets et son rôle dans le développement des territoires.
This book, aimed at Engineers, Architects, Building Technicians, and Students, offers a crucial insight into bioclimatic building construction in Tropical Africa. It addresses the common oversight of climatic characteristics in building design, emphasizing the need to consider weather conditions, especially in warm periods. The book analyzes current housing, compares it with vernacular and colonial models, and proposes bioclimatic designs using passive architectural techniques. A key model involves a mathematical analysis of complex admittances, considering local materials like hollow blocks, BTCS, terracotta bricks, laterite stones, granite rubble, and vibrated mortar tiles. Combined with passive techniques, this forms a bioclimatic building model tailored to dry tropical climates. The author, in accessible language, advocates for promoting locally available materials as alternatives to conventional ones, anticipating potential shortages in building aggregates in tropical African countries.
Glasgow a été la première ville britannique à se régénérer en utilisant les arts et la culture pour reconstruire son image et son économie, à partir du début des années 1980. L'analyse du processus de régénération urbaine s'étale du début des années 1980 aux Jeux du Commonwealth de 2014. Le travail de recherche sur l'image et l'identité de la ville, et leur évolution concerne en revanche tout le XXe siècle. Il met en évidence quelques mobilisations citoyennes importantes liées à la transformation de la ville dont il est très rarement question, y compris en Écosse, dans la littérature scientifique. L'ouvrage montre que l'image et l'identité de la ville ont été profondément transformées alors que les problèmes hérités de la période de désindustrialisation et désurbanisation des années 1950 à 1970 n'ont pas été résorbés : la polarisation socio-spatiale à Glasgow reste très marquée dans certains quartiers proches du centre-ville et en lointaine périphérie.