Beaux livres divers
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" Textes et images se répondent dans un dialogue patient et inépuisable qui nous touche, inexorablement." Page des libraires « Ma mythologie personnelle, c'est le Japon. Mes premiers souvenirs sont japonais. Je me suis très longtemps crue japonaise, c'était une conviction profonde. J'y croyais d'autant plus que je vivais au coeur du plus beau Japon, celui du Kansai, du Sud, tout près de Kyoto et Nara, qui sont les plus belles villes du monde. J'évoluais dans un univers d'estampes, dans un jardin japonais, dans la montagne, un Japon comme on l'imagine en Occident quand on le fantasme.(...) Suivez-moi sur la voie des kamis dans le shintoïsme, la voie du bouddhisme et du zen, la voie des samouraïs et la voie de l'élégance. Pour mieux cheminer ensemble sous les fleurs du monde flottant, comme l'exprime le poète japonais Matsuo Bashô, ce monde de beauté éphémère dans lequel nous vivons. » Amélie Nothomb Amélie Nothomb nous emmène à la rencontre du Japon, de ses mythes, de ses rites et ses arts traditionnels : une merveilleuse découverte du pays dans les pas de l'une de ses plus grandes ambassadrices. Ce livre est l'adaptation du podcast éponyme à succès d'Amélie Nothomb réalisé avec Laureline Amanieux, enrichi de textes et de citations et largement illustré.
QUAND LE HÉROS SORT DU ROMAN... Lassée des déceptions amoureuses, Sophie, artiste dans l'âme, écrit son premier roman dans la solitude de son petit appartement situé au-dessus de sa librairie d'ouvrages d'occasion. Portée par son imagination débordante, elle a inventé un monde dystopique où Struan, esclave doté d'une force herculéenne, affronte soir après soir des colosses dans une arène clandestine dirigée par des oligarques cruels et sans pitié. Après qu'on lui a remis les premiers exemplaires de son livre en mains propres, Sophie redécouvre son histoire avec une joie immense. Mais à la lecture, quelque chose cloche. Les mots commencent à changer. Struan a des pensées qu'elle n'a jamais écrites. Il songe à fuir et à transformer son destin! Non seulement le texte se transforme sous ses yeux, mais son héros en vient même à percevoir sa présence. À sa grande surprise, elle réussit à communiquer directement avec lui, à tisser un lien de confiance qui la touche profondément. Mais Struan n'a pas été créé pour connaître l'amour, encore moins l'imaginer. Pour lui, c'est un concept inconnu. Et quand il réussit à s'échapper du livre, quel danger ce colosse représentera-t-il pour Sophie?
J'étais assis sur mon banc préféré, au milieu du petit parc, lorsqu'un inconnu est venu s'asseoir à son tour pour se confier à moi. Son récit m'a ému surtout par son caractère unique et, je dirais, son pragmatisme rêveur : c'était une histoire vraie, mais en quelque sorte tapie dans les angles morts de la réalité. Je songeais, en le regardant ensuite s'éloigner, que des milliers d'anecdotes tout aussi passionnantes attendaient sans doute d'être racontées. L'idée m'est alors venue de provoquer les choses en ce sens. Pendant trois ans, chaque semaine ou presque, je suis retourné m'installer sur ce même banc. Lorsque quelqu'un venait m'y rejoindre, je lui demandais s'il avait une histoire de ce genre à me raconter. Les témoignages, peu nombreux au début, ont au bout d'un temps commencé à affluer. C'est comme ça qu'est né ce livre, qui est une espèce d'anthologie de l'improbable. Car il faut bien, un jour ou l'autre, assumer que la goupille carrée de certains faits n'entre pas tout à fait dans le trou rond de la réalité.
Torture en Algérie, place de l’histoire coloniale dans le récit national, questions relatives aux immigrés venus des anciennes colonies... L’histoire coloniale et postcoloniale fait aujourd’hui débat dans la société française. C’est précisément l’objet des postcolonial studies que de relire cette histoire en cherchant à saisir comment la colonisation a profondément affecté les sociétés colonisées, les anciennes métropoles et, au-delà, l’ensemble de l’Occident. Comment le racisme colonial s’enracine-t-il ? Quelles en sont les conséquences aujourd’hui ? Les rapports géopolitiques et économiques, inégaux durant la colonisation, se reproduisent-ils ? Nicolas Bancel se propose d’explorer, parmi d’autres, ces questions. S’appuyant sur des exemples concrets, il éclaire les idées développées par les postcolonial studies, explorant leur apport, mais aussi leurs limites.
Avec Système de la bande dessinée, Thierry Groensteen proposait dès 1999 une description complète des éléments constitutifs du langage de la bande dessinée et une explication novatrice de ses mécanismes producteurs de sens. L'ouvrage reparaît aujourd'hui dans une édition entièrement refondue et actualisée, qui tient compte des évolu-tions contemporaines du genre (manga, récits autobiographiques, roman graphique, BD abstraite, BD numérique) et des avancées de la recherche, avec une iconographie pour moitié inédite (dont un cahier de 16 pages en couleurs). Traduit en sept langues, cet ouvrage propose une théorie non normative qui, d'inspiration sémiotique, emprunte également à de nombreuses disciplines et s'appuie sur une connaissance intime et profonde du « neuvième art ». Les exemples examinés sont très éclectiques, avec un souci pédagogique constant. Certains développements, comme ceux qui concernent la lecture de l'image, la séquentialité ou les relations entre l'iconique et le verbal, in-téressent un champ beaucoup plus large que celui de la seule bande dessinée. Vingt-cinq ans après sa première parution, l'ouvrage qui a donné ses fondements à l'analyse de la bande dessinée comme langage trouve ici sa forme définitive.
« Tu marcheras plus longtemps que Moïse dans le désert. Parfois tes pieds te feront souffrir, alors tu délieras la courroie de tes sandales. Ton dos sera perclus de douleurs, alors tu te délesteras de tes biens. Quand, avant le sommeil, tu maudiras la route insensée du jour, dont tu ne sauras si elle t'a rapproché d'un but incertain, tu te rappelleras l'ange du Seigneur venu t'apporter la force de poursuivre. À toi, Jacques, le Seigneur te confie un mystère : toi qui as connu les peines du jour, tu sauras apporter à ceux qui te suivent la consolation du sommeil. » Nous passons un tiers de notre vie à dormir. Et si ce n'était pas du temps perdu ? Tantôt oniriques, philosophiques ou satiriques, les neuf courts récits d'Avant que le coq ne chante explorent le continent du sommeil. Grégoire de Rugy a été rédacteur en chef adjoint de la revue Limite et a cofondé les dîners littéraires de la Pleine lune. Avant que le coq ne chante est son premier ouvrage publié.
Dans l'Angleterre du XVIe siècle, la carrière brillante d'un homme s'arrête subitement : le chancelier Thomas More est en disgrâce, car il s'oppose au roi Henri VIII qui, afin de pouvoir se remarier, veut s'autoproclamer chef de l'Église. Démissionnaire, puis accusé de haute trahison, il connaît la tourmente et l'opprobre, l'emprisonnement et bientôt la menace d'une condamnation à mort. Brodés sur la trame du Dialogue du réconfort que Thomas More écrivit en prison, ces huit textes prennent la forme de lettres adressées à ses amis, explorant la vie intérieure de ses derniers instants avant son exécution, vécus dans la douleur, mais surtout dans l'espérance. Il dévoile ce qu'est la conscience, forteresse imprenable que Dieu lui-même fonde et protège, et d'où jaillit l'intuition à la fois fragile et forte de nos choix. François-Daniel Migeon est le fondateur du Thomas More Leadership Institute. Il a publié Retraite spirituelle : agir en conscience pour le bien commun avec Thomas More (Éditions du Carmel, 2024).
Au cœur du Groenland des années 1930, une civilisation entière s’organisait autour du phoque. La Civilisation du phoque révèle, à travers les carnets de l’explorateur Paul-Émile Victor et les analyses de l’anthropologue **Joëlle.
«De la terreur absurde qui règne en Afghanistan, le plus terrifiant concerne les femmes et le plus insensé les cerfs-volants. Les interdits étant censés obéir à des injonctions divines, c'est à se demander pourquoi diable, pardon... pourquoi Dieu a-t-il créé les femmes et les cerfs-volants? Pour mieux les contraindre ou les interdire ensuite, ça tombe sous le sens. Ou si ça ne tombe pas, c'est vous qui tombez.» Patrick Cohen Ce recueil de textes et d'images donne un écho aux voix de Radio Begum, la «radio des Reines» faite par et pour les femmes afghanes. Des femmes-relais qui deviennent témoins et inspirent aux auteur.e.s des textes inédits, des coups de gueule et des coups de crayon, des jeunes filles qui s'élèvent sur des livres-volants, des hommages aux frondeuses, des croquis de voyage, des cahiers clandestins. Et si Dieu avait créé les femmes pour que leurs voix s'envolent comme des cerfs-volants, par-dessus les oppressions et les frontières, tisser un puissant réseau de sororité? Préface Hamida Aman o Textes illustrés par Catherine de Brye o Nicolas Wild o Marc-Antoine Coulon o Zelba o Zac Deloupy o Zaza La Colombienne o Joël Alessandra o Marjane Satrapi o Catel o et pour l'association Cartooning for Peace: Adene o Hossein Rezaye o Gargalo o Ramsés o Chappatte o Marco de Angelis o Plop & KanKr. Textes de Leïla Slimani o Florence Dauchez o Isabelle Rome o Patrick Cohen o Solène Chalvon o Bernard de La Villardière o Manon Quérouil-Bruneel o Sonia Cautain o Julie Gayet o Ghada Hatem o Guila Clara Kessous o Raphaël Enthoven o Atiq Rahimi o Sophia Aram o Julia Minkowski o et l'équipe de Radio Begum Begum Organization for Women (BOW) est une organisation non gouvernementale basée à Kaboul visant à défendre, soutenir et autonomiser toutes les femmes afghanes. En mars 2021, BOW a lancé Radio Begum, actuellement la seule station de radio en Afghanistan entièrement gérée par des femmes et pour des femmes. La station emploie 25 jeunes femmes journalistes et enseignantes, et se concentre principalement sur la fourniture de programmes éducatifs aux femmes et aux filles sur un large éventail de sujets, notamment la santé physique et mentale. Aujourd'hui, Radio Begum couvre plus de 15 provinces afghanes, avec une audience estimée entre 500'000 et 600'000 femmes et jeunes filles. Hamida Aman lance également en 2024 Begum TV, une chaîne de TV dévolue aux Afghanes. Émise par satellite depuis Paris, elle permet aux femmes d'avoir accès à des contenus éducatifs et de pouvoir parler santé grâce à un prime time quotidien. Pour soutenir Radio Begum et Begum TV: www.helloasso.com/associations/bow-radio-begum
L'un s'appelle Paolo Vallorz, l'autre Jean Tinguely. Ils aiment les bagnoles. On est en 1957. Ainsi démarre sur les chapeaux de roues l'épopée déroutante de Daniel Andrisse, l'apprenti du garage du père Vernet, le plus jeune des mécaniciens des 24 heures du Mans. Les artistes sont fauchés mais ils achètent la VP (Vernet-Pairard) des records du monde en 1952 à Montlhéry. Dans un coin de Montparnasse, au fond d'une cour encombrée, nuits et dimanches, sans relâche, ils transforment la voiture vedette en vue des prochaines 24 heures du Mans de 1958. La carrosserie sera faite en résine. Un rêve fou dans cette bohème effervescente! Le soir, un visiteur, ami de Paolo, rejoint la cour des miracles: Yves Klein. Il observe. Daniel et Paolo se servent d'éponges marines pour nettoyer les récipients enduits de résine. Elles se solidifient. Serait-ce ici dans cette ruche féconde devant les seaux d'acétone où nagent les éponges, que l'artiste du monochrome, le génie du Bleu, aurait pu parfaire la fabrication des éponges durcies, des sculptures, « ces formes sauvages bourgeonnantes, ces reliefs éponges » imprégnés de bleu? D'autres personnages, artistes et écrivains des années 50-60, Jean-Paul Riopelle, Joan Mitchell, Sam Szafran, Alberto et Annette Giacometti, Kosta Alex, Marguerite Duras, Violette Leduc... circulent dans l'histoire de Daniel, inattendus, captivants, toujours au plus près de l'amitié. Le récit est illustré de photos (en insert/texte) issues pour la plupart des albums personnels de Daniel Andrisse, de clubs d'amateurs des 24 heures du Mans et d'une reproduction pleine page d'un triptyque de 1977 que Jean-Paul Riopelle lui a offert à l'époque (23 pages).
« L'impression est fantastique : on se croirait au fond d'un télescope ayant pour objectif un morceau circulaire de ciel bleu ; la lumière verticale, étrangement tamisée, presque violette, éclaire de reflets que je n'ai encore perçus nulle part les parois du puits. Est-ce que nous ne rêvons pas ? » Édouard Alfred Martel (Découvreur du gouffre en 1889) Ce livre retrace l'histoire inédite et familiale du Gouffre de Padirac, enrichie du point de vue de sa Présidente actuelle, Laetitia de Ménibus-Gravier. De la découverte du Gouffre de Padirac par Edouard-Alfred Martel en 1889 à l'accueil d'un public de plus en plus nombreux aujourd'hui (plus de 500 000 visiteurs annuels !), le gouffre le plus célèbre d'Europe est une entreprise familiale de plus de 130 ans devenu un fleuron du tourisme français et haut lieu de l'exploration souterraine. Désormais lieu de référence des passionnés d'exploration, l'exploitation du gouffre de Padirac ne s'est pas faite sans heurts : hostilités sociales, conflits d'intérêts et familiaux ont jalonné le XXe siècle. Au fil d'un récit captivant, Tristan Gaston-Breton révèle comment Laetitia de Ménibus-Gravier, à la suite de sa famille, a réussi à développer le Gouffre de Padirac dont elle a hérité de manière exceptionnelle.
Le rose est un balcon sur le temps présent, une couleur mobilisant aujourd'hui une constellation d'acceptions qui se bousculent au gré des actualités, des individus, des régions du monde et des idéologies. Car nous employons un mot similaire pour qualifier différentes réalités, certaines opposées, d'autres complémentaires. À l'issue d'une promenade à travers siècles et civilisations, on voit que le rose contemporain, désormais global et mondial, devenu un intermédiaire consensuel entre le rouge historique et le transgressif violet, est un étendard de la modernité autant que l'un de ses stigmates. Transferts culturels, orientalisme ou encore soft power sont autant de clefs de lecture d'une couleur à l'intersection de l'histoire culturelle, des relations internationales... et des études japonaises. Car cette enquête sur plusieurs rivages et plusieurs époques a bien pour objet de saisir la spécificité d'une couleur qui cannibalise la période actuelle et qui prend la teinte des sakura nippons. Mais cette couleur existe-t-elle réellement ou n'est-elle qu'une chimère que nos esprits ont formée, gisant dans nos réminiscences et l'espoir d'un monde renouvelé ?
Les histoires d'amour finissent mal, en général, les révolutions aussi. On se souvient du soulèvement tunisien de 2011, premier du genre au Maghreb, puis des déceptions nées de la victoire électorale des islamistes d'Ennahdha. Douze ans après, la colère couve toujours, en témoigne l'actuelle répression des opposants. Mais en 2011, l'espoir est là, et il va rapprocher Youssef et Inès, que tout séparait depuis l'enfance commune. Au delà de, ou grâce à la romance, Fatma Bouvet de la Maisonneuve plonge au coeur de la société tunisienne, dans un de ces rares moments où s'épousent l'histoire des gens et le destin d'un pays, sous l'oeil amusé de la Vénus de Bulla Regia, témoin d'une grandeur ancienne et regrettée. La révolution est passée, avec son cortège de héros, de timides... et d'opportunistes. Restent des odeurs, celle d'un homme, d'une terre, de tout un pays. Fatma Bouvet de la Maisonneuve est psychiatre et addictologue. Elle travaille notamment sur les troubles psychiques des femmes. Elle a publié de nombreux essais scientifiques chez Odile Jacob. L'odeur d'un homme est son second roman.
Comment expliquer ces focalisations du désir, par lesquelles des individus si différents les uns des autres, sans s'être concertés, formulent les mêmes envies ? À lire les médias qui accordent une attention grandissante à ces phénomènes, tout se passe comme si les choix du plus grand nombre - du prénom de l'enfant jusqu'à la forme des gâteaux - étaient désormais régis par une autorité aussi puissante que capricieuse : la mode. Sous leur apparence frivole, les tendances posent quelques-unes des questions les plus sérieuses de la sociologie. Car les comprendre, c'est percer les mécanismes de l'imitation, de la diffusion des goûts et du rôle de marqueur social qu'ils peuvent jouer. C'est surtout analyser l'articulation entre l'individu et le corps social.
La notion d'Asie centrale a émergé tardivement : ce n'est qu'à partir de 1825 qu'elle vient supplanter celle de « Tartarie », souvent associée à la terreur mongole. Au XXe siècle, deux courants archéologiques ont profondément contribué au renouvellement des études sur cette région : l'école française, portée par la Délégation archéologique française en Afghanistan, et l'école soviétique des grandes expéditions pluridisciplinaires. La redécouverte des deux langues principales de la région, le sogdien et le bactrien, a également fait avancer considérablement les recherches sur cette aire culturelle qui englobe le Turkménistan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan et l'Afghanistan.
L'infamie est un jugement sur la « fama », la réputation des hommes ou des femmes, construit par le regard de la société et régulé par la justice à partir du XIIème siècle. Certaines catégories « d'infâmes » ont traversé l'histoire, tels les Juifs, les lépreux, les sorcières, d'autres comme les mendiants, les filles-mères, les prostituées ou femmes violées, les criminels-nés, les terroristes dépendent davantage de l'évolution de la société. Les punir ou les exclure nourrit la cohésion sociale. Le droit devrait rétablir l'individu dans son honneur. Face à la pression de l'opinion, le juge peut-il efficacement laver l'infamie, n'en est-il pas souvent prisonnier, voire l'auteur ? Cet ouvrage explore ainsi la mise en place de l'exclusion sociale, le rôle des juges et de la justice, ainsi que le défi de concilier la présomption d'innocence avec la liberté d'expression à l'ère des réseaux sociaux.
La Bibliothèque Universitaire Moretus Plantin (Namur) possède une prestigieuse collection d'ouvrages anciens de botanique. Des éditions rares, voire uniques, la plupart finement illustrées, couvrent toutes les périodes importantes de l'histoire de l'illustration botanique depuis le xvie siècle. Ce livre rend un vibrant hommage au talent de leurs auteurs, ces "artistes sur papier". Du dessin à la gravure, jusqu'à la photo, il retrace l'histoire de l'illustration botanique du xvie au xxe siècle. Quelques thèmes complètent ce parcours : la tulipe, l'orchidée et la fougère, qui éveillèrent toutes trois de vives passions à l'un ou l'autre moment du temps passé. Les techniques de gravure et d'impression utilisées au cours des âges sont expliquées à travers la tulipe et ses représentations. Paru pour la première fois en 1984, cet ouvrage totalement novateur à l'époque reste une référence en français sur le sujet. Avec cette nouvelle édition enrichie de nombreuses reproductions en couleur, la Bibliothèque a la chance de pouvoir à nouveau mettre en valeur quelques-unes des nombreuses merveilles conservées en ses Réserves précieuses. Pour le plaisir des yeux et de la découverte, un livre qui s'adresse à tous, de l'expert en botanique au lecteur passionné.
Ce présent volume s'attache à entendre et à faire entendre la voix de ceux que l'Histoire aura décidé de qualifier de « créole », prémices annonciatrices d'une nouvelle société de plantation en pleine émergence qui mêle, dans l'effervescence, bossales et colons fraîchement installés. Tantôt Blancs, tantôt Noirs, Afro-descendants des Amériques ou rejetons d'une vieille plante coloniale, tous attestent de l'indifférence d'une Histoire européenne qui n'accorde à cette lointaine population qu'un intérêt économique et géopolitique. Croisant les approches, historique, linguistique, littéraire et musicologique, ce recueil d'articles mobilise des sources et des fonds différents, récits de voyage, romans, textes d'idées, bribes de voix consignées dans les annales de l'Histoire, dans l'unique perspective de donner voix à la parole et au paysage sonore d'un espace caribéen et américain, en quête de sa propre identité. Ironie caustique de l'histoire, c'est bien la voix de la vieille Europe, que le lecteur qui ne saurait être dupe, entend à demi-mot. Pensant écouter de nouvelles voix créoles, que l'on croirait nettoyées des interférences coloniales, le lecteur-auditeur perçoit des mélodies inouïes, mâtinées de rythmes européens et africains. C'est à cette polyphonie culturelle et anthropologique que le recueil Voix créoles. Dire, entendre et faire entendre les voix créoles du XVIIe au XXe siècle invite le lecteur à prêter une oreille attentive.
Quelle femme Albert Einstein considérait-il comme « le génie mathématique le plus considérable ? ». Les Amazones ont-elles existé ? Qui a inspiré au réalisateur Alfred Hitchcock son célèbre film Les Oiseaux ? Quelle femme a été la première à courir un marathon ? Qui a découvert la structure de l'ADN ? Quelle femme photojournaliste se cache dans l'ombre de Robert Capa ? Toutes ces questions et bien d'autres trouveront leurs réponses dans cet ouvrage, agrémenté de tableaux réalisés par l'auteure. Un bel hommage aux pionnières de l'histoire...
Maître Peire est un vieux savant dont les découvertes sont bien trop en avance pour cette fin de onzième siècle, peu enclin aux sciences et fortement religieux. Après sa disparition tragique, les quatre jeunes disciples qu'il a éduqués doivent entreprendre un périlleux voyage au cours duquel ils n'auront, pour se défendre, que les étranges inventions de Peire et leur intelligence. Mais pourront ils poursuivre l'oeuvre de leur maître? L'originalité de ce livre réside dans l'anachronisme scientifique qui pimente l'aventure. Complété par un peu d'amour et même d'humour, l'histoire devrait captiver le lecteur.
Après un long périple à travers l'Europe, laissant derrière eux les manuscrits de l'écrivain et toute une vie, Céline et son épouse Lucette parviennent à gagner Copenhague en 1945, après avoir traversé un IIIe Reich agonisant. Loin de la France qui réclame la tête du Dr Destouches, le couple pense avoir trouvé un havre de paix, et un peu de répit. Mais leur sursis ne sera que de courte durée... Rattrapé par le gouvernement français qui réclame son extradition et son jugement immédiat, Céline est incarcéré pendant plus d'un an à la prison de Vestre Faengsel, à Copenhague, avant d'être assigné à résidence à Korsor, sur les bords de la Baltique. Désormais, c'est une véritable vie d'exilé qui commence pour l'écrivain apatride. Un exil de cinq longues années de labeur, dans le froid polaire danois, une épée de Damoclès au-dessus de sa tête, dans la joie parfois, dans la peur souvent. Porté par les illustrations à l'aquarelle de José Corréa, Christophe Malavoy raconte ces années noires, trop souvent ignorées, au plus près de la psyché de l'auteur du Voyage au bout de la nuit, et parvient à transformer la grande Histoire en un roman d'aventure aussi fascinant que poétique.
Géo-graphie, carto-graphie : écritures de la terre et de la carte. De même qu'il y a une dimension scripturale dans le geste de tracer des cartes, y aurait-il une dimension cartographique dans le geste d'écrire - et, partant, une parenté entre poétique et cartographie ? La cartographie interpelle en effet tout autant l'imaginaire que la science : cartographier est une opération de schématisation dont la portée épistémique ne peut que poser question à la philosophie ; de même, cartographier est une opération de réécriture du monde par les signes, qui interroge la mimèsis dont fait oeuvre la littérature. Car la carte, artifice, artéfact, loin de se contenter de répéter le réel, est toujours construction et invention de l'espace qu'elle (re)dessine. Dans ce volume, il s'agira dès lors d'interroger, de manière interdisciplinaire - à l'aide de la philosophie et de la littérature essentiellement -, les significations de l'acte de cartographier à l'époque contemporaine, en montrant ce que cet acte peut nous enseigner sur la représentation, qui sous-tend aussi bien la faculté d'imagination que celle du langage.
Cet ouvrage, écrit par Gilbert Antressangle, féru d'histoire locale, bien connu des habitants de Guilherand-Granges (il fut durant 25 ans correspondant du Dauphiné Libéré), nous conduit au fil des 256 pages agrémentées d'une sélection de cartes postales rares et pittoresques, des origines de Guilherand-Granges à nos jours. L'auteur nous invite à une traversée passionnante dans le temps : pas une rue, une place, pas une maison qui ne rappelle un passé pourtant si présent au coeur de tous. Ensemble parcourons Guilherand-Granges d'hier et d'aujourd'hui. Souvenons-nous de ce petit étang à Vingard où encore au début du siècle les vaches allaient boire, des vignes et arbres fruitiers qui couvraient une grande partie de la commune, du bac à traille permettant de traverser le Rhône, des lavandières, des crues inondant le hameau des Granges, du pont-bascule qui longtemps a permis de peser animaux, paille et fourrage, du maréchal-ferrant M. André, de la Teinturerie du Progrès, de l'huilerie Bard et Agier, des carrières, des différentes écoles, mairies, temples et é
Jeanloup Sieff, comme tous les grands photographes, n’est pas un voyeur, pourtant il scrute au plus profond. Sa relation à Yves Saint Laurent fut longue et intime. C’est grâce à cela qu’il put le faire poser nu, oublier sa célébrité et le traiter comme un modèle d’atelier. C’est Yves qui eut l’idée de cette photo. Jeanloup la partagea immédiatement et les tirages qui sont présentés dans ce livre montrent comment le photographe cerne peu à peu son modèle pour le fixer dans une pose défi nitive. La complicité entre le couturier et le photographe s’étendit sur plusieurs années, des photos de mode aux portraits, et ne se démentit jamais. Jeanloup Sieff était un photographe inspiré, ce qui ne l’empêchait pas d’être rigoureux. Il mit son exigence au service de sa création et restera comme le meilleur observateur de son temps et son parfait témoin.
Yves Saint Laurent et Pierre Bergé ont assemblé l’une des plus importantes collections d’art dans le monde pendant plus de quarante ans : des tableaux (Goya, Mondrian, Matisse, Léger...), d’innombrables objets d’art et de meubles d’Eileen Gray, Pierre Chareau, Pierre Legrain... Chacune de leurs résidences (Marrakech, Tanger, Paris, New York, Deauville) est une œuvre d’art. On y découvre la collision d’objets et de périodes chez Saint Laurent rue de Babylone, la fantaisie proustienne au château Gabriel en Normandie... Depuis la mort de Saint Laurent, Pierre Bergé a décidé de mettre en vente la totalité de ses collections. Une vente historique et la fin d’une histoire mémorable. Pierre Bergé nous ouvre les portes de ses collections et de ses maisons pour une dernière fois. Robert Murphy raconte chaque collection et chaque maison, Ivan Terestchenko les photographie. Peter Saville, l’un des plus grands graphistes d’aujourd’hui, assure la direction artistique de l’ouvrage. C’est la première fois que ces maisons et ces collections fantastiques sont photographiées ensemble dans un seul livre. Par ailleurs ce livre explore l’évolution de goût des deux hommes à travers des interviews avec Pierre Bergé, des décorateurs et des marchands d’art.
« L'univers où nous avons l'étrange privilège de vivre grouille de complexités artificielles, qui favorisent des obscurantismes d'un genre nouveau ; les unes et les autres rendent la vie irrespirable et singulièrement mesquine, comme si leur but était surtout d'en éclipser l'éblouissant mystère central, à savoir que notre pauvre humanité est aimée, puisque l'Éternel jugea bon que son Verbe vînt la délivrer, en s'incarnant et en mourant pour elle. Le présent ouvrage ne voudrait pas signifier autre chose. Il y est beaucoup question d'absurdités et d'aberrations grotesques, pour la raison que celui qui perçoit un tant soit peu l'harmonie de la Création perçoit de manière aiguë les dissonances qui ne cessent de s'y introduire. Si le principe du mal était divin, elles seraient tragiques, mais le diable, aussi pervers et rusé soit-il, n'est que le singe de Dieu ; ses imitations étant ridicules, il est de notre responsabilité la plus sérieuse de nous moquer de lui. » Erick Audouard est écrivain et traducteur. Auteur d'un recueil de poèmes, Fragments de Trébizonde (Gallimard, coll. « Blanche », 1996), et d'un essai, Comprendre l'apocalypse (Pierre-Guillaume de Roux, 2018), il a fait découvrir au public français Leonardo Castellani, prêtre et penseur argentin, à travers deux anthologies : Le Verbe dans le sang (Pierre-Guillaume de Roux, 2017) et La Vérité ou le néant (Artège, 2021).
Tomber amoureux de la petite soeur de sa meilleure amie n'a jamais fait partie du projet. Anthony pensait revenir à Paimpont pour une raison simple : redonner vie au manoir familial en le transformant en un petit hôtel respectueux de la forêt qui l'a vu grandir. Mais entre les travaux, les décisions à prendre et le regard attentif du village sur chacun de ses faits et gestes, il était loin de se douter que le plus grand bouleversement viendrait d'Elwenn. Guide conteuse passionnée par Brocéliande, Elwenn connaît les sentiers, les légendes et les secrets de la forêt comme sa poche. Lorsqu'elle accepte de l'aider à imaginer l'avenir de Keravel, elle découvre un projet bien différent de ce qu'elle craignait. Un projet qui lui ressemble peut-être un peu plus qu'elle ne voudrait l'admettre. Ce qui devait n'être qu'une simple collaboration prend peu à peu une place inattendue dans leur quotidien. Parce qu'entre les balades en forêt, les discussions qui s'éternisent un peu plus que prévu et les lucioles qui semblent décidées à s'en mêler, ignorer ce qui se passe entre eux devient de plus en plus difficile. Et dans une petite ville bretonne où tout le monde connaît tout le monde, tomber amoureux n'a rien d'un secret facile à garder. _______________ Tout a dérapé à cause des lucioles est une cosy romance bretonne estivale qui mêle slow burn, small town, green flag, collaboration, connaissance d'enfance et légendes de Brocéliande. Si vous aimez les histoires qui prennent le temps de s'installer, les balades en forêt, les personnages attachants (humains comme canins), les légendes de Brocéliande et les romances qui donnent envie de ralentir un peu, alors les portes de Keravel sont grandes ouvertes.
Gisèle Prassinos figure sur une photo célèbre de Man Ray, face à André Breton et son groupe en 1934, qui écoutent fascinés, la jeune poétesse de 14 ans lire ses textes. Beau-livre de tentures-tableaux cousues, brodées, légendées, qui illustre magnifiquement, par le texte et le tissu, de grandes scènes religieuses. Un dialogue explosif entre chef d'oeuvre muséal et geste artisanal souvent féminisé, entre passé et présent :- Que voit-on vraiment ? - Pourquoi est-ce drôle ? - Qu'est-ce que ça dit ?- Ou peut dire de nous, aujourd'hui ? À PROPOS DE L'AUTRICE Annie Richard, écrivaine et spécialiste de l'oeuvre de Gisèle Prassinos, nous offre ses commentaires sur les tentures-tableaux de l'artiste grecque francophone, réfugiée en France avec sa famille en 1922 à la suite de la guerre gréco-turque, dans un livre étonnant et plein d'humour : "La Bible surréaliste de Gisèle Prassinos".
Le royaume d'Amozia est en paix depuis des siècles. Tout bascule le jour où un tremblement de terre dévaste la contrée. Les habitants sont confrontés à leur pire cauchemar. Un être de légende, véritable prédateur pour toutes les espèces, réapparaît. Il n'a qu'un seul but : tout détruire et rayer le genre humain de la carte. Cassandre et Grégoire, deux jeunes villageois, risquent leur vie pour sauver leurs semblables. Les épreuves tragiques qu'ils affrontent les conduisent à rencontrer des alliés issus d'un autre temps. Pour survivre et avec l'espoir fou de sauver ceux qui leur sont chers, les deux amis devront puiser dans leurs ultimes ressources pour réaliser l'impensable. Ensemble, sous la menace constante de la Bête, ils tenteront de contrecarrer ses funestes projets. Volonté et destin s'affrontent pour déterminer l'avenir du monde...
La pandémie a marqué nos vies à jamais. Covid-19 Ad memoriam rassemble des témoignages inédits, des objets symboliques et les dessins de Plantu pour construire une mémoire collective de cette rupture anthropologique sans précédent.
Le Soc et la plume rassemble les réflexions menées par vingt-huit chercheurs et écrivains sur l'écriture de la ruralité dans la littérature française du Moyen Âge à nos jours, ainsi que dans l'Antiquité grecque et latine. Tous se posent la question de la valeur heuristique de la notion de ruralité pour relire les textes qu'ils étudient ou écrivent. On interroge d'abord les mots et motifs qui inscrivent la ruralité dans la littérature au sens large : ses noms et ses adjectifs, qui évoluent à travers les siècles, ses lieux, ses activités, ses personnages humains avec leurs qualités et leurs défauts, ses animaux, ses plantes ou ses objets. On se demande ensuite qui écrit sur le monde rural et pourquoi. À travers les voix et perspectives qui s'expriment dans des genres bien identifiés ou des écritures de la terre plus marginales interviennent alors des valeurs culturelles et politiques. Les enjeux lexicologiques, encyclopédiques, poétiques et idéologiques de cette recherche collective trouvent enfin une résonance singulière chez deux auteurs - Pascal Commère et Marie-Hélène Lafon - qui font exister aujourd'hui une écriture de la ruralité dans un monde qui s'éloigne des réalités rurales.
Né en 1962 et bien qu'il soit peintre, bertrand joliet écrit des livres entre le récit, la poésie et l'essai. Il a encore essayé de débrouiller cette atroce confusion dans ce présent recueil, comme si la question de Tarkovski - quelle est la place de l'humain dans l'univers ? - pouvait vraiment avoir une réponse. Epub accessible. Toutes les images sont décrites.