Droit de l'urbanisme
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Maîtriser les règles et les évolutions du droit de l'urbanisme n'a jamais été aussi accessible. Ce guide pratique, mis à jour en 2024, décrypte les procédures.
Dégâts des eaux, incendies ou vols : la gestion des sinistres en copropriété est un casse-tête juridique et technique.
L'urbanisme qui a été réalisé en France depuis le milieu du siècle dernier est globalement médiocre, essentiellement ségrégatif, gravement déficient et nuisible en matière d'écologie et de santé. L'histoire nous apprend cependant que la ville, se renouvelle continument, soit de façon contingente non maîtrisée, soit selon un dessein politique. Nous devons avec lucidité analyser les causes de la catastrophe récente pour mieux inventer et réaliser une urbanité d'excellence écologique, de quotidienneté moins pressée, de proximité, de convivialité, de citoyenneté, de qualité du vivre-ensemble, de plaisir de la ville.
Dans la vie d'un immeuble, le changement d'utilisation se pose fréquemment. Sujet complexe, il génère de nombreuses questions chez les praticiens. Quels sont les impacts à propos des règles d'urbanisme applicables et des droits à construire ? Comment s'articulent les dispositions du Code de la construction et de l'habitation relatives au changement d'usage ? Quelles sont les conséquences en matière de fiscalité ? Face aux textes et commentaires épars, nous proposons aux acteurs de l'immobilier et à leurs conseils de retrouver dans un ouvrage pratique et concret rédigé par le groupe immobilier du cabinet Herbert Smith Paris, les données qu'ils doivent maîtriser en matière de destination et d'affectation de l'immeuble. Le présent ouvrage permet d'appréhender la problématique du changement d'utilisation et ses différentes implications et de répondre aux principales questions que se pose un opérateur immobilier dans une telle situation.
À l'heure où les atouts des métropoles sont loués tant du côté des économistes que des politiques, cet ouvrage souligne les avantages comparatifs des territoires ruraux et des villes petites et moyennes, et en particulier la résistance des tissus productifs de ces espaces au-delà de leur attraction résidentielle. L'auteur cherche à dégager les alternatives à la métropolisation et estime que l'avenir de ces territoires non métropolitains repose sur leur capacité d'organisation et d'articulation entre espaces ruraux et urbains.
La réforme drastique de l'impôt sur les plus-values immobilières incite chacun à s'interroger avant d'acheter un bien immobilier : créer une SCI n'est-il pas plus judicieux ? Reporter à plus tard le choix de la SCI peut se révéler très coûteux. Il serait pourtant dommage de se priver d'un tel outil de gestion et de transmission du patrimoine. Plus souple que l'indivision, elle permet d'astucieux montages financiers et peut résoudre de nombreux problèmes successoraux. Toutefois, la SCI dissimule une personnalité complexe et chaque clause des statuts doit être rédigée avec précision. L'auteur analyse trente cas pratiques pour aider le lecteur à visualiser ses mécanismes et ses subtilités. En plus d'un mode d'emploi juridique et fiscal, l'auteur éclaire chaque grande étape de la vie de la société, depuis la constitution de son patrimoine jusqu'aux subtilités de la transmission des parts. Née avec le Code civil en 1804, la SCI est au service du patrimoine depuis plus de deux siècles. À votre tour d'en profiter !
Cet ouvrage souhaite rendre intelligible le contentieux du droit de l'urbanisme qui est complexe et mouvant. Il s'appuie largement sur la jurisprudence pour éclairer le droit positif - des extraits pertinents de décisions sont reproduits afin de citer exactement la source juridique - et s'articule autour de quatre thèmes majeurs : le contentieux de la légalité, le contentieux de la responsabilité, le contentieux des infractions et la démolition des constructions. Les universitaires comme les praticiens pourront y trouver un matériau utile à leurs recherches.
Cet ouvrage met en lumière les fonctions que joue le permis de construire dans le respect des règles d'urbanisme. Ces fonctions sont primordiales aussi bien pour l'administration que pour l'administré. À travers les textes de loi et la jurisprudence, la doctrine d'origine française et camerounaise est mise en relief comme un instrument d'une importance capitale avant toute construction. Le permis de construire constitue comme divers autres actes administratifs le support pour l'accomplissement des missions de l'administration. A ce titre, ses fonctions sont tournées vers l'intérêt général. Celles-ci se déclinent en la certification foncière et au respect de la destination foncière. La certification obéit à des règles spéciales sans lesquelles les mises en valeur seraient frappées d'irrégularité. Quant au contrôle de la destination foncière, il vise la vérification par l'administration de l'évolution des travaux. Des sanctions sont possibles en cas de non-respect des règles d'urbanisme et de construction.
Soixante-quinze ans après l'adoption de la loi du 19 mars 1946, vingt-cinq ans après la publication de Cinquante ans de départementalisation outre-mer, cette somme propose de faire le point sur l'évolution des « Quatre vieilles » colonies (Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion) ainsi que Mayotte, à la lumière des expériences croisées des autres outre-mer français et des territoires non indépendants de la Caraïbe et du Pacifique. Il ne s'agit pas tant de réaliser un bilan que de situer ces collectivités territoriales - dont quatre d'entre elles, auxquelles s'ajoute désormais Mayotte, sont issues de la même matrice politico-institutionnelle - à ce moment précis de leur trajectoire historique. Réunissant des spécialistes reconnus de ces différents territoires, l'ouvrage met en perspective le cadre normatif et institutionnel régissant ces derniers. Il met également au jour le jeu complexe et ambivalent par lequel les acteurs investissent ce cadre ainsi que les enjeux qu'ils identifient, le contenu et le sens qu'ils donnent à l'action publique, avant d'élargir la focale à d'autres territoires confrontés à des problématiques similaires ailleurs dans le monde.
Pourquoi lorsque l'on parle de la nature en France et au Brésil, nous ne parlons pas tout à fait de la même chose ? En quoi la notion même de paysage n'a jamais la neutralité qu'on lui attribue, mais s'inscrit dans des rapports de pouvoir ? Pourquoi l'architecture et l'urbanisme, comme l'anthropologie, qui sont des pensées de l'espace, renvoient-ils sans cesse au temps et à l'histoire? Ce sont quelques-unes des questions posées par des architectes, des anthropologues, des sociologues français et brésiliens réunis pendant deux jours au Centre Thomas More dans le couvent construit par Le Corbusier. Le fil conducteur de cet ouvrage est une réflexion sur le patrimoine en tant que nature reconsidérée et passé recomposé, permettant de penser ensemble la nature et cette forme de culture qu'est l'architecture.
La croissance rapide et désordonnée des villes est le trait qui caractérise l'urbanisation du Congo. Les causes sont diverses et variées. Pour permettre de contrôler et maîtriser la terre pour les besoins de l'urbanisation, des stratégies publiques ont été mises en place depuis la lointaine époque coloniale jusqu'à nos jours. Toutes ces stratégies ont échoué à cause des pratiques que les utilisateurs privés de la terre développent et dont les logiques sont opposées à celles des pouvoirs publics. Cette conclusion cinglante autorise-t-elle à considérer qu'il faut lâcher prise ?
La reconversion du Grand Hôtel-Dieu de Lyon est présentée comme « la plus importante opération de réhabilitation privée d'un monument historique en France » (Jean-Jacques Duchamp, directeur adjoint du Crédit Agricole Assurance). Elle permet de vérifier l'affirmation de l'architecte Eugène Viollet-le-Duc, selon lequel « le meilleur moyen de conserver un monument historique, c'est de lui trouver un usage » ou, peut-on ajouter, un nouvel usage. Ce travail collectif évalue les garanties juridiques qui entourent les opérations de reconversion du patrimoine public monumental, lesquelles se multiplient ces dernières années sur notre territoire et pour lesquelles les acteurs privés sont, par des voies juridiques variées, fréquemment sollicités.
L'exercice d'une activité économique par le secteur public répond à une logique atypique, souvent distincte de celle des compétiteurs privés. Dès lors, le droit de la concurrence visant à organiser sur le marché les rapports d'émulation ne peut être que difficilement appliqué. Les opérateurs économiques publics soulèvent en effet des problèmes de fond souvent masqués par des questions de procédure. L'appréciation du marché de référence, les diversifications (anticoncurrentielles) des monopoles, la détection des aides publiques, la reconnaissance d'une mission d'intérêt économique général sont des difficultés auxquelles les juges communautaires et nationaux font péniblement face. De même, l'acheteur public, bien que soumis aux dispositions de l'ordonnance du 1er décembre 1986 relative à la liberté des prix et de la concurrence, demeure exonéré de toute responsabilité du fait de sa décision (anticoncurrentielle). Le principe de la séparation des autorités administrative et judiciaire s'avère être un obstacle à l'application du droit, à son indispensable adaptation. Une situation paradoxale est alors maintenue. Malgré cela, la rencontre des philosophies respectives de la concurrence et du secteur public enrichit le droit et permet de proposer une approche différente des notions juridiques que l'on croyait acquises. En définitive, il apparaît que le moyen de restaurer un état de droit consiste à concilier les différents intérêts juridiques, économiques, sociaux et politiques du couple « secteur public - droit de la concurrence ». Tel en est également l'enjeu...
Le regard proposé par l'auteur est celui d'un praticien : éducateur lui-même avant de devenir conseiller de M.-N. Lienemann, ancienne secrétaire d'État au Logement, il montre les limites des pratiques des agents de développement local, des acteurs politiques de la ville et en tire les leçons. Il prône dans la ligne du rapport Sueur de mars 1998, une refonte complète des politiques de la ville. «Copyright Electre»
Présente le système de fonction publique d'Etat et des collectivités territoriales des douze pays européens, ainsi que la fonction publique communautaire : effectifs, systèmes de carrière ou d'emploi, syndicalisme, rapport au politique, etc. En saisissant l'esprit des fonctions publiques, cet ouvrage fait connaître la culture des agents publics. « Copyright Electre »
L'image, c'est ce qui ressemble, ce qui représente, ce qui se reflète dans un miroir.,. C'est aussi, au sens figuré, une idée de quelque chose. C'est encore, en entomologie, le nom de l'insecte qui a subi toutes ses métamorphoses... Au rythme des attentes écologiques de notre société, l'environnement n'est-il pas aujourd'hui dans ce processus de métamorphoses ? L'objet de ce colloque est de porter des regards croisés sur ce potentiel « statut d'image » de l'environnement. Il n'est pas nouveau de dire que l'environnement est un fournisseur d'images donnant à rêver à l'évocation du paradis perdu et à penser notre place dans cette Nature, à regarder la douceur des paysages mais aussi les décors apocalyptiques de quelques catastrophes naturelles ou pollutions industrielles... Aujourd'hui l'image environnementale est devenue un enjeu de société : la protection de l'environnement est une des attentes les plus fortes des « parties prenantes », chaque citoyen est de plus en plus attentif à ce qui fait son "voisinage', on s'interroge sur la réalité de l'état des ressources naturelles et de notre Planète... Qu'en est-il de l'image de et dans l'environnement ? Les acteurs économiques ont compris l'intérêt de (re)dessiner l'image de leur entreprise et de leurs produits à l'aune de ce nouveau « risque réputation » : il faut alors se demander si cette image pour l'environnement n'est pas justement à vocation purement marchande... Vert comme une image ?, oserait-on dire, pour ouvrir le débat sur l'évolution et la place des représentations de l'environnement, sous l'oeil du Droit, associé en matière d'entreprise, à la focale managériale des Sciences de gestion.
Après quinze ans d'analyse des méthodes et des débats consacrés à l'évaluation, de mise en oeuvre de cette évaluation dans les domaines de politiques et de programmes d'actions publiques, il apparaît avec force que celle-ci est une pratique sociale infiniment plus intéressante que tous les livres de méthode qui lui ont été, jusqu à aujourd'hui, dédiés. Afin de relancer le débat, ce livre propose de fonder la discussion des principes, des moments et des méthodes de l'évaluation sur une théorie du jugement politique. Tout en marquant ses relations profondes avec les sciences sociales, il les distingue en proposant une conception de l'évaluation comme moment constructif du développement de nouvelles formes de la conscience et de la pratique politique en démocratie. Nous vous présentons ici un ouvrage à la fois concret et théorique, nourri d'exemples puisés dans l'expérience ou les observations de l'auteur. Un essai qui invite autant à un renouveau de la pratique qu'à une discussion sérieuse de son sens.
Quel est le véritable visage de l'Île-de-France en cette fin de millénaire ? Une région économique puissante, fer de lance de la France dans la compétition mondiale, ou une région qui s'essouffle et souffre d'une montée très forte des inégalités ? Quelles peuvent être les perspectives économiques de la région capitale dans un avenir teinté d'incertitude ? La métropolisation des grandes agglomérations rime-t-elle pour l'Île-de-France avec fragmentation territoriale ou périurbanisation ? Face à ces interrogations, cet ouvrage collectif présente les résultats des travaux de prospective sur la dynamique de localisation des activités économiques en Île-de-France. Soutenues par l'Institut d'aménagement et d'urbanisme de la région d'Île-de-France (IAURIF), ces réflexions esquissent les perspectives économiques de cette région et proposent trois scénarios du futur. À travers le cas de l'Île-de-France, les contributions qui ont été rassemblées constituent des analyses originales sur les facteurs qui peuvent expliquer la croissance ou le déclin économique d'une « ville globale ».
Depuis quelques années le découpage politique et administratif français fait question. Nombreux sont ceux qui le considèrent comme obsolète. De plus en plus, l'accent est mis sur le mouvement des territoires vers des territoires de quotidienneté ou de projets. Les expérimentations se succèdent. L'État, à travers la loi sur l'aménagement et le développement, propose les pays et les agglomérations ; les conseils régionaux expérimentent différentes procédures contractuelles ; l'Union européenne offre les contrats Leader. D'autres procédures thématiques avaient été engagées auparavant - les régions, les pays d'accueil, les parcs naturels régionaux... Un empilement incroyable de nouvelles mailles pour l'action publique caractérise désormais notre paysage institutionnel. Un consensus fort a progressivement émergé pour inviter les élites politiques, les acteurs économiques et les citoyens à « produire des territoires cohérents » en harmonisant les territoires du politique, du culturel, de l'histoire, de l'économique... Quelles sont alors les modalités d'émergence de ces nouveaux territoires ? À partir de quels mécanismes, ressources et modèles se négocient-ils ? L'intention de l'ouvrage n'est pas de se joindre au concert consensuel sur la nécessaire rationalisation du maillage territorial. Elle est d'apporter un certain nombre d'éclairages et de réflexions sur les conséquences du manque d'articulation et de coordination entre toutes ces initiatives au sein même des territoires. L'objectif de cet ouvrage est de contribuer à une réflexion sur l'utopie de la cohérence, c'est-à-dire l'utopie d'un modèle unique de développement, l'utopie d'une maille « totale » qui voudrait conjuguer les territoires de la représentation politique aux territoires du développement économique. Ces réflexions s'appuient sur l'observation et l'analyse de la politique contractuelle menée en région Rhône-Alpes, à travers les contrats globaux de développement et les parcs naturels régionaux. Six équipes universitaires rhônalpines, composées d'économistes, de géographes, de sociologues et de politologues, ont contribué à cet ouvrage. Elles réunissent Bernard Debarbieux, Yves Chappoz, Françoise Gerbaux, Frédéric Giraut, Romain Lajarge, Emmanuelle Marcelpoil, André Micoud, Anne Paillet, Jacques Perret, Jacques Poisat et Martin Vanier.
Nous sentons-nous citoyens de l'Europe ? La faible mobilisation des électeurs de tous les pays européens est-elle le signe d'un désintérêt populaire face à un projet où ils ne retrouvent pas leurs aspirations ? Ou faut-il y voir, au contraire, la manifestation d'une contestation active ? Si elles ne votent pas massivement, les sociétés européennes émettent cependant des signaux forts de leur volonté de changement. Dans tous les pays, les jeunes, les chômeurs, les femmes, les exclus du logement et plus généralement tous ceux qui aspirent à une Europe centrée sur un projet social se mobilisent. De nombreux acteurs militent pour construire cette société civile européenne, mais le chemin reste long. Partant de préoccupations et d'histoires différentes, ils ont en commun la volonté de bâtir l'Europe avec les citoyens, la volonté de lever les obstacles qui s'opposent à une construction démocratique de l'Europe en tempérant les pouvoirs des institutions, des partis politiques, voire des syndicats. Ce sont ces mêmes signaux forts que les auteurs de cet ouvrage collectif ont voulu capter. En analysant les expériences concrètes dans lesquelles ils sont impliqués, ils nous montrent comment se construit peu à peu, dans la contradiction et l'action, une société civile européenne.
Villes surpeuplées, gaspillage et épuisement des ressources naturelles, chômage irréductible, guerre économique Nord-Sud... la planète est en danger. Pourtant, si l'ampleur de la crise écologique et sociale planétaire est de mieux en mieux perçue, les solutions proposées sont rares ou sans effets. Les familles politiques classiques, de « droite » ou de « gauche », cherchent à réduire l'écologie à la seule protection de l'environnement et communient dans une même croyance naïve : l'économie libérale serait capable, spontanément, d'assumer les désordres et les coûts écologiques d'une croissance non maîtrisée. Une croyance démentie par les faits. Dans cet ouvrage, fruit de multiples débats, de nombreux questionnements et d'analyses originales, les Verts apportent un éclairage radical : pour préserver les chances des générations futures, il faut remettre en cause le modèle économique dominant et penser le projet d'une autre civilisation. Sous la forme d'un Dictionnaire de l'écologie politique, les Verts proposent ici l'essentiel de ce projet : les idées-forces et les principes qui guident la réflexion écologique et son action (partage du travail, antiproductivisme...), la désignation claire des oppositions (le lobby militaire, le Gatt...) et aussi les urgences et les propositions de réforme (la sortie du nucléaire, un autre aménagement du territoire, l'Europe...). « Le Livre des Verts », pour avancer des propositions réalistes ouvrant la voie à une alternative politique urgente et nécessaire.
Tout le long du littoral atlantique, de la Bretagne à la Gironde, en passant par les îles de Ré et d'Oléron, les économies patrimoniales ont longtemps été considérées comme marginales. L'espace même des jardiniers de la mer, pratiquant l'ostréiculture, la mytiliculture, l'algoculture ou encore la salicornoculture, présente un aspect d'abandon. Les chenaux se bouchent ; les tamaris qui les bordaient et retenaient la vase ont disparu. Les anciens bassins sauniers décrits par Victor Hugo se couvrent d'herbe et le milieu qui paraît délaissé n'intéresse plus que les écologistes et les chasseurs, au point de reléguer ces zones marécageuses au rang de parcs naturels. Vient alors un cri du coeur dont ce livre se fait l'écho : « Dans la réalité, cet espace de marais n'est pas mort. Ce patrimoine était simplement en sommeil ! » Car après avoir constaté que leurs productions ne leur appartenaient plus, les jardiniers de la mer se sont organisés et tentent de se faire connaître. À travers leurs nombreux et divers contacts avec les consommateurs, ils ont pris conscience de la valeur patrimoniale de leur espace et de leur économie de production. Ce livre raconte alors l'histoire de l'adaptation de professionnels riches de leurs traditions au monde moderne.
Entre les tenants d'un rural considéré comme un « reste » non-urbain et les chantres du bonheur rustique d'autrefois, une autre approche de l'espace rural est possible. Tel est l'objet de ce livre pour lequel la vieille problématique des rapports ville campagne n'a plus cours, notamment parce que les inégalités géographiques se révèlent moins importantes que les inégalités sociales. D'ici 2015, le système sociospatial français continuera à subir de profondes transformations. Le monde rural y jouera un rôle déterminant. Mais par quels moyens les initiatives locales et l'innovation sociale peuvent-elles participer de cette évolution ? Comment penser un nouvel équilibre social et ses implications sur les territoires ? Quelles formes d'intervention publique seront à même d'y répondre ? Ce livre, après l'état des lieux présenté par la même équipe en 1993 dans Naissance de nouvelles campagnes, tente d'apporter des réponses.
Ce livre, écrit par une linguiste dans une perspective interdisciplinaire, porte sur les discours qui traversent la ville, lui confèrent un sens, un ordre, des valeurs, des qualités, une intelligibilité et, en définitive, contribuent à la configurer dans son urbanité. L'ouvrage propose un panorama théorique original sur l'articulation entre discours et espace urbain. Il offre de nouveaux outils méthodologiques pour analyser les descriptions de la ville dans le discours oral des interactions sociales et de l'entretien d'enquête, dans le discours écrit des textes et des relations de voyage. Cette approche de la description conduit à une analyse de la fabrication du savoir sur la ville dans le sens commun aussi bien que dans les sciences sociales (géographie, sociologie, anthropologie et linguistique).
Le logement ne sert pas seulement à abriter les habitants des voleurs et des voyeurs. Il les protège, leur permet de se situer dans la société et doit donc s'adapter aux différentes étapes de leur vie. Les politiques publiques passent donc souvent à côté de l'essentiel lorsqu'elles s'intéressent en priorité à la construction neuve, alors que le marché des logements existants joue un rôle central. Les infléchissements nécessaires de ces politiques pourraient-ils permettre d'agir dans le sens des grands enjeux de l'aménagement du territoire ? L'expérience d'un praticien et l'appel aux sciences humaines éclairent ce débat pour esquisser les conditions d'une décentralisation efficace dans ce domaine.
Demain la notion de chambre aura-t-elle encore un sens ? Le garage va-t-il devenir une nouvelle pièce à vivre ? La cuisine va-t-elle se transformer en nouveau salon ? Les nouvelles technologies vont-elles complètement bouleverser les fonctions traditionnelles des pièces de la maison ? Le souci de l'environnement va-t-il conditionner nos façons d'aménager nos intérieurs ? Et si, pour imaginer nos habitats de demain, il fallait interroger les industriels de l'électroménager, du meuble et du bricolage plutôt que les architectes ? C'est pour répondre à ces questions et à bien d'autres que François Bellanger a mené cette enquête originale sur les évolutions possibles de nos maisons. Nourri d'entretiens, ce livre jette des passerelles entre des domaines aussi divers que le marketing, l'architecture, la sociologie, le design et la grande distribution afin de nous faire réfléchir autrement à l'évolution de nos logements. Une lecture indispensable pour tous ceux qui pensent et s'intéressent à notre habitat d'aujourd'hui et de demain.
De nombreuses composantes du patrimoine naturel n'ont pas d'indicateur de valeur ayant la dimension d'un prix. Pour certains utilisateurs, elles s'identifient ainsi à des biens disponibles à prix nuls. Ceci revient à nier toute rareté à des ressources qui, de moins en moins abondantes, sont convoitées car jugées indispensables à notre bien-être. La puissance publique intervient pour réguler l'accès à ces ressources. Mais jusqu'où doit-elle aller en la matière ? Au-delà de contraintes fixées sur une base éthique, il devient indispensable de se référer aux bénéfices des politiques suivies et donc à la valeur dégagée par les actifs naturels dans des emplois non marchands. La connaissance de cette valeur s'impose également aux investisseurs, publics ou privés, qui à terme devront intégrer dans les coûts ceux liés à l'usage des biens d'environnement. Enfin, les juges sont quotidiennement saisis par les victimes de préjudices écologiques, il faudra donc estimer monétairement le dommage subi. L'objet de cet ouvrage est de présenter les différentes méthodes de valorisation des actifs naturels. Il en montre les forces et les faiblesses en s'appuyant sur la théorie économique qui éclaire la cohérence des résultats, et sur des procédures économétriques qui assurent la fiabilité de la mesure.
Le mouvement de décentralisation réalisé sous la Ve République a permis aux collectivités locales de disposer de compétences et de moyens. A. Chaminade, conseiller technique et G.-H. Mathieu, chargé de mission au secrétariat général du Conseil de Paris, ont étudié les dispositions relatives au financement des campagnes électorales. « Copyright Electre »
« Attachons-nous à multiplier les moments et les lieux de dialogue ; à susciter de nouvelles formes de médiation entre les intérêts divergents. Mais le temps presse. Il faut préparer le retour du citoyen sur le devant de la scène. Ou s'attendre au chaos. » Ce vigoureux essai de Gérard Delfau est dans la lignée du célèbre Paris et le désert français. Mais son originalité ne tient pas tant à l'idée qu'il faut maintenant dire l'Ile-de-France et le désert français, elle tient surtout dans des propositions précises pour réinsérer chaque citoyen dans la vie publique en repartant des bassins de vie. La réalité au secours de la République, en somme.
On a cru que l'espace rural disparaîtrait sous les coups de l'économie mondialiste et libérale. On a annoncé la mort de l'agriculture, l'enfrichement, la désertification, l'éradication des cultures locales. Les discours politiques, administratifs et corporatistes ont renchéri, se sont opposés. Malgré cela, le rural est toujours là dans nos têtes et dans nos coeurs. Un désir de campagne flotte dans les romans, les films, les propos, les sondages. L'homme contemporain hésite devant tant de complexité, les réticences et les craintes des uns, les peurs et les pressions des autres. Entre la nostalgie d'un âge d'or qui privilégie la durée, et le souhait d'un mode de vie écologique, comment joindre le geste à la parole, concilier conscience et méthode ? Véritable travail de synthèse sur la campagne d'aujourd'hui, cet ouvrage est aussi force de proposition pour envisager autrement l'avenir, au-delà du modèle dominant de développement urbain. Démontrant les remarquables potentialités du monde rural, l'auteur encourage, dans le respect du libre arbitre de chacun, à ouvrir les portes d'une nouvelle vie en osant le choix de l'espace rural.
« L'idée même que les habitants des quartiers populaires puissent avoir leur mot à dire - avec leur propre forme d'expression - et être considérés comme des « acteurs » reste incongrue dans la caste des « décideurs ». Demande-t-on à un malade d'être médecin ? Pourtant, les habitants sont des aménageurs parce que ce sont eux qui inventent la ville au quotidien. » Nourri d'expériences à travers le monde, ce texte de Pascal Percq est porté par la conviction que bien des problèmes qui semblent insurmontables se résolvent quand on remet l'homme au centre des débats et des politiques.
« J'ai, au fil de ces pages, esquissé quelques pistes dictées par mon expérience concrète, formulé quelques propositions qui se sont imposées à moi au fil des années. Ce ne sont que des illustrations de ma conviction qu'il est nécessaire, qu'il est possible, dans ce domaine comme dans d'autres, de ne pas séparer l'utopie du réalisme, les valeurs de la tactique, l'imaginaire de l'action, le long terme des chemins pour y aller car ce ne sont que deux facettes indissolublement liées du même élan vital. L'aménagement du territoire sera la traduction de la recherche d'un humanisme du XXe siècle ou ne sera pas. »