Horreur & Terreur
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Joy Erickson, professeure de français, mène une vie simple dans la petite ville de Maurignon. Mais lorsque l'une de ses élèves s'évapore sans laisser de traces, un malaise s'installe. Alors que Joy décide d'enquêter sur sa disparition, des ombres glissent aux abords de la ville, des voix s'effacent dans le silence et une présence semble suivre chacun de ses pas. Car, au coeur de la nuit, le foyer béant attend son heure... ?À PROPOS DE L'AUTEUR Né en 1990 dans les Hauts de France, Thomas Thilliez a toujours aimé raconter des histoires. Passionné de cinéma, il commence par réaliser des courts métrages aux ambiances proches de ses futurs écrits. Mais, avec le temps, l'écriture lui semble encore plus captivante que la réalisation et il finit par délaisser la caméra pour la plume.
ICI ON TORTURE ET ON APPLAUDIT ! Bruno n'en croyait pas ses yeux. Cette corrida s'annonçait grandiose. C'était sans compter sur les antis qui s'incrustent à la fête, eux et leurs fichues banderoles... Mais les aficionados ne laisseront rien passer, foi de Bruno ! Parmi les opposants se trouvait une gitane, sur qui Bruno leva la main. Personne ne le traiterait de nazi, encore moins cette ignare d'animaliste ! Et s'il s'en était pris à la mauvaise personne ? Il le réalisa trop tard, quand son corps se couvrit d'une étrange fourrure noire. Fuir ? Mourir ? Mais Bruno a-t-il encore le choix ?
La majorité des enfants sont bénis... d'autres, maudits. Et certains n'auraient jamais dû naitre du tout. Dans l'obscurité des égouts, beaucoup de ces enfants oubliés survivent malgré tout. Gemma aime son travail, elle s'occupe des égouts du XIXe siècle avec passion, même quand un grassberg vient les bloquer. Un jour, elle découvre que les créatures les plus dangereuses qui infestent les égouts ne sont pas les rats. Elle fait alors appel au detective Pardoe et au sergent Patel, tous deux expérimentés dans la résolution de crimes étranges et terrifiants. Mais sauront-ils faire face à la mère de toutes les horreurs ?
Dartmoor, avec sa brume, ses hivers sombres et son sentiment d'isolement, est l'endroit idéal pour construire une prison. Peu choisiraient d'y vivre, c'est pourtant ce que fit Herbert Russel, le directeur de la prison de Dartmoor. Il devint propriétaire de Allhallows Hall, un manoir Tudor délabré situé au bord de la lande, et y vécut toute sa vie. Aujourd'hui, il est mort et sa famille se tient prête à hériter de ses biens. Mais lorsque cette dernière se déplace au manoir pour découvrir le testament excentrique du paternel, l'atmosphère vire au morose et la lande semble répandre ses mystères dans chaque pièce. Les planches craquent, les passages secrets résonnent et le vent siffle la nuit, mais est-ce vraiment le vent ? Et puis, le matin où la famille songe à quitter le manoir une bonne fois pour toutes, leur jeune fils Timmy disparait. Celui-ci sera le premier d'une longue série...
" Mon entourage au départ me dit que j'ai rêvé et cette pensée me réconforte beaucoup. Je me dis : "C'est bon, ce n'était qu'un mauvais rêve.' Malheureusement, la vérité me rattrape forcément avec les visages fermés aussi autour de moi. Avec l'absence surtout. Pourquoi mes parents, mon frère et ma soeur ne sont pas à mes côtés ? "Dans la nuit du 5 au 6 octobre 1983, la famille Labrousse est massacrée à son domicile de Saint-Martin-le-Noeud, dans l'Oise. L'assassin, garçon-charcutier de son état, tue d'abord Caroline l'aînée des enfants Labrousse qui quelques jours avant a mis fin à leur relation sentimentale. Ce soir-là, il poignarde aussi mortellement la mère de Caroline, Franciane, son père Jean-Jacques, son petit frère Fabrice et les grands-parents maternels. Un seul en réchappe miraculeusement : Jean-Yves. Il a 15 ans. Quarante ans plus tard, pour la première fois, il livre son témoignage grâce à sa fille Camille et à la journaliste Constance Bostoen qui l'ont aidé à écrire ce récit poignant. Le récit d'un rescapé, d'un homme presque ordinaire, qui encore aujourd'hui, tout en étant "multi-dys", tente de se reconstruire, de comprendre sans pouvoir l'oublier cette nuit de cauchemar, cette nuit qui a bouleversé sa vie.
Souvent condamnés avant tout procès par les effets conjugués de l'émotion collective et de l'extrême médiatisation, les suspects de terrorisme incarnent aujourd'hui la figure du mal. Défendre ces « ennemis publics » tient lieu de défi impossible. Vincent Brengarth s'est livré à cet exercice périlleux. Déshumanisation du lieu d'audience, prises de parole aseptisées, déroulé parfois arbitraire des journées, opinion publique acquise à la thèse de la culpabilité, tensions et crispations entre confrères, solitude des bancs de la défense - il livre le récit des huit semaines du procès en appel de l'attentat de Nice, au terme desquelles demeure une interrogation : dans ces procès où il est fait peu de cas de la parole de l'accusé, l'enjeu d'un avocat de la « terreur » est-il de défendre une cause individuelle ou les principes d'un État de droit qui vacille devant la menace terroriste ? Une plongée immersive dans l'envers du décor, au plus près d'un procès de justice antiterroriste.
Été 1916, à Ville-sur-Yron. Alors que la bataille de Verdun fait rage, la maison du docteur Daguet devient un lieu de convalescence pour les officiers allemands. Mais la nuit, des morts inexplicables s’y multiplient.
Automne 2022, grande région de Montréal. Le fleuve Saint-Laurent vient de recracher le cadavre d'un homme. La dépouille est méconnaissable. Les forces de l'ordre arrivent vite à la conclusion qu'il s'agit d'un homicide. L'enquêteur Caleb Janson et son équipe du département des crimes majeurs ne ménageront aucun effort pour découvrir l'identité de la victime et comprendre ce qui s'est produit au moment du drame... Et pour s'assurer que l'assassin ne récidive pas. Au cours de l'enquête, un surnom sera donné au tueur... celui du Cannibale. Plongez au coeur d'un polar haletant, comme si vous y étiez. Sang-coeur n'est pas qu'un roman, c'est une véritable incursion dans les entrailles d'une enquête policière.
La Laverie : le jeu de rôle propose un mélange original entre horreur cosmique, humour, administration kafkaïenne et références geek. Le tout propulsé par le moteur d'Apocalypse World. Personne n'a dit que c'était facile de sauver le monde. Encore moins quand on doit l'ignorer. Alors autant le faire avec humour et style !
Octobre 1979... À Québec, une série d'événements sème la terreur : un message sanglant a été écrit sur un mur des corridors souterrains de l'Université Laval ; une chienne a été horriblement mutilée ; une main a été découverte plantée sur un piquet de clôture du collège Jésus-Marie avec, enroulé autour d'un doigt, un bout de papier portant les mots « Mes amours décomposés ». Daniel Duval, lieutenant à la Sûreté du Québec, mène l'enquête, aidé, pour la première fois depuis l'affaire Hurtubise, de son coéquipier Louis Harel, maintenant cloué à un fauteuil roulant. Mais pendant que les enquêteurs suivent toutes les pistes imaginables et que les experts du Laboratoire de sciences judiciaires tentent de faire parler le moindre indice, le meurtre sordide d'une jeune femme dans le cimetière de Sillery confirme leur pire crainte : un tueur fou est en liberté dans la ville... et tout porte à croire qu'il est engagé dans une terrible spirale de violence ! PRIX ARTHUR-ELLIS 2003
Douglas Campanelli est un ancien pêcheur qui vit reclus dans sa belle villa située au bord de l'océan. Une nuit, il est réveillé par un individu étrange qui le somme d'avouer son implication dans une vieille et sordide histoire de meurtre. Pour obtenir la vérité, l'inconnu le menace d'ouvrir la porte de sa cave afin de libérer des goules voraces qu'il dit contrôler. Carla Mendez est toujours lieutenante de police à Dunkham, petite ville côtière du Massachusetts coincée entre Plymouth et Boston. En plus de devoir gérer les problèmes de santé de son nouveau compagnon, elle est affectée à un meurtre sordide qui s'est déroulé dans un quartier où le temps semble s'être figé au siècle dernier. Le parcours sanglant de celui qui sera bientôt appelé « L'arracheur du Massachusetts » ne fait que commencer.
Je sais ce que vous devez penser, le trip maison hantée et film d'horreur, ça a toujours fait bon ménage avec l'image que l'on se fait des rockers. Un peu comme le sexe et la drogue à une autre époque. Genre, incontournable. Aussi, quand Teddy Warm, le manager du groupe Boleskine a proposé à ses poulains un retour aux sources afin d'écrire leur nouvel album, ils se sont dit : « Pourquoi pas ? » Quand ils ont découvert que la maison qu'il avait louée se trouvait au fin fond du Morvan, ils ont pensé : « C'est quoi cette connerie ? » Et quand ils se sont aperçus que la maison en question était hantée... il était trop tard pour faire demi-tour.
Le 24 avril 2023, le ministère de l'Intérieur et des Outre-mer lançait à Mayotte une opération de police, pour « la reconquête des espaces perdus de la République », par la lutte contre la violence, la délinquance, la criminalité, la terreur et l'habitat illégal et insalubre. Ces maux ont pour origine l'immigration clandestine, essentiellement comorienne. C'est l'opération Wuambushu. Les Mahorais avaient légitimement fondé leurs espoirs sur cette opération vitale, mais qui n'a pas tenu toutes ses promesses. À travers Wuambushu, Mansour Kamardine, fervent défenseur des droits et intérêts de Mayotte, explique les tenants et aboutissants de cette opération avec pédagogie, méthode et objectivité. Son credo se résume à un appel à plus de République pour qu'elle assume toutes ses responsabilités régaliennes sur une île sinistrée par l'immigration illégale et ses nocivités.
Dans un royaume d’Ambria ravagé par un mal mystérieux transformant les hommes en créatures assoiffées de sang, un guerrier sans mémoire, Sang-Noir, part en quête de l’origine du fléau.
Un complexe en ruines, perdu au cœur d’une forêt hostile, cache un labyrinthe où Victoire s’engouffre pour retrouver sa nièce disparue. Mais Le domaine des innocents ne lâche jamais ceux qui osent y pénétrer. Qui en ressortira indemne ?
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Comme si l'esprit des lieux avait pu entendre ses réflexions, une barrière de flammes s'embrase tout le long de la rambarde du balcon en fer à cheval, surplombant la salle du haut du troisième et dernier étage. Résonne alors une voix grave et sûre d'elle, qui ne peut qu'appartenir à celui ayant nargué le groupe de son sinistre rire, un peu plus tôt. *** Sur le territoire de la Rive-Nord du Québec, les disparitions mystérieuses s'accumulent à un rythme anormalement élevé. Convaincue d'en avoir découvert la cause, l'équipe du lieutenant Friedmann aboutira au manoir Caron, là où tous leurs indices les auront menés. Seulement, aucun d'eux n'est préparé à ce qu'ils découvriront sur place.
Mélodie Fontaine, 23 ans, participe à son premier tournoi d'échecs. Quand elle arrive à l'hôtel reculé où a lieu la compétition, elle est surprise de l'accueil que lui réservent ses adversaires. Malgré ses exploits en ligne, ils la considèrent comme une intruse. Et comme l'ennemie à abattre. Elle ne peut faire confiance à personne. Lorsqu'une tempête de neige paralyse le village, la rivalité entre les joueurs prend une tournure encore plus dangereuse. Mélodie est aspirée malgré elle dans un jeu macabre. Et seule la victoire peut lui assurer la survie...
Victime d'un coup du sort et n'ayant plus les moyens de loger toute sa famille, Arthur Comte est contraint d'accepter la proposition de son père : hériter de la maison de Datura. Celle dans laquelle il a grandi. Celle où sa mère vient de mourir. Il emménage à contrecoeur dans l'immense bâtisse avec sa femme Jade, leurs trois enfants et rapidement, le malaise s'installe. Pendant des décennies, il a essayé d'enfouir tous les souvenirs qui s'y rattachent. Le soir de la claque, par exemple. L'atmosphère. Les bruits. Mais on n'échappe pas à soi-même. Surtout pas à Datura. Dans "La mécanique du néant", Delphine Muse parle de la peur comme puissance créatrice, comme matrice hostile de toutes nos perceptions, de tous nos choix et de tous nos projets.
La fin du monde est arrivée il y a quoi... Cinq, six mois? Vic Verdier a de la difficulté à tenir le compte. De la COVID-19, on est passé à la Peste-Bleue - qui tuait le malade une fois sur deux - puis la Rage, en avril dernier, a précipité la Chute. La population de la Terre est aujourd'hui composée de milliards de créatures bestiales, insensibles et destructrices. Les Hurleurs ravagent le monde, dévorant les survivants et se dévorant entre eux, sans distinction. Leur faim ne connaît pas de limite. À Lorraine, ancienne banlieue cossue de Montréal, une poignée de rescapés tentent de survivre. Leurs chances sont minces, entre le risque de devenir des Hurleurs, celui de se retrouver dans leur estomac ou encore de contracter la Peste-Bleue. Dans ce monde atroce, Vic est constamment déchiré. Quelle vie vaut le plus? La sienne? Celle de ses jumelles? Celle d'un étranger? À qui faire confiance? Quel monde rebâtir après la Chute? Peut-on encore espérer guérir la Peste-Bleue? Pourquoi certains Hurleurs agissent-ils comme s'ils voulaient mourir? Trois points rougeâtres, comme des taches de mercurochrome, marquent la paume de Vic. C'est la trace du test qui prouve qu'il fait partie de l'infime minorité de personnes immunisées naturellement contre le fléau. Est-il un élu de Dieu? Certains le pensent. Rien n'est moins sûr.
La s rie des Romans dont vous tes la victime pr sente des choix narratifs déchirants au lecteur. Ici, pas besoin de calculs ni de notes; que des décisions prendre, qui mèneront inévitablement à des péripéties et des fins différentes. Vous comprendrez bien vite qu'il y a parfois des cons quences pires que la mort. Samuel Demers part à la recherche de sa meilleure amie (dont il est amoureux) disparue sans laisser de traces depuis plusieurs semaines dans un petit village côtier de Gaspésie; apparemment, elle aurait commencé à refaire sa vie là-bas, fuyant son mari toxique. Dans ce petit village, tout le monde paraît trop gentil, trop généreux, trop accueillant. Chaque habitant conseille fortement Samuel d'assister à la pièce de marionnettes mensuelle du théâtre local, un événement absolument pas manquer; tous y assistent religieusement chaque mois, et apparemment, la meilleure amie de Samuel y aurait été aperçue le mois dernier. C'est m me la dernière fois qu'on l'a vue. Mais quelque chose cloche. Le pr tre du village est louche. Le marionnettiste aussi. La gérante de l'auberge o couche Samuel aussi. Et le fait de simplement assister au fameux spectacle de marionnettes pourrait plonger Samuel dans un cauchemar duquel il ne pourrait jamais ressortir...
La série des Romans dont vous êtes la victime présente des choix narratifs déchirants au lecteur. Ici, pas besoin de calculs ni de notes; que des décisions à prendre, qui mèneront inévitablement à des péripéties et des fins différentes. Vous comprendrez bien vite qu'il y a parfois des conséquences pires que la mort. Une psychiatre carcérale ayant perdu le contrôle de sa vie amoureuse, familiale et professionnelle, hait ce qu'elle devient: une victime qui subit au lieu de défoncer les portes. Alors qu'elle n'arrive plus à rien, recluse dans sa maison au bord du lac, elle reçoit une vidéo anonyme. À l'écran, une femme masquée lui impose une «thérapie par le jeu» pour trouver sa vérité. L'inconnue propose de terribles scénarios... Et il n'y a aucune échappatoire.
La série des Romans dont vous êtes la victime présente des choix narratifs déchirants au lecteur. Ici, pas besoin de calculs ni de notes; que des décisions à prendre, qui mèneront inévitablement à des péripéties et des fins différentes. Vous comprendrez bien vite qu'il y a parfois des conséquences pires que la mort. Un homme craignant pour sa vie se réfugie dans un petit village loin de tout et y achète une résidence bon marché, où d'étranges phénomènes ont lieu. La famille qui y vivait autrefois s'est volatilisée sans laisser de traces. Un nouveau voisin, agressif et imprévisible, terrorise la communauté et ne cesse de rôder autour de la vieille maison. De nouvelles disparitions inquiètent... Quels affreux mystères hantent le village de Saint-Jude?
La série des Romans dont vous êtes la victime présente des choix narratifs déchirants au lecteur. Ici, pas besoin de calculs ni de notes; que des décisions à prendre, qui mèneront inévitablement à des péripéties et des fins différentes. Vous comprendrez bien vite qu'il y a parfois des conséquences pires que la mort. Le désespoir d'un père. Un étranger mystérieux. Des disparitions inquiétantes... Luc Tellier, un financier originaire de Montréal, vit dans le Vermont depuis un an avec sa femme et sa fille, atteinte d'une maladie rare. Lorsqu'il perd injustement son emploi ainsi que l'assurance qui lui permet de la soigner, le compte à rebours s'enclenche et la descente aux enfers commence. Jusqu'où ira-t-il pour sauver sa fille de la mort? À vous de décider...
L'heure de l'embrasement est venue. Tandis que l'épidémie provoquée par l'Ankou explose enfin au grand jour, Youna et son unité se retrouvent aux prises avec le groupe des Glatissants et leur chef, Mordred Pendragon.Tous n'ont qu'un objectif : retrouver Salvertia, l'unique arme capable de défaire l'Ankou mais tandis que chacun fait de son mieux pour rester en vie au milieu de l'enfer qui s'abat sur la zone celte, un nouveau danger émerge des ombres.L'ennemi n'est en effet pas toujours celui que l'on croit et la guerre qui s'enclenche pour la domination des terres celtiques sera sans pitié...
Un petit garçon pas comme les autres. Parfois, un don est un fardeau et quand on a un rapport particulier avec les projections, cela peut vite devenir dangereux. Après le funeste sort d'Héloïse, Lana de Bel-Air obéit aux menaces de l'Ordre et fait le choix de se retirer du jeu. Hélas, les projections ne dorment jamais. Alors, peu à peu, des phénomènes étranges se multiplient dans la région. Certains sont le fruit du malfaisant Professeur Wilfried Orsey, et Lana ne peut plus les ignorer. En effet, la particularité du jeune garçon concentre toute l'attention du Professeur. Pour ses recherches, ce dernier n'hésite pas à pervertir le but premier de l'Ordre : protéger les vivants. Une vie est un kaléidoscope d'existences rencontrées au fil des jours, et il faut apprendre à distinguer les projections, des vivants. Pour se libérer de leur éternel cycle de souffrance, chacune d'elle veut décharger ses tourments sur une victime, en prélevant son tribut de vie humaine. Nul n'est vraiment préparé à la rencontre de projections et un enfant en fera l'amère expérience. Découvrez sans plus attendre le deuxième volet de la saga fantastique Rémanences et suivez les péripéties d'un petit garçon devenu victime de projections. EXTRAIT Les rayons des roues battaient les herbes folles. Le champ n'avait pas été fauché l'an dernier, l'herbe grasse faisait sa loi. Sébastien possédait une avance confortable d'au moins trente mètres sur Eliott. Fouettées par les pédales, les perles d'eau logées au creux des brins s'envolaient pour mouiller les pattes du pantalon. Mais cela valait mieux qu'une ronce prise dans la chaîne. Eliott peinait comme une âme perdue, Sébastien semblait voler sur son vélo. Si Eliott avait eu la même coupe au bol que son ami, son bloc de cheveux dansant à chaque secousse aurait achevé sa dernière once de dignité. - Allez, attends-moi ! En réponse aux complaintes de son copain, Sébastien tourna la tête pour lui jeter un sourire de sale gosse. - Le dernier arrivé est un nul. C'est moi qui allumerai la clope. Le faux-plat céda la place à une vraie pente, qu'il fallait gravir dans un dernier effort surhumain, en danseuse sur les pédales, à serrer les dents, pour ne pas terminer à pied. Quelques mètres plus haut, la maison de la famille de Sébastien apparaîtrait, à deux cents mètres de là. Ce devait être un grand corps de ferme, rénové il y a déjà trop longtemps. Sous la grisaille, son enduit gris ne donnait envie de rien. Tout autour, un vaste jardin qui ressemblait plus à un pré à vaches qu'à une pelouse digne de ce nom. À PROPOS DE L'AUTEUR Rémanences est une saga de Jonathan Gillot, auteur Haut-Marnais. Après Désordres, un roman aux accents politiques et militaires primé et salué par la critique, Jonathan Gillot crée un univers fantastique. Qui d'autre qu'un scientifique aurait pu aborder le thème des revenants de façon si cartésienne ?
La suite des aventures de Youna et de son unité nous emmène cette fois jusqu'aux forêts et aux métropoles du Royaume-Uni, à la recherche d'un remède contre un mal meurtrier répandu par l'Ankou, l'ange de la mort des légendes celtiques...
Mia et Arthur n'auraient jamais dû se rencontrer. Mais l'amour né dans la tourmente est capable de tout surmonter... Mia quitte son île lointaine et arrive à Paris où elle est attendue pour des examens médicaux. Alors qu'elle profite de quelques heures de liberté dans une galerie marchande, des coups de feu éclatent, et c'est le cauchemar qui commence. Sur le point de mourir, elle est sauvée par un homme du GIGN qui changera le cours de sa vie. Mia et Arthur, une rencontre improbable, une attirance réciproque. Entre amour et secrets, les deux amants devront révéler leur passé pour avancer, mais arriveront-ils à déjouer les pièges tendus par leurs proches, pour qui cette histoire n'est qu'une brève idylle ? Un style concis et haletant, une histoire d'amour moderne dans Paris attaqué ! EXTRAIT J'entends des bruits sourds, des coups de feu fusent. Je vois des hommes armés entrer, tirant au hasard. Ils ne sont même pas cagoulés. Le chaos total. Je me situe vers l'arrière du magasin, je me jette à terre par réflexe, je me glisse au sol sous des étalages, dissimulée par des boîtes de chocolats tombées au sol en me cachant. Derrière moi se trouve une issue de secours, la porte est en fer... Si nous étions plusieurs, nous aurions pu tenter de sortir d'un seul coup. Je me retrouve seule, je n'aurai pas assez de force pour pousser cette porte, surtout allongée sur le sol. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis dans ma planque, je n'ai plus la notion du temps. Seul le contrôle de ma respiration compte pour ne pas être remarquée à l'approche des preneurs d'otages qui font les cent pas. Je sais qu'ils n'ont pas de pitié. D'où je suis, j'aperçois des corps sans vie, j'entends des menaces sur ceux qui sanglotent. Un silence de plomb, entrecoupé de téléphones portables qui sonnent sans cesse et dans le vide. Qu'est-ce que j'ai fait pour me retrouver là ? Je vis un cauchemar de plus. La vie ne m'épargnera donc jamais ? Je n'ai prévenu personne de ma famille de métropole de mon déplacement. Je voulais leur faire la surprise après mes examens. Un homme s'adosse au rayon en-dessous duquel je suis cachée. Il s'assied à ma proximité, il trouve mon sac à main et un sac de voyage. Je n'ai pas osé étendre mon bras pour atteindre mon sac, mon portable aurait pu m'être utile. Pourvu qu'un autre otage puisse le faire ! CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Plein de suspens ! On attend de lire la suite avec impatience ! J'y cours ! - RoselyneRobert, Wattpad À PROPOS DE L'AUTEUR Née en Lorraine, Lawrens Sohre n'a qu'une envie depuis l'adolescence, découvrir d'autres horizons. Le destin la pousse au bout du monde pour des raisons et par des chemins inattendus. Une personne bienveillante lui chuchote : « Vous n'arrivez pas à parler, écrivez ! » Elle découvre une thérapie, un exutoire, mais également une passion, laisser glisser sa plume sur le papier.
Le mythe du vampire au féminin Dixie Horror Palace renoue avec la tradition victorienne de la femme vampire et propose une nouvelle détective des Ténèbres, Arabella Kenealy. Cette jeune femme médecin, féministe avouée, est bien décidée à faire ses armes parmi les enquêteurs chevronnés de la police criminelle londonienne. L'excentrique Lord Syfret l'a chaudement recommandée à Sir John Fox, chef de Scotland Yard, qui après hésitation décide de lui accorder sa confiance. Dans la première aventure, « Dixie Horror Palace », Miss Arabella se lance sur la piste des Rôdeuses du crépuscule auxquelles l'on prête les pires intentions. L'impitoyable traque conduit la nouvelle détective des ruelles sordides de l'East End aux rives du Loch Ness où le surnaturel l'attend de pied ferme. Sous un ciel de plomb, la lande infinie devient le fantastique théâtre d'un affrontement sans précédent. Arabella Kenealy devra élucider le mystère de la maison hantée qui sanglote, et celui de la créature ailée égorgeant des promeneuses solitaires. Elle revient ensuite dans une seconde enquête tout aussi extraordinaire où « La Vampire de cire » menace Londres. Le lecteur trouvera en complément « L'Enfant hanté » (« The Haunted Child », 1896), une aventure de Lord Syfret par Arabella Kenealy (1859-1938), inédite en français, ainsi qu'un historique des femmes vampires par François Ducos. Gérard Dôle nous présente un roman qui reprend la tradition du vampire sous forme d'enquêtes. EXTRAIT Le crépuscule s'avançait, inquiétant, indistinct. Des massifs violâtres fermaient l'horizon, et, à cette heure tardive, derrière leurs silhouettes fuligineuses, un soleil couchant à demi éteint n'éclairait plus que les hauteurs confuses de Hampstead. L'austère coupole de Saint-Paul gonflait son dôme sombre. Un remorqueur siffla tristement sur la Tamise. C'était vraiment un personnage excentrique que Lord Syfret, l'un des plus dignes mais aussi l'un des plus singuliers membres de la gentry britannique. Son extravagance ne se révélait toutefois pas immédiatement, tant elle était parée d'un épais vernis mondain. Au physique, il avait le teint pâle, les cheveux gris, les yeux bleu-vert, les sourcils très accusés, le nez romain. Sa moustache et sa barbiche, de la même teinte que sa chevelure, cachaient une bouche dont les lèvres minces couvraient des dents aiguës. Sa mise était élégante : il portait invariablement un habit noir de la plus belle étoffe, un pantalon étroit de même nuance, et un gilet mauve à fleurs d'or brochant sur le tout. Lord Syfret vivait de façon solitaire dans une grande demeure du Victoria Embankment, sise en amont de Hungerford Bridge, à trois pas de l'Aiguille de Cléopâtre. À quoi s'y occupait-il ? Seule Mrs Hogskin, sa gouvernante, eût su le dire, mais elle gardait les lèvres scellées quand on la questionnait sur son maître. A PROPOS DE L'AUTEUR Gérard Dôle est à la fois journaliste, historien, musicien, chanteur, auteur-compositeur et, bien entendu, écrivain. En 1967, il s'essaie à la chanson à texte dans des cabarets de la Rive gauche tels que L'École Buissonnière de René-Louis Laforgue, L'Écluse ou L'Échelle de Jacob. Il passe même à Bobino en 1968, en première partie du récital de Catherine Sauvage et de Guy Béart. Retenons une série de disques qui font de lui un spécialiste de la musique acadienne de Louisiane et un grand amoureux des orgues de Barbarie, mêlant parfois musique et littérature populaire comme dans La Chanson de Nestor Burma (1982) en collaboration avec Tardi et Léo Malet, et La Complainte de Harry Dickson (1984). Gérard Dôle est aussi l'auteur d'une étude savante sur L'Histoire musicale des Acadiens (L'Harmattan, Paris, 1995), et de nombreuses nouvelles fantastiques publiées tant en France qu'aux États-Unis.
Embarquez pour ce recueil de nouvelles d'Hodgson sur le thème de la mer Voici un livre des plus étranges. Il est d'un auteur anglais, William Hope Hodgson, qui mourut trop jeune - tué sur le front en avril 1918 -, pour avoir pu donner toute sa mesure. Mais si son oeuvre est courte, elle témoigne d'une rare originalité. Dès que l'on parle de littérature de la mer, les premiers noms qui viennent à l'esprit sont ceux de Joseph Conrad et d'Herman Melville. Pour eux, la mer n'est pas le décor d'une aventure plus ou moins tumultueuse, mais celui d'une tragédie. La mer est un destin. Mais ce sont les hommes qui jouent les rôles principaux et sont vaincus par leur propre fatalité. Pour W. H. Hodgson, c'est la mer elle-même qui est fatale. Elle est une force monstrueuse qui s'empare des corps et des âmes et les métamorphose à son gré. Elle dispose de tout un arsenal fantastique de faux-semblants, et recèle une faune et une flore qui ne pardonnent jamais aux navires perdus. Si l'on y échappe, c'est toujours à l'extrême limite et dans des conditions terribles. Dans ce texte règnent la terreur et le délire. Et c'est avec un art admirable des détails insignifiants, une manière imperceptible de graduer l'effroi, que William H. Hodgson fait venir l'épouvante. EXTRAIT Comment t'avais fait pour m'en attraper un, Grandpa' ? demanda Nebby. Il avait posé cette question à tout moment au cours de la semaine, chaque fois que son massif grand-père, aux yeux d'un bleu de Guernesey, fredonnait la Ballade des Chevaux marins qu'il ne poursuivait jamais bien loin. - Comme ça qu'il était un peu fatigué, p'tit Nebby, et je l'ai fameusement attrapé avec un coup d'hache, avant qu'il puisse déguerpir, expliqua son grand-père, tout plein de gravité et de satisfaction. Nebby descendit de son drôle de cheval de bois, tout simplement en le tirant par l'avant d'entre ses jambes. Il examina sa tête qui, bizarrement, ressemblait plus ou moins à celle d'une licorne, puis mit son doigt dans une sorte de meurtrissure dont on voyait la trace dans la peinture noire du nez. - C'est là que tu l'as tapé, Grandpa' ? demanda-t-il sérieusement. - Dame, dit son grand-père Zacchy, s'emparant du drôle de cheval de bois pour examiner la peinture éraflée. Dame, c'est que je lui ai donné un furieux coup. C'est-y qu'il est mort, Grandpa' ? demanda l'enfant. - Eh bien, dit le solide vieillard, tâtant le cheval de bois de partout avec ses gros doigts, c'est à peu près comme ci et comme ça. Il ouvrit la mâchoire à charnière adroitement faite et considéra les dents en os dont il l'avait garnie, puis glissa un oeil avec le plus grand sérieux dans la gorge peinte en rouge. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « Le mystère habite littéralement ce singulier recueil de nouvelles, toutes consacrées à la mer. Il est dans chaque ligne, dans chaque détail, d'abord insignifiant, tout juste perceptible, une musique, une odeur, mais irréductible. Il résiste jusqu'au bout, quand s'apaise la tension, insaisissable mais terriblement présent. » - Télérama A PROPOS DE L'AUTEUR William Hope Hodgson (1877 - 1918) est né dans le Comté d'essex. Fils de pasteur, il quitte très jeune sa famille et naviguera pendant huit ans. Cette expérience très dure marquera sa vie personnelle mais également son travail d'écrivain. Lorsqu'éclate la Première Guerre mondiale, il vit en France. Il retourne alors en Angleterre pour s'engager dans l'armée et est tué au front. C'est en dix années d'écriture qu'il écrivit l'ensemble de ses ouvrages parmi lesquels on compte quelques-uns des textes les plus importants de la littérature fantastique : La Chose dans les algues, Les Canots du Glen Carrig ou encore La Maison au bord du Monde.
Dévorez le premier roman de Stocker, auteur mythique du sanglant Dracula Arthur Severn, jeune Anglais qui vient d'hériter de la fortune de sa tante, découvre le Connemara. Il s'y éprend de Norah Joyce, dont le père est honteusement spolié par Murtagh Murdock, l'odieux Gombeen Man, usurier rural détesté par toute la communauté paysanne. Il aide son ami Dick Sutherland, géologue, à sonder la « tourbière mouvante » qui, à en croire divers récits, serait à la fois le repaire ultime du Roi des Serpents et le lieu où est enfoui le célèbre trésor perdu par les Français en 1798. C'est l'ouest de l'Irlande, balayé par les pluies et les tempêtes, qui sert de cadre naturel et grandiose à cette histoire d'amour, de cupidité et de dépossession : la « tourbière mouvante » est le lieu inattendu et dangereux d'une exploration à la fois historique, scientifique et fantastique. L'évocation d'une nature à la fois sublime et tourmentée est le prélude et l'accompagnement de l'aventure intérieure qui verra Arthur renaître à une nouvelle vie... Le Défilé du Serpent était resté inédit en français jusqu'à ce jour... Shleenanaher- « le Défilé du Serpent » - exerce une étrange fascination sur tous ceux qui l'approchent, qu'il s'agisse des autochtones ou d'Arthur Severn, « l'étranger ». EXTRAIT Entre deux montagnes de gris et de vert, car le rocher affleurait entre les touffes de verdure émeraude, la vallée, presque aussi étroite qu'une gorge, s'en allait plein ouest vers la mer. Il y avait juste assez de place pour la chaussée, à demi entaillée dans la roche, à côté de l'étroite bande que formait le lac sombre d'une profondeur apparemment insondable loin en contrebas, entre des parois verticales de roche menaçante. La vallée s'ouvrit et la pente se fit raide, le lac devenant un torrent bordé d'écume qui s'élargissait en mares et en lacs miniatures en atteignant le niveau le plus bas. La montagne s'élevait doucement par paliers semblables à des terrasses où la civilisation se laissait entrevoir furtivement, émergeant de la désolation presque primordiale qui nous enserrait : bouquets d'arbres, chaumières, contours irréguliers des champs clos de murs de pierre, avec des tas de tourbe noirs pour les feux de l'hiver, empilés çà et là. Loin au-delà, il y avait la mer, le grand Atlantique, avec un littoral follement irrégulier parsemé d'une myriade de petits groupes d'îlots rocheux ; une mer d'un bleu profond, avec un trait de faible lumière blanche au lointain horizon et, quand le bord de l'eau était visible dans les trouées de la côte rocheuse, ici et là frangée d'une ligne d'écume à l'endroit où les vagues se brisaient sur les rochers ou bien dévalaient en énormes rouleaux sur l'étendue unie des sables. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « De page en page, la nature prend une place de plus en plus importante, et l'étrange magie qu'elle dégage se pare de reflets surnaturels. Toute cette partie est portée par une poésie farouche et par un sens du mystère qui font vite oublier les conventions de l'histoire d'amour et le conformisme de la fin, qui voit la sauvage Irlandaise devenir une parfaite petite Anglaise... Stoker n'est sans doute qu'un petit maître, mais il mérite largement qu'on le redécouvre, et cela bien au-delà du personnage légendaire qui l'a rendu célèbre. » - Télérama A PROPOS DE L'AUTEUR Bram Stoker est né à Dublin en 1847. Après une jeunesse précaire et difficile, il se lança dans le journalisme ses études terminées. En 1871 lui vint l'idée de ce qui allait devenir un des plus célèbres romans de littérature fantastique, Dracula (1897). Il rédigea de nombreuses autres oeuvres, parmi lesquelles Le Joyau des Sept Étoiles, disponible pour la première fois en version intégrale dans la collection Terres Fantastiques, et Le Repaire du Ver blanc. Il mourut à Londres en 1912.
Pour la première fois, le texte original de ce roman fantastique de Stoker est publié dans son intégralité ! Assailli dans une pièce entièrement close par quelque chose ou quelqu'un, un éminent égyptologue est plongé dans un étrange état cataleptique. Puis, peu après, au même endroit, certains objets précieux disparaissent pendant que d'autres reviennent dans de troublantes et inexplicables conditions. Et, tandis que le mystère grandit, d'autres malédictions resurgissent, dont une sous la forme d'une main momifiée. Une main pourvue de sept doigts. Une main où scintillent d'extraordinaires joyaux, semblables à des étoiles... Le Joyau des Sept Étoiles (1903) est présenté ici pour la première fois dans sa version intégrale. En effet, la seule traduction disponible en langue française était amputée d'environ un tiers du texte original, supprimant ainsi l'efficacité des descriptions que Stoker s'était appliqué à donner de cette descente dans les abîmes de l'effroi. Une deuxième fin est également proposée pour la première fois au lecteur français. Il ne s'agit pas ici de vampirisme, mais l'horreur atteint, dans ce superbe roman, des sommets - ou plutôt des gouffres - d'angoisse inattendus. EXTRAIT Tout cela paraissait si réel que j'avais peine à imaginer que cela se soit produit antérieurement et cependant, chaque épisode survenait, non pas comme une étape nouvelle dans l'enchaînement logique des faits, mais comme une chose à laquelle on s'attend. C'est de cette façon que la mémoire joue ses tours pour le bien ou pour le mal, pour le plaisir ou pour la douleur, pour le bonheur ou pour le malheur. C'est ainsi que la vie est un mélange de douceur et d'amertume et que ce qui a été devient éternel. De nouveau, le léger esquif, cessant de fendre les eaux tranquilles comme lorsque les avirons brillaient et ruisselaient d'eau, quitta le violent soleil de juillet pour glisser dans l'ombre fraîche des grandes branches de saules qui retombaient - j'étais debout dans le bateau qui oscillait, elle était assise immobile et, de ses doigts agiles, elle écartait les branches égarées, se protégeait des libertés que prenaient les rameaux sur notre passage. De nouveau, l'eau paraissait être d'un brun doré sous le dôme de verdure translucide, et la rive était recouverte d'une herbe couleur d'émeraude. De nouveau, nous étions là dans l'ombre fraîche, avec les mille bruits de la nature se produisant à l'intérieur et à l'extérieur de notre retraite, se fondant dans ce murmure somnolent qui fait oublier les ennuis bouleversants et les joies non moins bouleversantes du monde immense. De nouveau, dans cette solitude bénie, la jeune fille oubliant les conventions de son éducation première rigoriste, me parla avec naturel et sur un ton rêveur de la solitude qui assombrissait sa nouvelle existence. Elle me fit ressentir, avec une grande tristesse, comment dans cette vaste maison chaque personne se trouvait isolée du fait de la magnificence de son père et de la sienne, car, en ces lieux, disait-elle, la confiance n'avait pas d'autel, la sympathie pas de sanctuaire. Le visage de son père paraissait aussi lointain que semblait à présent lointaine la vie du vieux pays. A PROPOS DE L'AUTEUR Après une jeunesse précaire et difficile, Bram Stoker se lança dans le journalisme ses études terminées. C'est en 1871 que lui vint l'idée de ce qui allait devenir un des plus célèbres romans de littérature fantastique, Dracula (1897). Mais la carrière littéraire de Bram Stoker ne s'arrêta pas là, et il rédigea de nombreuses autres oeuvres, malheureusement occultées par le succès de Dracula, parmi lesquelles Le Joyau des Sept Étoiles, disponible pour la première fois en version intégrale dans la collection Terres Fantastiques, et Le Repaire du Ver blanc. Bram Stoker mourut à Londres.
À la suite d'une terrible peine d'amour, David Hardwick, un vampire plus que centenaire, s'est enfermé il y a vingt ans dans son vieux manoir de Manchester, en Angleterre. Or, un soir, après le coucher du soleil, Zero, une jeune camée new-yorkaise, s'introduit dans son antre, armée d'un maillet et d'un pieu ! Qui donc a envoyé cette pauvre fille l'assassiner ? Et pourquoi ? David doit trouver les réponses à ces questions, car il sait que cette ridicule tentative de meurtre est avant tout un message qu'on lui adresse. Et le seul moyen de découvrir de qui il provient, c'est de partir pour New York. Mais New York a bien changé depuis l'époque lointaine où le vampire y avait découvert l'amour. Quant à Zero, véritable fille de rue, elle pose bien des problèmes à l'homme raffiné, poète et romantique qu'est David... La Mort tout près : le deuxième volume de l'une des plus envoûtantes séries vampiriques, celle du Pouvoir du sang !