Époque contemporaine (depuis 1799)
Époque contemporaine (depuis 1799)
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Bâti autour de la figure d'Adolf Hitler aux lendemains de la Première Guerre mondiale, le parti nazi a rassemblé jusqu'à 10 millions de membres, hommes et femmes, durant la dictature. Peu ont adhéré avant le putsch de la Brasserie en 1923. Après sa refondation par Hitler, l'essor du NSDAP est fulgurant : le parti devient le premier d'Allemagne aux élections législatives de juillet 1932. Il compte 850 000 Alte Kämpfer ou « vieux combattants » à la veille de l'arrivée du Führer au pouvoir le 30 janvier 1933, avant d'être submergé par une vague d'adhésions dans les mois qui suivent. Ce « parti du peuple » rassemblait aussi bien des ouvriers que des intellectuels, des urbains que des ruraux, des jeunes comme des plus âgés. Convaincus ou opportunistes, ses membres ont adhéré à la politique d'un parti extrémiste aux pratiques violentes et à l'idéologie raciste, bénéficié d'avantages sociaux et exercé, parfois, des responsabilités politiques au sein de leur quartier, entreprise, village, et jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir quand le parti est devenu unique. Marie-Bénédicte Vincent redonne une épaisseur humaine au NSDAP et s'attache à comprendre comment et pourquoi des millions d'hommes et de femmes ont pu servir et se rendre complices de ce parti criminel jusqu'en 1945.
Un meurtre obscur en Silésie, cinq SA ivres, un État de droit qui s’effondre : voici comment un fait divers a scellé la fin de la République de Weimar.
1940-1944 : cinq femmes, cinq destins héroïques. Découvrez comment Lucie Aubrac, Geneviève de Gaulle et trois résistantes méconnues ont changé le cours de l’Histoire. Un récit choral et poignant, adapté du podcast culte de France Inter.
Analyse de l'installation du nazisme dans les corps, les esprits et les institutions, ce livre fait la démonstration qu'au début des années 1930, il suffisait de savoir lire la presse pour comprendre, exemples à l'appuis, la décennie que les nazis avaient programmé et mettrons en pratique pour l'Allemagne. On n'y voit pas seulement la violence contre les Juifs, mais aussi le laisser-faire de ceux qui avaient la position sociale comme les moyens politiques et intellectuels de résister. Kraus convoque enfin la littérature et la poésie pour débusquer les responsabilités de ceux qui ont accepté et même demandé le sacrifice de l'intelligence au service de la propagande, préparant librement le terrain à l'ensevelissement de l'humanité. « On voit depuis longtemps déjà que tout ce qu'on mijote et expose n'est pas très appétissant : rien que l'action et la volonté, le sang et la terre ; chaque slogan est une grenade à main, tous ces regards d'auteurs qui ressemblent à leurs lecteurs, visages tous pareils, autant de succès de librairie. Entreprise d'une bureaumantocratie livrant des guerres de libération pour mieux asservir. Grouillement d'individus prêts à l'emploi : hommes de plume et hommes de main qu proposent de faire même de la philosophie une école préparatoire aux idées de Hitler. » Pour préparer la lecture de ce texte dense, l'avant-propos de Jacques Bouveresse donne toutes les références, les clés, les repères ; et il en dévoile toute l'actualité, celle de la trahison des élites culturelles.
1944 : l’OSS, ancêtre de la CIA, distribue en secret un manuel de sabotage aussi ingénieux que discret.
« C'est injuste ! » est, très souvent, notre premier cri d'entrée dans le droit. Il n'est évidemment pas question de faire ici l'histoire de l'injustice, ni celle des crimes de masse commis depuis la préhistoire, mais de raconter celle de la réponse judiciaire apportée par la communauté internationale vis-à-vis des principaux acteurs de ces atrocités, quelles que soient leurs qualités (auteurs directs, complices, théoriciens, organisateurs, ...), lorsque les États auxquels ils appartiennent ont fermé les yeux ou baissé les bras. Il a fallu attendre les violences inédites apparues durant les deux guerres mondiales pour que l'on assiste, à Nuremberg et Tokyo, en 1946, aux premières condamnations dans l'histoire du monde des principaux responsables de crimes commis durant une guerre, prononcées par une juridiction pénale internationale. Puis viendront le temps des procès pour l'ex-Yougoslavie et le Rwanda, et enfin la naissance de la Cour pénale internationale. C'est la concrétisation, dans les relations internationales, de l'existence d'une société humaine universelle alors que, jusque-là, il n'existait qu'une société des Etats souverains.
1942, Breslau. Deux sœurs, un violon, et l’enfer des camps. La Vérité en héritage est le récit bouleversant d’Anita Lasker-Wallfisch, survivante de l’orchestre d’Auschwitz, qui brise cinquante ans de silence pour transmettre l’indicible.
Le présent ouvrage porte sur l'histoire d'une armée, mais l'objectif de l'auteur est également de traiter de l'armée impériale en tant qu'institution de l'État-nation japonais du milieu du XIXe siècle à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour sauvegarder son indépendance, le Japon multiplie, après 1854, les accords avec les puissances occidentales, tout en se lançant dans une politique de construction d'une armée moderne. Au tournant du XXe siècle, il devient une puissance de plein droit, puis renverse la table en sortant victorieux d'un conflit avec l'Empire russe. Néanmoins, le Japon ne tarde pas à trahir les immenses espoirs qui sont placés en lui. Son annexion de la Corée dès 1910, puis la tentative de mise sous tutelle de la Chine en 1915, à la faveur de la Première Guerre mondiale, contribuent à faire planer un doute sur sa volonté de libérer les peuples asiatiques. Bloqué dans ses ambitions en direction du Pacifique, humilié par les lois migratoires américaines, le Japon réoriente en effet ses ambitions vers le continent asiatique. L'incident de Mandchourie (1931) est un véritable tournant en replaçant l'armée au centre de l'État. La défaite face à l'URSS à l'été 1939, l'enlisement dans la guerre sino-japonaise amènent le Japon à prendre la décision de réaliser ce rêve d'autonomie en déclenchant la guerre du Pacifique. Il s'agira du terminus de l'histoire de l'armée impériale japonaise, puisque elle ne survivra pas au conflit.
Cet ouvrage propose de saisir le moment de bascule où la rivalité américano-soviétique se cristallise en système. Signature du traité de l'Atlantique Nord, création de la RFA et de la RDA, bombe atomique soviétique, victoire de Mao : en quelques mois, l'équilibre international se transforme et l'affrontement idéologique devient confrontation militarisée et mondialisée. Cette évolution n'est cependant ni linéaire ni consensuelle : les espoirs de paix issus de la Seconde Guerre mondiale, les oppositions internes aux États-Unis et les trajectoires propres des pays décolonisés nuancent la logique de blocs. En articulant histoire européenne, dynamiques globales et jeux d'acteurs péricentriques, Justine Faure montre comment l'année 1949 structure durablement l'ordre bipolaire, façonne les sociétés et matérialise le rideau de fer. Entre fermeture des frontières, guerre politique et stratégies d'endiguement, un monde nouveau se dessine, tendu entre peur nucléaire, ambitions impériales et résistances locales. Une lecture essentielle pour comprendre la fabrique de la guerre froide.
Écrit en 1918 par l’un des plus grands esprits du XXe siècle, Le monde qui pourrait être explore sans détour les fondements du socialisme, de l’anarchisme et de l’anarcho-syndicalisme.
À 16 ans, Edith Eger est déportée à Auschwitz. Des décennies plus tard, elle livre un témoignage rare : comment transformer l’horreur en force, et aider les autres à se reconstruire. Un récit de résilience qui bouleverse et inspire.
Depuis 1948, le conflit israélo-palestinien ne cesse de redessiner les équilibres mondiaux. *Israël-Palestine, une guerre sans limites ?
Avril 1945, Berlin en ruines : la mort d'Hitler ne marque pas la fin du IIIe Reich. Emmanuel Droit révèle comment le régime nazi tente de survivre à Flensbourg, entre illusions et capitulation inévitable.
Le 12 juillet est devenu jour de commémoration nationale « pour Alfred Dreyfus, pour la victoire de la justice et de la vérité, contre la haine et l'antisémitisme ». Les mots sont forts, précis. Pour Dreyfus, du nom de ce grand citoyen patriote, alsacien de Mulhouse, juif transformé en coupable, officier d'un grand courage dans l'enfer du bagne de Guyane. Pour la victoire de la justice et de la vérité, le 12 juillet 1906, avec l'arrêt historique de la Cour de cassation réhabilitant l'officier français innocent de tout crime de trahison. Contre la haine et l'antisémitisme, une défaite infligée à ces terreurs menaçant la République, l'État de droit et la nation. Le 12 juillet de Dreyfus est un jour de gloire de la France et du monde libéral. Cette mémoire de l'affaire Dreyfus porte des horizons d'unité, de fraternité, de fierté pour les combats de justice. S'en souvenir en commémorant cette victoire, brève mais éclatante, fait aujourd'hui événement. L'histoire des 12 juillet se devait d'être écrite. Pour savoir que l'honneur de résister, le courage de la vérité dessinent l'avenir des sociétés démocratiques.
François Mitterrand reste l’un des présidents les plus fascinants et controversés de la Ve République.
1815 : et si la fin des révolutions n’était qu’un leurre ? Clément Thibaud démontre que, derrière la restauration monarchique européenne, l’esprit révolutionnaire a continué de transformer le monde, de l’Amérique latine à l’Asie.
Et si le rythme de l’Histoire s’emballait sous nos yeux ? Écrit au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Essai sur l’accélération de l’histoire interroge cette accélération fulgurante des événements qui bouleverse les sociétés.
1917-1991 : voici l’histoire mondiale d’un mouvement qui a bouleversé le XXe siècle. Romain Ducoulombier en propose une synthèse claire, nourrie des archives soviétiques et d’une approche transnationale inédite.
Peut-on penser le sens ou la finalité du mal auquel les êtres humains sont confrontés ? Ou, en termes théologiques, peut-on démontrer qu'il n'y a pas de contradiction entre l'existence d'un Dieu bon, créateur et tout-puissant et l'existence du mal ? Pierre Gillouard éclaire le traitement original par Simone Weil de la question de la théodicée à l'orée et au coeur de la Seconde Guerre mondiale. D'abord athée, la philosophe fait le constat de l'absence de finalité du mal, à partir d'une réflexion sur l'impossibilité de la disparition de l'oppression en société. En franchissant ensuite un seuil mystique, si elle cherche à « penser ensemble dans la vérité le malheur des hommes, la perfection de Dieu, et le lien entre les deux », c'est paradoxalement en actant la fausseté et l'immoralité de toute tentative de justification du mal. La réponse qu'elle propose alors est indissociable d'une transformation de soi pour accéder à la vérité, le sens même, pour elle, de la philosophie. Simone Weil aura ainsi pensé le problème du mal à partir de l'expérience de celles et ceux qui souffrent, et non pas au détriment d'eux, sans jamais renoncer à la lutte éthique et politique contre l'oppression tout au long de son itinéraire de vie et de pensée.
Découvrez Henri Bergson. Textes, une sélection essentielle des écrits du philosophe majeur du XXe siècle, lauréat du prix Nobel de Littérature.
1939-1945 : et si la Seconde Guerre mondiale s’était jouée sur un champ de bataille invisible, celui du pétrole ?
Et si la résistance au fascisme s’écrivait au présent ? L’antifascisme de Mark Bray retrace, à travers des témoignages inédits et une enquête rigoureuse, l’histoire transnationale d’un mouvement toujours en première ligne.
1945-1989 : comment deux superpuissances ont failli embraser la planète. La Guerre froide revisite l’affrontement titanesque entre États-Unis et URSS, où chaque crise – Corée, Cuba, Berlin – fut un pas de plus vers l’abîme nucléaire.
1942, Pacifique Sud : Chester Nez, jeune Navajo de 21 ans, invente avec ses camarades le seul code jamais percé par l’ennemi.
Derrière le rêve spatial se cache une réalité bien moins glorieuse : des origines nazies aux dérives de l’astrocapitalisme, découvrez la face cachée d’une épopée qui façonne encore notre monde.
1944 : un juriste polonais invente le mot génocide pour nommer l’innommable. Qu’est-ce qu’un génocide ? retrace la genèse de ce concept clé, né d’une enquête implacable sur les mécanismes nazis. Un livre fondateur, toujours actuel.
1943-1945 : voici les échanges bruts, sans fard, entre Staline, Churchill et Roosevelt lors des conférences qui ont redessiné le monde.
Exilé au Brésil en 1942, Stefan Zweig trouve dans Montaigne la force de questionner la liberté intérieure face à la barbarie.
1984, Pays de Montbéliard. Un écrivain s’installe au cœur d’un bassin industriel en crise pour recueillir la parole des ouvriers et ouvrières avant que leurs voix ne s’éteignent.
Comprendre la géopolitique du Royaume-Uni dans toute sa complexité et ses contradictions impliquent de prendre en compte son insularité, son rapport historique au continent européen et sa relation avec les États-Unis. Sa stratégie navale avait conduit cette grande puissance à se bâtir un empire qui, à la veille de la Première Guerre mondiale, couvrait un quart de la surface du globe. De ce passé impérial, le Royaume-Uni a conservé une ambition mondiale. Puissance déclinante au XXe siècle, il décide, après quarante-trois années d'adhésion à la Communauté européenne, de s'en dissocier en 2016. En rompant les liens institutionnels avec l'Union européenne, il a désarticulé l'architecture traditionnelle de la politique étrangère britannique, telle que l'avait conçue Winston Churchill, autour de trois cercles d'influence : européen, atlantique et mondial. Dix ans après le Brexit, cet essai se propose d'analyser les enjeux qui traversent le Royaume-Uni, dans un monde en mutation constante où les repères sont devenus mouvants.
Et si la musique pouvait devenir le dernier témoin des tragédies du XXe siècle ? L'Écho du temps explore comment les œuvres de Strauss, Schoenberg ou Britten portent en elles la mémoire de la Shoah et de la guerre.
Belley, été 1940. Entre privations, marché noir et délation, la vie des habitants bascule sous l’Occupation.