Alsace, Lorraine
Alsace, Lorraine
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La prise par l'Allemagne du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle a duré 48 années. Il y a eu beaucoup d'évolutions sur ces territoires dépendants du IIe Reich durant cette période, certaines positives. Le IIe Reich, première puissance économique européenne, a voulu faire une vitrine de ce territoire, dans l'urbanisme, les transports, l'université, la connaissance et la recherche. Des progrès sociaux sont alors apportés. Mais s'est maintenu un esprit de domination impériale sur les Alsaciens-Mosellans. Bismarck, inspiré par le Pangermanisme, en fut le maître d'oeuvre. De fait, n'étant plus françaises, n'étant pas ou ne voulant pas vraiment devenir allemandes, les populations de ces territoires se sont repliées sur les traditions et sur les langues locales. Et lentement l'Alsace-Moselle aurait sans doute fini par devenir un Etat fédéré de l'Allemagne, impériale ou républicaine, sans la Première Guerre mondiale, qui vengeait l'affront de 1870. Ce Dictionnaire rassemble 350 notices et constitue un outil cohérent et unique pour décrypter cette page intense de l'histoire des relations franco-allemandes.
Pour bien comprendre les enjeux stratégiques de la bataille de Lorraine à laquelle ont participé 600 000 officiers et soldats français, l'auteur a d'abord analysé l'évolution des stratégies internes et externes de la France - notamment militaires - depuis sa défaite de 1871. Il s'est ainsi attaché en priorité à établir la réalité des faits pour analyser tant la stratégie de l'ennemi que les décisions et les comportements des généraux, comme les pérégrinations cartographiées et les pertes des unités placées sous leurs ordres.
Le cas du duché de Lorraine avant la guerre de Trente ans permet de mettre en évidence des questionnements et des éléments de réflexions sur un sujet inédit, jamais traité en tant qu'objet d'étude : la préparation à la guerre. Ce petit État, dont le pouvoir est concentré à Nancy, est menacé par les conflits tout au long des XVIe et XVIIe siècles. Sa taille réduite permet de comprendre comment les États de l'Europe moderne se préparent à la guerre dans un contexte belliqueux et les mécanismes à l'oeuvre dans l'anticipation des conflits. Malgré la volonté des ducs de rester neutres, ils élaborent une organisation défensive inégale sur la période. Elle est toutefois représentative d'un certain rapport du pouvoir à la guerre et d'une certaine conception de la neutralité, ainsi que d'une forte implication de la société civile dans la construction d'un appareil militaire.
En ce printemps 1633, la ville de Schirmeck est le théâtre d'étonnantes manifestations : un enfant perd l'usage de la parole, une femme accouche d'une pierre, des moutons meurent étrangement lapidés... Sur fond de guerre de Trente Ans, de rumeurs villageoises, de haines accumulées sur plusieurs générations, le procureur Gail se rend dans la vallée vosgienne et mène le procès de Barbara, que les habitants accusent de sorcellerie. Mais la mécanique bien huilée de la machine judiciaire s'enraye, forçant le procureur Gail à remettre toute l'enquête en question. Il patine et change de cap, se laisse emporter par la colère, erre de certitudes en doutes. Dans ce premier roman, Alexis Metzinger nous plonge dans la tête d'un chasseur de sorcières du XVIIe siècle : petit à petit, nous nous retrouvons à penser comme lui. Nous nous perdons entre la rumeur et la vérité, l'humour et l'effroi, le réel et le fantastique, l'histoire et la littérature. Avec un éclairage de l'historien Daniel Fischer, directeur scientifique de la collection.