Afrique centrale et de l'Est
Afrique centrale et de l'Est
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À la fin du xixe siècle, sur le littoral de l'actuel Kenya, une cité-État swahili tente de survivre aux bouleversements politiques et aux appétits impériaux. Fondée en 1862 par des é
Jan Vasina est l'un des pionniers d'écriture de l'histoire de l'Afrique ancienne. Historien, anthropologue et linguiste, il a été façonné par son intense fréquentation du terrain congolais et rwando-burundais. Sa méthode reposait sur un double pilier : la recherche sans concession de la vérité et la nécessaire intervention de l'imagination historique. En plaçant le passé de l'Afrique sous la dure lumière de l'histoire, il reconnaissait la place originale que ce passé occupait dans le concert des grandes cultures du monde. Ce recueil d'études sur l'Afrique centrale ancienne se veut un témoignage en hommage à ce grand africaniste belgo-américain.
Taillé à l'échelle d'un mini-continent (quatre fois et demie la France), l'ex- Soudan anglo-égyptien est structuré autour du Nil et de ses affluents. Bien doté en voies d'accès par ce puissant réseau hydrographique et sans frontières naturelles très dissuasives, il est depuis toujours une terre de passage, largement ouverte sur les neuf pays de son voisinage : l'Égypte, la Libye, le Tchad, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, l'Ouganda, le Kenya, l'Éthiopie, l'Érythrée. Cette position stratégique constitue un atout précieux, mais l'expose à tous les dangers et à toutes les convoitises, d'autant plus qu'il est bien doté en richesses naturelles. À l'indépendance, proclamée le 1er janvier 1956, les gouvernants (nordistes) se trouvent confrontés à un défi redoutable : comment reconstruire cet espace immense - fruit d'une épopée « égypto-ottomane » bicentenaire - dont le devenir a été fragilisé par 56 années de colonisation britannique ? Le Soudan vivra son demi-siècle d'existence dans une instabilité chronique, sur fond de coups d'État et de guerre civile, à la recherche d'une identité controversée (arabo-musulmane ou arabo-africaine), en quête d'une paix insaisissable entre l'État « nordiste » et les mouvements sudistes. Par un mauvais coup du destin, l'accord signé à Naivasha entre Khartoum et le SPLM de John Garang, censé privilégier l'unité, débouchera sur la partition (par référendum), sans même amener une paix véritable, la « communauté internationale » se débarrassant cyniquement d'un conflit qu'elle avait attisé et laissant aux protagonistes le soin de régler les modalités de leur divorce. La République du Soudan du Sud est née le 9 juillet 2011, sonnant ainsi le glas de l'unité pour le gé
La première édition de ce livre, en 1997, se présentait comme le prolongement intellectuel du travail de deuil qu'appelaient le génocide des Tutsi et les massacres d'opposants hutu perpétrés au Rwanda en 1994, mais aussi les massacres commis au Burundi en 1993. Seuls les chapitres généraux de la première édition ont été gardés, complétés par une conclusion actualisée. Quinze ans plus tard, le défi reste le même : celui de la réduction de la réalité génocidaire, qui hante cette région d'Afrique depuis un demi-siècle, à des « colères populaires spontanées » ou à des « guerres ethniques », c'est-à-dire à des massacres sans responsabilités. L'opinion publique reste souvent attachée à ces clichés, en fonction de préjugés persistants sur une Afrique exotique, « continent des ténèbres » et des « violences ataviques ». Toute une littérature, en France, continue étrangement à jouer de cette ignorance. Jean-Pierre Chrétien, qui a travaillé sur ces pays depuis plus de 40 ans, montre que l'ethnisme relève soit d'une illusion théorique, soit d'une propagande raciste qui, en l'occurrence, débouche sur des pratiques d'exclusion et des massacres de masse. Au Rwanda en 1994, l'éradication des Tutsi, décrits comme des êtres malfaisants d'origine étrangère, visait aussi à neutraliser les démocrates hutu qui s'opposaient au régime en place. Un projet censé être authentique et « populaire » a conduit à justifier (quitte à le nier ensuite) l'élimination radicale de « l'autre », traité en bouc émissaire de calculs politiques à courte vue. Ce livre rappelle que l'impératif de la recherche, en Afrique comme ailleurs, est de décrypter les fausses évidences. Par-delà les cas rwandais et burundais, il permet de penser autrement les rapports complexes qui s'établissent entre mobilisation politique, violence et construction identitaire.
La colonisation, telle qu'elle a été organisée par la Conférence de Berlin (1884-1885), était-elle une forme d'esclavagisme au même titre que la « traite transatlantique » exercée sur des peuples noirs d'Afrique par des marchands d'esclaves venus d'Occident (1600-1848) ? Était-elle semblable à la « razzia » pratiquée en Afrique centrale par des Arabes sur des autochtones animistes (1700-1900) ? Cet ouvrage tente d'y répondre. Étayée selon la tradition orale par des témoignages des populations asservies pendant la colonisation, elle pose un regard différent sur la version des faits documentés et présentés de manière officielle dans des rapports coloniaux. Le récit soulève aussi des questions liées à l'exercice de l'autorité pendant la colonie, tout en mettant un accent particulier sur les abus, mais aussi, sur la résistance, la combativité et la résilience des peuples autochtones luttant sans répit pour la survie et la reconquête de la liberté.
Dans ce livre, l'auteur retrace l'histoire fascinante et méconnue des transformations ayant abouti à l'indépendance du Congo : des structures administratives coloniales aux mécanismes d'exploitation, des résistances locales à l'émergence d'une élite nationale prête à façonner l'avenir du pays. Loin des récits simplistes, cet ouvrage dévoile les coulisses de la décolonisation de la République du Congo : négociations, compromis, ruptures, résistances et adaptations. À travers des archives, témoignages et analyses, il offre une lecture profonde et nuancée de ce que signifie réellement conquérir la liberté, au-delà du seul jour de l'indépendance. Cet ouvrage est une référence essentielle pour tous ceux qui souhaitent comprendre le processus de décolonisation de l'Afrique, particulièrement celle de la République du Congo.
Après la mort tragique du feu Barthélemy Boganda, fondateur de la République centrafricaine, le pays plongea dans un cycle de violences et d'incertitudes politiques. L'octroi de l'indépendance, le 13 août 1960, n'arrangea guère la difficile problématique de succession. Le premier coup d'État de la nuit de la Saint Sylvestre, du 31 décembre 1965 au 1er janvier 1966, vint confirmer cet état de fait. Cet évènement marqua en même temps le début des crises qui vont jalonner la vie politique en République centrafricaine. En 1979, Jean Bédel Bokassa, à la tête de l'État depuis quatorze années, se fit renverser grâce à l'appui de la France par David Dacko, son propre cousin. Celui-ci resta à peine deux ans au pouvoir et se fit démettre par le général d'Armée, André Kolingba. Cette situation ne s'arrêtera plus, car précisément Ange Félix Patassé, alors élu démocratiquement président de la République fut, à son tour renversé par François Bozizé, le 15 mars 2003. Comme cela ne suffit pas, l'adage qui confirme la règle dit que : « Celui qui tue par l'épée, meurt par l'épée », François Bozizé fut renversé à son tour par Michel Djotodia, le 24 mars 2013. De tout temps, les Centrafricains vivent trempés dans une ambiance d'insécurité permanente et dont la plupart de nos compatriotes n'ont pas conscience. Depuis 2012, une crise militaro politique sur fond de confessionnalisme exalté est en train de déchirer le pays. C'est là, l'insécurité. Tous les chefs d'État, sans exception, qui se sont succédé de 1960 à 2014, n'ont pas pu résorber la question de l'insécurité. Le non-respect de la constitution, des institutions de la république et des principes de la démocratie constitue un facteur de crise, elle-même génératrice d'insécurité pour la communauté nationale.
Este libro es una guía práctica y accesible para saber más sobre el exterminio de los tutsis en Ruanda, que le aportará la información esencial y le permitirá ganar tiempo. En tan solo 50 minutos, usted podrá: o Entender por qué estalla una guerra civil en Ruanda que enfrenta a las dos etnias predominantes en el país, los hutus y los tutsis, y que acabará desencadenando el terrible genocidio de 1994 o Profundizar en la biografía de tres de las principales figuras del genocidio, Grégoire Kayibanda, Juvénal Habyarimana y Paul Kagame, y evaluar su implicación en este acontecimiento o Analizar cómo se desarrolla el genocidio tutsi, que estalla tras el asesinato del presidente ruandés Habyarimana, y la profunda huella que deja en la sociedad ruandesa SOBRE en50MINUTOS.ES | Historia en50MINUTOS.ES le ofrece las claves para entender rápidamente los principales acontecimientos históricos que cambiaron el mundo. Nuestras obras narran de forma rápida y eficaz una gran variedad de acontecimientos históricos clave de distintas épocas, desde la Antigua Grecia hasta la caída del muro de Berlín. ¡Descubra en un tiempo récord la historia que ha marcado el rumbo del mundo!
Découvrez enfin tout ce qu'il faut savoir sur le génocide au Rwanda en moins d'une heure ! Quelques heures après l'assassinat du président rwandais Habyarimana, les milices hutues descendent dans la rue à la recherche des opposants au Gouvernement en vue de les abattre. Si l'on pourrait croire que le génocide découle d'un mouvement de colère du peuple, il n'en est rien. On assiste à un véritable massacre qui suit une logique visiblement décidée de longue date. Une fois la contestation disparue, les Hutus s'en prennent à tous les Tutsis qui se trouvent sur leur chemin. En trois mois, ce sont plus de 800 000 personnes qui sont massacrées sans que la communauté internationale n'intervienne véritablement. Ce livre vous permettra d'en savoir plus sur : o Le contexte de l'époque o Le génocide des Tutsis o Ses répercussions Le mot de l'éditeur : « Dans ce numéro de la collection 50MINUTES|Grands Événements, Jonathan Duhoux nous raconte l'un des derniers génocides du XXe siècle. Si, pendant des centaines d'années, les Hutus et les Tutsis vivaient en harmonie, tout cela change avec l'arrivée des colonisateurs en Afrique centrale. Ce sont les Allemands qui, les premiers, ont soulevé les différences qu'il existait entre les deux peuples pour les catégoriser. En privilégiant l'un par rapport à l'autre, les inégalités se sont creusées et ont fait naître des rancoeurs. C'est donc sur un terreau particulièrement favorable que pourront compter les extrémistes hutus, bien décidés à éradiquer les Tutsis. » Stéphanie Dagrain À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Grands Événements La série « Grands Événements » de la collection « 50MINUTES » aborde plus de cinquante faits qui ont bouleversé notre histoire. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent tout savoir sur un sujet précis, tout en allant à l'essentiel, et ce en moins d'une heure. Nos auteurs combinent les faits, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d'histoire.
Une guerre oubliée, mais particulièrement sanglante (1961-1962).Septembre 1961. Dans une province sécessionniste de l'ex-Congo belge, le Katanga, paradis géologique riche en cuivre et en uranium, un régime minier pro-occidental défie l'ONU et ses casques bleus. Le conflit qui éclate oppose " soldats de la paix " et mercenaires endurcis. Surprise : il s'agit d'ex-officiers d'élite de l'armée française, des " durs " capables de lancer leurs groupes mobiles contre un adversaire dix fois supérieur en nombre. Il s'avère que, loin d'être " perdus ", cette poignée d'hommes se trouvent en mission commandée, sur ordre du gouvernement français, en particulier de la " cellule des Affaires africaines et malgaches " de l'Élysée dirigée par Jacques Foccart. Ils infligèrent à l'ONU et ses 16 000 hommes une défaite militaire retentissante, s'appuyant sur des méthodes de guérilla et de contre-guérilla éprouvées en Indochine et en Algérie, avant de battre en retraite sur ordre. Loin d'être une simple escapade de mercenaires, le projet visait à étendre le pré carré de la France, se tailler une part du gâteau de l'ex-Congo belge, contrer la pénétration soviétique et coiffer sur le poteau les Anglo-Saxons pour l'exploitation des ressources minières stratégiques, tout en présentant le Katanga comme un poste avancé de la lutte anticommuniste mondiale.
La légende veut que la France ait " généreusement " amené ses anciennes colonies d'Afrique noire à l'indépendance en 1960. Une décolonisation qui se serait faite dans la compréhension mutuelle et l'intérêt partagé de la France et de l'Afrique. Ce livre raconte une tout autre histoire : celle d'une guerre brutale, violente, meurtrière et méconnue, la guerre du Cameroun, qui a permis à Paris d'inventer un nouveau système de domination : la Françafrique.
1000 collines, 1000 témoins, dont 600 témoignages inédits sur l'exécution du dernier génocide du XXe siècle, celui des Tutsis du Rwanda, d'avril à juillet 1994. Il s'agit donc d'un corpus de témoignages unique au monde réalisé par Bruno Boudiguet.Le dernier génocide du XXe siècle, perpétré contre les Tutsis du Rwanda entre avril et juillet 1994, fut supervisé par l'appareil d'État suprémaciste hutu. Il a détruit les vies de plus d'un million de personnes. Des centaines d'ouvrages, de témoignages, d'études, d'essais ont été publiés ces trente dernières années. Outre le fait de s'être appuyé sur la bibliographie existante, Bruno Boudiguet a pu s'entretenir avec près de 600 témoins dont la quasi-totalité sont des rescapés du génocide. Il s'agit donc d'un corpus de témoignages unique au monde, présentés tels quels et classés par zone administrative. Bien évidemment, la réalité de la préparation et de l'exécution du génocide a déjà été démontrée, reconnue par l'ONU et le Tribunal international d'Arusha. Mais il manquait une étude sur l'ensemble des 130 communes (sur 146) de la zone gouvernementale montrant méthodiquement l'ubiquité du génocide dans cette partie du pays représentant à peu près 85% du territoire rwandais. Dans ce but, l'ouvrage est classé par préfectures, communes voire secteurs. L'étude des sites de regroupement montre l'importance de la résistance des victimes. Certains sites, comme les collines de Bisesero, ont été bien décrits, mais on ne pense pas toujours à la résistance qui s'est organisée, par exemple, dans les paroisses attaquées par des groupes de miliciens. Les nombreux récits de survivants de ces massacres rendent justice à l'héroïque résistance de victimes qui n'avaient dans leur grande majorité que des pierres pour lutter. Cette étude montre que le nombre de massacres de masse (plus de 500 personnes) a été jusqu'à présent sous-estimé. Beaucoup d'endroits reculés du pays n'ont pas eu droit à une article dans la presse locale par exemple. Par exemple, la colline de Kabuye, dans la région de Butare, où plusieurs dizaines de milliers de victimes ont péri, a une bibliographie quasi vierge. Il ne s'agit pas, bien entendu, de sous-estimer les modes opératoires les plus connus du génocide (barrières, tueries localisées à l'arme blanche, etc.), mais plutôt de tenter d'évaluer l'importance et l'impact des massacres de masse et du rôle des militaires FAR dans son exécution. L'efficacité du génocide est redoutable car les autorités ont utilisé une méthode, expliquée pas à pas dans la conclusion de l'ouvrage, très élaborée à l'échelle du pays afin d'être en mesure de rassembler un maximum de personnes dans les lieux publics (stades, églises, paroisses, bureaux communaux et autres bâtiments). Les survivants de ces massacres représentent souvent à peine 1 % du nombre de départ, ce qui explique d'ailleurs le peu de témoignages comparé aux autres modes d'exécution. On se rend compte que les massacres de masse ne s'échelonnent essentiellement que sur une période très courte, beaucoup moins que les trois mois dont on parle habituellement. Déjà qualifié par certains de ''génocide le plus rapide de l'Histoire'', l'étude des massacres de masse montre la fulgurance de l'exécution génocide (entre le 7 et le 30 avril, dans leur quasi-totalité), puisque plus de 200 sites environ ont été attaqués militairement, afin de garantir une extermination sur deux jours (une journée de tirs et une autre d'achèvement des victimes par les miliciens). Dans l'historiographie, il y a eu jusqu'à présent sur ''surreprésentation'' logique des épisodes de ''chasse à l'homme'', représentant la période spécifique des mois de mai et juin. Plus de trente ans après, nous n'avons peut-être pas pris totalement la mesure de cet événement si singulier dans l'histoire de l'Humanité. Cet ouvrage pourra servir de référence lors de futures procédures judiciaires, car il rassemble les données existantes sur chaque commune (excepté les Gacaca, tribunaux locaux dont l'accès numérisé n'est pas encore disponible) en plus d'une moyenne de 5 témoins dans les 130 communes concernées par le génocide. Des monographies très détaillées existent pour certaines communes ou certains sites, comme par exemple ''Génocide à Nyarubuye'' de Privat Rutazibwa et Paul Rutayisire, mais elles n'existent pas pour la plupart des 300 sites. De plus, pour chaque site, une liste des criminels notoires, cités par plusieurs témoins, condamnés par la justice locale ou internationale ou recherchés. Ces noms cités peuvent venir de l'agence locale de lutte contre le génocide (CNLG) ou des noms cités par les témoins de l'étude.
Je m'appelle Albert Nsengimana et j'aimerais vous raconter mon histoire. Je voudrais d'abord parler de ma vie avant l'année 1994. Je pense que cette année est lourde de signification pour nous, les Rwandais, car c'est alors qu'a eu lieu le génocide contre les Tutsis. J'avais à peine sept ans. Vingt-cinq ans après cette tragédie qui aura duré cent jours et conduit au massacre de près d'un million de personnes, Albert, aujourd'hui âgé de trente et un ans, témoigne pour la première fois dans ce document exceptionnel. Alors que sa mère, une Hutue, a orchestré et accompagné la tuerie de ses propres enfants, qu'elle a pour certains d'entre eux livrés elle-même à des miliciens hutus qui perpétraient les massacres, Albert échappe miraculeusement à la mort. À travers ce récit qui dépasse l'entendement, Albert a trouvé la force de dire au monde : "Plus jamais ça." Son histoire démontre la capacité de résilience du peuple rwandais, les difficultés que ce pays doit affronter et la nécessité du pardon à l'heure où les premiers génocidaires sortent de prison... Face à des drames personnels d'une telle ampleur et d'une insoutenable violence, la voie de la résilience est-elle concevable ?