Histoire des Amériques
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Généalogie d'un monde multipolaire De 1945 à nos jours, Pascal Boniface retrace de façon directe, claire et vivante l'histoire des relations internationales. Il met ainsi en lumière les précédents, les choix et les biais géopolitiques qui permettent de décrypter l'actualité et de percevoir le monde dans sa globalité. Foisonnante et explosive, la période contemporaine ne cesse de nous surprendre : cet essai pédagogique - mis à jour à l'aune des événements les plus récents (la guerre de Gaza, le conflit entre le Liban et Israël, la guerre entre les États-Unis/Israël et l'Iran...) - constitue la référence indispensable des lecteurs désireux de prendre du recul pour aborder la mondialisation de façon éclairée et le présent en connaissance de cause.
Durant deux ans, Arjen van Veelen a vécu à St. Louis, ville oubliée du Midwest. Il y a découvert une Amérique bien loin des clichés : celle des trottoirs cassés, des quartiers abandonnés, de la solitude urbaine... et des rêves brisés.Avec une plume à la fois acérée, empathique et souvent teintée d'humour noir, il livre un récit personnel et politique sur un pays où la marche à pied est devenue un acte suspect. À mi-chemin entre le journal intime, le reportage littéraire et l'essai de société, ce livre nous fait ressentir ce que c'est que de vivre "au coeur" de l'Amérique - et non dans ses vitrines.À PROPOS DE L'AUTEURArjen van Veelen est écrivain, journaliste et essayiste néerlandais, connu pour ses récits à la croisée du reportage, de la réflexion personnelle et de la littérature. Ancien correspondant aux États-Unis, il observe avec acuité les transformations sociales et culturelles de son époque. Ses livres, mêlant enquête, expérience et regard critique, explorent les tensions du monde contemporain avec une plume à la fois vive et sensible.
L'intelligence artificielle révolutionne le monde. À la croisée de divers secteurs d'application et de nombreux acteurs, publics comme privés, elle chamboule les rapports de force internationaux : en à peine vingt ans, les géants du digital sont devenus de véritables superpuissances. L'IA fait désormais l'objet d'une compétition mondiale et polarise la rivalité entre la Chine et les États-Unis tout en renforçant leur domination sur le reste du monde. Corne d'abondance ou menace pour l'humanité ? Pascal Boniface et Victor Pelpel offrent 40 fiches documentées pour cerner les défis et enjeux d'un secteur en pleine accélération. L'ensemble est illustré de cartes, de graphiques, de données chiffrées et de tableaux.
« Si on met de côté les épisodes de révolte et de résistance, ne reste plus qu'une d'histoire inoffensive. J'ai voulu introduire dans notre fresque l'histoire de celles et ceux qui n'ont pas accepté leur situation avec humilité mais qui ont lutté, par la grève, l'insurrection, la désertion, la mutinerie, etc. Il est important que les oubliés de l'histoire officielle sachent qu'il est possible de se défendre, qu'ils trouvent leur propre forme de pouvoir : celui du peuple organisé. Ce qu'ils connaissent de l'histoire de leurs semblables détermine en partie leurs actions : s'ils resteront ou non passifs face à un gouvernement dont la politique ruine leur vie, leur avenir, leurs espoirs ; s'ils continueront de subir ou non la poignée de riches et de puissants qui ont investi le gouvernement pour ne servir que leurs intérêts. Sans ressources, nul ne peut résister longtemps à un pouvoir dépourvu de tout scrupule. Et ces ressources-là, on les trouve en partie dans les mouvements de résistance qui ont jalonné l'histoire du monde. » Dans ce livre d'entretiens, menés en 2007 avec le journaliste Ray Suarez, Howard Zinn revient sur les principaux thèmes de son oeuvre majeure, Une histoire populaire des États-Unis. De 1492 à nos jours (Agone, 2002).
Avec Ils étaient l'Amérique, Serge Bouchard et Marie-Christine Lévesque terminent la trilogie des Remarquables oubliés, dont le premier tome était consacré à des femmes exceptionnelles (Elles ont fait l'Amérique) et le second à des coureurs des bois légendaires (Ils ont couru l'Amérique).
Entre XVIe et XVIIIe siècles, Européens et Russes s’élancent vers des terres inconnues : la Sibérie et les Amériques. Comment soldats, marchands et missionnaires ont-ils façonné ces territoires et interagi avec les peuples autochtones ?
Du voyage du socialiste gallois Robert Owen en 1825 aux premières communautés fouriéristes, des mouvements contestataires des années 1960 à l'écologie et aux groupes punks ou lesbiens d'aujourd'hui, les États-Unis ont abrité nombre de communautés utopiques. Souvent installés comme jadis les moines dans des paysages magnifiques et isolés, mais aussi dans l'hôtel d'un village de l'ancienne Réserve de l'Ouest ou exploitant une mine de charbon sur leur territoire, ces groupes mettent à l'épreuve une volonté de vivre en dehors de la logique de la société dominante. En revenant sur près de deux siècles d'expériences communautaires, ce livre lève non seulement le voile sur un phénomène méconnu et toujours actuel, mais le réinsère parmi les tentatives de lutte contre un système omnipotent, ouvrant une autre voie, originale et non exclusive, vers l'émancipation sociale.
De l’arrivée des premiers jésuites espagnols en 1566 à l’ère Trump, voici cinq siècles d’une influence majeure sur le catholicisme américain.
Les Commentaires royaux sur le Pérou des Incas, publiés il y a plus de quatre siècles, sont l'oeuvre d'un métis, Garcilaso de la Vega, fils d'un conquistador espagnol et d'une princesse Inca. Soigneusement établis à partir de témoignages, documents et souvenirs, ces inégalables Commentaires restituent avec minutie, outre la chronologie des grands événements du Pérou, tous les aspects de la société inca : lois, modes de cultures, rites sacrés, travaux de femmes, procédés de construction mais aussi flore, faune, vêtements, alimentation. Parce qu'il a capté, comme aucun autre Européen n'a su le faire, le véritable esprit de la civilisation inca, Garcilaso de la Vega peut à juste titre être considéré comme l'Hérodote des Incas.
Plus de deux siècles après la proclamation de la République, fruit de l'une des premières révoltes modernes d'esclaves, Haïti présente un système social singulier au sein de la Caraïbe. Issue d'une histoire violente, ponctuée de crises allant du traumatisme de la traite atlantique au catastrophique séisme de janvier 2010, la société haïtienne est caractérisée par la créolisation du religieux et des représentations symboliques. Histoire, religion et politique entretiennent une relation triangulaire mêlant rapport des politiques mémorielles à l'histoire, intervention des phénomènes religieux - vodou et christianismes -, dans la construction de la société et attitude ambiguë des pouvoirs face au sacré. Cet ouvrage, recueil d'articles publiés au cours des vingt dernières années, propose un large panorama des rapports sociaux en Haïti, inscrits dans le temps long et au coeur de l'espace caribéen : il éclaire sur les liens entre les pratiques religieuses traditionnelles ou importées et l'histoire coloniale, sur l'art et les symboles, sur la place des femmes et sur la corruption et la violence consubstantielles aux régimes politiques successifs.
Et si l’histoire du Québec se racontait autrement ? Jocelyn Letourneau propose une relecture audacieuse, libérée des mythes de la victimisation et de la séparation, pour révéler une société en constante évolution et confiante en son avenir.
Entre mémoire spoliée et résistance culturelle, ce livre explore comment deux grands auteurs autochtones, Tomson Highway et Richard Wagamese, transforment en littérature le traumatisme des pensionnats indiens du Canada.
«L'humanité a désespérément cherché des traces d'eau sur Mars. Demain, avec l'épuisement exponentiel des ressources aquifères, des restes d'eau seront également recherchés sur terre». Prendre conscience du problème, c'est bien! Mais, agir afin d'enrayer le problème est primordial. L'eau est une ressource indispensable pour tous, à préserver davantage en cette période de changements climatiques. De la prise de conscience aux actions concrètes, que vous habitiez en Afrique, Europe, Océanie, Asie ou Amérique, l'objectif de ce manuel est de vous proposer des solutions pragmatiques. Cet ouvrage pose des bases solides pour un accès à l'eau potable pour tous, en particulier face aux changements climatiques.
Entre XVIe et XIXe siècles, l’Empire espagnol a vu naître une noblesse créole aussi puissante qu’ambitieuse, façonnée par l’or des Amériques et les luttes pour le pouvoir.
Les Mohawks forment, avec leurs quelque 20 000 membres, la nation la plus nombreuse parmi les Premières Nations du Québec. Répartis au Canada et aux États-Unis, ils se nomment eux-mêmes les Kanyenkehaka, un terme couramment interprété comme signifiant « le peuple du silex ou de la pierre ». Il y a trois communautés au Québec : Kahnawake, située sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, près de Montréal; Kanesatake, un établissement bien connu pour les événements qui se sont déroulés à Oka en 1990; et Akwesasne, un territoire situé à cheval sur le Canada et les États-Unis.Avant l'arrivée des Européens, les Mohawks, les Sénécas, les Cayugas, les Oneidas et les Onondagas étaient - et ils le sont toujours - réunis politiquement au sein de la Confédération Haudenosaunee, encore connue sous les noms de Confédération iroquoise ou Confédération des Cinq-Nations. Vers 1722, un sixième groupe vivant plus au sud, les Tuscaroras, dont la langue est similaire, s'est joint à l'organisation qui devint dès lors la Confédération des Six-Nations.Le présent recueil comprend 42 récits, des mythes principalement mohawks, mais aussi quelques histoires sénécas et tuscaroras. Ils constituent une porte d'entrée à la connaissance de cette culture, dont les racines charnues s'enfoncent profondément dans le sol et l'histoire du continent nord-américain.
Eyes Have Seen, From Mississippi to Montreal is a vivid and searing memoir about growing up black in Hattiesburg, Mississippi. In the difficult and often dangerous years of ubiquitous racism, Anderson recounts how family, good neighbours and the cultural underpinnings of Newman Quarters kept him grounded and capable of embracing the racial and tyrannical crosswinds of the American South of the 1950s and 60s. With electric candour, Anderson writes about joining the Mississippi civil rights movement at the age of fifteen, the burgeoning anti-Vietnam War activism, and reimagining the underground railroad to Canada. "Little did I know that the internal and public outcomes of the waning Mississippi Freedom Summer and my personal fate would collide with my ancestral struggles and hurl me into the narrative of runaway fugitives seeking exile in Canada." It is also a story of exile, of living under the assumed name of Clifford Gaston from 1966 until 1977 when amnesty was granted to draft dodgers, of dodging arrest and deportation, of forging a new home in another country so far away from family and friends. Fred Anderson was born in Hattiesburg, Mississippi. He left home at an early age to join the Civil Rights Movement, becoming a field secretary for the Student Non-Violent Coordinating Committee (SNCC) in the Mississippi Delta, Alabama, and Southwest Georgia. He fled in the winter of 1966, to Montreal as a Vietnam war resister. He attended Sir George Williams University and was awarded the 1973 Board of Governors Medal for Creative Expression in Literary Arts. Fred was instrumental in co-founding two black research institutes and a Black literary forum and is a member of the Quebec Writers' Federation. He was employed as program manager, overseeing gender-specific therapeutic interventions for several English-speaking rehabilitation centres for adolescent girls. Later, he would assume the same responsibility in Northern Quebec in the service of Inuit and Cree adolescent girls. Fred Anderson lives in Montreal. REVIEWS AND PRAISE "There are still a few-maybe only two-generations of people in North America who might recognize some of the history that anchors this memoir; the Civil Rights movement in the United States, the anti-war efforts of the 1960s led by students, the international liberation movements, the names of famous Black leaders. There are, sadly, already several generations who have no clue. The barely told story of Afro-Caribbean immigrants in Montreal and the shaping of Black consciousness across borders successfully moves the story of Afro-descendants in Canada beyond that of the Underground Railroad and the Sleeping Car Porters, revealing how Black political thought has flourished in community organizing and in the arts. Eyes Have Seen grants necessary access to how ordinary people living full lives-as children, parents, grandparents, farmers, churchgoers, educators, friends, artists, lovers, sisters, and brothers-become compelled to respond to acts and systems harmful to the fulfilment of their humanity, resulting in extraordinary actions for the greater good of so many who will be the unknowing beneficiaries of their sacrifices." - Nantali Indongo, Host-Producer of CBC's The Bridge, Current Affairs Arts and Culture Contributor "The captivating story of Fred Anderson, aka Clifford Gaston, is rooted in the African-American traditions of the American South. These traditions, whether mystical, familial or political, inform a meandering journey that took him from Hattiesburg, Mississippi, to Montreal, Quebec. As a young activist with the SNCC (Student Nonviolent Coordinating Committee), Fred Anderson's life has been shaped by the great moments of North American history, from the African-American civil rights movement and the mobilization against the Vietnam war to, on our side of the border, the Montreal Congress of Black Writers, the Sir George Williams affair, and the October Crisis of 1970. Eyes Have Seen is a fascinating read that leaves you awed and inspired." - Aly Ndiaye, aka Webster "A masterpiece. Eyes Have Seen is brilliant, erudite storytelling in well-limned, lyrical and cinematic prose. As the USA endeavours to lie about its white supremacist legacy, this memoir is a searing reminder of Jim Crow and its cost: in lives, in property, its psychological terror, and the exile suffered by those who endured or fought it. The latter half of the memoir, which depicts Anderson's life as a Vietnam-War draft resister in Montreal, is an invaluable contribution to history." - Nigel Thomas, author of A Different Hurricane "Fred Anderson's story is a gripping tale that maps the terrain of Black family and exile at a moment of a certain Black becoming. The Civil Rights Movement and Black Power continue to reverberate for all of us and Anderson's intimate account of his experience through the movement and exile to Canada is not just one of triumph but a reckoning with a past that is not yet behind us. Anderson's memoir is a guide to what we must now live too. His account of the 1960s spans Mississippi to Montreal and Black metropolitan life and politics is laid bare. We need accounts like these to fill the voids in the official archives and more importantly to puncture the myths of national difference. Read this memoir and sit with its many truths and its difficult triumphs!" - Rinaldo Walcott, Professor and Chair of Africana and American Studies at the University at Buffalo. Author ofThe Long Emancipation: Moving Toward Black Freedom. "Congratulations, Fred Anderson is one of the bravest men I have ever known. He was a favourite of Ms Ella Gaston @Justice for Ella for his courage against the deadly odds of the 1960's Civil Rights fight in Mississippi." - Pam Johnson, author of Justice for Ella, A Story that Needed to be Told.
Vous rappellez-vous l'attentat de la Gare Centrale de 1984? La grève du chocolat de 1947? Ou encore l'accident de voiture survenu au début du mandat de René Lévesque comme premier ministre et qui aurait pu entacher sa carrière politique? On pense bien connaître l'histoire du Québec. Pourtant, il suffit de se pencher sur certains faits intrigants, voire insolites, pour réaliser combien d'événements importants ont été oubliés. C'est la prémisse du livre L'Histoire ne s'arrête pas là, inspiré du très populaire balado du même nom. À travers 12 textes couvrant plus de 150 ans, revisitez des faits divers et des épisodes savoureux de l'histoire du Québec.
L'itinéraire de ces discrètes filles de Jeanne nous rappelle que l'histoire d'un peuple n'est pas que le fruit des décisions politiques et économiques. Elle est construite par une infinité de «petites gens», d'acteurs, et surtout d'actrices trop souvent considérées comme «sans qualité». Ce récit a bien peu à voir avec le monde politique. Il s'attarde plutôt à l'histoire de paysannes ordinaires, et c'est une même lignée de femmes que l'on suivra, sur trois siècles et dix générations. Tout commence avec Jeanne Perrin, partie de La Rochelle en 1658 pour travailler comme domestique au Cap-de-la-Madeleine. Puis d'une Madeleine à l'autre, d'une Agathe à l'autre, Andrée Lévesque suit les descendantes de Jeanne, jusqu'à Maria Mélançon Brisson, décédée au Témiscamingue en 1915. Ces anonymes ont heureusement laissé quelques traces dans des contrats notariés, des recensements ou des archives judiciaires, qui ont permis à l'historienne de les mettre en scène, de reconstituer leur vie, en conjecturant un peu, en imaginant parfois, avec en toile de fond le contexte économique et politique de leur époque. Ces cultivatrices, le plus souvent analphabètes et mères de famille nombreuse, avaient plus qu'une histoire singulière. Elles ont façonné l'histoire.
«Jacques Lacoursière a été, pour les Québécois, l'historien du peuple mais aussi d'un peuple.» - Éric Bédard, en préface À une époque où les catholiques devaient faire maigre, c'est-à-dire ne pas consommer de viande, quelque 140 jours par année, les bancs de morue de Terre-Neuve étaient fort populaires. Attirés par la pêche, les Français découvrent les fourrures, le castor surtout qui sert à fabriquer des chapeaux fort à la mode. Les Français s'enfoncent à l'intérieur du continent, multiplient les alliances avec les Autochtones et tiennent tête pendant 150 ans aux colonies anglaises, pourtant beaucoup plus peuplées. Puis c'est la fin. L'Amérique devient britannique. La Province de Québec naît sur les ruines de l'ancienne Nouvelle-France. Ensuite, c'est la longue marche, qualifiée de survivance, qui conduit à une nouvelle Province de Québec en 1867. Malgré des exodes dramatiques de population, le Québec prend sa place et s'affirme. Une société moderne surgit finalement, ouverte aux nouveaux venus, ouverte également au monde.
Le mezcal est la boisson identitaire des Mexicains. Issu de la distillation de l'agave, ce spiritueux est encore très mal connu en dehors de son pays d'origine. Ignoré du grand public, le véritable mezcal exerce une fascination transculturelle auprès des connaisseurs du monde entier. Cette eau-de-vie est aujourd'hui l'un des spiritueux les plus en vogue. L'histoire du mezcal c'est aussi celle du Mexique. Cette boisson symbolise la quintessence de la culture mexicaine. La fabrication artisanale, la large palette aromatique et la production biologique font la spécificité de cet « enfant terrible du Mexique ». Le renouveau du mezcal prend sa source au Mexique et aux États-Unis. Son passage par les circuits culturels internationaux participe à sa découverte et sa légitimation. Distillé et consommé principalement par les populations indigènes d'origine rurale, il a longtemps été ignoré, voire méprisé par les élites qui aujourd'hui en sont particulièrement friandes. Ce livre analyse le processus de réhabilitation du mezcal. Il donne à voir la manière dont se construit son nouveau statut symbolique, révèle les contradictions liées au développement économique du Mexique. Par là même, il mesure l'évolution des rapports économiques et sociaux qui sous-tendent ce processus. Combinant une analyse sociologique et historique, cet ouvrage propose au lecteur un véritable voyage au « pays du mezcal »
Printemps 1967. Les États-Unis s'embourbent dans la guerre au Viêt-Nam, les manifestations d'étudiants se multiplient, des émeutes raciales dégénèrent?; des dizaines de victimes perdent la vie dans les banlieues noires. À la Maison-Blanche, deux hommes décriés?: Lyndon B. Johnson, le Président, et Walt Whitman Rostow, son conseiller à la Sécurité nationale, impitoyable guerrier d'une Amérique régnant sur le monde libre. Vient une rumeur. Une guérilla tenterait de soulever la Bolivie. Che Guevara, que l'on croyait mort, fomenterait une révolution dans l'arrière-cour des États-Unis. Intolérable?! L'ordre est donné à Washington?: anéantir définitivement cette insurrection communiste. «?Il faut tuer Che Guevara?!?» La traque s'organise. Elle durera plusieurs mois, supervisée depuis la Maison-Blanche par le Pré
L'ouvrage de José Luis Romero constitue un condensé remarquable de l'histoire de la conquête de l'Amérique du Sud et du développement par les villes de ce continent. Il situe son analyse à partir de l'Europe et, plus particulièrement, de la péninsule ibérique à la fin du XIVe siècle, et la poursuit jusqu'à l'Amérique latine du XXe siècle. Quatre décennies après sa publication, cet ouvrage est devenu un classique de l'historiographie latino-américaine. À la fin de sa vie, José Luis Romero tire de son expérience d'historien des sciences urbaines européennes une hypothèse sur le processus historique latino-américain. Celle-ci apparaît dans son livre comme le résultat d'une tension, d'un conflit et d'une intégration entre la ville et la campagne. José Luis Romero reconstruit les divers plans d'une même réalité : l'économie, les groupes sociaux, les modes de vie, la politique et le pouvoir, les mentalités, les idéologies, se rencontrent et s'affrontent au sein de l'espace urbain. Le cheminement de sa théorie parcourt plusieurs étapes qui ont fait date en sociologie urbaine : la ville parvenue, la ville créole, la ville aristocratique, la ville bourgeoise et la ville des masses. Ce livre déroule l'histoire d'une société bouillonnante, captivante et contradictoire à partir de très nombreuses sources, à la fois historiques, artistiques, littéraires et architecturales.
La vision aztèque du monde a favorisé le développement de techniques divinatoires censées conjurer un destin trop rigoureux, déterminé par le signe sous lequel chaque individu naissait. La tendance à interroger l'avenir persiste chez les Indiens du Mexique contemporain et témoigne de la permanence de ces conceptions. Confronter les témoignages des chroniqueurs et les observations des ethnologues est ainsi l'un des moyens de pénétrer la mentalité indigène : certains rites actuels éclairent en effet le symbolisme des manuscrits pictographiques précolombiens. Comme leur littérature en porte témoignage, les Aztèques ont développé un type de société en accord avec leurs conceptions religieuses et philosophiques, empreint d'un fatalisme et d'une peur eschatologique que seul le recours au sacrifice humain pouvait apaiser autrefois, et qui aujourd'hui semble trouver un écho dans la fête des morts.
Au XVIIe et XVIIIe siècles, la cartographie de la Nouvelle-France n’était pas qu’une question de géographie, mais un enjeu de pouvoir, de science et de conquête.
Saint-Malo, Port-Louis, La Rochelle : au XVIIe et XVIIIe siècles, les marins bretons écrivaient une page oubliée de l’histoire des Caraïbes.
Entre le XVIe et le XIXe siècle, l’Amérique espagnole a vu naître une noblesse créole aussi puissante qu’éphémère.
Entre 2018 et 2023, le Canada a connu une montée sans précédent du complotisme, du populisme et des tensions régionales.
Entre 1680 et 1780, la Nouvelle-France se bâtit aussi par le nombre : comment compter les guerriers autochtones sans ignorer femmes et enfants ?
Amazonie, XVIe siècle : une cité inca disparue, des montagnes d’or et une quête qui dure depuis cinq cents ans.
Ce livre explore l'histoire des Caraïbes à l'époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles) à travers un prisme original : les naufrages. Basé sur des archives inédites d'un chasseur d'épaves, il offre un regard unique sur la récupération des cargaisons perdues, un métier à la croisée de l'aventure et de la technologie. À travers des récits fascinants, l'autrice explore comment ces drames maritimes ont façonné l'économie, la culture et les relations entre les peuples. L'autrice met en lumière le rôle central des plongeurs dans la récupération des épaves, révélant l'évolution des outils, des métiers et des connaissances dans ce domaine où la mer était à la fois promesse et péril. Elle analyse également les interactions entre marins, territoires et puissances coloniales, au coeur des rivalités entre Espagne, France, Angleterre et Hollande. Accessible et passionnant, cet ouvrage plonge le lecteur dans un voyage captivant à travers l'histoire maritime et culturelle des Caraïbes, où se croisent découvertes, exploitation et confrontation pour récupérer des riches cargaisons englouties.
Depuis 1959, Cuba résiste et invente un modèle unique face à l’embargo américain. Cuba et le meilleur des mondes interroge : et si l’île des Caraïbes incarnait une alternative possible à la mondialisation marchande ?
Cet ouvrage collectif met en lumière le dynamisme des identités et des expériences de renouvellement et de revitalisation des jeunesses autochtones au Québec. Issu d'une initiative de la Chaire-réseau de recherche sur la jeunesse du Québec, il célèbre la fierté autochtone et témoigne de la force, de la résilience et du leadership des jeunes Autochtones. Les recherches collaboratives et les méthodologies autochtones présentées offrent un regard transformateur sur l'engagement auprès des communautés autochtones et sur l'importance de l'amplification de la voix des jeunes. Les thèmes abordés incluent la (re)connexion culturelle, la transmission des savoirs, les relations intergénérationnelles ainsi que la souveraineté narrative des jeunes, en milieu tant urbain que communautaire.Tous les chapitres sont le fruit d'une collaboration, avec la participation active de jeunes en tant que co-chercheurs et co-auteurs. La première partie explore les manifestations de la décolonisation de la recherche. La seconde illustre les sources de fierté, les modes d'expression choisis et les processus de revendication et de redéfinition identitaires des jeunes. La troisième partie explore les parcours d'engagement des jeunes et les espaces où ils naviguent. Chacune s'ouvre sur des témoignages de jeunes et des créations graphiques collectives.