Amérique latine
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Vous aimez les westerns, vous allez adorer ce livre d'histoire ! Un grand romancier et historien brésilien, Marcio Souza, né à Manaus, nous raconte sa région avec rigueur historique, mais avec des anecdotes significatives (mensonges des voyageurs, visions tronquées de la réalité par l'Église, décisions absurdes du pouvoir colonial, initiatives désastreuses des hauts fonctionnaires, décisions positives qui ont oeuvré au développement de la région). On avance dans une histoire inconnue jusqu'ici grâce au talent de conteur de l'auteur et on prend conscience que le gouvernement qui doit regarder le combat de « la plus grande ferme du monde face à la plus grande forêt du monde » devrait d'abord connaître la réalité du terrain. Un livre d'histoire - qui est un texte de référence en Amérique latine et aux États-Unis - et raconte des histoires. Un livre passionnant et magnifique à la hauteur de son objet d'étude !
En moins d’un siècle, une tribu andine a bâti l’un des plus vastes empires de l’Amérique précolombienne. Les Incas d’Henri Favre révèle comment cette civilisation, partie du Cuzco, a conquis des territoires allant de la Colombie au Chili.
L'histoire de l'Amazonie, dont le peuplement remonte à quelque 13 000 ans, est encore largement méconnue en France. Cette immense région de 7 millions de km2, qui a été le théâtre de développements humains remarquables et insoupçonnés, n'a pas encore révélé toutes ses richesses. De nombreuses innovations déterminantes y ont vu le jour, comme la première céramique du continent américain, la domestication de plus d'une centaine de plantes, et l'édification de structures monumentales et de systèmes agricoles élaborés. Mais au XVIe siècle, cet espace subit une brutale chute démographique indigène avec l'arrivée des Européens, qui marquèrent l'avènement de l'extractivisme dans ce creuset de biodiversité. L'Amazonie devint alors un gisement de bois et de minerais pour les Occidentaux. Menacée aujourd'hui d'un irréversible déséquilibre écologique, l'Amazonie a une histoire, qu'il est essentiel de retracer. Stéphen Rostain s'y emploie dans cet ouvrage, en se fondant sur les plus récentes avancées de l'archéologie, de l'histoire et de l'ethnohistoire.
Avec Ils étaient l'Amérique, Serge Bouchard et Marie-Christine Lévesque terminent la trilogie des Remarquables oubliés, dont le premier tome était consacré à des femmes exceptionnelles (Elles ont fait l'Amérique) et le second à des coureurs des bois légendaires (Ils ont couru l'Amérique).
Les Commentaires royaux sur le Pérou des Incas, publiés il y a plus de quatre siècles, sont l'oeuvre d'un métis, Garcilaso de la Vega, fils d'un conquistador espagnol et d'une princesse Inca. Soigneusement établis à partir de témoignages, documents et souvenirs, ces inégalables Commentaires restituent avec minutie, outre la chronologie des grands événements du Pérou, tous les aspects de la société inca : lois, modes de cultures, rites sacrés, travaux de femmes, procédés de construction mais aussi flore, faune, vêtements, alimentation. Parce qu'il a capté, comme aucun autre Européen n'a su le faire, le véritable esprit de la civilisation inca, Garcilaso de la Vega peut à juste titre être considéré comme l'Hérodote des Incas.
Le Brésil a connu une colonisation catholique sous l'égide de la couronne portugaise. Le transfert du mariage chrétien dans ce monde peuplé d'Indiens, mais aussi d'esclaves africains sur plus de deux siècles, a été un élément essentiel de cette colonisation. Quelles ont été les stratégies de l'Église et des missionnaires ? Quelles furent les réactions de ces populations qui occupent des positions subalternes mais n'en sont pas moins réactives face à cette entreprise ? Descriptions missionnaires faisant revivre le monde tragiquement disparu des Indiens du Brésil, réflexions théologiques et juridiques qui révèlent le cadre intellectuel dans lequel s'est opérée l'expansion de la chrétienté à l'époque moderne : l'auteure s'appuie sur une documentation d'une grande richesse qui révèle combien l'esclavage était au coeur des réflexions de l'Église. Enfin, l'analyse des pratiques montre à la fois la subtile faculté d'adaptation des missionnaires et l'extraordinaire capacité d'action des Indiens et des esclaves qui utilisent les instruments du droit canonique pour leurs propres intérêts.
Le mezcal est la boisson identitaire des Mexicains. Issu de la distillation de l'agave, ce spiritueux est encore très mal connu en dehors de son pays d'origine. Ignoré du grand public, le véritable mezcal exerce une fascination transculturelle auprès des connaisseurs du monde entier. Cette eau-de-vie est aujourd'hui l'un des spiritueux les plus en vogue. L'histoire du mezcal c'est aussi celle du Mexique. Cette boisson symbolise la quintessence de la culture mexicaine. La fabrication artisanale, la large palette aromatique et la production biologique font la spécificité de cet « enfant terrible du Mexique ». Le renouveau du mezcal prend sa source au Mexique et aux États-Unis. Son passage par les circuits culturels internationaux participe à sa découverte et sa légitimation. Distillé et consommé principalement par les populations indigènes d'origine rurale, il a longtemps été ignoré, voire méprisé par les élites qui aujourd'hui en sont particulièrement friandes. Ce livre analyse le processus de réhabilitation du mezcal. Il donne à voir la manière dont se construit son nouveau statut symbolique, révèle les contradictions liées au développement économique du Mexique. Par là même, il mesure l'évolution des rapports économiques et sociaux qui sous-tendent ce processus. Combinant une analyse sociologique et historique, cet ouvrage propose au lecteur un véritable voyage au « pays du mezcal »
Depuis 1959, Cuba résiste et invente un modèle unique face à l’embargo américain. Cuba et le meilleur des mondes interroge : et si l’île des Caraïbes incarnait une alternative possible à la mondialisation marchande ?
« Salvador Allende est un mythe attrapé entre les flammes de La Moneda. Chaque 11 septembre, l'écho impérissable de son appel porteur d'espoir aux « Grandes Avenues » retourne du fond de l'Histoire. Sa résistance héroïque, quasi désarmée, avec un groupe de gardes du corps, fonctionnaires, médecins, collaborateurs et dirigeants politiques face à la trahison des généraux putschistes et l'abjecte conduite de ses instigateurs civils, resplendit à nouveau. Cette biographie trace de façon rigoureuse sa trajectoire politique et profile son portrait humain. » Extrait de la présentation
Manuel de Oliveira Lima (1867-1928) est un membre éminent de l'élite cultivée brésilienne : un homme cosmopolite, fils de commerçant portugais, qui oscilla entre Brésil et Portugal avant d'opter clairement pour la brasilianité en 1890. Ce diplomate multiplie en Europe les conférences en français, à l'Académie royale de Belgique, devant le roi, en Sorbonne et, partout, séduit son public. Il publie en outre en français : ce sont précisément ces textes publiés alors en langue française (mais jamais réunis) que l'historien Heráclio do Rêgo édite ici - pour la première fois. Oliveira Lima est devenu l'un des historiens fondateurs de l'histoire au Brésil et, d'abord, l'historien de son indépendance. Féru de critique documentaire, échappant aux règles de la solennité académique de l'époque, associant volontiers la science et l'art, introduisant des éléments d'histoire économique et sociale, qualifié d'« historien-sociologue » par Gilberto Freyre. Une introduction qui manquait en français à l'histoire et l'historiographie du Brésil.
Avec la Grande Paix de Montréal signée en 1701, la France cherche à stabiliser sa présence en Amérique du Nord et à consolider son vaste mais fragile empire colonial. Plusieurs nations autochtones refusent toutefois de se plier aux exigences de la Pax Gallica, parmi lesquelles les Mesquakies, que les Français appellent "les Renards". Les autorités canadiennes et louisianaises, soutenues par Versailles, s'engagent alors dans une longue série d'affrontements marqués par une radicalité et une violence extrêmes.Dans cet ouvrage, écrit au plus près des sources historiques et de l'historiographie récente, Raphaël Loffreda renouvelle la compréhension de ces "guerres des Renards" menées par l'État monarchique français. En croisant narrations, représentations et procédures politiques, ainsi qu'en articulant espaces et acteurs de la politique coloniale, L'Empire face aux Renards permet de saisir sur le vif l'élaboration d'une gouvernance atlantique et d'observer plus largement le choix des actions diplomatiques ou militaires qui permettaient de conduire l'empire.Professeur agrégé d'histoire et détenteur d'un master en histoire impériale et coloniale obtenu à l'Université Paris-Sorbonne, Raphaël Loffreda enseigne au lycée depuis une quinzaine d'années en région parisienne. Son intérêt pour l'histoire culturelle, politique et coloniale l'a conduit vers des recherches questionnant la gouvernance impériale française en Amérique.
L'histoire des relations culturelles entre la France et la Colombie est longue de plus de deux siècles. Entre 1930 et 1970, dans un contexte de suprématie nord-américaine et malgré un affaiblissement certain, la France est demeurée un « allié culturel » majeur de la Colombie. En 1968, le « Plan d'action culturel » synthétise ainsi l'action française sous l'égide de l'amitié franco-colombienne, incarnée par le voyage du Général de Gaulle. Une Colombie aux multiples facettes se révèle au prisme de cette relation profonde, bien loin du seul triptyque de stéréotypes drogue, violence, conflit armé. Un livre important pour comprendre aussi bien les représentations de la Colombie et sa géopolitique que la politique culturelle de la France en Amérique latine au XXe siècle.
Fruit d'un travail collectif, cet ouvrage cherche à rendre compte des différents discours de résistance au Chili de Pinochet. Il ouvre des pistes de réflexion sur les multiples stratégies d'action politique, de communication et de création artistique mises en oeuvre pour lutter contre les exactions du régime de Pinochet et analyse les formes choisies pour dénoncer son legs autoritaire.
L'Uruguay est l'un des rares pays d'Amérique à ne pas reconnaître la présence d'indiens sur son territoire. Pourtant des groupes revendiquent leur ascendance et même leur identité charrùa. A l'heure où l'on s'interroge fortement sur les constructions identitaires, ce travail analyse la relation entre l'Etat et l'Indien, en essayant de comprendre les places respectives de l'oubli et des constructions mémorielles, à la fois chez les individus et dans l'Histoire officielle.
L’Amérique latine a marqué l’histoire mondiale bien au-delà des idées reçues : découvrez 50 moments clés qui ont façonné notre monde, des civilisations précolombiennes à la lutte pour l’environnement.
Des protestas de 1983-1984 à l'insurrection populaire et citoyenne de 2019, le Chili a montré la permanence de ses grandes mobilisations populaires autant que la capacité de sa classe dirigeante à leur donner un débouché conforme à ses intérêts. Globalité du projet néo-libéral et luttes de résistance collective, avec cette réédition de leur ouvrage, Patrick Guillaudat et Pierre Mouterde nous donnent des outils pour analyser la société chilienne « comme un tout, au sein duquel les sphères économique, sociale et politique se combinent dialectiquement ». Enquête détaillée et méticuleuse sur des années décisives de l'histoire du Chili, ce livre, en éclairant les enjeux socio-économiques qui traversent l'une des sociétés les plus inégalitaires de l'OCDE, contribue à faire comprendre non seulement le passé, mais aussi le temps présent.
L'Exclusif a-t-il jamais existé ? La question doit se poser aux Antilles, où le morcellement politique, la complémentarité des économies et les conditions de navigation ont toujours rendu difficile la constitution d'espaces économiques fermés. Dans une aire régionale très active, les navigations à différentes échelles - transatlantiques, hémisphériques, régionales, de voisinage - s'imbriquent au point que la distinction entre licite et illicite paraît insuffisante pour décrire la multiplicité des circulations. Le commerce légal, l'interlope, et la contrebande, sont autant de possibilités complémentaires offertes entre le XVIIe et le XIXe siècle, à l'opportunisme des acteurs maritimes. Des contributions réunies dans cet ouvrage, émerge un espace économique régional antillais dynamique et déjà intégré à l'époque des plantations esclavagistes. Ce volume est issu des journées d'études organisées au sein du laboratoire AIHP-GÉODE en octobre 2019 sur le campus de Schoelcher de l'université des Antilles.
Au cours de la période postrévolutionnaire en Haïti, la voix du baron de Vastey s'élève pour dénoncer ouvertement les horreurs de l'esclavage. Le Système colonial dévoilé, Le Cri de la conscience, Le Cri de la patrie et Réflexions aux Haïtiens de partie de l'Ouest et du Sud constituent une portion du riche héritage de cet écrivain peu ordinaire. Défenseur acharné de la cause nationale ainsi que de la race noire, cet auteur prolifique est aussi un fin prosateur, dont les réflexions anticipent les théories identitaires et l'humanisme noirs en effervescence depuis le début du vingtième siècle. Sa verve anticoloniale et antiracialiste a posé les jalons d'une pensée intellectuelle noire qui continue de revendiquer sa place à la table des nations.
À Coro, l'une des villes les plus anciennes de la capitainerie générale du Venezuela, éclata le 10 mai 1795 un soulèvement qui allait unir, dans un contexte dominé par la peur de la « contagion révolutionnaire », Noirs, Mulâtres et Zambos. Défait en deux jours, ce mouvement fit l'objet d'une répression féroce et d'un long procès qui mobilisa l'Audience de Caracas plusieurs mois. Motifs, finalités et cadres de revendication des révoltés, rumeurs, circulation des hommes et des idées, interprétations et actions des autorités... Excellent connaisseur des archives et de l'historiographie de la rébellion de Coro, Jean-Pierre Tardieu conduit un récit éclairant les nombreux aspects d'un mouvement qui, dans sa brièveté, condense toutes les questions posées par les processus d'émancipation traversant alors la société esclavagiste de la Grande Caraïbe.
Centré sur la période qui aboutit au début du XVIe siècle à la destruction de l'empire aztèque par Hernan Cortés, ce livre propose un ensemble significatif des recherches menées par une équipe d'historiens rassemblée à Xalapa, au Mexique, autour du thème : « Repenser la Conquête de l'Amérique XVIe-XXIe siècle. Rompre avec le ressassement du passé, son instrumentalisation ou sa mythification, prendre distance avec les récits canoniques en éclairant les représentations qui les organisent, tel est l'objet de ce travail collectif, conduit pendant plus d'une dizaine d'années. Il s'agit d'ouvrir la voie ici à une possible nouvelle historiographie de ce qui fut un événement fondateur majeur, non seulement de l'histoire du Mexique, mais également du monde.
Au cours d'une étude de l'environnement à Puerto Francés, au Venezuela, Guy Pommares relève de minces indices de ce qui pourrait être une chaussée ancienne et peut-être des emplacements d'artillerie. Or les inscriptions sur les cartes de navigation comprennent des noms comme « Punta el Corsario » et « Puerto Francés », entre autres. Au fur et à mesure que cette étude se poursuit et s'approfondit, les indices s'accumulent et suggèrent la présence d'une installation française clandestine datant du début du XVIe siècle. Le lecteur découvrira ainsi que, grâce à ce repère de corsaires, face à la puissance impériale de Charles Quint, François Ier a pu bénéficier de richesses qu'on ne soupçonnait pas. Comment une base d'une telle importance a-t-elle pu rester secrète au cours des siècles ? Comment un petit nombre de marins inconnus a-t-il pu s'emparer d'une part aussi significative des trésors transportés par les galions ? L'auteur, articulant habilement hypothèses et démonstrations, entraîne et instruit son lecteur avec bonheur.
"Coup sur coup, vingt-cinq gouvernements militaires en cinquante-trois ans, un dictateur tous les dix-neuf mois. Ma génération a grandi de la sorte. En 1966, la déraison d'une dictature plus arrogante a récolté ce qu'elle avait semé : un régicide et la lutte armée. Ricardo Grassi résume ainsi l'Argentine qui l'amena à devenir militant et à diriger l'hebdomadaire El Descamisado, le plus créatif et largement diffusé dans le pays durant la période démocratique, instaurée en mai 1973. Puis l'exil, en 1977, qui, pour lui, prend fin grâce à une même passion, à Kaboul, où, en 2004, il fonde la première agence de presse indépendante d'Afghanistan. Plutôt que l'histoire d'une revue, l'auteur restitue l'énergie, les espoirs et les contradictions de sa génération et, comme témoin privilégié, porte un regard poignant et critique sur les 63 semaines tragiques qui ont débouché sur la sanglante dictature du général Videla, le 24 mars 1976. Il évoque enfin, et sans rien oublier, comment de nouvelles passions s'entrelacent et renaît la vie.
Gracias a los aportes de destacados especialistas, tanto europeos como americanos del Norte y del Sur, este libro plural explora las diferentes dimensiones del proceso revolucionario que, en los albores del siglo xix, ha llevado a las regiones americanas del Imperio español a declarar su independencia, revelando el dinamismo y la riqueza de la renovación historiográfica logrados sobre este objeto, todavía mal conocido. Mediante un diálogo permanente, se abordan las distintas temporalidades del proceso, los lenguajes tanto políticos como religiosos y constitucionales, la diversidad de los actores y de sus prácticas, así como los vínculos de estas revoluciones con Europa y Estados Unidos. Por tanto, la historia presentada a través de estas páginas difiere notablemente de la forjada por los primeros historiadores latinoamericanos, preocupados ante todo por transmitir a la posteridad un gran relato liberal y nacional. El lector encontrará en este volumen las herramientas necesarias para familiarizarse con estas revoluciones tildadas de exóticas y, sin embargo, tan cercanas a nosotros.
Au Mexique, plus de 100 journalistes ont été assassinés depuis 2000 pour avoir dénoncé le narcotrafic et la corruption. Grâce à ces vingt-deux témoignages de journalistes, le lecteur saisira la profondeur des problèmes qui touchent la société d'un pays démocratique lorsque ce dernier est confronté à la puissance et à la violence d'un trafic qui irrigue l'économie mondiale.
Depuis que le président mexicain Felipe Calderón a déclaré la guerre aux narcotrafiquants en 2006, la violence a atteint des niveaux supérieurs à ceux de pays en guerre comme l'Afghanistan. Le renforcement des organisations criminelles, le débat sur la légalisation du cannabis ou la lutte contre les paradis fiscaux sont autant de sujets qui sont évoqués. Cette histoire n'est pas que celle du Mexique mais celle du monde, des quartiers pauvres de Los Angeles en passant par le Sahel jusqu'aux ghettos français. Il importe ici de se pencher sur le poids économique, social, politique et historique des organisations criminelles et de leurs trafics.
Saint-Malo. Ses remparts. Ses habitations. Son histoire. C'est au xviie siècle qu'apparaît au sein de la ville une classe d'armateurs. Grâce au commerce dans les mers de l'Amérique du Sud et au contrôle de la Compagnie des Indes, ces propriétaires de navires deviennent rapidement détenteurs de fortunes considérables. Forts de leurs richesses, ils décident alors de construire, en dehors des remparts, de grandes demeures à l'architecture pleine de charme. Des structures facilement reconnaissables par leurs fondations faites de pierres recouvertes d'un crépi blanc, leurs hauts toits en ardoise, leurs énormes cheminées et leurs beaux jardins parfaitement dessinés. Venez découvrir Le Lupin, L'Amélia ou encore Le Colombier, incarnations du passé breton, chargées de leurs propres histoires singulières et étonnantes. Issu d'une famille de marins et de maîtres voiliers, Pierre-Jean Yvon est un spécialiste de sa ville natale. Fasciné depuis toujours par les habitations qu'il y rencontre, il met son talent d'écriture au service des Malouinières, ces imposantes demeures de plaisance, construites au-delà de l'intra-muros.
Les communautés totonaques de la Sierra de Puebla, dans le centre-est du Mexique, cultivent le café sous couvert forestier depuis la fin du xixe siècle. À partir des années 1970, elles bénéficient de l'intervention de l'État mexicain qui les organise en coopératives de caféiculteurs avant de se retirer précipitamment à la fin des années 1980. En parallèle, les paysans totonaques n'ont jamais complètement abandonné la polyculture vivrière autour du maïs ni certains usages agroforestiers traditionnels en marge de la caféiculture. Nicolas Ellison a étudié les rapports pratiques et symboliques que les Totonaques de la Sierra de Puebla entretiennent avec leur environnement dans le contexte actuel des changements socio-économiques liés au développement et aux aléas de l'économie mexicaine et mondiale, notamment autour de la production de café. Il montre comment les dynamiques du développement et de l'économie de marché sont subordonnées aux normes locales du rapport aux autres et comment les représentations mésoaméricaines de l'environnement régissent les rapports pratiques à la nature. Cette étude s'adresse autant aux anthropologues désireux de comprendre comment les pratiques économiques et agricoles sont conditionnées par (en même temps qu'elles régissent) les rapports sociaux et les systèmes de savoir qu'aux socio-économistes soucieux d'une approche compréhensive des faits économiques, ainsi qu'à tous les lecteurs critiques du « développementalisme ».
Cuba si, Cuba no ? Marie-France Mottin voulait se faire une idée. Partie en touriste, confirmée dans son enthousiasme, elle reste et décroche un poste de professeur de français. Elle a donc la chance exceptionnelle de connaître la vraie vie quotidienne des Cubains. La chance ? La chance d'attendre deux heures chaque jour son bus, de faire la queue interminablement pour acheter des fruits, un crayon ou des oeufs, de préparer ses cours à la lumière d'une bougie à cause d'une de ces sempiternelles pannes d'électricité. Pour compenser, il y aurait bien le rhum, les cigares et le soleil, si rhum et cigares n'étaient réservés à l'exportation et si on pouvait compter sur une douche pour se rafraîchir un peu. Seulement, voilà, il y a les coupures d'eau. L'irrigation des campagnes vaut bien qu'on se retrouve pour quelques heures plein de mousse, mais quel gâchis quand on sait que le savon est rare, donc rationné - comme le reste. Alors, Cuba, c'est l'enfer quotidien ? Non, car on s'échange convivialement les tickets de rationnement, parce que les enfants sont en bonne santé, parce qu'on rit en faisant la queue, parce que les Cubains sont accueillants. L'ennui, c'est que les autorités n'apprécient pas toujours cette hospitalité. Elles vous mettent des bâtons dans les roues, chicannent, ergotent. Cuba libre ? Pas vraiment, pas du tout même... Il y a de quoi faire la grimace. Marie-France Mottin, à la manière cubaine, préfère l'humour, qui reste encore la plus grande richesse de l'île. La seule peut-être à laquelle ne touche pas la bureaucratie. Ce témoignage surprenant, rompt volontairement avec les pesantes analyses consacrées d'ordinaire aux révolutions. Ni paradis prolétarien, ni goulag tropical : le Cuba que l'on découvre ici, c'est celui du petit peuple et de la vie quotidienne. Moins facile à juger qu'on l'imagine...
Esta obra se propone superar la rígida división que suelen establecer los estudios americanistas entre las sociedades andinas y las sociedades de la selva amazónica. En el primer tomo, F. M. Renard- Caseritz y Th. Saignes analizan las relaciones de los grupos ubicados en las estribaciones orientales de los Andes, primero con los Incas y después con los Españoles, entre el siglo XV y el XVII.En el segundo tomo A.C. Taylor - Descola estudia la evolución de las sociedades del Este de Los Andes al Sur del Ecuador y Norte del Perú (especialmente los grupos jívaros) a lo largo de la misma época histórica.
On a souvent dit qu'elle n'avait pas d'histoire, seulement des légendes. Pourtant, on sait aujourd'hui que des innovations essentielles ont vu le jour en Amazonie : la première céramique d'Amérique, la domestication de dizaines de plantes, des systèmes d'agriculture élaborés, des cités millénaires aujourd'hui peu à peu retrouvées sous la canopée. Cette épopée humaine débute il y a 13 000 ans et a connu des développements uniques avant d'être brusquement interrompue par l'invasion des Européens il y a 500 ans. Connue pour son extrême biodiversité végétale et animale, on oublie souvent que la « grande forêt de pluie » a accueilli une diversité de populations tout aussi remarquable, avec 350 langues autochtones encore parlées.Stéphen Rostain rend compte d'une longue histoire humaine de l'Amazonie, méconnue, désavouée et pourtant mouvementée. Sur la base des découvertes de ces trois dernières décennies, tout particulièrement de la révélation de très anciennes cités-jardins en Équateur, il modifie en profondeur notre vision de cette immensité menacée.De nombreuses illustrations originales et inédites accompagnent le texte.
Cet ouvrage coédité avec le magazine L'Histoire propose une exploration de l'histoire de l'Amérique latine, des premières conquêtes espagnoles à nos jours. Rédigé par des historiens renommés, il retrace les grandes étapes de l'évolution de ce continent fascinant en trois temps. Le temps des conquistadors revient sur les premiers contacts entre les Européens et les civilisations précolombiennes, avec des récits marquants comme "La folle aventure d'Hernan Cortés" ou des perspectives méconnues comme "Le temps volé des Afro-Américains". Cette partie met en lumière le choc des civilisations, les enjeux de la mondialisation initiée par l'Espagne, et les réalités du métissage qui ont façonné les sociétés latino-américaines. Le temps des indépendances aborde les luttes pour l'émancipation au début du XIXe siècle, inspirées par les idéaux européens. Des chapitres comme "Naissance des nations" ou sur les "Dictateurs de roman" décrivent la création des républiques latino-américaines, tout en soulignant les défis démocratiques et les influences culturelles, comme celle du tango à Buenos Aires. Le temps des révolutionnaires analyse les mouvements populistes et révolutionnaires du XXe siècle, avec des figures emblématiques comme Che Guevara ou Emiliano Zapata. Cette partie explore également les tensions géopolitiques, notamment avec les États-Unis, et les évolutions culturelles et sociales, comme le boom culturel latino-américain. Un livre précieux pour comprendre les racines historiques des enjeux actuels de l'Amérique latine. Par : Alain Rouquié, Anaïs Fléchet, Annick Lempérière, Bartolomé Bennassar, Bernard Grunberg, Carmen Bernand, Christian Duverger, Claude Fell, Clément Thibaud, Gilles Bataillon, Jacques Polini-Simard, Jean-Pierre Bastian, John Lynch, Laurent Vidal, Luiz Felipe de Alencastro, Marie-Danielle Demélas, Olivier Compagnon, Olivier Dabène, Serge Grunzinski.
En octobre 1492, Christophe Colomb découvre l'Amérique. En cinquante ans, le Nouveau Monde est exploré par des marins, des soldats et des aventuriers. Ce sont les conquistadors. Il y a Cortès, le conquistador du Mexique, Balboa qui découvre le Pacifique, Pizarre et ses frères qui aboutissent au Pérou, Valdivia qui conquiert le Chili... Sur leurs pas, nous pénétrons dans le fabuleux empire des Incas, nous assistons aux grandes cérémonies aztèques et aux sacrifices humains, aux banquets cannibales des tribus caraïbes, à la magnifique résistance des Araucans. Comme dans un roman d'aventures, Jean Descola nous raconte l'histoire de ces hommes qui ont poursuivi sans relâche la conquête de l'Amérique.