Préhistoire & Protohistoire
Préhistoire & Protohistoire
Filtre
Il y a dix mille ans, nos ancêtres inventaient l’agriculture, l’élevage et la sédentarisation, posant ainsi les fondations de nos sociétés.
Et si la domination masculine n’avait rien de naturel ? Claudine Cohen retrace, des premiers groupes humains à l’Âge du Bronze, la construction sociale et historique d’un ordre encore trop souvent présenté comme une fatalité.
Et si l’humanité avait basculé il y a 70 000 ans ? Sapiens nu révèle l’étincelle secrète qui a tout changé : technologies, arts, sociétés. Un voyage vertigineux aux origines de notre essence, bien au-delà des gènes.
Il y a 30 000 ans, nos ancêtres donnaient naissance aux premières œuvres d’art de l’humanité. L’Art préhistorique de Carole Fritz, spécialiste reconnue, décrypte ces chefs-d’œuvre oubliés des grottes Chauvet et Lascaux.
Entre -2300 et -800, l’Europe et le Proche-Orient connaissent une révolution silencieuse : l’invention du bronze transforme les sociétés, les économies et les cultures.
Il y a 40 000 ans, nos ancêtres Sapiens arpentaient l’Europe glaciaire. Dans l’intimité de Sapiens révèle leur quotidien, entre chasse, savoir-faire et lien profond avec la nature.
Il y a dix mille ans, nos ancêtres inventaient l’agriculture, l’élevage, la céramique et la sédentarisation. Le Néolithique d’Anne Lehoërff retrace cette période charnière avec clarté et passion.
Trois millions d’années de vie sans agriculture ni élevage : voici l’histoire humaine, essentiellement paléolithique.
Les hommes parcourent notre territoire depuis plus d'un million d'années. Du Paléolithique jusqu'à la fin de l'Âge du bronze, différentes vagues de peuplement, venues d'Europe centrale ou du Proche-Orient, ont modelé ce qui allait devenir la France. C'est à la découverte de cette histoire avant l'Histoire que Romain Pigeaud nous convie. Nous découvrons ce que pouvaient être le quotidien, la culture et la société de ces premiers hommes ; comment ils fabriquaient leurs outils et comment ils enterraient leurs morts, à quoi ils croyaient et comment ils se gouvernaient, quels étaient le rôle et le statut des femmes, ainsi que la place de la violence et des inégalités. Des chasseurs-cueilleurs aux forgerons, des grandes inventions aux énigmes qui demeurent, ce livre est une introduction magistrale à la Préhistoire. Préface de Jean Guilaine, professeur émérite au Collège de France, membre de l'Institut.
De la maîtrise du feu jusqu'aux premières villes en passant par l’adoption de l’agriculture, nous devons tout à la Préhistoire. Sujet inépuisable et passionnant, cette période représente plus de 99 % du passé de l’humanité. Mais que savons-nous vraiment de la vie de nos lointains ancêtres ? Pourquoi Néandertal a-t-il disparu ? Comment ont été érigés les menhirs de Carnac ? Et que signifient les peintures rupestres de Lascaux ou de Chauvet ? Grâce aux travaux les plus récents des archéologues, les auteurs nous proposent une plongée dans la Préhistoire à travers 49 événements, lieux ou objets incontournables pour comprendre cette formidable époque.
Nos épidémies ont des squelettes dans le placard ! Et qui de mieux pour le prouver qu'un paléopathologiste ? Jean Zammit est un de ces spécialistes des fossiles humains, capable de remonter le temps à la recherche des maladies de nos ancêtres. En suivant les pistes des dernières découvertes en archéologie, en paléodémographie ou en microbiologie, il dresse le portrait-robot convaincant du suspect de toutes nos infections modernes : la néolithisation. En devenant un agriculteur plutôt qu'un chasseur-cueilleur, l'homme a en effet bouleversé son évolution et celle des plantes et des animaux qu'il a domestiqués. Peste, tuberculose, covid 19, cancers... Quels effets la promiscuité entre nos ancêtres et leurs bêtes a-t-elle eus sur ces virus et ces microbes qui ont évolué jusqu'à devenir les nôtres ? Qui de ces parasites mortels ou de l'homme est le vrai coupable de ces meurtres biologiques à grande échelle ?
Il y a 50 000 ans, Sapiens croisait Néandertal et un mystérieux cousin : Denisova. Découvert par son ADN, ce frère oriental a peuplé l’Asie jusqu’aux Philippines.
Pour les civilisations antiques, l'écriture était un don divin. Les philosophes et les linguistes ont spéculé sur ses origines. À la fin du XXe siècle, des objets archéologiques ont permis de retracer l'évolution de pratiques aboutissant aux premières traces d'écriture en Mésopotamie. Bousculant le mythe et les certitudes savantes, leur étude a montré que les fonctions primordiales de l'écriture ne relèvent ni de la transmission, ni de la conservation du langage, mais de la gestion de biens. La conception scientifique de la genèse de l'écriture découle des découvertes de Denise Schmandt-Besserat. Ce livre présente les preuves matérielles que sont les « jetons », examine leur évolution jusqu'à la transmission de leurs fonctions aux tablettes d'argile, puis analyse les implications socioéconomiques de ce processus multimillénaire, avant de restituer la classification des artefacts. Cette démarche est comparable à celle d'André Leroi-Gourhan : elle introduit une problématique fondamentale dans le champ des études paléo-historiques en même temps qu'une méthode éclairant la relation entre une classe d'artefacts et l'évolution de l'humanité. Dans une postface inédite, Grégory Chambon fait le point sur les enjeux toujours actuels de cette oeuvre fondatrice.
Partez sur les traces de Marie-Louise Inizan, pionnière de la technologie lithique, dont les recherches ont révolutionné notre compréhension des outils préhistoriques.
L'Orient méditerranéen subit des troubles majeurs au tournant du XIIIe et du XIIe siècles avant notre ère. Les palais mycéniens, l'empire hittite et de nombreuses cités-états disparaissent sous les coups de boutoir des Peuples de la Mer. Seuls les Égyptiens parviennent à les arrêter. Parmi ces peuples, les ancêtres des Grecs Doriens, des Italiques, des Arméniens et des Phrygiens semblent partager la maîtrise de la réduction du fer terrestre. Comprendre cette révolution majeure, qui fait basculer l'Orient méditerranéen de l'Âge du Bronze à celui du Fer, passe par une analyse pluridisciplinaire : linguistique, archéo-métallurgique, historique et mythologique.
Il y a 4000 ans, une éruption du Vésuve a figé dans le temps un village de l’âge du Bronze. Nola - Croce del Papa révèle, grâce aux fouilles archéologiques, la vie quotidienne.
Au fil des chapitres de ce livre, le lecteur va découvrir l'incroyable épopée de ces colons venus du Levant qui, à partir du VIIe millénaire, ont installé progressivement leurs fermes et leur bétail sur quasiment toute l'Europe. Les groupes locaux semi-nomades ont fini par adopter, non sans résistance, leur mode de vie sédentaire où la chasse, la pêche et la cueillette sont devenues des activités marginales remplacées par des productions végétales et animales contrôlées par l'homme. Le sauvage a ainsi reculé devant le domestique le long des deux grandes voies de migration à savoir les côtes de la Méditerranée et la vallée du Danube. Malgré le succès de cette révolution technique, économique et culturelle, l'homme ne peut toutefois pas oublier son passé, même lointain, et le besoin de sauvage refait surface actuellement chez bon nombre de nos concitoyens européens qui lui ouvrent de nouvelles perspectives, réservant pour les années à venir bien des surprises.
Au fil du temps, l'art des cavernes d'Europe occidentale s'enrichit, aux côtés des figurations animales, de motifs géométriques complexes que l'on qualifie généralement de signes. Ces tracés sont dits « abstraits » par convention parce qu'ils ne s'identifient à aucune forme connue. Pour les chercheurs ils restent « d'obscure signification ». Par l'observation des données graphiques relatives aux signes, le concours de l'archéologie des grottes ornées et de leurs particularités environnementales, Marc Bruet propose dans cet essai une approche inédite de cette problématique qui fait débat depuis plus d'un siècle chez les préhistoriens. Voici un autre regard porté sur l'art des cavernes.
Lucy, l'homme de Néanderthal et Otzi montrent que, s'ils n'ont pas nos connaissances, nos moyens technologiques, ils ont un raisonnement très pertinent et sont beaucoup plus proches de nous que nous ne l'imaginons. De belles découvertes, lors de fouilles, permettent aux scientifiques de retracer l'évolution de l'homme. Poursuivant le chemin ouvert par ces connaissances, l'auteure imagine rencontrer, chez eux, quelques-uns de nos ancêtres des temps préhistoriques. Ferez-vous le voyage jusqu'à chez eux ?
Pendant les sept millénaires qui ont suivi la dernière déglaciation, les petites communautés de chasseurs-cueilleurs cantonnées au sud de l'Europe ont progressivement occupé tout le continent. Les récentes fouilles d'archéologie préventive de pleine nature ont levé le voile sur la réalité de ces groupes familiaux spécialisés dans la chasse à l'arc. Qui étaient-ils ? Comment vivaient-ils ? De quoi se nourrissaient-ils ? Grâce aux données scientifiques disponibles à ce jour, l'auteur nous plonge dans le monde de ces « hommes des bois » experts dans l'art d'utiliser les ressources de leur milieu sans les surexploiter ni les polluer. Leur adaptabilité associée à leur solidarité leur ont permis non seulement de survivre, mais de voir leur population augmenter jusqu'à ce que, au début du Néolithique, les agro-pasteurs venus de l'est bouleversent leurs pratiques et finissent par les assimiler.
Après le premier volume traitant du Paléolithique, ce second volume sur le Néolithique se développe en neuf chapitres abordant les questions d'environnement, de populations, mettant en relief les diverses expressions matérielles et spirituelles du nouveau mode de vie. Le dernier chapitre évoque les premières grandes concentrations humaines qui ont conduit aux organisations urbaines et le rôle des deux grands fleuves africains, le Nil et le Niger.
Plus qu'en d'autres régions, la Préhistoire est marquée au Sahara par d'innombrables questions dont l'énumération, tout en dessinant les insuffisances de la recherche, en souligne aussi les nombreux apports. Cet ouvrage est construit autour des interrogations de plusieurs générations d'étudiants de diverses universités. Il tente de réunir l'essentiel des données disponibles et d'élaborer la construction qu'elles permettent aujourd'hui. Certaines hypothèses sont confortées, d'autres balayées. Ce premier volume s'articule en huit chapitres présentant le contexte environnemental, les hommes, les grandes phases de la Préhistoire telles qu'elles sont perçues à travers les vestiges matériels, et l'émergence de la spiritualité.
La grotte Chauvet, dans les gorges de l'Ardèche, datée de plus de 35 000 ans, ouvre le ban des grands sanctuaires ornés du paléolithique en Europe occidentale. Sa reconnaissance en 1994 a fait voler en éclats l'idée que l'art des cavernes avait connu une évolution linéaire depuis des débuts plastiques frustres pour atteindre la sophistication d'oeuvres élaborées. L'iconographie du souterrain comporte plus de quatre cents représentations animales au réalisme étonnant. L'auteur analyse et compile l'ensemble des singularités de cet art pour proposer le décodage d'un chef d'oeuvre.
Ce livre est le fruit d'une longue collaboration archéologique malo-japonaise qui a commencé en 1999, qui a permis de déterrer de grands bâtiments des Xe et XIe siècles, faits de pierres, qui pourraient constituer le palais royal du premier royaume de Gao... Il fournit une base riche et solide sur laquelle une nouvelle histoire africaine sera construite. Il intéressera non seulement les archéologues et les historiens, mais aussi les amateurs séduits par ce continent à la fois turbulent et fascinant.
5000 ans avant notre ère, des haches en jade alpin parcouraient l’Europe de l’Irlande à la Bulgarie. JADE. Tomes 1 et 2 révèle l’histoire oubliée de ces objets sacrés, symboles de pouvoir et de rituels au Néolithique.
Le site de Peyrazet (Creysse, Lot), dans le Haut-Quercy, fouillé entre 2008 et 2016, a redynamisé les recherches sur la fin du Paléolithique supérieur dans cette région. Entre plateau et vallée, Peyrazet apparaît désormais comme un nouveau jalon du Magdalénien supérieur entre l'océan Atlantique et la Méditerranée. Ce travail collectif présente les études comparatives et croisées des industries lithiques, des équipements osseux, des restes fauniques, des matières colorantes et de la parure, retrouvés sur les 12 m2 de la fouille, soit environ le quart de la surface habitable estimée. Ces matériaux ont permis aux chercheurs de documenter une partie des activités qui s'y sont déroulées. Sur les restes de silex, par exemple, des traces d'utilisation montrent une relative diversité d'activités réalisées à l'intérieur comme à l'extérieur du site. De même, en analysant la provenance des silex et des coquillages marins, et en les comparant avec d'autres sites, les archéologues ont mis en évidence un réseau d'approvisionnement et d'échanges bidirectionnel à longue distance. Mais c'est le renne qui constitue le socle commun des activités socio-économiques menées dans la grotte-abri : sa viande y était amenée en quartiers, ses os et ses bois servaient à fabriquer des projectiles de chasse et des aiguilles, ses dents utilisées en éléments de parure... La confection d'objets en peaux, dont on repère de nombreux témoins, révèle une véritable originalité. Des résultats qui, pour le moment, restent exceptionnels dans cette région française.
Dans la plaine alluviale de l'Allier, sur la commune des Martres-d'Artière (Puy-de-Dôme), deux aires funéraires distinctes ont été fouillées : l'une avec des sépultures et des enclos circulaires du Bronze final 1 et 2 ancien ; l'autre avec 25 tombes de La Tène ancienne dans un enclos trapézoïdal. Elles offrent l'image d'un ensemble de très grande taille composé de petits groupes de tombes et de monuments probablement établis le long d'un axe majeur de communication. Par l'étude exhaustive des monuments, des dispositifs funéraires et de l'ensemble du matériel, le présent ouvrage décrit des pratiques funéraires encore mal connues en Basse-Auvergne pour la période. Une parure de perles en ambre et en or du Bronze final dans une inhumation, un ceinturon militaire de La Tène ancienne dans deux autres tombes, la pratique conjointe de l'inhumation et de la crémation pour la même période, une structure énigmatique, vide, qui jouxte un dépôt de crémation à l'intérieur d'un enclos du Bronze final : autant d'éléments notables que cet ensemble a livrés. L'analyse de l'enclos de La Tène ancienne, utilisé entre le deuxième quart du ve s. et le début du iiie s. av. J.-C., permet par ailleurs d'établir des dynamiques diachroniques d'implantation des sépultures, de proposer des hypothèses sur son aspect originel et son évolution, et aussi de discuter son recrutement et son organisation interne. Cette monographie offre une synthèse inédite ainsi qu'un catalogue analytique d'un site fondamental livrant de nouvelles connaissances sur les dispositifs et les pratiques funéraires, et plus largement sur les sociétés de l'âge du Bronze final et de La Tène ancienne dans le Centre-Est de la France.
Les latrines romaines ont, dans notre imaginaire collectif, une place particulière. Les vestiges bien conservés des villes d'Afrique du Nord ou d'Asie Mineure laissent en effet entrevoir une époque pendant laquelle la pudeur telle qu'on la conçoit actuellement n'existait pas, où le Romain n'hésitait pas à satisfaire ses besoins naturels devant son contemporain. Les chercheurs ont focalisé leur attention principalement sur la belle architecture, les grands bâtiments pouvant accueillir parfois plusieurs dizaines de personnes. Ces constructions ne forment pourtant qu'une minorité des latrines antiques. Le développement de l'archéologie permet désormais d'appréhender les aménagements les plus modestes et les plus fréquents, dont les simples fosses, cuvelées ou non, creusées dans le sol. En prenant en compte tous les types de structures d'une région bien déterminée de l'Empire romain - les provinces gauloises, germaniques et alpines -, cet ouvrage donne un aperçu, le plus complet possible, des lieux d'aisance et de leur utilisation. C'est une image différente de celle généralement admise qui apparait alors. Les aménagements sont, la plupart du temps, simples et répondent à la stricte utilité. Les belles latrines sont rares et n'apparaissent que tardivement. Un certain nombre de dispositions permettent d'isoler ces lieux de l'extérieur ; les latrines apparaissent comme un monde clos, refermé sur lui-même. Parallèlement aux constructions, pour la première fois, ce sont les structures mobiles qui sont considérées, tant sur le plan littéraire qu'archéologique : la matella, l'urinoir masculin, le scaphium, l'urinoir féminin, le lasanum, le pot de chambre, mais également l'amphore qui, en remploi, sert a récupérer l'urine pour les activités artisanales. La gestion des latrines au quotidien, leur financement, leur entretien sont étudiés. La circulation de l'eau usée, utilisée pour évacuer les déjections dans les égouts, est décrite tout comme celle de l'eau propre, servant autant au rinçage de l'éponge destinée à la propreté intime, au lavage des mains qu'au plaisir des yeux lorsqu'elle s'écoule à travers fontaines et bassins. C'est enfin l'attitude des usagers qui est analysée : les règles de bienséance de la société romaine ne s'appliquent pas dans cet espace particulier où se côtoient des populations variées. Si la multiplication des latrines a peut-être rendu la ville ponctuellement plus propre, elle n'en était pas pour autant plus hygiénique. C'est donc à une préoccupation primaire de l'homme de toutes les époques que cet ouvrage est consacré ; la gestion des déchets par les Romains rejoint ici l'une des préoccupations de nos sociétés contemporaines.
Pendant une douzaine d'années, de 1952 à 1963, André Glory a travaillé à Lascaux, pour calquer les gravures pariétales, assister aux travaux de terrassement qui excavaient tous les sols, examiner les tonnes de déblais extraites de la galerie du Puits, fouiller une étroite banquette de sédiments, au fond de cette galerie. Ses conditions de travail ont été souvent éprouvantes. Les travaux de climatisation de 1957-1958 ont saccagé le sol de la caverne et dispersé les vestiges archéologiques. Cette ventilation polluante est à l'origine de la fermeture définitive de Lascaux en avril 1963, juste avant la fin des recherches d'André Glory. Il était donc le seul à avoir étudié sur place à la fois la décoration rupestre de Lascaux et son archéologie, si riche. À la demande d'André Leroi-Gourhan, André Glory devait présenter les résultats de ses travaux dans Gallia. En juillet 1966, l'abbé se tuait dans un accident de la route. Ses manuscrits et les objets qu'il avait mis de côté n'étaient pas retrouvés. Il ne laissait derrière lui que quelques courtes publications préliminaires, des dessins et des clichés des coupes stratigraphiques, des rapports intermédiaires, et, heureusement, la quasi-totalité des calques des gravures, assortis de leur inventaire. La richesse artistique de Lascaux et le besoin de connaître son contexte archéologique ont conduit Arlette Leroi-Gourhan à réunir une équipe pluridisciplinaire avec un but : exposer ce que l'on savait alors des résultats obtenus par André Glory. Ce fut Lascaux inconnu (XIIe supplément à Gallia Préhistoire), publié en 1979. C'est bien plus tard que le « trésor » de l'abbé Glory allait réapparaître. Une valise, remplie de calques et de dossiers, est retrouvée à Saintes en 1987. Surtout divers objets - pièces précieuses ou simples objets de collection - et de nombreux papiers d'André Glory sont enfin dénichés en 1998 au Bugue (Dordogne). Parmi eux, l'étude consacrée à Lascaux, le précieux manuscrit perdu depuis plus de trente ans, et les documents complémentaires permettant de reconstituer les chapitres non encore rédigés. Ce dossier fait l'objet de la présente publication. Le déchiffrement du manuscrit a été mené à bien par Brigitte et Gilles Delluc. Ce travail n'a pas été aisé, tant sur le plan de la graphie que sur celui de la structure même du texte. Ce mémoire est essentiel. Grâce à ce Lascaux d'André Glory, la connaissance de l'archéologie de la grotte s'enrichit enfin de la seule publication d'ensemble de l'archéologue lui-même. De nombreuses informations sont d'un intérêt majeur. Il a tout noté durant ses années de recherches. Son Lascaux fourmille d'informations inédites. En voici les principales : l'analyse des coupes stratigraphiques, étudiées lors des terrassements, n'était connue que par des dessins et quelques notes ; les petites fouilles pratiquées par André Glory (comme celle du Gour du Cerf dans le Passage) étaient demeurées inédites ; on ne savait pas d'où provenait un grand nombre d'objets : certains avaient été exhumés par André Glory lui-même, d'autres par des personnes dont il avait pu recueillir le témoignage ; bien plus, l'heureuse découverte du Bugue a permis de retrouver et d'étudier toutes les pièces qu'il avait conservées par-devers lui pour accompagner son Lascaux. Le matériel osseux et la faune ont donné lieu à deux études complémentaires, conduites respectivement par Christiane Leroy-Prost et par Astrid Vannoorenberghe. Ces travaux sont présentés ici. La présente publication ne fait pas double emploi avec Lascaux inconnu. Les chapitres très étoffés de ce gros ouvrage viennent éclairer le Lascaux d'André Glory. Celui-ci, à son tour, vient compléter et mieux structurer encore l'ouvrage pluridisciplinaire dirigé par Arlette Leroi-Gourhan.
This book illustrates the extraordinary diversity of `nomad lives' in time and space, in a tribute to Claudine Karlin, comprising 28 texts signed by economists, geographers, historians or sociologists.These case studies, organized into five chapters, are invitations to meet women, men and children from all over the world. The first chapter focuses on characterizing nomads and nomadism through examples ranging from the Aka pygmies, hunter-gatherers in the Central African forest, Yakut and Kazakh herders from the Central Asian steppes, or "nomads of contemporary globalization". The second concentrates on the material culture of camps, from the Chatelperronians in the Grotte du Bison at Arcy-sur-Cure (Yonne) to the Manteks, Kurds in contemporary Iraq. The third examines the territories and circuits inherent to nomad lives, from the first hominids of East Africa to the break in the fishing way of life brought about by the arrival of Europeans in the Magellan Strait. Magdalenian mobility trends in the Roc-aux-Sorciers (Vienne), changes in funerary practices during the Bronze and Iron Ages in the Central Asian steppes (Kazakhstan), the sexual division of labour among the Tchouktcha of Russian Siberia, etc.: the social relations with the living and the dead, in and outside the group, are the main themes of the last two chapters.But throughout the pages a single apparently simple but extremely complex question emerges. The book ends with an attempt to answer this question from the combined perspective of an archaeologist, an ethnologist and a sociologist. Because, in the end, what does being a nomad mean?
The end of the Pleistocene (c. 75-15 ka) is a key period for the prehistory of the Nile Valley. The climatic fluctuations documented during this period have led human populations from the Middle and Late Palaeolithic to adapt to a changing Nile. In particular, the global shift to more arid conditions regionally translated into the expansion of the Sahara, the lowering of sea levels and the desiccation of some major eastern African lakes. These climatically-induced environmental changes influenced the behaviour of the Nile -although how exactly is still debated- and its role as an ecological refugium for human populations living in its vicinity. Genetic and fossil evidence highlight a strong population substructure in Africa during this period, suggesting the alternation of phases of major dispersals of modern humans within the continent, as well as out-of and back-into Africa, with phases of relative isolation of populations, which might be linked to the creation of environmental refugia during the climatic fluctuations of this period. Understanding to what extent the technological variability observed in north-eastern Africa between 75,000 and 15,000 years ago is linked to environmental changes and/or possible contacts between different human populations is critical in this context. The best-preserved evidence for past human behavior are archaeological assemblages, most often lithic assemblages. However, the use of different terminologies, whether they refer to cultural or techno-typological entities, hampers any systematic comparison between the Nile Valley on one hand and neighbouring regions on the other hand. An outcome of this practice is the artificial `isolation' of the north-eastern African record from its neighbouring regions. This monograph groups together chapters presenting updated reviews and new data on regional archaeological, palaeoenvironmental, palaeoanthropological and geological records from north-eastern Africa, North Africa, the Levant and eastern Africa for the period ranging from 75,000 to 15,000 years ago. While north-eastern Africa, and the Nile Valley in particular, is generally considered as one of the main possible routes of migrations out of Africa, few recent studies allow the data from this region to be viewed from a macro-regional perspective. This book allows the exploration of topical issues, such as modern humans' capacity for adaptation, particularly in the context of climate change, as well as population interactions and human dispersals in the past, taking a multidisciplinary approach.
S'appuyant sur trois décennies de travaux de terrain et de recherches bibliographiques en Côte-d'Or, l'ouvrage que publie aujourd'hui la R.A.E. reprend une thèse de doctorat soutenue en 1993 à l'Université de Franche-Comté par Jean-Pierre Nicolardot, chercheur au C.N.R.S. Après l'historique et la définition de l'habitat fortifié aux temps préhistoriques et protohistoriques, l'auteur présente les résultats de ses recherches stratigraphiques sur deux sites clefs de la Côte-d'Or pour l'étude des premières architectures défensives, le Camp de Myard à Vitteaux, entre les vallées de l'Armançon et de la Brenne, et le Châtelet d'Étaules, dans la vallée du Suzon. Ces deux sites ont été occupés plus particulièrement au Néolithique moyen et au Bronze final, ainsi que, pour le second, au premier Âge du Fer. Dépassant le cadre de ces deux gisements bourguignons, le lecteur trouvera une abondante matière comparative de sites témoins des activités ou de la présence humaine en Côte-d'Or, depuis la fin de la Préhistoire jusqu'aux Âges des Métaux (habitats ouverts, nécropoles, dépôts et objets isolés remarquables...). La documentation iconographique et la bibliographie, qui dépassent les limites régionales, rendent plus accessibles les acquis de l'archéologie de terrain.