À travers son récit de l’aspirant écrivain qui monte à Paris des poèmes plein les poches et, trébuchant sur les pavés du réel, tombe presque malgré lui dans l’aventure du journalisme, Balzac dessinait à la fois l’image d’Épinal du rédacteur parisien et une critique des médias dont les échos contemporains nous saisissent. Entre-soi, compromission, marchandage… La défiance à l’égard de la presse s’exprimait-elle de la même façon au XIXe siècle qu’aujourd’hui ?
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Illusions perdues
Paris, 1821. Lucien de Rubempré, jeune poète idéaliste, quitte sa province pour conquérir la capitale, tandis que son ami David Séchard tente de révolutionner l’imprimerie à Angoulême.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Honoré de Balzac (1799–1850) est l’un des plus grands romanciers français, maître du réalisme et auteur de La Comédie humaine, fresque monumentale de la société française au XIXe siècle. Observateur implacable des mœurs, il a lui-même fréquenté les milieux littéraires et journalistiques qu’il dépeint dans Illusions perdues, y projetant ses propres expériences et désillusions. Son œuvre, marquée par une écriture foisonnante et une analyse psychologique fine, reste une référence incontournable de la littérature mondiale.
newsmode Revue de presse
Les journalistes d’Illusions perdues sont-ils le reflet de leur profession à l’époque ? L’action se situe en 1821. Le journalisme est alors naissant. Concentrée sur les grands boulevards parisiens, la presse se répand dans les rues par des crieurs, et grâce à des chroniqueurs célèbres. Balzac, fasciné et effrayé par l’entrée de la littérature dans le siècle médiatique, fut l’un des critiques les plus mordants du milieu journalistique.
Pourtant, lors de sa parution, Illusions perdues, roman tiré du vaste ensemble de La Comédie humaine, reçut un accueil catastrophique de la part de la presse parisienne. Un échec critique qui, à l’époque, assombrit douloureusement la réputation de son auteur, Honoré de Balzac. La véritable reconnaissance sera plus tardive et ne surviendra qu’au XXe siècle ; Marcel Proust considérait par exemple Illusions perdues comme le meilleur roman de Balzac.
Illusions perdues est une critique du monde parisien, ultra-violente, qu’Emmanuel Blanchet compare au film Ridicule. Honoré de Balzac est le premier à parler d’argent : « Des pages et des pages où l’on ne sait plus qui doit à qui. C’est le sujet ». Non reconnu à son époque, Illusions perdues est devenu ensuite pour beaucoup, dont Marcel Proust, l’un des meilleurs de Balzac.
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