Stefan Zweig apparaît ici moins comme une figure éthérée que comme un infatigable ingénieur des lettres. Au-delà du symbole, son ancrage en France répond à une nécessité pragmatique : celle de tisser un réseau de résistance intellectuelle. [...] L’un des grands mérites de ce recueil est de nous faire entrer dans l’atelier de l’écrivain-entrepreneur, soucieux de la circulation des textes.
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"Je ne me suis jamais senti un étranger en France"
Paris, 1940. Dans l’Europe déchirée, Stefan Zweig confie à ses amis français une vérité intime : la France est sa patrie de cœur.
L'auteur du Monde d'hier a entretenu un lien particulier avec la France, le pays de ses héros : Montaigne, Balzac ou Verlaine, mais aussi de son maître, Romain Rolland. C'est ce pays qu'il a élu comme la patrie de son coeur. À chaque période de sa vie - avant 1914, depuis la Suisse Salzbourg ou Londres, fuyant sa chère Europe défigurée - il y a noué des liens d'affection, car malgré son succès dans le monde entier, sa « religion de l'amitié » avec des auteurs français est restée essentielle pour lui.
Ce livre, qui rassemble plus de 400 lettres inédites, écrites presque toutes en français, en porte témoignage et réserve plus d'une surprise sur ses engagements littéraires et politiques.
Préfacé et annoté par Brigitte Cain-Hérudent et Claudine Delphis.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Né en 1881 à Vienne et mort en 1942 au Brésil, Stefan Zweig est l’un des écrivains autrichiens les plus célèbres du XXe siècle. Auteur de romans, nouvelles, biographies et essais, il a marqué la littérature par son humanisme, son pacifisme, et son art de la nouvelle psychologique. Proche de Romain Rolland, Freud, et Émile Verhaeren, il a vécu la montée des totalitarismes comme une tragédie personnelle, avant de choisir l’exil. Son œuvre, traduite dans le monde entier, reste un témoignage poignant d’une Europe disparue.
newsmode Revue de presse
Ce livre, qui rassemble plus de 400 lettres inédites, écrites presque toutes en français, en porte témoignage et réserve plus d’une surprise sur ses engagements littéraires et politiques. [...] C’est une germaniste et historienne, Claudine Delphis, qui a initié le projet ambitieux d’une « anthologie » des lettres que Stefan Zweig a envoyées à ses « amis français ».
Il serait tentant de ne lire dans Je ne me suis jamais senti un étranger en France qu’une effusion sentimentale, une déclaration d’amour ininterrompue d’un Viennois romantique à la patrie de Montaigne. Ce serait pourtant réduire la portée de cette somme, établie par Claudine Delphis et Brigitte Cain-Hérudent. [...] Stefan Zweig se révèle ici un professionnel averti de l’édition, soucieux de la circulation des textes.
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