Date de parution
13 avril 2017
Éditeur
Les Belles Lettres éditions
Collection
L'Âne d'or
, N°63
Caractéristiques techniques
Langue
Français
Pages
452 Pages
Taille du fichier
2.5 MB
ISBN 13
9782251903026
Format
Epub
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Et si notre obsession pour les chiffres révélait bien plus qu’une simple quête de précision ? La Confiance dans les chiffres explore comment la quantification, loin d’être neutre, façonne notre rapport au pouvoir.
Cette enquête sur l'immense demande de quantification dans le monde moderne examine le développement des significations culturelles de l'objectivité depuis plus de deux siècles. Comment devons-nous tenir compte du prestige actuel des méthodes quantitatives et de leur puissance ?
La réponse habituelle est que la quantification est considérée comme souhaitable dans l'enquête sociale et économique depuis ses succès dans l'étude de la nature. Cette justification ne satisfait pas Theodore Porter.
Pourquoi, demande-t-il, le genre de succès obtenus dans l'étude des étoiles, des molécules ou des cellules devrait-il être un modèle attrayant pour la recherche sur les sociétés humaines ? Et d'ailleurs comment faut-il comprendre l'omniprésence de la quantification dans les sciences de la nature ? À son avis, nous devrions diriger notre regard dans la direction opposée : en comprenant l'intérêt pour la quantification dans les affaires, le gouvernement et la recherche sociale, nous apprendrons quelque chose de nouveau sur son rôle dans la psychologie, la physique et la médecine.
S'appuyant sur un large éventail d'exemples issus des laboratoires et du monde de la comptabilité, des assurances, de l'analyse coûts-avantages et du génie civil, Porter montre qu'il est « parfaitement faux » d'interpréter la rigueur quantitative de la science comme une tendance en quelque sorte inhérente à l'activité de cette dernière, sauf là où les pressions politiques et sociales imposent un compromis. En réalité, la quantification naît d'une tentative pour élaborer une stratégie d'impersonnalité permettant de résister aux pressions de l'extérieur. C'est dans un contexte culturel que l'objectivité prend son essor, la quantification devenant plus importante lorsque les élites sont faibles et les négociations privées suspectes, et que la confiance fait défaut.
Theodore M. Porter, professeur d'histoire des sciences à l'université de Californie, à Los Angeles, est l'auteur de The Rise of Statistical Thinking, 1820-1900 (1986), et de Karl Pearson : The Scientific Life in a Statistical Age (2004). Il est membre de l'American Academy of Arts and Sciences.
Nouvelle préface de l'auteur.
Traduit de l'anglais par Gérard Marino.
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La réponse habituelle est que la quantification est considérée comme souhaitable dans l'enquête sociale et économique depuis ses succès dans l'étude de la nature. Cette justification ne satisfait pas Theodore Porter.
Pourquoi, demande-t-il, le genre de succès obtenus dans l'étude des étoiles, des molécules ou des cellules devrait-il être un modèle attrayant pour la recherche sur les sociétés humaines ? Et d'ailleurs comment faut-il comprendre l'omniprésence de la quantification dans les sciences de la nature ? À son avis, nous devrions diriger notre regard dans la direction opposée : en comprenant l'intérêt pour la quantification dans les affaires, le gouvernement et la recherche sociale, nous apprendrons quelque chose de nouveau sur son rôle dans la psychologie, la physique et la médecine.
S'appuyant sur un large éventail d'exemples issus des laboratoires et du monde de la comptabilité, des assurances, de l'analyse coûts-avantages et du génie civil, Porter montre qu'il est « parfaitement faux » d'interpréter la rigueur quantitative de la science comme une tendance en quelque sorte inhérente à l'activité de cette dernière, sauf là où les pressions politiques et sociales imposent un compromis. En réalité, la quantification naît d'une tentative pour élaborer une stratégie d'impersonnalité permettant de résister aux pressions de l'extérieur. C'est dans un contexte culturel que l'objectivité prend son essor, la quantification devenant plus importante lorsque les élites sont faibles et les négociations privées suspectes, et que la confiance fait défaut.
Theodore M. Porter, professeur d'histoire des sciences à l'université de Californie, à Los Angeles, est l'auteur de The Rise of Statistical Thinking, 1820-1900 (1986), et de Karl Pearson : The Scientific Life in a Statistical Age (2004). Il est membre de l'American Academy of Arts and Sciences.
Nouvelle préface de l'auteur.
Traduit de l'anglais par Gérard Marino.
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shield_question Foire aux questions
La Confiance dans les chiffres offre une analyse inédite de la place centrale des chiffres dans nos sociétés modernes. Theodore M. Porter y démontre que la quantification n’est pas seulement un outil scientifique, mais aussi une réponse aux crises de confiance et aux pressions politiques. Ce livre éclaire ainsi les mécanismes de pouvoir derrière l’objectivité apparente des données.
L’ouvrage aborde des thèmes variés : l’histoire de la quantification, le rôle des chiffres dans la science et la vie publique, la construction de l’objectivité, et les liens entre quantification, pouvoir et confiance. Il s’intéresse aussi à des domaines concrets comme la comptabilité, l’assurance, l’analyse coûts-avantages et le génie civil.
Ce livre s’adresse aux étudiants, chercheurs et professionnels en sciences sociales, histoire des sciences, économie ou gestion. Il passionnera aussi tout lecteur intéressé par les enjeux de l’objectivité, de la quantification et de la confiance dans les institutions.
Vous pourrez interroger le smartbook sur les origines de la quantification, ses applications dans différents domaines, les critiques de l’objectivité, ou encore les exemples concrets analysés par Porter. Posez-lui aussi des questions sur les liens entre chiffres, pouvoir et société.
person_edit À propos de l'auteur
Theodore M. Porter est professeur d’histoire des sciences à l’université de Californie, à Los Angeles. Spécialiste reconnu de l’histoire de la quantification et des statistiques, il est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence, dont The Rise of Statistical Thinking, 1820-1900 (1986) et Karl Pearson : The Scientific Life in a Statistical Age (2004). Membre de l’American Academy of Arts and Sciences, ses travaux explorent les liens entre science, société et pouvoir.
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traduction Gérard Marino
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économie et chiffres
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Date de parution
13 avril 2017
Éditeur
Les Belles Lettres éditions
Collection
L'Âne d'or
, N°63
Caractéristiques techniques
Langue
Français
Pages
452 Pages
Taille du fichier
2.5 MB
ISBN 13
9782251903026
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