Dans cet essai hybride empruntant à l’analyse littéraire, à l’aphorisme philosophique, au fragment et au récit, le professeur et écrivain Mustapha Fahmi explore les différentes facettes de la beauté à travers le prisme de celle de Cléopâtre, cette reine qui a fait d’elle-même un mythe grâce à son « style », sa « danse du monde ». [...] Fahmi maintient sans peine l’attention de son lecteur. Et que personne ne s’y trompe : insister sur la beauté de la reine d’Égypte n’a (presque) rien de réducteur dans ce contexte. L’auteur, de pair avec Nietzsche, précise : « la poursuite de la beauté est une poursuite de liberté, d’authenticité et d’affirmation de soi » — une quête que notre époque semble souvent perdre de vue.
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La beauté de Cléopâtre
Et si la beauté de Cléopâtre cachait bien plus qu’un mythe ? Mustapha Fahmi revisite, à travers Shakespeare et Nietzsche, la légende de la reine d’Égypte pour en faire une méditation vibrante sur le style, la liberté et l’art de vivre.
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person_edit À propos de l'auteur
Né à Casablanca et installé au Québec, Mustapha Fahmi est écrivain, professeur de littérature anglaise à l’Université du Québec à Chicoutimi et spécialiste internationalement reconnu de l’œuvre de Shakespeare. Auteur de plusieurs essais et recueils de poésie, il a notamment publié La leçon de Rosalinde (2018) et La promesse de Juliette (2021), tous deux salués par la critique et primés. La beauté de Cléopâtre, son troisième livre aux Éditions La Peuplade, confirme son talent pour mêler érudition, philosophie et sensibilité littéraire.
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Comment exister avec style, à différentes échelles, en dansant à travers les questions d’éthique qui nous animent ? Belle vulgarisation philosophique, parcours savant simplifié dans l’œuvre de Shakespeare, La beauté de Cléopâtre parvient à rappeler l’exigence, sous ses formes plurielles, l’urgence de l’esthétique et tous les choix politiques et intimes, toutes les représentations de ce que nous sommes, ainsi mis en jeu. On retrouve ici tout l’allant, l’évidence faite simplicité, la joie qui n’hésite pas à se passer pour de la naïveté, de Mustapha Fahmi dans cet essai à la philosophique et exégèse littéraire assez fine.
Pour Fahmi, la beauté de Cléopâtre « ne réside pas dans des canons figés, mais dans une manière d’être - une « danse du monde » qui transcende les siècles ». Une symphonie de Mozart. « C’est un chef-d’œuvre suprême et -c'est difficile à définir-, comme si l’on tente d’expliquer une symphonie de Mozart », confie Mustapha Fahmi. « Shakespeare, dit-il, décrit tout ce qu’il y a autour de Cléopâtre : son navire, les voiles, son odeur, son parfum... » Mais qu’on ne s’y trompe pas : parler de la beauté de Cléopâtre n’a ici rien de réducteur. Avec Nietzsche en filigrane, Fahmi rappelle que « la poursuite de la beauté est une poursuite de liberté, d’authenticité et d’affirmation de soi ».
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