Date de parution
2 septembre 2008
Éditeur
Fayard
Collection
Documents
Caractéristiques techniques
Langue
Français
Pages
178 Pages
ISBN 13
9782213641409
Format
Epub
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Le Déchirement. Lettres d'Algérie et du Maroc 1953-1958
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« Ces chroniques reprennent les lettres d'Algérie et du Maroc que j'ai écrites à ma famille au cours des années 1953 à 1958. Elles ont le côté ordinaire d'une correspondance destinée à donner de mes nouvelles et à relater ce que je voyais et comprenais. Elles m'ont été rendues par mes parents longtemps après, à la fin de leur vie. Je n'ai rien modifié de ces lettres, cinquante cinq ans après.
« Si cette "Déchirure" peut montrer à des générations qui n'ont connu ni l'armée, ni la guerre, le caractère inacceptable et vain du recours à la violence, je m'en réjouirai. L'aspect le plus absurde de ces années que l'on avait baptisées du nom de "pacification", c'est que deux grands pays majeurs, la France et l'Algérie, n'ont pas trouvé le chemin d'une vraie collaboration politique, d'une entente de leurs deux peuples, pourtant si nécessaire pour ces deux nations et pour l'Afrique tout entière.
Ce témoignage direct retrace dix-huit mois d'un service militaire assez rude dans l'armée d'Afrique, d'abord à Bougie (Kabylie) dans un bataillon de marche - j'avais vingt-deux ans à l'époque -, puis à l'École d'officiers de Cherchell, enfin au Maroc, à Port Lyautey, dans un bataillon de tirailleurs marocains.
Un an après, le 1er janvier 1957, je suis rappelé pour six mois comme chef de section dans l'infanterie coloniale, dans les montagnes de l'Ouarsenis. Enfin, mon séjour en Algérie se poursuit quelques mois encore au Gouvernement général à Alger.
« Aujourd'hui encore, l'Algérie et la France n'ont pas trouvé l'apaisement des passions, ni une forme de réconciliation. Il n'y a pas de traité d'amitié. Il y a deux nations qui nourrissent les ressentiments de leurs affrontements passés. La plaie n'est pas encore refermée.
Lorsque j'ai écrit ces lettres, j'étais jeune, sans expérience de la vie, presque à la fin de mes études. Si partiel qu'il soit, je souhaite que ce témoignage fasse mieux comprendre, notamment aux jeunes, à quel point la violence peut entraîner des conséquences imprévisibles. »
J. M.
*
Alors qu'on commémore cette année le cinquantième anniversaire de la chute de la IVe République, régime gangrené par la guerre d'Algérie, et le retour au pouvoir du général de Gaulle, ce témoignage de première main d'un futur acteur de premier plan de la Ve République est particulièrement bienvenu en ce qu'il ne dissimule rien des atrocités de cette guerre ni de l'inéluctabilité de l'indépendance telle que la perçoivent alors d'emblée les familiers du Général.
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« Si cette "Déchirure" peut montrer à des générations qui n'ont connu ni l'armée, ni la guerre, le caractère inacceptable et vain du recours à la violence, je m'en réjouirai. L'aspect le plus absurde de ces années que l'on avait baptisées du nom de "pacification", c'est que deux grands pays majeurs, la France et l'Algérie, n'ont pas trouvé le chemin d'une vraie collaboration politique, d'une entente de leurs deux peuples, pourtant si nécessaire pour ces deux nations et pour l'Afrique tout entière.
Ce témoignage direct retrace dix-huit mois d'un service militaire assez rude dans l'armée d'Afrique, d'abord à Bougie (Kabylie) dans un bataillon de marche - j'avais vingt-deux ans à l'époque -, puis à l'École d'officiers de Cherchell, enfin au Maroc, à Port Lyautey, dans un bataillon de tirailleurs marocains.
Un an après, le 1er janvier 1957, je suis rappelé pour six mois comme chef de section dans l'infanterie coloniale, dans les montagnes de l'Ouarsenis. Enfin, mon séjour en Algérie se poursuit quelques mois encore au Gouvernement général à Alger.
« Aujourd'hui encore, l'Algérie et la France n'ont pas trouvé l'apaisement des passions, ni une forme de réconciliation. Il n'y a pas de traité d'amitié. Il y a deux nations qui nourrissent les ressentiments de leurs affrontements passés. La plaie n'est pas encore refermée.
Lorsque j'ai écrit ces lettres, j'étais jeune, sans expérience de la vie, presque à la fin de mes études. Si partiel qu'il soit, je souhaite que ce témoignage fasse mieux comprendre, notamment aux jeunes, à quel point la violence peut entraîner des conséquences imprévisibles. »
J. M.
*
Alors qu'on commémore cette année le cinquantième anniversaire de la chute de la IVe République, régime gangrené par la guerre d'Algérie, et le retour au pouvoir du général de Gaulle, ce témoignage de première main d'un futur acteur de premier plan de la Ve République est particulièrement bienvenu en ce qu'il ne dissimule rien des atrocités de cette guerre ni de l'inéluctabilité de l'indépendance telle que la perçoivent alors d'emblée les familiers du Général.
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Date de parution
2 septembre 2008
Éditeur
Fayard
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Langue
Français
Pages
178 Pages
ISBN 13
9782213641409
Format
Epub
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