Les Bandits tragiques suivi d'Adieu Cayenne !
Paris, 1911 : une bande d’anarchistes défraie la chronique en braquant la Société Générale, déclenchant une traque sans précédent.
C'est l'une des affaires les plus connues et les plus commentées de la Belle Époque. En France comme à l'étranger, les anarchistes de « La Bande à Bonnot » ont fait les gros titres de tous les journaux. Nous sommes en décembre 1911 lorsque plusieurs comparses anarchistes braquent la Société Générale de la rue Ordener à Paris... événement qui met le feu aux poudres et déclenche une furie policière rarement vue. S'ensuivent des mois de courses-poursuites effrénées, d'affrontements violents à glacer le sang. Parmi cette énigmatique Bande à Bonnot, se trouve un profil différent, un sympathisant à la cause anarchiste, innocent du crime dont on l'accuse. Son nom : Dieudonné. Dans le tumulte de l'affaire comme dans les terribles débouchés judiciaires dont il fera l'objet, il incarne à lui seul l'aventure hors normes des membres de cette Bande.
Parmi les nombreux textes qui s'intéressent à l'affaire, nous avons sélectionné ceux de Victor Meric et Albert Londres. Comme des faces d'une même pièce, et pour la première fois rassemblés au sein d'un même ouvrage, ils donnent à voir deux aspects jumeaux de cette affaire : l'avant et l'après, la chute et la rédemption, le récit collectif et le destin singulier d'un homme.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de des auteurs
Victor Méric et Albert Londres unissent ici leurs plumes pour raconter, chacun à leur manière, l’une des affaires les plus marquantes de la Belle Époque : l’épopée tragique de la bande à Bonnot. Le premier, journaliste engagé et proche des milieux anarchistes, en dresse un récit vivant et documenté, mêlant analyse sociale et empathie pour les accusés. Le second, grand reporter et figure du journalisme d’investigation, apporte un regard humaniste et poignant sur le destin d’Eugène Dieudonné, condamné à tort et déporté à Cayenne. Leurs textes, complémentaires, offrent une plongée dans les rouages de la justice, la violence d’État et les idéaux libertaires, avec un style à la fois précis et émouvant.
Victor Méric
Victor Méric (1876-1933), de son vrai nom Henri Coudon, fut journaliste, militant anarchiste et écrivain engagé. Proche des milieux libertaires parisiens, il a couvert l’affaire de la bande à Bonnot pour la presse et en a tiré Les Bandits tragiques (1926), un récit à mi-chemin entre le reportage et le roman-feuilleton. Son approche, mêlant empathie pour les accusés et critique acerbe de la répression policière, en fait un témoignage unique sur cette période trouble. Il a également collaboré à L’Anarchie et publié plusieurs essais et romans à forte dimension sociale.