Pour Anton Brender, la cause de nos maux réside dans le renoncement progressif de nos États à orienter le capitalisme vers le progrès social. « La puissance publique régule et investit pour traduire le prix que la démocratie veut accorder à la vie humaine. Cela passe par toutes les infrastructures, et en particulier les infrastructures sociales, qui jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement de la démocratie et le progrès qu’a connu la vie des hommes. »
Les Démocraties face au capitalisme
Et si le vrai défi des démocraties était de redonner un prix à la vie humaine ? Anton Brender analyse deux siècles de bras de fer entre capitalisme et progrès social, et propose une voie audacieuse.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Anton Brender est économiste, spécialiste des questions de croissance, de finance et de politique économique. Il a été directeur du Cepii (Centre d’études prospectives et d’informations internationales) et enseignant à l’université Paris-Dauphine. Aujourd’hui économiste chez Candriam, il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Capitalisme et progrès social (2020). Son travail s’attache à analyser les interactions entre capitalisme, démocratie et progrès social, en plaidant pour un rôle renforcé de l’État dans la régulation économique.
newsmode Revue de presse
Forcer le capitalisme à prendre en compte les aspirations d’une large partie de la population passe par la fixation d’un prix élevé à la vie des hommes, explique dans ce nouveau livre l’économiste Anton Brender. Pour avoir tourné le dos à cette règle, nos sociétés démocratiques se sont placées sous la domination de forces obnubilées par le profit et/ou le pouvoir.
Le progrès social n’est pas le produit direct du capitalisme en tant que tel, mais plutôt de l’interaction entre capitalisme et démocratie. Lorsque des sociétés démocratiques ont su imposer au capitalisme une série de contraintes, elles ont réussi à en orienter les bénéfices vers l’amélioration des conditions de vie collectives. C’est précisément ce rôle de régulation qui a permis aux démocraties de transformer une dynamique purement économique en un moteur de progrès social.