Les Postiches
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Nouvelle bande à Bonnot, financiers d'Action directe, enfants perdus de la gauche ou gangsters de la banlieue sud ?
De 1981 à 1986, des bandits inventifs et culottés dévalisent les banques en plein jour. Pas les fonds de caisses minables, mais l'or enfermé dans les coffres des particuliers.
Déguisés, ils arborent des postiches : perruques, barbiches, moustaches, lunettes, masques et loups. Ils s'habillent en gentlemen avec costumes griffés, redingotes bleu marine, manteaux en loden vert et chapeaux cloches anglais.
Politisés, ils annoncent à l'entrée « contrôle fiscal » au lieu de « c'est un hold-up », dissertent parfois sur le gouverment socialo-communiste ou enfilent un masque de Georges Marchais.
Gonflés, ils prennent possession des banques, retiennent en otages employés et clients et restent à l'oeuvre de quarante-cinq minutes à deux heures.
Expérimentés, ils ouvrent à la chaîne les coffres de ces messieurs-des-beaux-quartiers au marteau et au burin.
Organisés, ils enfournent dans des sacs à pommes de terre ou des surplus kaki de l'armée américaine lingots, pièces de monnaie, billets et bijoux.
Bigarrés, ils s'expriment à la fois en français, en verlan, en hébreu, et l'un d'eux zézaye.
Gantés, ils ne laissent jamais d'empreintes et emportent le film de vidéo-surveillance.
Le travail terminé, ils disparaissent à bord de voitures rapides et prennent toujours la police de vitesse.
La presse les a surnommés « le gang des burins », des « marteaux », des « lodens » ou « le gang des Postiches ».
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De 1981 à 1986, des bandits inventifs et culottés dévalisent les banques en plein jour. Pas les fonds de caisses minables, mais l'or enfermé dans les coffres des particuliers.
Déguisés, ils arborent des postiches : perruques, barbiches, moustaches, lunettes, masques et loups. Ils s'habillent en gentlemen avec costumes griffés, redingotes bleu marine, manteaux en loden vert et chapeaux cloches anglais.
Politisés, ils annoncent à l'entrée « contrôle fiscal » au lieu de « c'est un hold-up », dissertent parfois sur le gouverment socialo-communiste ou enfilent un masque de Georges Marchais.
Gonflés, ils prennent possession des banques, retiennent en otages employés et clients et restent à l'oeuvre de quarante-cinq minutes à deux heures.
Expérimentés, ils ouvrent à la chaîne les coffres de ces messieurs-des-beaux-quartiers au marteau et au burin.
Organisés, ils enfournent dans des sacs à pommes de terre ou des surplus kaki de l'armée américaine lingots, pièces de monnaie, billets et bijoux.
Bigarrés, ils s'expriment à la fois en français, en verlan, en hébreu, et l'un d'eux zézaye.
Gantés, ils ne laissent jamais d'empreintes et emportent le film de vidéo-surveillance.
Le travail terminé, ils disparaissent à bord de voitures rapides et prennent toujours la police de vitesse.
La presse les a surnommés « le gang des burins », des « marteaux », des « lodens » ou « le gang des Postiches ».
Patricia Tourancheau
Patricia Tourancheau, née en **1959** en Vendée, est une journaliste et auteure française spécialisée dans les **affaires criminelles et les faits divers**. Pendant **vingt-cinq ans**, elle a couvert pour *Libération* les plus grandes affaires judiciaires, devenant une figure incontournable du journalisme d’investigation. Son travail se distingue par son approche humaine et son immersion dans les milieux policiers comme criminels. Elle est également réalisatrice de documentaires et auteure de plusieurs ouvrages à succès, dont *Le 36* et *Grégory*.
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Code produit : 9782213640730
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