Anatole France s’est rappelé « à quelle frénésie atteignit la passion à cette époque où l’idée de la mort avive sans cesse la fureur du désir ». Les dieux ont soif suggère ce que la sensualité peut avoir d’insatiable.
Les dieux ont soif
Paris, 1793 : un peintre idéaliste bascule dans l’engrenage sanglant de la Terreur. Un chef-d’œuvre sur les dangers du fanatisme.
Les dieux ont soif se déroule pendant la Révolution française, au moment de la Terreur. Le roman suit Évariste Gamelin, jeune peintre pauvre et idéaliste, convaincu que la Révolution doit faire triompher la justice, la vertu et le bonheur du peuple.
Gamelin devient juré au Tribunal révolutionnaire. Persuadé de servir une cause sacrée, il accepte des condamnations toujours plus sévères. Sa foi politique se transforme progressivement en fanatisme, car il confond justice et élimination des ennemis supposés de la République.
Autour de lui, Anatole France montre une société dominée par la peur, les dénonciations, les rivalités politiques et les discours moraux. La Révolution apparaît à la fois comme un espoir de justice et comme une machine capable de broyer les individus.
Lorsque la Terreur s’achève, Gamelin est à son tour condamné. Le roman propose une réflexion ironique et tragique sur les idéaux politiques, la violence révolutionnaire, l’aveuglement idéologique et le danger des certitudes absolues.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Anatole France (1844–1924), de son vrai nom François-Anatole Thibault, est l’un des plus grands écrivains de la Troisième République. Fils d’un libraire spécialisé dans la Révolution française, il grandit entourés de livres et développe très tôt une passion pour l’histoire et la littérature. Engagé politiquement, il fut un dreyfusard convaincu, un républicain et un critique lucide des excès idéologiques. Lauréat du prix Nobel de littérature en 1921, il laisse une œuvre marquée par l’ironie, l’érudition et une réflexion profonde sur la condition humaine.