« Mayron Schwartz, au lieu de parler de lui, parle des autres car ‘je ne vaux rien sans les autres, pas même le prix d’une courge à la foire maraîchère du village’ ». En fait, il dresse un portrait de sa vie à partir de la vie des autres, de ses morts qu’il chérit, avec en fil conducteur une question existentielle puissante : comment trouver le bonheur ?
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Mémoires de Mayron Schwartz
Mayron Schwartz, écrivain juif athée et néodarwinien, nous livre des mémoires aussi tendres que décalés, où chaque anecdote devient une ode à l’amour, à la famille et à la nature.
Pourquoi en somme écrire ce livre ? Eh bien afin de faire, oui, un portrait un peu durable de ma vie, mais à partir de la vie des autres, comme lorsque vous construisez une grange avec ses quatre murs et son toit pour ensuite y mettre le foin, le foin étant vous-même, la matière nourricière, inflammable et périssable dont vous êtes fait. Mais que serais-je sans cette grange métaphorique que constitue la présence des autres ? Sans grand-père Aaron (poutre centrale), grand-mère Shamira (toit), grand-père Solomon (fenêtres), grand-mère Hannah (grenier pour les outils), papa (plancher renforcé), maman (mur est, face au soleil levant), Rivka (porte double avec ferrures articulées), le père Labranche (palan fixé à la poutre centrale, avec poulie et corde), mon ami Gabriel (lucarne au grenier), mon ami monsieur Vigneault (mur ouest, face au soleil couchant), etc. ? À présent voici une phrase cette fois très autobiographique : je ne vaux rien sans les autres, pas même le prix d'une courge à la foire maraîchère du village.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Jean-François Beauchemin, né en 1960 à Drummondville (Québec), est un écrivain majeur de la scène littéraire québécoise. Diplômé en études françaises, il a d’abord travaillé comme réalisateur à Radio-Canada avant de se consacrer à l’écriture. Auteur prolifique, il a publié plus de vingt-cinq ouvrages, dont Le Jour des corneilles (prix France-Québec 2005) et Le Roitelet (prix des libraires Folio Télérama 2024). Son œuvre, à la fois poétique et humaniste, explore avec lucidité et humour les thèmes de la mémoire, de la famille et de la quête de sens.
newsmode Revue de presse
« En parcourant les pages des Mémoires de Mayron Schwartz, la saveur quasi ironique du titre émerge petit à petit, jusqu’à se rendre compte que les faisceaux des projecteurs ne sont pas tant braqués sur le principal intéressé que sur ses proches, notamment cette pittoresque famille et ces non moins surprenants amis, tous dépeints avec de vifs coloris. »
« Jean-François Beauchemin est un cas unique dans le paysage littéraire québécois. Il est un des oiseaux rares sachant mettre la beauté incandescente de sa prose au service d’une œuvre plurielle, prolifique. Son dernier opus s’élève à nouveau très haut dans le ciel parmi les étoiles, brillant et lumineux. »
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