Date de parution
10 avril 2016
Éditeur
Sabine Fournier
Caractéristiques techniques
Langue
Français
Pages
228 Pages
Taille du fichier
9.8 MB
ISBN 13
9782362373992
Format
Epub
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Extrait
Tout a commencé par un chagrin d'amour. Il arrive un moment où il n'y a plus moyen de recoller les morceaux. Sa dernière phrase « Tire-toi, dégage ! » a été la phrase de trop. J'ai mis tout ce que j'avais dans une petite valise, je me suis tirée et je ne l'ai plus jamais revu. Je suis partie dans la nuit, avec ma valise dans une main et mon chagrin comme un boulet au pied. J'ai été retrouver des copains... J'ai bu, j'ai pleuré... Et puis j'ai fait des conneries, normal... À l'époque, j'étais très douée pour ça... et là, j'avais une bonne raison de m'étourdir... Une semaine à boire, à déconner... À dépenser le peu d'argent que j'avais... puis à faire des dettes. Pour rembourser, j'ai accepté de l'argent de gens dont il vaut mieux se méfier... Je pressentais que je devrais rendre des services dangereux, très dangereux. Tout allait partir en couille, je le sentais... Peut-être, était-ce ce que je cherchais ? Paris était devenu trop chaud pour moi, et ma vie ne ressemblait plus à rien. La solution, c'était de me tirer de nouveau, vite, et de changer de vie. Avec le peu d'argent que j'avais, je me suis rendue à la gare de Lyon. Au guichet, j'ai demandé un billet. -?Pour où ? m'a demandé le préposé. -?Pour... Lyon, j'ai répondu... comme ça. C'est beau comme nom, c'est au sud, il y a un fleuve et une rivière, dans lesquels j'allais noyer mon chagrin. J'ai loué une petite chambre dans un hôtel minable. J'ai traîné une journée, envie de rien... Et puis le lendemain après-midi, je suis allée boire un verre dans le centre-ville. Il faisait beau, je buvais une bière-pression... Un jeune guitariste est venu chanter Hôtel California, et puis un peu timidement, il a fait la manche. Ça ne marchait pas fort... quand il est arrivé à moi, je lui ai dit : -?Je suis fauchée, mais je peux te donner un coup de main pour la manche. Je l'ai vu hésiter... genre elle est sérieuse ou elle se fout de moi ? Il m'a regardée attentivement, et ça l'a convaincu. On a été à une autre terrasse, il a refait sa chanson. Ensuite, je suis passée de table en table, en disant n'importe quoi, comme « Aidez deux jeunes mariés à partir en voyage de noces ». Les gens, ça les a fait sourire... un peu. Ils m'ont refilé des pièces. On a bourlingué de terrasse en terrasse, et au bout d'une heure, on avait récolté une belle somme. Le gars était ravi. Il m'a proposé : -?Il y a une soirée techno, ce soir... on va s'acheter des « Xtas » et faire la fête. C'est vrai que j'avais une folle envie d'aller m'éclater avec ce garçon qui me plaisait, mais je savais que tout allait recommencer. Je lui ai dit que j'avais un rendez-vous le soir et je l'ai quitté en lui laissant l'argent. J'avais changé de ville, j'allais changer de vie. J'ai acheté Le Courrier de la Saône et j'ai regardé les offres d'emploi. Vendeuse... serveuse... j'avais déjà donné. Je savais que j'allais me faire draguer et retomber dans les conneries. Dans la rubrique « Gens de maison », il y avait une annonce plus importante que les autres, entourée d'un trait gras. Ça disait ceci : « Cherchons une bonne à tout faire, jolie et stylée. Bon salaire, logée et nourrie. » Je ne vais pas vous dire que cela correspond exactement à moi, mais je plais... quant au style, on verrait... J'avais peur aussi que les gens de Paris retrouvent ma trace.
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Tout a commencé par un chagrin d'amour. Il arrive un moment où il n'y a plus moyen de recoller les morceaux. Sa dernière phrase « Tire-toi, dégage ! » a été la phrase de trop. J'ai mis tout ce que j'avais dans une petite valise, je me suis tirée et je ne l'ai plus jamais revu. Je suis partie dans la nuit, avec ma valise dans une main et mon chagrin comme un boulet au pied. J'ai été retrouver des copains... J'ai bu, j'ai pleuré... Et puis j'ai fait des conneries, normal... À l'époque, j'étais très douée pour ça... et là, j'avais une bonne raison de m'étourdir... Une semaine à boire, à déconner... À dépenser le peu d'argent que j'avais... puis à faire des dettes. Pour rembourser, j'ai accepté de l'argent de gens dont il vaut mieux se méfier... Je pressentais que je devrais rendre des services dangereux, très dangereux. Tout allait partir en couille, je le sentais... Peut-être, était-ce ce que je cherchais ? Paris était devenu trop chaud pour moi, et ma vie ne ressemblait plus à rien. La solution, c'était de me tirer de nouveau, vite, et de changer de vie. Avec le peu d'argent que j'avais, je me suis rendue à la gare de Lyon. Au guichet, j'ai demandé un billet. -?Pour où ? m'a demandé le préposé. -?Pour... Lyon, j'ai répondu... comme ça. C'est beau comme nom, c'est au sud, il y a un fleuve et une rivière, dans lesquels j'allais noyer mon chagrin. J'ai loué une petite chambre dans un hôtel minable. J'ai traîné une journée, envie de rien... Et puis le lendemain après-midi, je suis allée boire un verre dans le centre-ville. Il faisait beau, je buvais une bière-pression... Un jeune guitariste est venu chanter Hôtel California, et puis un peu timidement, il a fait la manche. Ça ne marchait pas fort... quand il est arrivé à moi, je lui ai dit : -?Je suis fauchée, mais je peux te donner un coup de main pour la manche. Je l'ai vu hésiter... genre elle est sérieuse ou elle se fout de moi ? Il m'a regardée attentivement, et ça l'a convaincu. On a été à une autre terrasse, il a refait sa chanson. Ensuite, je suis passée de table en table, en disant n'importe quoi, comme « Aidez deux jeunes mariés à partir en voyage de noces ». Les gens, ça les a fait sourire... un peu. Ils m'ont refilé des pièces. On a bourlingué de terrasse en terrasse, et au bout d'une heure, on avait récolté une belle somme. Le gars était ravi. Il m'a proposé : -?Il y a une soirée techno, ce soir... on va s'acheter des « Xtas » et faire la fête. C'est vrai que j'avais une folle envie d'aller m'éclater avec ce garçon qui me plaisait, mais je savais que tout allait recommencer. Je lui ai dit que j'avais un rendez-vous le soir et je l'ai quitté en lui laissant l'argent. J'avais changé de ville, j'allais changer de vie. J'ai acheté Le Courrier de la Saône et j'ai regardé les offres d'emploi. Vendeuse... serveuse... j'avais déjà donné. Je savais que j'allais me faire draguer et retomber dans les conneries. Dans la rubrique « Gens de maison », il y avait une annonce plus importante que les autres, entourée d'un trait gras. Ça disait ceci : « Cherchons une bonne à tout faire, jolie et stylée. Bon salaire, logée et nourrie. » Je ne vais pas vous dire que cela correspond exactement à moi, mais je plais... quant au style, on verrait... J'avais peur aussi que les gens de Paris retrouvent ma trace.
Mia Michael
**Mia Michael** est une auteure belge spécialisée dans la **littérature érotique hard et BDSM**. Elle s’est fait connaître grâce à son blog et ses récits audacieux, mêlant aventure, sexualité taboue et humour noir. Publiée notamment aux éditions *Sabine Fournier*, elle explore sans concession les limites du désir et de la domination, s’inscrivant dans la lignée des grands noms de l’érotisme transgressif.
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Code produit : 9782362373992
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Date de parution
10 avril 2016
Éditeur
Sabine Fournier
Caractéristiques techniques
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Français
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228 Pages
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9.8 MB
ISBN 13
9782362373992
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