Date de parution
2 juillet 2015
Éditeur
Éditions EMS
Caractéristiques techniques
Langue
Français
ISBN 13
9782847697582
Format
Epub
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Paul DiMaggio et Walter W. Powell - Des organisations en quête de légitimité
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Comment les organisations cherchent-elles à se légitimer dans un monde en constante évolution ? *Paul DiMaggio et Walter W.
Paul DiMaggio et Walter Powell constituent deux représentants importants de ce qu'il est désormais convenu d'appeler la sociologie néo-institutionnaliste. Leurs contributions communes, qui serviront ici de point de référence, ne doivent pas pour autant masquer la variété et l'hétérogénéité du mouvement institutionnaliste. Les racines de l'institutionnalisme sont en effet anciennes et le courant actuel doit beaucoup aux travaux précurseurs de J.Commons ou P.Selznick.
En outre, appliqué à l'économie, aux sciences politiques ou à la sociologie, le néo-institutionnalisme ne recouvre ni les mêmes réalités empiriques, ni les mêmes fondements théoriques. Entre la tradition économique (Jensen et Meckling, 1976 ; Williamson, 1979) orientée vers une conception instrumentale des institutions, et la tradition sociologique (Meyer et Rowan 1977 ; Scott, 2001 ; Tolbert et Zucker, 1996) attachée à une définition plus extensive de celles-ci comme véritable moyen de coordination sociale, les prémisses paraissent à bien des égards éloignés. Contre l'individualisme méthodologique revendiqué par la première, la seconde affirme l'importance de niveaux intermédiaires voire macro-sociaux. En outre, face à la perspective utilitariste de la pensée économique néo-institutionnelle, l'approche sociologique souligne que les structures formelles ont des propriétés tout autant symboliques que fonctionnelles et que l'adoption d'une structure peut survenir indépendamment des problèmes de contrôle et de coordination qu'une organisation doit affronter (Meyer et Rowan, 1977). En réponse à l'analyse exclusivement économique de la première, la seconde s'inscrit à la suite de March et Simon, dans une démarche cognitiviste, puisque la décision y est appréhendée comme le résultat de processus dans lequel scripts et routines d'origine institutionnelle jouent un rôle majeur. L'insistance sur les dimensions cognitives distingue d'ailleurs le néo-institutionnalisme de l'institutionnalisme originel.
C'est au courant sociologique que se rattachent DiMaggio et Powell. Leurs travaux communs, devenus désormais des classiques de la théorie des organisations, s'articulent autour d'une construction théorique dont le concept d'isomorphisme institutionnel constitue le socle fondateur.
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En outre, appliqué à l'économie, aux sciences politiques ou à la sociologie, le néo-institutionnalisme ne recouvre ni les mêmes réalités empiriques, ni les mêmes fondements théoriques. Entre la tradition économique (Jensen et Meckling, 1976 ; Williamson, 1979) orientée vers une conception instrumentale des institutions, et la tradition sociologique (Meyer et Rowan 1977 ; Scott, 2001 ; Tolbert et Zucker, 1996) attachée à une définition plus extensive de celles-ci comme véritable moyen de coordination sociale, les prémisses paraissent à bien des égards éloignés. Contre l'individualisme méthodologique revendiqué par la première, la seconde affirme l'importance de niveaux intermédiaires voire macro-sociaux. En outre, face à la perspective utilitariste de la pensée économique néo-institutionnelle, l'approche sociologique souligne que les structures formelles ont des propriétés tout autant symboliques que fonctionnelles et que l'adoption d'une structure peut survenir indépendamment des problèmes de contrôle et de coordination qu'une organisation doit affronter (Meyer et Rowan, 1977). En réponse à l'analyse exclusivement économique de la première, la seconde s'inscrit à la suite de March et Simon, dans une démarche cognitiviste, puisque la décision y est appréhendée comme le résultat de processus dans lequel scripts et routines d'origine institutionnelle jouent un rôle majeur. L'insistance sur les dimensions cognitives distingue d'ailleurs le néo-institutionnalisme de l'institutionnalisme originel.
C'est au courant sociologique que se rattachent DiMaggio et Powell. Leurs travaux communs, devenus désormais des classiques de la théorie des organisations, s'articulent autour d'une construction théorique dont le concept d'isomorphisme institutionnel constitue le socle fondateur.
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Qu’est-ce qu’un Smartbook ?
Code produit : 9782847697582
shield_question Foire aux questions
Ce livre offre une analyse approfondie des mécanismes par lesquels les organisations acquièrent et maintiennent leur légitimité. Il permet de comprendre comment les institutions ne sont pas seulement des outils de contrôle, mais aussi des vecteurs de coordination sociale et de sens. L’ouvrage est une référence incontournable pour saisir les dynamiques du néo-institutionnalisme en sociologie et en management.
L’ouvrage aborde des thèmes centraux comme l’isomorphisme institutionnel, la construction sociale des marchés, la financiarisation, et la régulation des organisations. Il met en lumière les différences entre les approches économiques et sociologiques du néo-institutionnalisme, et souligne l’importance des dimensions cognitives et symboliques dans la prise de décision.
Ce livre s’adresse aux étudiants, chercheurs et professionnels en management, sociologie, économie et sciences politiques. Il intéressera aussi toute personne souhaitant approfondir sa compréhension des mécanismes de légitimation des organisations et des institutions.
Vous pourrez interroger le smartbook sur des concepts clés comme l’isomorphisme institutionnel, les différences entre néo-institutionnalisme économique et sociologique, ou encore sur des exemples concrets de légitimation d’organisations. Posez-lui aussi des questions sur les travaux de DiMaggio et Powell, ou sur l’application de ces théories à des cas pratiques en management.
person_edit À propos de l'auteur
Isabelle Huault, née en 1967 à Lyon, est une universitaire française, professeure en sciences de gestion et spécialiste reconnue de la théorie des organisations. Ses travaux portent notamment sur la construction sociale des marchés financiers, la financiarisation et la régulation, en s’appuyant sur des perspectives institutionnelles et bourdivines. Elle a été présidente de l’université Paris-Dauphine de 2016 à 2020, avant de devenir présidente du directoire de l’EM Lyon Business School. Ses recherches sont publiées dans des revues internationales comme Organization Studies et Organization.
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management stratégique
coordination institutionnelle
changement institutionnel
sociologie du travail
sociologie politique
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