Extrait de Pour fixer la trace : photographie, littérature et voyage au milieu du XIXe siècle
Date de parution
31 mai 2008
Éditeur
Librairie Droz
Caractéristiques techniques
Langue
Français
Pages
392 Pages
Taille du fichier
14.0 MB
ISBN 13
9782600308397
Format
Epub
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Pour fixer la trace : photographie, littérature et voyage au milieu du XIXe siècle
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Pour fixer la trace interroge des écrits qui, au XIXe siècle, partagent un objet commun, non-littéraire, la photographie. Cette dernière inaugure un type de représentation, apparemment opposé à celui que propose la littérature. Des textes d'écrivains, d'historiens, de critiques, contribuent directement ou indirectement, à questionner cette rencontre problématique. Autour de Maxime Du Camp et de son Egypte, Nubie, Palestine et Syrie - le premier livre français illustré de photographies -, se constitue un champ intellectuel qui mérite d'être cerné. Creuset d'une réflexion « littéraire » sur la photographie, il impose un éclairage nouveau sur des oeuvres littéraires connues. La situation de Maxime Du Camp dans le monde littéraire et éditorial, ses prises de position théoriques sur les arts et la littérature, permettent de comprendre la place de la photographie dans l'histoire culturelle du XIXe siècle.
De la confrontation de grands textes de fiction, de récits de voyages, de travaux d'histoire, de commentaires d'épreuves photographiques se dégage une sensibilité commune, de l'ordre d'un modèle culturel, que la photographie structure de manière spécifique. Un motif traverse ce corpus de textes émanant pourtant de sources diverses : celui du « faire-vivre ». Il définit la spécificité ontologique de la photographie, tout en posant une question fondamentale à l'écriture de type historique et fictionnel. Il est au coeur de l'écriture du voyage. Autour de lui se cristallise la tension entre réel et imaginaire d'une part, entre photographie et texte descriptif d'autre part, dont il s'agit de définir les termes dans l'épistémologie du siècle des Lumières et d'étudier les variations jusque dans le discours de la critique littéraire de la fin du XIXe siècle. Le « faire-vivre » régit aussi stylistiquement un genre que la photographie renouvelle : l'ekphrasis, ou les moyens que s'offre un texte pour restituer par la parole les qualités de présence et d'attestation propres à la photographie.
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De la confrontation de grands textes de fiction, de récits de voyages, de travaux d'histoire, de commentaires d'épreuves photographiques se dégage une sensibilité commune, de l'ordre d'un modèle culturel, que la photographie structure de manière spécifique. Un motif traverse ce corpus de textes émanant pourtant de sources diverses : celui du « faire-vivre ». Il définit la spécificité ontologique de la photographie, tout en posant une question fondamentale à l'écriture de type historique et fictionnel. Il est au coeur de l'écriture du voyage. Autour de lui se cristallise la tension entre réel et imaginaire d'une part, entre photographie et texte descriptif d'autre part, dont il s'agit de définir les termes dans l'épistémologie du siècle des Lumières et d'étudier les variations jusque dans le discours de la critique littéraire de la fin du XIXe siècle. Le « faire-vivre » régit aussi stylistiquement un genre que la photographie renouvelle : l'ekphrasis, ou les moyens que s'offre un texte pour restituer par la parole les qualités de présence et d'attestation propres à la photographie.
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Date de parution
31 mai 2008
Éditeur
Librairie Droz
Caractéristiques techniques
Langue
Français
Pages
392 Pages
Taille du fichier
14.0 MB
ISBN 13
9782600308397
Format
Epub
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