Lemnouar Merouche, professeur émérite à l’université d’Alger, publie un ouvrage fondamental sur l’Algérie ottomane, s’appuyant sur une exploitation quasi exhaustive des archives et des sources de première main. Son travail offre une vision globale et dynamique de l’évolution monétaire, des prix et des revenus, et s’inscrit dans la lignée des grandes orientations méthodologiques d’Ernest Labrousse et de Pierre Vilar.
Recherches sur l'Algérie à l'époque ottomane I.
Trois siècles d’histoire économique et sociale de l’Algérie ottomane révélés à travers une étude rigoureuse des monnaies, des prix et des revenus.
Monnaies, prix et revenus est le premier volume d'une série de recherches sur l'Algérie à l'époque ottomane. Cette vaste investigation s'appuie sur une exploitation quasi exhaustive du fonds ottoman d'Alger, des correspondances consulaires et commerciales occidentales relatives à l'Algérie et d'autres sources de première main. Elle a permis de suivre au plus près, sur trois siècles, l'évolution de la monnaie d'Alger dont la connaissance précise est un préalable à l'étude des mouvements des prix et des revenus. La constitution de longues séries homogènes des prix des principaux produits de consommation courante et des salaires les plus significatifs a conduit à l'analyse des fluctuations du niveau de vie des catégories sociales les plus sensibles à ces oscillations. Tout en tenant compte des pesanteurs et des particularités d'une société préindustrielle, l'analyse des mouvements des revenus s'est particulièrement intéressée au poids des structures de domination politique dans la dynamique des enrichissements et des appauvrissements. Dans la ligne des grandes orientations méthodologiques d'Ernest Labrousse et de Pierre Vilar, chaque secteur étudié est envisagé dans une vision de l'histoire à la fois globale et dynamique.
shield_question Foire aux questions
person_edit À propos de l'auteur
Lemnouar Merouche (1932-2024) était un historien algérien spécialiste de l’Algérie à l’époque ottomane, professeur émérite à l’Université d’Alger où il a enseigné de 1975 à 1990. Docteur en histoire, il a publié de nombreux travaux sur le Maghreb et la Régence d’Alger, s’appuyant sur des sources archivistiques et des correspondances consulaires. Ses recherches, notamment Recherches sur l’Algérie à l’époque ottomane, font autorité et ont marqué un renouveau dans l’étude de la Méditerranée et du Maghreb modernes. Il est reconnu comme l’un des grands historiens de l’Algérie ottomane, alliant rigueur académique et engagement pour une mémoire historique éclairée.