Religions & Sagesses orientales
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À l'origine d'une civilisation parmi les plus anciennes, l'hindouisme est une religion majeure. Ce guide complet en présente l'histoire, les fondements et les pratiques. Il propose un panorama unique, alliant la précision des faits à la richesse de l'anecdote. Pour comprendre l'Inde, sa culture et son rayonnement au fil du temps, cet ouvrage est un outil précieux, qui s'adresse aussi bien aux curieux qu'aux passionnés. Vous y trouverez notamment le panthéon hindou, illustré et commenté.
Au coeur du mystère du mal qui traverse notre monde, comment envisager la beauté ? Et, allant plus loin, comment la dévisager en vérité, sans fuite ni artifice ?À travers une méditation aux confins de l'Occident et de la grande tradition chinoise, François Cheng invite à cette authentique contemplation. Car par-delà la création artistique, la sainteté révèle la beauté de l'âme et se découvre l'autre mystère, celui du Beau qui justifie notre existence terrestre. Alors, nous ne pouvons entrer que pas à pas dans ce qui nous dépasse et nous transfigure. L'oeil ouvert et le coeur battant. Écrivain, membre de l'Académie française, François Cheng a publié notamment Le Dit de Tian-yi, Le Dialogue, À l'Orient de tout et Cinq méditations sur la beauté.
Histoire, fondements et pratiques du bouddhisme dans les différentes régions du monde Conçu par une spécialiste du sujet, pédagogue reconnue, ce livre propose une introduction aux fondamentaux du bouddhisme. De l'émergence du bouddhisme en Inde à sa diffusion contemporaine, vous découvrirez, citations à l'appui, l'histoire, les concepts et les pratiques de cette religion asiatique, qui suscite aujourd'hui un intérêt croissant en Occident.
Le Maître a dit : Qui ne connaît son lot ne saurait être un homme de bien ; qui ne connaît les rites ne saurait tenir son rang ; qui ne connaît le sens des mots ne saurait juger les hommes. (Chapitre XX, Le bon roi Yao
À l'origine d'une civilisation parmi les plus anciennes, l'hindouisme est une religion majeure. Ce guide complet en présente l'histoire, les fondements et les pratiques. Avec pédagogie, il propose un panorama unique, alliant la précision des faits à la richesse de l'anecdote. Pour comprendre l'Inde, sa culture et son rayonnement au fil du temps, cet ouvrage est un outil précieux, qui s'adresse aussi bien aux curieux qu'aux passionnés. Vous y trouverez notamment le panthéon hindou, illustré et commenté. Histoire Dieux et déesses Textes fondateurs AL.EXANDRE ASTIER est membre du Centre de recherche sur l'Extrême-Orient de l'Université Paris-Sorbonne. Il est spécialiste de l'histoire religieuse de l'Inde. Il est l'auteur de nombreux articles et ouvrages sur ce sujet dont Histoire de l'Inde, également paru dans la collection « Eyrolles Pratique », et L'Hindouisme pour les nuls en 50 notions clés, aux éditions First
Le shinto, littéralement « la voie des divinités », est un ensemble de croyances polythéistes et de rites liés aux kami. Système religieux central du Japon, particulièrement lié à sa mythologie, il est aujourd'hui pratiqué par la plupart des Japonais qui se rendent dans les nombreux sanctuaires de l'archipel. S'il est souvent décrit comme un culte immuable et authentique, le shinto recouvre en réalité une multitude de pratiques et de discours. Profondément marqué par l'histoire et la politique, il est le résultat d'inventions successives depuis le VIe siècle, au gré des changements qui habitent l'histoire de l'archipel japonais. Une histoire passionnante expliquée dans cet ouvrage synthétique et accessible par un auteur spécialiste.
Des grandes traditions spirituelles, le taoïsme est sans doute la plus mal connue. Né en Chine il y a plus de deux millénaires, il s'est progressivement enrichi d'apports qui n'ont cessé de réformer et de renouveler sa tradition. Toujours présent en Chine, il se développe en Occident où il est connu grâce à Lao Tseu et à des pratiques comme le qigong ou le fengshui. En retraçant son histoire, cet ouvrage nous fait découvrir ses courants, ses fondements et ses pratiques. Accessible et pédagogique, il donne des repères pour mieux comprendre la richesse de la culture chinoise contemporaine.
Les deux upanishad présentées dans ce volume sont les plus anciennes et les plus importantes parmi la centaine de textes que compte ce corpus datant des VIIe-VIe siècles av. J.-C. Témoins du passage d'une société ancienne très ritualisée à un monde qui se dote d'institutions et de nouvelles conceptions religieuses, elles sont une source d'information précieuse sur l'histoire religieuse, sociale et intellectuelle de l'Inde ancienne. Textes ésotériques, elles transmettent à la fois des données essentielles sur le rituel védique, ses formules, ses gestes et son sens, mais elles constituent aussi une source d'information de premier ordre sur les cosmologies des anciens Indiens et sur leur perception de l'homme, de son corps, de ses fonctions vitales et cognitives. La traduction de l'académicien Émile Senart constitue la traduction française de référence de ces deux textes. L'introduction de Patrick Olivelle expose en termes simples ce que sont les upanishad, quand, où et par qui elles ont été composées et permet d'appréhender leur place dans le corpus védique et dans l'histoire de la culture indienne.
Le Précieux Trésor des instructions essentielles Longchenpa Avec le commentaire de Dilgo Kyentsé Rinpoché Le Nectar de Lune Étincelante Composé par Longchen Rabjam Drimé Euzer (1308-1364), Le Précieux Trésor des instructions essentielles distille l'essence des enseignements des sutras et des tantras en quatre cent treize séries de six points cruciaux. Il traite des fondements de l'essence adamantine de la Grande Perfection sous forme de conseils à ceux qui s'engagent sur la voie de la libération et englobe les enseignements des neuf véhicules - des principes fondamentaux de l'enseignement bouddhique jusqu'aux instructions permettant de réaliser l'Éveil ultime. Longchenpa nous exhorte à nous extraire du samsara et à aspirer à la bouddhéité dans le but de soulager la souffrance de tous les êtres, ne laissant aucun doute quant à la nécessité de se concentrer sur la pratique spirituelle, de renoncer à l'attachement au « moi » et aux huit préoccupations mondaines, tout en suivant les conseils de maîtres spirituels authentiques. Le Précieux Trésor des instructions essentielles, l'un des Sept Trésors de Longchenpa, est donc considéré comme un guide inestimable tant il fournit les outils appropriés pour progresser depuis l'entrée sur la voie jusqu'au sommet des enseignements. En 1985, au Bhoutan, Kyabjé Dilgo Khyentsé Rinpoché (1910-1991) expliqua en détail les versets de Longchenpa, insistant sur la mise en pratique de ces instructions essentielles et soulignant l'importance de mêler indissociablement notre esprit au Dharma. Son commentaire, ici publié sous le titre Le Nectar de Lune Étincelante, vient ainsi éclairer les vers racines du Précieux Trésor des instructions essentielles. L'ouvrage est préfacé par Rabjam Shéchèn Rinpoché et Jigmé Khyentsé Rinpoché. Matthieu Ricard, qui était présent lors de la transmission en 1985, a traduit du tibétain les vers racines de Longchenpa et les commentaires de Dilgo Khyentsé Rinpoché. « Ce sont là de profonds conseils du coeur pour tous ceux qui souhaitent pratiquer en harmonie avec les enseignements. Écoutez-les avec attention. » Dilgo Khyentsé Rinpoché « Ces versets ne sont pas de simples gemmes littéraires, ils sont des manifestations vibrantes du dharmakaya, la nature véritable de la réalité, maintenues vivantes par la lignée ininterrompue de maîtres tels que Jigmé Lingpa et Kyabjé Dilgo Khyentsé Rinpoché. » Jigmé Khyentsé Rinpoché
Un guide précieux pour comprendre les gourous Véritable introduction à la culture indienne et à l'hindouisme, cet ouvrage se consacre aux principaux maîtres spirituels hindous, figures essentielles dans cette tradition d'enseignement oral. Surprenant d'un point de vue occidental, le guru est une personne sacrée. Il enracine sa doctrine dans les textes fondateurs et l'associe à son expérience pour guider autrui sur la voie du perfectionnement. Des origines à nos jours, Alexandre Astier retrace l'histoire de la spiritualité hindoue en proposant pour chaque maître une présentation vivante, nourrie d'anecdotes et de citations, à travers sa vie, son enseignement et ses écrits. Cette sélection de gurus - reconnus comme authentiques par les différentes traditions de l'hindouisme - vous accompagnera dans la découverte de l'une des grandes traditions spirituelles de l'humanité, voie de sagesse et d'éveil.
Dans le corpus des textes bouddhistes indiens, La Continuité suprême du Grand Véhicule (Mahyna-uttaratantra-stra) est le principal traité consacré à la nature de bouddha. Depuis son apparition au Tibet au XIe siècle, ce texte a conquis le coeur et l'esprit de nombreux lettrés et pratiquants, soulevé d'importantes questions doctrinales et animé d'incessants débats qui ont donné lieu à une abondante exégèse. Or, malgré les positions divergentes des commentateurs de ce traité qui s'inspire des « soûtras du tathgatagarbha », propres au troisième cycle des enseignements du Bouddha, cette oeuvre ne se laisse enfermer dans aucun système particulier. Par-delà la logique des vues scolastiques, elle exalte surtout l'immensité immaculée que nous portons en nous depuis l'absence de commencement. Dès lors que cette quintessence pure et lumineuse est dégagée des voiles adventices, la sagesse née d'elle-même se révèle comme un soleil libre de nuages. Une fois éveillées, les qualités peuvent alors s'exprimer et accomplir sans effort les activités destinées au vaste bien des êtres. C'est donc à l'ineffable Éveil que nous invite la lecture de ce livre où l'on trouvera les strophes originales du traité indien et les explications du célèbre maître tibétain Jamgn Kongtrul. Trait d'union entre les soûtras et les tantras, ce traité révèle la présence immédiate et parfaite du fruit au moment de la voie. Pour les adeptes du mahmudr, qui appréhendent la base, la voie et le fruit sous l'angle de la dimension absolue, le présent traité est autant un fondement théorique qu'une méthode pratique. Mahyna-uttaratantra-stra La Continuité suprême du Grand Véhicule fait partie des cinq textes que la tradition tibétaine attribue à Maitreya bodhisattva du plus haut niveau qui réside dans le ciel des Tuitas, un monde céleste hors d'atteinte des êtres ordinaires où il se prépare à devenir le cinquième bouddha de notre ère. Pendant cinquante années humaines, le maître indien Asaga (320-390) y aurait reçu cet enseignement directement de la bouche de Maitreya pour le rapporter dans notre monde sous forme écrite. Ce texte, vraisemblablement en conflit avec les idées philosophiques de l'époque, aurait ensuite disparu d'Inde entre le VIIe et le Xe siècle, avant que l'adepte érudit Maitrpa (1007 -1085) le retrouve, dans un vieux stoupa, et en reçoive aussi les instructions directes de Maitreya. Même si ce texte, apparemment constitué de plusieurs strates, n'est sans doute pas l'oeuvre d'un seul auteur, et si sa paternité continue à faire débat, il joua un rôle considérable dans le développement de la pensée bouddhiste puisqu'il constitue le traité fondamental sur le tathgatagarbha « quintessence des tathâgatas » ou « nature de bouddha ». En raison même de la présence de cette nature essentielle en chaque être et du caractère adventice des affections mentales avec lesquelles elle cohabite, il n'y a pas de différence fondamentale entre un être « ordinaire » et un être « éveillé ».
Connu sous le nom de "Livre des changements" ou "Livre des mutations", le Yi Jing est l'un des textes fondamentaux de la civilisation chinoise. Créé par des chamanes et mis en forme définitive par des lettrés confucéens, il est à la fois source de sagesse et traité divinatoire. Ce guide constitue une introduction simple et pratique, proposant au lecteur un outil pour mieux vivre au quotidien : une aide à la réflexion et à la décision. Accessible et vivant, il nous met ainsi sur la voie d'attitudes plus justes et de choix plus éclairés. Un auteur spécialiste - Une approche complète - Un angle opérationnel "Le Yi Jing offre des réponses directes, des propositions de stratégie qui n'ont rien d'ésotérique, que chacun peut s'approprier et mettre en pratique." Cyrille J.-D.Javary
En cette période particulièrement instable - prolifération planétaire des guerres et des conflits, dérèglement climatique, catastrophes naturelles en cascade, immigration de masse, relâchement des moeurs, effondrement de toute vie spirituelle -, nombreux sont ceux qui évoquent la proximité de la fin des temps. En dépit de ce malaise général, diverses théories - à rebours des données traditionnelles de tous les univers religieux et spirituels - ont vu le jour. En général, elles entrevoient une évolution prodigieuse et sans précédent, ce que semble illusoirement augurer le développement spectaculaire de l'espace numérique et de l'intelligence artificielle. En parallèle, on trouve l'optimisme eschatologique extravagant propagé par des pseudo- et néo-spiritualités. C'est pourquoi il est apparu fort utile de réunir l'essentiel de ce que Frithjof Schuon a écrit à propos de cet âge sombre - appelé « kali-yuga » par les hindous et « âge de fer » par les Anciens - en se référant à tous les mondes religieux et sapientiels. Puisse le lecteur découvrir dans ces pages les causes multiples et le sens profond des bouleversements observés et en tirer toutes les conséquences.
Ce célèbre poème, pour une pratique spirituelle dans notre vie quotidienne, est l'un des textes bouddhistes les plus appréciés dans le monde. Il a inspiré de nombreuses générations de bouddhistes et de non-bouddhistes. Il a été composé au VIIIe siècle par le célèbre maître bouddhiste indien Shantidéva, et cette nouvelle traduction, supervisée par Guéshé Kelsang, nous transmet la grande clarté et la beauté poétique de l'original, tout en préservant la puissance de son impact spirituel. La lecture calme et posée de ces versets a, lorsque nous en contemplant le sens, un effet profondément libérateur sur notre esprit. Ce poême suscite en nous des états d'esprit particulièrement positifs, nous faisant passer d'états de souffrance et de conflit à des états de bonheur et de paix. Il nous met en contact progressivement avec la totalité de la voie bouddhiste mahayana qui nous mène à l'illumination.
Ce livre présente, pour la première fois en Occident, les sciences et les yogas internes de Kalachakra, traduits de l'original sanskrit, qui sont les bases de l'Ayurveda et de la médecine tibétaine.Transmis en Inde par le souverain de Shambhala, le Tantra de Kalachakra intègre les interdépendances du vivant à une méditation sur les destinées du monde, inspirant l'enseignement de la responsabilité universelle du Dalaï-lama. Tout vibre, tout est énergie et, comme dans l'entrelacement quantique, le coeur humain bat à l'unisson de l'univers. L'Éveil est à portée de nos souffles. Sofia Stril-Rever est diplômée d'Études indiennes et biographe du Dalaï-lama, autour duquel elle organise les séminaires Better We Better World. Au Jardin de la Paix, près de Paris, elle anime des formations en méditation, axées sur la transmission spirituelle de la médecine tibétaine.www.betterwebetterworld.org & www.menlaling.org
Les textes du taoïsme ancien ne dissertent pas dans l'abstrait du corps humain. Sous la forme de fictions et de fables, ils mettent en scène ses usages possibles, ses ressorts et ses ressources : un ancien condamné, amputé d'un pied pour ses crimes, rudoie le Premier ministre au sortir de leur cours de méditation, et lui en remontrer sur la notion de vertu. Un ermite malicieux rembarre un aspirant à la sagesse, en se piquant de refuser les « gueules cassées » produite en série par l'éducation confucéenne. Le maussade et concupiscent seigneur de Wei retrouve soudain le sourire à l'écoute des propos d'un reclus des montagnes, venu l'entretenir de chiens et de chevaux galopant librement « dans les steppes du non-être ». Les prouesses de l'archer Lié-tseu sont réduites à rien par Comte Obscur, qui lui enseigne « le tir du non-archer ». On voit défiler dans les premiers écrits taoïstes, le Tchouang-tseu et le Lié-tseu, les figures les plus admirées et les plus détestées de la société chinoise, du gentleman plein de prestance, rompu aux civilités d'apparat, jusqu'au paria hideux et querelleur. Comment l'éthos taoïste parvient-il à discourir du sage en se dispensant de notions morales, en pensant la sagesse comme un régime de puissance, en l'associant à l'ampleur de l'espace, au travail de l'imagination, à l'oeuvre du Ciel ? Par une apparence de paradoxe, ce sont les corps infirmes, les créatures informes, les êtres les plus infâmes qui jouissent d'une affinité de fond avec le Tao, le Principe qui régit le cours des êtres et des choses.
Ce livre se présente comme un guide des préliminaires de L'Essence du coeur de l'immensité, un cycle de pratiques méditatives appartenant à l'école du bouddhisme tibétain appelée Grande Perfection. En fait, il est considéré par de nombreux maîtres de toutes les écoles comme le guide suprême, à la fois profond, vivant et détaillé, de toutes les pratiques préliminaires et, d'une façon plus générale, comme un enseignement fondamental sur le Véhicule de Diamant, dont il expose l'essentiel en termes clairs et simples. Le style direct, familier, et la grande variété des citations, anecdotes et proverbes qui appuient chaque idée importante épargnent au lecteur la monotonie des exposés classiques. La constante référence à l'expérience vécue dénonce la futilité de l'approche simplement intellectuelle et situe bien la pratique authentique du bouddhisme comme une réelle transformation intérieure.
Et si le principe de relativité et ses développements théoriques en physique étaient la contrepartie de l'intuition centrale du bouddhisme, à savoir la vacuité (l'absence d'existence propre) des phénomènes, dont l'existence se manifeste toujours à travers des relations ? Engagé depuis de longues années dans un puissant et original travail de refondation de la physique par-delà le schisme de la physique quantique et de la physique relativiste et, par ailleurs, intimement versé dans la méditation bouddhiste, l'astrophysicien et théoricien de la physique Laurent Nottale défend cette hypothèse en examinant les implications du soutra du Coeur : « La forme est vide, la vacuité est forme ». Seule la première partie de cette formule est en général explicitée dans les enseignements bouddhistes, tandis que la seconde est laissée ouverte. Pour Nottale, la manière dont la vacuité s'exprime comme forme renvoie à l'exploration rationnelle des implications du principe de relativité. De la découverte que le mouvement « est comme s'il n'était pas » par Galilée à la théorie de la relativité restreinte puis générale d'Einstein, et jusqu'à sa propre théorie de la relativité des échelles, se manifeste et s'approfondit toujours la même vérité philosophique : que toute existence est relative, jamais absolue. La compréhension profonde du principe de relativité confirme ainsi la vacuité des formes mais implique aussi la nécessité de leur émergence dans l'espace-temps-échelle.
Fondé sur le commentaire d'un extrait du Bhgavata-pura, un texte hindou du vie siècle, cet ouvrage propose une approche originale de la geste de Krishna et du bhakti-yoga, la voie de la dévotion, telle qu'elle est décrite dans la Bhagavad-Gt. L'auteur se met dans la peau d'un hindou capable de mettre en relation sa propre tradition avec les grandes religions monothéistes et la philosophie antique. Il s'adresse aussi bien à des spécialistes soucieux de rigueur académique qu'à tous ceux qui sont sensibles aux beautés de la mythologie et de l'épopée indiennes.
Atmananda Krishna Menon (1883-1959) fait partie, avec Ramana Maharshi (1879-1950) et Nisargadatta Maharaj (1897-1981), de cette Grande Triade de maîtres hindous qui ont renouvelé l'approche du Vêdânta à l'aube du XXe siècle. La présentation méthodique et accessible de son enseignement complète les apports décisifs de ses pairs. Ce livre permet au lecteur de vérifier la validité des intuitions du maître dans le courant de sa propre vie. Pour la première fois, il décrit la vie de Menon sous la forme d'une autobiographie spirituelle. Son message est simple : nous sommes tous persuadés de voir, à l'extérieur, des choses et des situations matérielles par l'entremise des sens et du mental alors que nous ne sommes en relation qu'avec nous-mêmes ; nous voyons uniquement des formes de notre Conscience. « Ne vous contentez pas de penser cette Vérité, dit-il, réalisez-la. » L'auteur propose également dans cet ouvrage des convergences avec les plus grands esprits d'Occident, allant de Platon et Aristote jusqu'aux porte-paroles actuels de la phénoménologie.
La littérature antique nous a familiarisés, dès Hésiode, avec l'idée d'un âge d'or suivi de périodes de plus en plus sombres, d'argent, de bronze et de fer. Ce même mythe apparaît, avec quelques variations, dans la grande épopée indienne du Mahâbhârata quelques siècles plus tard. Mais à la différence de la Grèce, l'Inde propose, dès le début, une estimation chiffrée de la durée de ces âges, inscrits dans un processus cyclique d'une grande complexité. Dès lors, le mythe des quatre âges devient la pierre angulaire de la religion commune. Naît alors une nouvelle conception du temps, débouchant sur une eschatologie : nous allons droit vers une catastrophe qu'annoncent la crise écologique, un inéluctable désintérêt du spirituel, l'érosion des religions, la désagrégation des familles et le relâchement des moeurs. Cependant, le kali-yuga, « l'âge des conflits », offre, des compensations inattendues. C'est si vrai que certains sages des âges antérieurs ont, selon les textes, regretté d'être « nés trop tôt ». C'est un aspect méconnu de la doctrine des quatre âges, qui prend un relief singulier à notre époque et que tente d'explorer le présent ouvrage, à partir d'une lecture attentive des inépuisables sources de la tradition hindoue.
Considéré comme l'un des plus anciens textes bouddhistes, le Dhammapada est aussi l'un des plus lus, car il contient la quintessence de l'enseignement du Bouddha. Composé de versets, courts et percutants, issus de paroles du Bouddha lui-même, le Dhammapada vise à offrir une compréhension de son enseignement direct, pour mener à la sagesse suprême, la Libération du Samsara. Le Dhammapada fait partie des recueils qui composent le canon bouddhique « pâli », contenu dans le Tipaka (Tripaka en sanscrit), les « trois corbeilles », où sont réunis les enseignements du Bouddha historique. Il s'agit ici du Sutta Pitaka (ou Sutrapitaka), « l'exposé de la doctrine ». C'est le texte fondamental du courant du bouddhisme Théravéda, le plus ancien. La présente version est une traduction nouvelle basée sur la comparaison de plusieurs sources (anglais, pali, français) afin d'offrir en français une traduction à la fois moderne et au plus proche du texte source.
Aussi vénérable que vénéré, le Choral des noms de Manju´sri est l'un des tantras bouddhistes les plus anciens et les plus commentés. La réalisation de la vacuité et de la non-dualité prend ici l'aspect d'un poème en forme de liste foisonnante et chamarrée de postulats, de vérites et de pratiques. La récitation méditative du Choral révèle un Manju´sri dont l'esprit contient l'immensité paisible et lumineuse de la sagesse primordiale ; dont la parole est l'exemple le plus parfait de la maitrise des arts d'expliquer, de débattre et d'écrire ; et dont le corps a la beauté, la force et la stabilité de la connaissance directe de la vacuité. Le présent volume commence par le tantra en tibétain accompagné de sa traduction francaise en vis-a-vis. Pour le réciter au mieux, on trouvera ensuite Le Don de la sagesse, une " méthode de lecture " où Jamyang Khyentse Wangpo explique cinq facons de réciter le texte. L'essentiel du livre vient ensuite, où le grand pandita indien Vimalamitra explique chaque vers à differents niveaux : littéral, tantrique et dzogchenpa. Dans l'introduction, le traducteur présente le bodhisattva et bouddha primordial Manju´sri, ainsi que tous les personnages extraordinaires impliqués dans la traduction de son tantra fondamental. L'incroyable variété des commentaires indiens et tibétains de ce " souverain des tantras " met en lumière un grand nombre de particularités décisives pour la littérature tantrique à venir, qu'elles soient d'ordre mystique, rituel ou linguistique. L'ouvrage s'achève sur des appendices explicatifs, dont un index qui poursuit le sens encyclopédique du tantra.
Dans l'école Kagyu du bouddhisme tibétain, la Lumière de diamant, de l'érudit et accompli Dakpo Tashi Namgyal (1513-1587), est considérée comme un ouvrage de référence par tous les pratiquants et enseignants des tantras bouddhistes. À partir des textes canoniques qu'il cite abondamment, l'auteur commence par poser les fondements du véhicule adamantin en le situant dans le cadre général de l'enseignement du Bouddha et de sa diffusion en Inde. Il explique ensuite, plus en détail, les différents éléments qui composent les quatre classes de tantras en insistant particulièrement sur les tantras de l'union insurpassable, tels Guhyasamja, Cakrasavara, Hevajra et Klacakra, où de puissantes visualisations permettent de transformer les trois moments déterminants de l'existence: la mort, l'état intermédiaire et la naissance. Ces séquences de la phase de «création» mentale préparent ainsi le yogi à la phase de «perfection» où il se concentrera directement sur les constituants du corps subtil: souffles, canaux et gouttes. Cette présentation de la pratique selon différents types de tantras prend appui sur un vaste corpus de textes racines et de traités indiens, incompréhensibles sans l'éclairage d'un guide qui en a une expérience authentique. La carte fiable et détaillée qui s'en dégage permettra au pratiquant avancé de franchir les étapes de la voie rapide du Vajrayna qui conduit le bodhisattva à l'état de bouddha. L'oeuvre de Dakpo Tashi Namgyal (1513-1587), maître renommé pour ses qualités d'érudit et d'accompli dans les tantras et le mahmudr, occupe une grande place dans l'école Dakpo Kagyu. Considéré comme la réincarnation de Gampopa (1079-1153), il fut, quatre siècles après son fondateur, l'abbé du monastère de Dakla Gampo, siège principal de la lignée. Après avoir maîtrisé tous les sujets des sciences traditionnelles, qu'il approfondit dans différents monastères du Tibet central sans la moindre trace de sectarisme, il n'eut de cesse, à l'image de Milarépa, de se consacrer à la méditation dans des lieux isolés avec pour seul souci d'atteindre le parfait éveil. Ses trois traités majeurs forment la Trilogie des Rayons de Lumière: les Rayons du joyau (Lumière de diamant) sont dédiés aux tantras, les Rayons de soleil éclairent le tantra de Hevajra et les Rayons de lune traitent exhaustivement du mahmudr. Ces trois ouvrages phares de la transmission Kagyu, qui ont contribué à former des générations de méditants, composent encore actuellement le cursus des centres d'étude et de pratique établis par cette tradition.
Ce précieux livre nous révèle la pratique non commune du mahamoudra tantrique de la Lignée Orale Gandèn, que l'auteur a reçue directement de son guide spirituel, Dordjétchang Tridjang Rinpotché. Ce livre explique de façon claire et concise la totalité de la voie spirituelle, depuis les pratiques préliminaires initiales jusqu'aux étapes de réalisation finales du tantra du yoga suprême qui nous permet d'atteindre la pleine illumination au cours de cette vie. En suivant le texte racine du mahamoudra, La Voie principale des conquérants, écrit par le premier Pantchèn Lama, ce livre nous donne des explications extrêmement claires et faciles à comprendre, basées sur l'expérience que l'auteur a acquise au cours de nombreuses années de retraite. Principaux sujets abordés : Après avoir identifié notre propre esprit, méditer sur le calme stable Après avoir réalisé la vacuité, méditer sur la vision supérieure Méditer sur le canal central, le yoga du canal central Méditer sur la goutte indestructible, le yoga de la goutte Méditer sur le vent indestructible, le yoga du vent
Le bouddhisme a plus de 2500 ans d'histoire. Aussi la plupart des textes auxquels se sont référés tous les courants jusqu'à aujourd'hui ont-ils été rédigés à l'origine en sanskrit. Il s'agit toujours d'une approche conceptuelle, buissonnante, argumentée, constituant l'un des plus formidables corpus de philosophie que l'humanité ait jamais constitué. « Copyright Electre »
Auroville est située au sud de l'Inde. Julien Fortin vit depuis quatre ans dans cette ville expérimentale qui se veut le lieu d'une vie communautaire universelle où les hommes et les femmes vivent en paix et en harmonie. Née en 1968, Auroville accueille aujourd'hui des hommes et des femmes de 45 nations réfléchissant à des modes de vie durables et aux besoins culturels, environnementaux, sociaux et spirituels de l'humanité. Tout au long de ce texte, l'auteur s'interroge sur la définition qu'il pourrait donner de cette ville au projet ambitieux ainsi que sur le sens de sa présence en ces lieux. À travers une conversation imaginaire avec Ganesh, le Dieu de la Sagesse il tente de mettre des mots sur ce qui l'attache à cette ville, sur son fonctionnement et ses valeurs. Il déroule sa réflexion, s'interrogeant d'abord sur les raisons de son arrivée à Auroville, sur ce qu'il y a trouvé, puis sur la place de cette communauté au sein de l'Inde. Par la suite c'est la vie à Auroville qu'il aborde, la place que tient la nature mais aussi l'Autre dans la vie de ses habitants. Tout en réfléchissant à ce que représente cette ville à ses yeux, l'auteur nous la décrit, nous l'explique afin que l'on comprenne l'importance et la particularité de cette ville. Et lorsqu'en conclusion, Julien Fortin, comprend que sa place est ici, à tenter de résoudre les problèmes au lieu de tenter de les oublier, le lecteur, lui, a compris le sens de cette ville expérimentale. Un texte foisonnant sur les richesses d'Auroville, qui s'adresse aussi bien à ceux qui s'intéressent à ce projet universel qu'aux lecteurs voulant découvrir cette ville.
Ce livre, fondé sur les enseignements du Bouddha, offre la plus offensive et la plus passionnée des accusations contre la consommation de chair animale que l'on puisse trouver dans la littérature tibétaine. Les arguments exposés ici mettent en évidence les méfaits pour soi et pour autrui, à court et à long terme, d'une telle consommation, et ses conséquences directes sur notre progrès spirituel. Quiconque défend le végétarisme s'y référera profitablement.
Véritable dictionnaire encyclopédique émaillé d'innombrables récits, cet ouvrage emmène le lecteur dans le monde fascinant de la mythologie hindoue. Les divinités y sont classées en fonction des textes où elles apparaissent, mais aussi selon la hiérarchie qui règle leurs rapports entre elles, des divinités majeures des Veda et des Purâna aux divinités mineures, incluant les demi-dieux des grandes épopées, les plantes, les animaux et les oiseaux sacrés. Un ouvrage complet et passionnant, qui nous permet d'accéder à la connaissance d'une foisonnante mythologie.
Trésor de Connaissances - volume 4 Les Terres et les voies Dans son « Trésor de connaissances »,le premier de ses cinq grands traités,Jamgn Kongtrul explore une multitude de sujets organisés autour des trois entraînements supérieurs : la discipline, la concentration et la sagesse. Selon les mots du Vénérable Khènpo Lodreu Deunyeu : « Le Trésor de connaissances' est une oeuvre à part entière, indispensable à quiconque souhaite étudier, réfléchir ou méditer en s'appuyant sur des sources canoniques ou sur toute forme de conseils spirituels et instructions cruciales. Il permet ainsi un approfondissement qui évite de nombreuses et laborieuses recherches. » Le présent volume du « Trésor de connaissances » est dédié aux « terres » et aux « voies » telles que les écoles de Traduction Nouvelle et Ancienne les ont établies dans leurs enseignements et instructions. Ce vaste champ d'étude permet aux pratiquants bouddhistes de comprendre précisément les étapes successives qu'ils devront franchir pour atteindre leur but la libération personnelle ou l'état de bouddha et de savoir où ils se situent dans ce cheminement. Jamgn Kongtrul Lodreu Thayé éclaire cette progression selon quatre approches différentes : (1) le Véhicule des auditeurs et des bouddhas-par-soi, (2) la voie commune aux bodhisattvas qui empruntent le Véhicule Causal, (3) la voie extraordinaire des adeptes des tantras selon les écoles « nouvelles » et (4) la voie enseignée dans les Trois Yogas de la plus ancienne tradition tibétaine du bouddhisme. Malgré leurs différences, ces approches sont complémentaires, telles les fondations solides d'un édifice où chaque niveau soutient les suivants. Le modèle traditionnel des cinq voies et des dix terres sert de fondement et de trame à cet ensemble qui, reposant sur le Véhicule Causal, intègre le Yoga Insurpassable des écoles nouvelles dont le Sextuple Yoga du Kalacakra, auquel Jamgn Kongtrul accorde une place prééminente. Il expose aussi les diverses formes de conduite yogique qui, en complément de la vue et de la méditation, optimisent les réalisations acquises et accélèrent la progression. Le volume se clôt par une exploration des terres et des voies enseignées dans les Trois Yogas Maha, Anu et Ati de l'école Nyingma. L'Atiyoga s'y distingue comme le seul véhicule reposant dès l'origine sur la sagesse primordiale, plutôt que sur la conscience ordinaire.
Ce livre réduit de plus de la moitié, complète et met à jour L'Hindouisme traditionnel et l'Interprétation d'Alain Daniélou, paru il y a quinze ans aux Éditions du Cerf. Délivré de la plupart des documents justificatifs - qui laissent toute sa pertinence à l'étude précédente -, le présent essai, ciblé sur le shivaïsme, s'adresse à un public parfois victime, sans le savoir, de mensonges répétés jusqu'à sembler des évidences. Ainsi en va-t-il du fameux - et pseudo - « polythéisme » hindou ; du prétendu « culte du phallus » dans les temples de Shiva ; de l'idée que le Kâma Sûtra pourrait être une voie spirituelle ; qu'il existe ou aurait existé une « race aryenne » ; que le parti nationaliste aujourd'hui au pouvoir en Inde serait « hindou » et « traditionnel » ; que les principaux « points de vue » de l'hindouisme seraient matérialistes ; que la transmigration serait une superstition populaire, etc. Notre enquête met en évidence le scénario et les coups de théâtre de cette aventure historico-spirituelle dont Alain Daniélou, Swâmî Karpâtrî et René Guénon sont les principaux protagonistes, et qui nous mène de Venise aux sources du Gange, de Rome à Paris, du Caire à Pondichéry pour culminer dans la ville sacrée de Bénarès.