Passages radio et podcasts
Découvrez les Ebooks et Smartbooks présentés ou commentés à la radio et dans les podcasts au cours des 30 derniers jours.
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Paula, une jeune esthéticienne, quitte la banlieue parisienne pour s'installer en bord de mer avec Tom, son compagnon jardinier. Dans cet appartement, elle espère un nouveau départ loin des odeurs et des bruits de la tour HLM où elle a grandi. Mais son quotidien est hanté par le souvenir des femmes de sa famille. Enfermée chez elle avec sa chienne Scarlett, Paula sombre dans une angoissante obsession domestique. À travers son regard myope ou la fenêtre inexplicablement sale de son salon, elle contemple l'immeuble voisin brûler et un secret ressurgir. Par une langue obsessionnelle et hirsute, Décolorer sa fille scande une vie réglée comme une liste de course qui glisse vers une inquiétante étrangeté. Dans une tension diffuse et une ambiance irrespirable, ce roman explore la filiation féminine, la charge domestique intériorisée et dissèque ce que la précarité fait aux femmes. « L'écriture la plus intéressante que j'ai vue depuis longtemps. [...] Soixante-huit premiers romans et une révélation : retenez bien son nom, elle s'appelle Lucie Bérard. » Olivia de Lamberterie, Télématin, « Charnel, obsessionnel, incandescent. » Alice Develey, Le Figaro Littéraire « Une quête d'émancipation particulièrement réussie. » Fanny Imbert, France Inter « L'héroïne de Lucie Bérard s'émancipe dans un premier roman poignant. [...] Et nous là-dedans ? Touchés au coeur. » Arnaud Cathrine, La Tribune du Dimanche « Le premier roman de Lucie Bérard est de ceux que l'on a envie de lire d'une traite. » Thomas Messias, Slate « C'est drôle, brutal, parfaitement ajusté. Bérard ne disserte pas sur l'héritage féminin : elle le fait sentir dans les cheveux, les muqueuses, les culottes, les placards, les produits ménagers. » Nicolas Gary, Actualitté « Un bijou de premier roman. » Incipit, Léonard Desbrieres « Un style captivant et magnétique. » Philippe Touron, Librairies Gallimard « L'écriture est hypnotisante. » Agathe Cèbe, Librairie La Belle Image « Inventif, obsédant, profond, bouleversant. » Sarah Gastel, Librairie Adrienne
Sacha, ouvrière de 7 à 17 heures, écrit pour survivre à l’usine et au chaos du monde. Un roman brut et poétique.
Camille et Paul ont quitté leur vie citadine et leur boulot insatisfaisant pour aller s'installer dans les Alpes. Comme nombre de leurs concitoyens après la pandémie de 2020, ils ont voulu fuir l'aliénation ordinaire afin de respirer le grand air et de bâtir une existence plus conforme à leurs aspirations. Camille, qui était « plume » d'une éminente personnalité, devient accompagnateur spirituel dans une clinique privée d'altitude, tout en continuant à écrire dans un journal satirique. Paul, ancien aide-soignant, poursuit sa vocation : prendre soin des autres. Hélas, loin d'être le havre espéré, la clinique de montagne va s'avérer un laboratoire de tout ce que la société contemporaine fait de plus brutal. Et si la véritable pandémie qui nous ronge était moins virale que politique ? En cherchant une alternative face aux fatalités apparentes, et en répondant au cynisme ambiant par l'ironie et par la douceur, Alexis Jenni insuffle à cette comédie alerte, corrosive et profonde, une liberté communicative.
" Prendre de front - c'est-à-dire de travers " : Catabase, un nouveau label de littérature au sein des éditions La Découverte.
Durant deux années de guerre, Delphine Horvilleur a cherché dans les textes sacrés les mots capables de résister au désastre. Qu'arrive-t-il au langage quand le monde s'effondre, s'interroge Delphine Horvilleur dans ce livre courageux, à la croisée du témoignage intime et de la réflexion spirituelle. De 2023, veille des massacres du 7 Octobre, jusqu'au retour des derniers otages retenus dans un Gaza dévasté en 2025, l'auteur n'a cessé de chercher les mots pour accompagner les drames et faire dialoguer une sagesse ancestrale avec la tragédie en cours. Elle livre ici les sermons, à la portée parfois prophétique, qu'elle a prononcés au coeur de la guerre, et tente de comprendre ce qui, dans le chaos, fut si difficile à dire ou impossible à entendre. Sa relecture des textes de la tradition et ses interprétations bibliques éclairent notre temps d'une lumière inédite, faisant résonner les leçons d'un passé immémorial dans un présent hanté par la violence et les fantômes de l'Histoire. À travers cet essai passionnant sur le judaïsme et Israël, l'antisémitisme et la responsabilité politique, l'usage de la force et la quête de survie, elle pose une question universelle : peut-on apprendre à se reparler pour tenter de se réparer ?
Aventure, magie, amour et humour, ce roman est un coup de coeur irrésistible. Miya a vingt ans - ou vingt-trois, difficile à dire quand votre identité a brûlé avec votre enfance. Depuis, elle survit à Prague dans une gare désaffectée, trime pour un patron de bar odieux et pioche dans les valises perdues ce dont elle a besoin. Sa seule richesse : un talent rare pour conter des histoires, ce qu'elle fait chaque vendredi soir sur le parvis de la cathédrale. Quand un mystérieux employeur lui offre un poste dans une université inconnue, sa vie bascule. L'homme, nommé Séraphin, la conduit à Sakura, un monde parallèle peuplé d'esprits, d'anges et de démons, où la magie règne. Séraphin propose à Miya d'y suivre la formation des futurs gardiens, capables d'influencer les vies dont ils ont la charge. Miya l'ignore encore, mais elle n'est pas une recrue ordinaire : parmi les esprits de Sakura, certains n'ont aucune intention de la laisser intégrer l'ordre des gardiens. Heureusement, elle va y rencontrer l'amitié et l'amour, et pour la première fois, découvrir qu'elle, la petite orpheline, peut compter dans la vie des autres... Un récit d'apprentissage tumultueux porté par une héroïne lumineuse, drôle et fragile, et un univers d'une inventivité exceptionnelle. Ludovic Mélon est l'auteur de la saga La Brigade des buses dont la créativité et l'humour ont séduit des milliers de lecteurs. Né à Liège, il puise son inspiration dans le réel, donnant juste assez de magie à notre monde pour le rendre meilleur. Avec La Conteuse, il nous fait voyager entre Prague et un monde parallèle inspiré du Japon, sans se départir de sa bonne humeur légendaire.
Le premier roman de Thélyson Orélien est déjà le phénomène littéraire de l'année 2026. En cours de traduction dans plus d'une vingtaine de langues, C'était ça ou mourir a conquis le Québec et bientôt le monde entier, en racontant l'Odyssée de Jonas Dorléon. Après l'embrasement de son quartier de Port-au-Prince, Jonas n'emporte presque rien avec lui en quittant Haïti : un diplôme, un cahier de poèmes, la photo de sa mère. Toute une vie dans un sac plastique. Se réfugiant d'abord en République dominicaine, puis au Brésil et au Mexique, ce professeur d'histoire franchit les frontières tantôt à bord d'un autobus surchauffé, tantôt en affrontant les profondeurs de la jungle. À chaque étape des visages surgissent, des corps tombent, des solidarités se nouent puis se brisent. Dans l'espoir d'atteindre le Canada et le peu de famille qu'il lui reste, Jonas se retrouve aux portes des États-Unis, seul face aux agents de l'ICE et d'une administration prête à tout pour mener sa chasse aux migrants. Avec la trajectoire de Jonas, c'est une cartographie intime de la survie qui se dévoile. Aussi contemporain qu'universel, ce roman raconte les migrations au présent - non comme un concept, mais comme une expérience physique : marcher, avoir faim, se blesser, rire devant l'horreur pour ne pas abandonner. Thélyson Orélien y déploie une écriture foisonnante, traversée d'humour et de poésie, une langue d'exil qui s'apprend « sans grammaire, sans dictionnaire, juste avec les os et la peau ». Porté par un souffle narratif irrésistible, C'était ça ou mourir est un premier roman bouleversant qui révèle un écrivain majeur de notre temps.
« Après l'effondrement du 7 janvier, j'ai dû fouiller dans la somme de mes gravats mentaux. Pendant plusieurs années je me suis assis au bord de ce moi pulvérisé à contempler le moindre caillou. À envisager de refonder le tout. Je ne sais pas comment j'ai pu me reconstruire au fond, mais c'est dans l'exploration méticuleuse de ma personnalité à terre que j'ai finalement réussi. J'ai commencé à devenir le dessinateur que je suis désormais lorsque j'ai compris que je n'étais plus en ruine, mais en chantier. Alors forcément Beaubourg en reconstruction... Écrire évidemment. Mais dessiner aussi. Puisque le dessin a toujours été là pour me soutenir. »
Qui à Mission Hills pourrait oublier le 16 juillet 1969 ? Le matin, tous les regards étaient médusés par les premières images d'une fusée décollant vers la Lune. L'après-midi, le petit Richie Manning se noyait dans la nouvelle piscine bleu lagon du quartier, bondée en cette journée si chaude. Une maître-nageuse était pourtant présente - une splendide étudiante, aux longs cheveux blonds et aux jambes parfaitement bronzées. Mais derrière ses lunettes de soleil, surveillait-elle vraiment la baignade ? De ce jour tragique qui fait chavirer une famille et toute une communauté, Laura Kasischke scrute chaque recoin, sans relâche, pour en saisir toutes les failles. Elle plonge également dans les destins des témoins clés, qui se trouvent heurtés, par ricochet. Baignade surveillée, lecture vertigineuse, signe le retour époustouflant de l'immense écrivaine américaine.
Seule dans son appartement, une jeune femme emballe ses affaires dans du papier journal. Demain, des déménageurs emporteront ces traces fragiles de son existence. Tandis qu'elle remplit ses cartons, elle pense à l'homme dont elle vient de se séparer, et des histoires surgissent des objets qu'elle manipule. Témoins d'une vie ordinaire, une assiette au filet d'or, un ensemble H&M couleur poil de chameau ou un rouleau de Sopalin ont autant à raconter qu'un trépidant roman d'aventures... Que reste-t-il de ce que nous avons vécu ? De quelles légendes sommes-nous faits ? Les grandes amours comme les petits riens, les désillusions et les désirs sont au coeur de ce roman plein de surprises, à la fantaisie incomparable. "Clémentine Mélois semble nous dire que la fin d'une chose annonce aussi le début d'une autre." La Croix. "Un beau récit sensible comme une longue lettre ouverte à l'absent." Benzine
Elle a vingt ans et veut devenir actrice. Après avoir grandi en France, elle retourne en Russie chez son grand-père, pour entrer à l’École du Théâtre National de Moscou. Mais à l’École comme dans sa famille, quelque chose résiste. Pendant qu’on répète Les Trois Sœurs de Tchekhov, la réélection de Vladimir Poutine déclenche des manifestations. Le soir, le grand-père commente les informations. Sa petite-fille l’interroge sur le passé. En guise de réponse, il pose parfois sous ses yeux une photo, un vêtement, une pièce de monnaie qui a appartenu à l’arrière-arrière-grand-père. Voilà, c’est à toi. Des objets qui vont se transformer en éléments d’enquête. Quels secrets cachent les photos de l’album vert ? Pourquoi ne faut-il pas parler près de la porte d’entrée ? Pour découvrir ce qu’on ne lui dit pas, la narratrice devra apprendre à écouter les silences et à poser des questions, à voix haute. Dans ce roman extraordinaire, voyage au bout de la mémoire, Polina Panassenko plonge dans l’héritage d’un pays, mettant au jour des vies brisées par le Goulag et la peur qui se transmet d’une génération à l’autre. Un pays dans lequel subsiste, malgré tout, l’espoir de liberté et de justice. Polina Panassenko est autrice, traductrice et comédienne. Son premier roman, Tenir sa langue (Éditions de l’Olivier, 2022) a reçu le Prix Femina des lycéens.
« Chaque nouveau roman de Louise Erdrich est un événement littéraire, et son dernier en date poursuit l'une des séries de succès les plus remarquables de la littérature américaine. » The Guardian
Jusqu'où est-on prêt à aller pour défendre notre liberté ?Lyon, Boston, Paris, Singapour. Au fil d'une écriture intense, Les Évadées nous transporte autour du monde en nous liant aux destins de deux jeunes femmes, deux soeurs jumelles au caractère trempé, que la vie a tôt séparées mais que le destin va finalement réunir. Cécile est enquêtrice au sein d'Interpol. Un appel au secours, lancé depuis un village perdu aux confins de l'Asie du Sud-Est, la met sur la piste d'une entreprise criminelle dont elle ne soupçonne pas l'ampleur. À des milliers de kilomètres de là, Olivia, scientifique rattachée à l'Institut Pasteur, poursuit ses travaux dans un centre de recherches de la côte Est américaine. Alors que le pouvoir politique du pays se radicalise et décide de museler la science, Molly, sa patronne, lui propose de rejoindre un réseau de résistance. A priori, les existences de ces deux soeurs n'ont plus grand chose en commun, si ce n'est que chacune, à sa manière, recherche la vérité. Mais dans une époque livrée à l'avidité et aux mensonges, ces deux femmes obstinées vont braver les périls pour défendre ce en quoi elles croient... et ainsi redécouvrir qu'il existe entre elles des liens que ni la peur ni le temps ne peuvent rompre.
1543. Un marin portugais échoue au Japon, sur l'île de Tanegashima, provoquant un premier contact entre deux cultures qui s'ignorent totalement. Entre émerveillement et incompréhension, Fernando va rencontrer l'altérité et tenter d'apaiser ses démons. Les villageois qui l'ont recueilli, des enfants au samouraï en passant par la danseuse prêtresse, des brigands ou un vieux pêcheur, vont pour leur part voir leurs certitudes et leur quotidien grandement bousculés... Une même histoire explorée tour à tour des points de vue occidental et oriental par Cyril Pedrosa (Portugal) et Taiyô Matsumoto (Amer béton) dans Nanbanjin, un album tête-bêche événement. Un sublime et impactant choc esthétique, plein d'aventures et de poésie, répondant par la forme au sujet exploré. Un voyage que vous n'oublierez pas !
Au dernier jour d'un festival de littérature à Beyrouth, Elisa Shua Dusapin descend au Sud Liban. Elle ne sait pas ce qui se passe de l'autre côté de la frontière en Israël, c'est tôt le matin, le 7 octobre 2023. Quelques mois plus tard, après son retour en Europe, un pressentiment la pousse à retourner d'urgence au Proche-Orient. Elle commence par poser ses valises à Amman en Jordanie. Elle ne connait ni la ville, ni sa culture. La jeune femme apprend l'arabe, s'initie à la plomberie avec des Jordaniennes, se rapproche de réfugiés syriens, partage de furtives confidences avec des Palestiniens et des Israéliens. Une sorte de secret se dévoile dans les silences et grâce aux gestes. Comme si c'était en compagnie des gens, et non à leur propos, qu'Elisa Shua Dusapin écrivait ce texte lumineux et grave, échappant à tout manichéisme et qui pose un regard inédit sur cette région et sur la violence.
' On ne s'occupe que de ce qui n'est pas, et non de ce qui est ', écrit le philosophe Pascal dans ses Pensées. Cette phrase insolente de simplicité résume notre condition humaine : incapables d'accepter le réel tel qu'il est, nous préférons nous duper pour tenir bon. Mais à quel prix ? Dans cette réflexion intime et philosophique, Adèle Van Reeth interroge l'ambivalence de notre rapport au vide. Et si nous organisions notre vie de manière à combler ce vide qui nous effraie tout en regrettant de ne pas réussir à lui faire de la place ? À distance de la vie saturée que la narratrice mène entre travail, famille et agitation quotidienne, le retrait dans un monastère ne lui offre pas de réponse et devient une épreuve : celle du face-à-face avec soi et avec le temps. Dialoguant avec Pascal, mais aussi avec Virginia Woolf et Henry David Thoreau, Adèle Van Reeth donne à cette expérience singulière une portée plus large. Elle interroge avec précision ce qui, dans nos vies contemporaines, relève moins du mouvement que de la fuite, moins du désir que du remplissage.
On fait partie d'une grande famille. On sait qu'on est privilégiés. On vit ensemble, dans notre immeuble au centre de Paris, on se retrouve l'été dans notre maison à la montagne. On trouve que c'est normal. C'est chez nous, c'est à nous, c'est pour nous. On se ressemble, on se compare, on se confronte, on ne se quitte pas, on se confond, on s'appartient. On ne sait pas comment dire je, on n'en a pas besoin, puisqu'on est nous. Nous les enfants, les frères et soeurs, les cousins, les cousines, on partage tout, nos écoles, nos chambres, nos habits, nos repas, nos jeux, nos bains, nos lits. On est les membres indissociables du grand corps familial. On n'a jamais vécu dehors. On ne sait pas ce que c'est. On n'en est pas capables. On n'en a même pas envie. Et tout aurait dû continuer ainsi, dans un même immuable recommencement. Le jour où la façade s'est fissurée, on n'a pas compris. Ça n'aurait pas dû se produire, pas dans notre famille. Ce n'était pas possible que ça nous arrive, à nous aussi.
Milwaukee, début des années 1930, à quelques encablures de Chicago. Hicks McTaggart, ancien briseur de grève devenu détective privé, se voit confier une mission d'apparence routinière : retrouver l'héritière d'une grande fortune de l'industrie fromagère qui a fugué avec un clarinettiste de swing. Lassé des affaires conjugales, Hicks préférerait enquêter sur la retentissante explosion d'un camion d'alcool de contrebande au bord du lac Michigan, car la fin de la Prohibition approche et des heures sombres s'annoncent. Mais Hicks n'échappera pas à sa mission initiale, et le voilà embarqué sur un paquebot transatlantique, pour finalement atterrir en Hongrie, bien loin de son cher Milwaukee et des pistes de danse et de bowling qu'il affectionne tant. Bientôt le FBI s'en mêle, suivi par la mafia, les nazis, des agents soviétiques, le contre-espionnage britannique, des praticiens du paranormal ou encore des motards hors la loi... alors que Hicks ne cesse d'éprouver cette persistante impression qu'on le mène partout en bateau. Sur un tempo grisant, ponctué d'argot d'époque et de parodies musicales, Thomas Pynchon prend pour la première fois pour décor les États-Unis de l'ère du jazz et l'Europe de l'entre-deux-guerres, dans un monde qui s'apprête à basculer. Mission de l'ombre dynamite les codes du roman noir pour mieux nous confronter à la montée du fascisme dans nos sociétés et esquisser des lignes de fuite tous azimuts.
Le court-termisme règne aujourd'hui en maître. Avec toutes les conséquences désastreuses qui en découlent en matière de lutte contre le réchauffement climatique autant que dans l'ordre des finances publiques ou des rapports entre générations. Il gouverne les esprits de telle sorte que nous ne faisons rien, ou trop peu, alors même que nous savons. Cet ouvrage propose une histoire et une théorie de cette préférence pour le présent, en la rapportant, en ses différentes figures, aux fondements mêmes de notre modernité démocratique. Il répertorie aussi les avertissements et les initiatives des différents acteurs qui ont tenté d'en contrecarrer les effets. Avec des résultats cependant restés limités tant ceux-ci ont souvent été perçus comme procédant d'un conservatisme nostalgique, d'une vision technocratique éloignée des réalités ou de doctrines insensibles au vécu des peuples. Les apports historiques, autant que les éléments de théorie politique et sociale, qui constituent la matière de ce livre conduisent à suggérer une autre façon d'accorder la perception des individus au temps long du collectif : celui de la mise en oeuvre d' « exercices démocratiques » d'un type inédit.
Roman d'apprentissage et roman d'architecture construit autour de personnages particulièrement attachants, est aussi une ode à la nature et un portrait poétique et passionnant du Japon moderne.
"Je ne pouvais pas continuer à trahir Christine Schwartz plus longtemps, ça suffisait, et à vivre soi-disant protégée par ce nom de Angot. À quel prix ? Quel prix j'allais encore payer pour passer pour une autre, et me croire avec la majorité, à l'abri, sous la protection paternelle d'une famille classique, bourgeoise et dominante."
Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur Tokyo : tout est faux. La mégapole n'est ni la fourmillière qu'on vous montre, ni le musée à ciel ouvert qu'on vous vante. Certes, Tokyo est la capitale de la mémoire et de la modernité mais elle est aussi, en mode mineur, la cité du vice et de la perversion, le fief de tous les excès et de toutes les folies. Quand Stéphane Madryka, détective privé spécialisé dans l'adultère, décide d'enquêter sur la mort d'un homme d'affaires dans un bar à hôtesses, il est loin de se douter qu'il a signé un contrat avec le diable. Comme dans l'enfer de Dante, il va plonger dans les cercles maléfiques de la ville furieuse, traversant ces anneaux hallucinés comme autant d'épreuves à fleur de feu. S'il n'avait eu que le sang comme seul fil rouge, peut-être aurait-il abandonné... Mais justement, son guide n'est pas la mort, mais l'amour. Après tout, chaque nuit, ses rêves le lui murmurent : « Les plus belles, ce sont les Japonaises... »
« Voilà près de vingt-cinq ans que j'ai troqué la lettre M pour la transformer en N. KARIMA/KARINA. Six lettres parmi lesquelles une seule joue les trouble-fêtes, ne convoquant ni le même imaginaire ni les mêmes fantasmes. » Quelle femme se cache sous l'allure parfaite de Karina Leroy, mariée à Vincent, mère d'une adolescente, et à la tête de sa propre galerie d'art ? Et si Karina s'appelait Karima ? En tronquant la lettre M, elle a dynamité le seul pont en mesure de la relier à l'autre rive de la Méditerranée. Ainsi affranchie de la charge sociale et raciale, elle a acquis une forme de liberté. Même si la honte d'avoir usé d'un tel stratagème ne l'a jamais quittée. Le jour où ce qu'elle a construit dans le mensonge se fissure, elle est rattrapée par les blessures de l'enfance et celles de la guerre d'Algérie. Face aux soubresauts de l'Histoire, chacun devra explorer sa part absente.
Lorsqu'elle se décide à réactiver la chaîne YouTube de son père, deux ans après sa mort, Iman ne se doute pas qu'elle va faire émerger un monde englouti. Sous ses yeux défilent des dizaines de vidéos, tournées pendant les années 1990 à Djibouti, le pays de son enfance. Des concerts et des clips dans lesquels elle découvre, incrédule, l'existence de Dinkara, un groupe mythique de pop djiboutienne dont la superstar se nomme Abdallah. La musique est électronique, l'ambition est immense... Et si celui qu'elle croyait avoir connu, ce père rapatrié en France après un accident cérébral, cet homme silencieux et ingénieux dans son appartement de Poitiers, avait quelque chose à voir avec cette folle épopée ?
Menacé par l'Inquisition, le jeune Donato doit fuir le Portugal et ses bûchers. En cet an 1540, il embarque sur un vaisseau à destination de l'Afrique puis des Indes. Lorsqu'il accoste le lointain archipel décrit par Marco Polo sous le nom de Cipango, il s'immerge dans ce Japon médiéval, en apprend la langue, tombe éperdument amoureux et s'offre une nouvelle vie.Parallèlement, au xxie siècle, Ylona Malone nourrit des rêves de démiurge et chasse les têtes les plus brillantes. Parmi elles, June, férue de linguistique et d'intelligence artificielle ; Karine, spécialiste du processus d'hibernation chez les ours ; Li Shuzhou, physicien en fusion nucléaire, en attente de visa pour les USA ; Angela, pilote de drones ; Leandro, informaticien de génie... Tous sont experts dans leur domaine. Tous ont une faille : leur imagination sans limites. Pur roman d'aventures, à la croisée de la fresque historique et de la spéculation contemporaine, Cipango explore la puissance de la fiction et les dérives d'un monde où la réalité elle-même devient indiscernable. Découvert avec Là où les tigres sont chez eux (Prix Médicis), Jean-Marie Blas de Roblès inventait le roman jungle. Vingt ans après, Cipango en prolonge secrètement l'élan dans une oeuvre ambitieuse où passé, présent et futur se réfléchissent à l'infini.
"J'imaginais que la colline était une femme, géante endormie par un sortilège de contes peuplés de sorcières et de marâtres envieuses. C'est elle que je voyais par l'unique lucarne de l'abri dans lequel nous étions cachés depuis le début de la guerre." 1992. La narratrice vit dans les faubourgs de Sarajevo une enfance heureuse, bercée de mythes et de légendes balkaniques, quand la guerre éclate. Soudain la ville est assiégée. Les collines alentour deviennent une menace ; les amis d'hier, des ennemis inattendus. Les repères de l'enfant vacillent, son monde se défait. Il faut partir, décide le père. Lui restera pour défendre ce qui peut être défendu, la mère emmènera les enfants sur la route aventureuse de l'exil.
Derrière le mythe de la Comtesse de Ségur se cache une femme de chair et de sang, aussi passionnée qu’indocile.
Le génial écrivain Christian Monnay a cessé de publier, sans explication, après deux immenses succès. À sa mort, trente ans plus tard, son épouse aveugle attend de découvrir les manuscrits qu'il a laissés. Mais quand sa fille Chloé ouvre les dossiers, elle est anéantie par leur contenu. Incapable d'avouer la vérité à sa mère, Chloé commet alors l'irréparable : elle lui lit son propre roman en le faisant passer pour une oeuvre de son père. La vieille femme est émerveillée : cet inédit est extraordinaire ! Elle s'empresse d'appeler l'éditeur historique de Chritian Monnay qui le publie aussitôt. C'est un best-seller. Prise au piège de son imposture, héritière des secrets de son père, rongée de culpabilité, Chloé réussira-t-elle à échapper à cet engrenage ? Et à faire entendre sa propre voix ? Anne Pitteloud est Genvoise et critique littéraire. « Fille de » est son premier roman.
Trouver un toit. Un "chez soi" dans lequel on se sente bien... Trois amis, Nine, Lucca et Marie sont confrontés à ce problème, chacun d'une manière particulière : Lucca va se faire expulser de son squat, Nine est tétanisée à l'idée de partager son espace, et Marie a une addiction pour les tutos en ligne de bricolage. Au fil d'une déambulation urbaine, Chloé Cruchaudet nous livre une réflexion sur nos manières d'habiter le monde.
Dans une ferme pyrénéenne coupée du monde, une fratrie recomposée se réunit autour d'un patriarche agonisant, une matriarche glaciale et leur inquiétante servante. Chacun y revient avec ses secrets, ses fantômes. Pris au piège d'un orage diluvien, ils voient leurs masques se fissurer sous le poids des non-dits. La violence couve, prête à exploser. Entre tragédie antique et huis clos horrifique, Je ne suis pas venu apporter la paix allie la tension d'un thriller psychologique à la noirceur d'un implacable drame familial. « Avec ce roman fascinant, étouffant, terrifiant et sans pitié, Nicolas Martin réinvente les codes en créant le thriller horrifique naturaliste. » Librairie Joker Après le succès de Fragile/s (Au diable vauvert), Nicolas Martin signe un deuxième roman qui interroge la brutalité des liens du sang et l'emprise persistante du patriarcat.
Tout le monde est originaire d'Afrique, aussi ce livre s'adresse-t-il à tous et à toutes. Trop longtemps, l'histoire de l'Afrique a été tout simplement ignorée, ou dominée par les récits occidentaux sur l'esclavage et le colonialisme. Zeinab Badawi nous guide à travers l'histoire fascinante de l'Afrique, depuis les origines de l'humanité jusqu'aux indépendances des États, en passant par les civilisations anciennes et les empires médiévaux. L'autrice a parcouru pendant plus de sept ans plus de trente pays africains, interviewé d'innombrables historien·nes, anthropologues, archéologues, conteur·euses et citoyen·nes. Elle offre une nouvelle lecture du plus ancien continent habité de la planète, en donnant la parole aux Africain·es eux-mêmes et en décolonisant nos imaginaires. Il était temps. Née au Soudan, Zeinab Badawi est arrivée en Grande-Bretagne à l'âge de deux ans. Diplômée d'Oxford, elle a une longue carrière de journaliste télé à la BBC. Elle a reçu de nombreuses distinctions et est active au sein d'organisations à l'intersection de la diplomatie et de la recherche (International Crisis Group, Afrobarometer, Mandela Institute for Development Studies, Humanitarian Action for Sudan, etc.). Elle préside aujourd'hui la School of Oriental and African Studies (SOAS) de Londres.
1870. Arthur Rimbaud a seize ans lorsqu'il écrit les poèmes composant Les cahiers de Douai, à travers les poèmes d'un adolescent en révolte contre la misère, l'oppression et le racisme, ces textes aux thèmes novateurs portent les prémices de la poésie moderne... Il y a une évidence pour Damien Cuvillier d'illustrer ces poèmes écrits lors de l'adolescence du poète, qu'il a racontée dans les deux premiers tomes de Voleur de feu, sa biographie de Rimbaud en bande dessinée. Les cahiers de Douai est au programme du bac des 1re générale et technologique. Après une première fugue du 29 août au 5 septembre 1870, Arthur Rimbaud est recueilli par son professeur de rh.torique Georges Izambard. Il est hébergé à Douai chez les tantes de ce dernier, les demoiselles Gindre. Rimbaud dépose le 26 septembre 1870 chez le poète et éditeur douaisien Paul Demeny une première liasse de quinze poèmes. Il profite d'un second séjour en octobre à Douai, à l'issue d'une deuxième fugue, durant la guerre franco-prussienne, pour livrer à Demeny sept nouveaux sonnets. Il lui écrivit plus tard : ' Brûlez, je le veux, et je crois que vous respecterez ma volonté comme celle d'un mort, brûlez tous les vers que je fus assez sot pour vous donner lors de mon séjour à Douai '. Demeny n'en fit rien. Demeny vendit le recueil à Rodolphe Darzens, premier biographe du poète. Le recueil passa ensuite entre les mains de l'éditeur Léon Genonceaux et même entre celles de Stefan Zweig, qui acheta les deux liasses aux enchères de l'hôtel Drouot en 1914 et les conserva jusqu'à sa mort en 1942. Les poèmes contenus dans ces cahiers sont édités pour la première fois en 1891, dans Reliquaire, poésies. Une exposition à la maison des ailleurs à Charleville Mézières. Les dessins de ce recueil - en partie réalisés à la maison Rimbaud - et des pages de Voleur de feu y seront exposés de juin 2026 au début de l'année 2027 et seront présentés au festival Cabaret vert en août 2026.