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Durant deux années de guerre, Delphine Horvilleur a cherché dans les textes sacrés les mots capables de résister au désastre. Qu'arrive-t-il au langage quand le monde s'effondre, s'interroge Delphine Horvilleur dans ce livre courageux, à la croisée du témoignage intime et de la réflexion spirituelle. De 2023, veille des massacres du 7 Octobre, jusqu'au retour des derniers otages retenus dans un Gaza dévasté en 2025, l'auteur n'a cessé de chercher les mots pour accompagner les drames et faire dialoguer une sagesse ancestrale avec la tragédie en cours. Elle livre ici les sermons, à la portée parfois prophétique, qu'elle a prononcés au coeur de la guerre, et tente de comprendre ce qui, dans le chaos, fut si difficile à dire ou impossible à entendre. Sa relecture des textes de la tradition et ses interprétations bibliques éclairent notre temps d'une lumière inédite, faisant résonner les leçons d'un passé immémorial dans un présent hanté par la violence et les fantômes de l'Histoire. À travers cet essai passionnant sur le judaïsme et Israël, l'antisémitisme et la responsabilité politique, l'usage de la force et la quête de survie, elle pose une question universelle : peut-on apprendre à se reparler pour tenter de se réparer ?
Le premier roman de Thélyson Orélien est déjà le phénomène littéraire de l'année 2026. En cours de traduction dans plus d'une vingtaine de langues, C'était ça ou mourir a conquis le Québec et bientôt le monde entier, en racontant l'Odyssée de Jonas Dorléon. Après l'embrasement de son quartier de Port-au-Prince, Jonas n'emporte presque rien avec lui en quittant Haïti : un diplôme, un cahier de poèmes, la photo de sa mère. Toute une vie dans un sac plastique. Se réfugiant d'abord en République dominicaine, puis au Brésil et au Mexique, ce professeur d'histoire franchit les frontières tantôt à bord d'un autobus surchauffé, tantôt en affrontant les profondeurs de la jungle. À chaque étape des visages surgissent, des corps tombent, des solidarités se nouent puis se brisent. Dans l'espoir d'atteindre le Canada et le peu de famille qu'il lui reste, Jonas se retrouve aux portes des États-Unis, seul face aux agents de l'ICE et d'une administration prête à tout pour mener sa chasse aux migrants. Avec la trajectoire de Jonas, c'est une cartographie intime de la survie qui se dévoile. Aussi contemporain qu'universel, ce roman raconte les migrations au présent - non comme un concept, mais comme une expérience physique : marcher, avoir faim, se blesser, rire devant l'horreur pour ne pas abandonner. Thélyson Orélien y déploie une écriture foisonnante, traversée d'humour et de poésie, une langue d'exil qui s'apprend « sans grammaire, sans dictionnaire, juste avec les os et la peau ». Porté par un souffle narratif irrésistible, C'était ça ou mourir est un premier roman bouleversant qui révèle un écrivain majeur de notre temps.
Vingt-cinq ans après , son premier roman, Philippe Besson explore les années qui ont précédé l'acte fondateur d'écrire. Bien plus qu'une introspection, est une autobiographie collective, où le récit d'une vocation littéraire se mêle à l'évocation de toute une époque.
"Elle passe sa vie à écoper et goudronner les brèches dans la cale afin que la famille ne coule pas. Car si les Petites la chérissent, si elles aiment sa douceur, son indulgence, sa tendresse, elles préféreraient, et de loin, ressembler à leur père. Les enfants peuvent être des animaux cruels. Le Père, fielleux, la surnomme "miss martyre". Ses belles-soeurs continuent de lui dire gentiment et sottement "tu es une vraie sainte". Et qui peut bien souhaiter, en toute connaissance de cause, ressembler à une victime ?" Pour la première fois, Véronique Ovaldé s'aventure dans sa biographie pour faire le portrait de sa mère, mais elle le fait à sa façon, avec le recours revendiqué, exquis et inventif à la fiction, se plaisant à rêver pour sa mère à d'intempestives bifurcations et d'improbables autres vies. Ce faisant, elle découvre une femme à la bonté rare et dont l'admirable renoncement n'a pas, malgré tout, éteint la joie. « A coups de détours fantasmés, de traits d'esprit primesautiers et de pages à vous serrer le coeur, l'autrice fait de sa mère une magnifique héroïne » MARIE CLAIRE « Un texte de haute tenue, au tombé impeccable. » LA VIE « Un texte parfois drôle, souvent poignant, toujours intelligent et porté par une si belle écriture » LE PARISIEN « Un texte poignant et empreint d'espoir qui marquera la rentrée littéraire » TELE 2 SEMAINES « La romancière décrit une époque en mêlant avec subtilité et finesse, réalité et vies rêvées. » MADAME FIGARO « Un livre lucide, intelligent et poignant. » ARTS LIBRES « Ce parti pris original et réussi tient en haleine le lecteur qui tressaille, se laisse piéger, se révolte, espère. » OUEST FRANCE « En refusant à la fois d'acquitter, de condamner et d'embellir, Véronique Ovaldé signe un livre très juste » MARIANNE
Voyageur épris d'ailleurs, de stop et de liberté, Olivier est en route vers Lahore pour fêter la nouvelle année sur une plage indienne. En traversant l'Iran, il est arrêté à Chiraz alors qu'explose le mouvement Femme, Vie, Liberté. Accusé d'espionnage, il reste deux ans et demi en prison.Olivier est un poète, habitué à vivre de peu, sans confort ni téléphone portable. En cellule, il mobilise tout ce qui peut lui apporter de la lumière, la poésie persane comme les chansons de Britney Spears.Derrière ses paupières, installé dans un cinéma dont il est le seul spectateur, il se projette des films. La nuit, il convoque dans ses rêves les êtres aimés.Un récit lumineux et bouleversant qui nous dit que, même dans la nuit, quelque chose en nous refusera toujours de céder. La découverte d'un écrivain.
Faire la peau, le quatrième livre de Louise Chennevière, est peut-être le plus intime mais aussi le plus abouti. C'est le récit d'une enfance sous l'emprise maternelle, du désir sauvage de s'émanciper. La narratrice, âgée de 30 ans, décide de rompre avec la lignée de femmes qui l'a engendrée, condamnées depuis toujours à la reproduction de la violence. Commence le récit d'une relation mère-fille, déconstruisant les souvenirs de l'enfance et de l'adolescence. Elle parle et lutte : contre les fantasmes, les interdits, les lois, pour écrire le récit, sacrilège, tabou, du meurtre symbolique : tuer sa mère. Et contre elle-même aussi, la petite fille qu'elle est encore et qui voudrait préserver l'image idéale d'une mère qui ne l'a jamais été. Le livre lui permet d'aller au bout de ce geste, non seulement pour lui permettre d'advenir enfin comme subjectivité libre et puissante, mais aussi pour pouvoir aimer. C'est un récit de deuil et de désir, troué de multiples souvenirs et hanté par des questions qui ne trouveront jamais de réponses. C'est aussi, par la littérature, une déclaration de liberté - celle que l'on peut conquérir en osant enfin regarder les choses telles qu'elles sont, dépouillées des mythes et des histoires.
"Pour donner à ma longue rêverie la forme d'un livre, j'avais besoin de voir. De la terre, des pierres, des arbres, un rivage. J'ai toujours besoin de voir. Je suis allé en Troade à la fin d'un mois de juin, alors que les coquelicots jetaient de grandes flaques rouges au milieu des champs de blé et d'oliviers où jadis s'affrontaient les héros." Il y a quelque trente-trois siècles, des guerriers grecs ravagent une cité d'Asie Mineure qu'ils appellent Troïa ou Ilios. Les hommes sont massacrés, les femmes traînées en esclavage. C'était dans la nuit des temps, mais grâce à l'Iliade cela vit toujours dans notre mémoire. C'était, aussi bien, hier, aujourd'hui, demain : la tragédie de la destruction d'une ville n'a cessé d'être réécrite en lettres de feu et de sang, depuis Carthage un siècle et demi avant notre ère jusqu'à Dresde et Hiroshima, Marioupol et Gaza de nos jours. La guerre de Troie est éternelle, et Troie est la Mère de toutes les villes martyrisées. O. R. "La guerre de Troie a bien eu lieu. Elle se poursuit même. C'est ce que semble nous dire le beau et grave nouveau livre d'Olivier Rolin." Livres Hebdo "Ni vraie ni fausse, l'Iliade ressortit à la légende et à l'Histoire."Transfuge
Dans la Bretagne du siècle dernier, une jeune paysanne va construire son destin.Été 1912. Dans un champ de blé, une charrette bascule, une femme meurt. Mais les larmes n'ont pas leur place dans ce monde paysan, où la vie tient au travail incessant des bras et des saisons : à dix-sept ans, Marie Guillou doit taire sa peine et assurer la suite de sa mère, apprendre à son tour le labeur des champs, conduire la demeure familiale. Au sein de ce modeste hameau où vit sa famille, les jeunes filles n'ont pas la possibilité de se plaindre, encore moins d'aimer ou de rêver. Pourtant, Marie sent en elle le désir d'une autre vie. Attachée à sa terre, émancipée par les romans qu'elle découvre à l'insu de sa famille et secrètement amoureuse, elle avance, silencieuse et révoltée. La guerre qui approche, bouleversant un peu plus encore l'ordre établi, va l'amener à faire des choix qui vont changer son destin, et celui de son village.
« Voilà près de vingt-cinq ans que j'ai troqué la lettre M pour la transformer en N. KARIMA/KARINA. Six lettres parmi lesquelles une seule joue les trouble-fêtes, ne convoquant ni le même imaginaire ni les mêmes fantasmes. » Quelle femme se cache sous l'allure parfaite de Karina Leroy, mariée à Vincent, mère d'une adolescente, et à la tête de sa propre galerie d'art ? Et si Karina s'appelait Karima ? En tronquant la lettre M, elle a dynamité le seul pont en mesure de la relier à l'autre rive de la Méditerranée. Ainsi affranchie de la charge sociale et raciale, elle a acquis une forme de liberté. Même si la honte d'avoir usé d'un tel stratagème ne l'a jamais quittée. Le jour où ce qu'elle a construit dans le mensonge se fissure, elle est rattrapée par les blessures de l'enfance et celles de la guerre d'Algérie. Face aux soubresauts de l'Histoire, chacun devra explorer sa part absente.
"La certitude morale est la pire adversaire des droits de l'Homme. Elle se vit comme un absolu et ne voit jamais sa propre violence." Que reste-t-il aujourd'hui de la présomption d'innocence et des grands principes énoncés par les droits de l'Homme, arrachés au prix de tant de luttes admirables depuis le cri du premier innocent condamné ? Serions-nous en train d'interrompre cette longue chaîne de protestations contre l'arbitraire ? Car il n'y a plus d'évidence à ce que l'affirmation de ces droits, comme principe intangible et universel, accompagne le progrès humain, garanti par des textes et des institutions. Qu'avons-nous fait de cet héritage ? La brutalisation du débat public, le mépris des faits établis, le moralisme de l'opinion brouillent ce qui distingue la justice de la vengeance, mettant la société à portée de main de nouvelles tyrannies. Enraciné dans l'expérience diplomatique et juridique de son auteur, ce plaidoyer fait entendre une voix lucide mais qui ne renonce à rien. À rien de ce qui constitue la plus haute aspiration de l'homme, ' l'avènement d'un monde où chacun sera libre de parler et de croire, libéré de la terreur et de la misère '.
Un livre bouleversant d'humanité et de courage. Livres hebdo Un livre remarquable. Le Temps « Ce livre est la somme des promesses que j'aurais aimé tenir pour Kalyna, l'homme de Koudoukou et tant d'autres, et des promesses impardonnables que j'ai faites à Sacha et Bohdan parce que, dans l'intensité du moment, j'ai oublié les limites invisibles de mon rôle. Alors j'ai repensé à Joseph Kessel et ses mots désespérés, ceux qui se cognent dans chaque reporter qui rentre, terrassé par son impuissance : "J'aurais voulu tellement dire et j'ai dit si peu." »
Et si une malédiction venue d’un regard de fée pouvait changer à jamais le destin des écrivains ? Les Amours fées de Pauline Mari explore cette idée envoûtante, mêlant magie, passion et fatalité.
Caroline Pigozzi, journaliste et grand reporter, est la vaticaniste française la plus connue et la plus reconnue. Dans son Dictionnaire amoureux, elle plonge le lecteur au coeur d'un Vatican aussi personnel qu'insolite et inédit.
On pensait tout connaître de Vladimir Poutine, sa jeunesse sans éclat à Saint-Pétersbourg, sa carrière dans les services secrets, son règne sans partage à la tête de la Russie... Nous nous sommes tous trompés.Ce livre est exceptionnel à plus d'un titre : après vingt ans d'enquête et des centaines d'entretiens au coeur du pouvoir, deux journalistes russes racontent la véritable histoire d'un homme au-dessus de la morale et des lois humaines, dont l'ascension est jonchée de mensonges, de meurtres et de prédations. Vladimir Poutine se voit en tsar. Ses convictions sont peu de chose face à son despotisme et un enrichissement démesuré.Monument du journalisme d'investigation - ses auteurs ont payé cette enquête de leur exil -, Le Tsar en personne nous fait entrer dans le monde de Vladimir Poutine, ses réseaux et ses secrets. En toile de fond, il nous raconte aussi l'histoire de la Russie, des dernières années de l'URSS à la fuite en avant d'un pouvoir qui n'a connu aucune limite.
"Régis Debray est un être difficile à cerner, passé par plusieurs vies. Un jeune bourgeois qui a fait la révolution. Un littéraire qui est descendu dans l'arène politique. Un homme de mots tenté par l'action. L'un des derniers grands intellectuels français, de ceux qui surent conjuguer l'engagement et la littérature, manier la plume autant que le sabre. Le cacique, l'homme du livre, de la prépa, l'enfant des hussards noirs qui a, mieux que personne, décrit le basculement dans l'ère de l'image. Nous avons un demi-siècle d'écart et tout semble nous opposer. Il est un vieil homme fidèlement de gauche, je suis une jeune femme profondément de droite. Sa génération n'a connu que la paix, il fit le choix des armes. La mienne n'a connu que des crises, je n'ai pas l'âme révolutionnaire. Il crut au tiers-mondisme. J'éprouve le choc des civilisations. Il croit à la fin de l'Histoire. Je vis son retour. Ce livre n'est pas un dialogue, mais un récit. J'ai voulu raconter cette vie romanesque parce qu'elle incarne l'itinéraire d'une génération." E. B.
Comment naissent les histoires ?Qu'est-ce qui pousse une enfant solitaire à se réfugier dans les livres, puis à consacrer sa vie à la fiction ?D'une enfance bretonne marquée par les secrets au tumulte de l'adolescence, des rencontres fondatrices aux amours contrariées, des deuils aux renaissances inattendues, Stéphanie Janicot explore les forces invisibles qui ont nourri son imaginaire et donné vie à ses romans. Ici, chaque livre devient une étape, chaque personnage un double, chaque fiction un miroir du réel.À travers son récit, la romancière interroge la genèse des thèmes qui hantent son écriture : la famille, les identités multiples, la solitude, le féminin, et surtout le temps, cet adversaire fidèle qui nous accompagne à chaque page de notre existence.La Fabrique des histoires est une plongée fascinante dans la machinerie secrète d'une oeuvre. Stéphanie Janicot, autrice notamment des Matriochkas, de Soledad, de La Mémoire du monde (prix Renaudot poche) et, plus récemment, des Maîtres du temps, signe son texte le plus intime et sans doute le plus accompli.
Fait social qui étonne, la noblesse offre une densité temporelle et une image de stabilité ayant couleur d'éternité. Balise dans un monde en perpétuel mouvement, elle est une matière vivante, impossible à fixer. Eric Mension-Rigau nous entraîne dans une passionnante cavalcade au coeur des grands lignages français.
Les confidences du "parrain du PAF".
Elle a osé révéler sa maladie au monde entier. Là où tant d'autres stars auraient capitulé, Céline Dion a documenté sa lutte de chaque instant pour pouvoir remonter sur scène. " Même s'il me faut ramper ", disait-elle.Personne n'y croyait et pourtant, après moult annulations, Céline Dion est revenue : sur la tour Eiffel, pour les JO de 2024, le temps d'un hymne à l'amour mémorable, puis en septembre 2026, pour une série de concerts à Paris et à l'international. Elle n'est pas guérie, certes - pour l'instant, sa maladie est incurable -, mais elle se bat.La plus grande chanteuse du monde a beau dire qu'elle est un livre ouvert, d'elle, on ignore pourtant encore bien des choses : sa détermination à avoir une carrière à la Michael Jackson ; ses ruses pour faire succomber René Angélil ; sa solitude, immense, depuis qu'elle a perdu son mari en 2016 et sa mère Thérèse en 2020 ; sa peur et ses doutes, entre 2020 et 2026, alors qu'elle était devenue la recluse de Vegas et a cru sombrer...Laurence Pieau et Hervé Tropéa ont suivi les traces du couple, de Charlemagne, au Québec, à Las Vegas. Ils réunissent dans cet ouvrage les témoignages inédits de la famille de la star, de ses musiciens, de ses producteurs... et aussi de ceux qui l'aident à lutter contre la maladie. Sans parti pris, les auteurs percent le mystère de celle qui est devenue un exemple pour le monde entier.
" Mais vous êtes complètement fou ? ".Cette question, Alexis Landot l'entend chaque jour quand il décrit sa raison d'être : grimper à main nue et sans sécurité les plus hauts buildings du monde. Le " free solo " n'est pour lui pas synonyme de conduite suicidaire ou de recherche d'adrénaline, mais un moyen d'atteindre la plénitude en regardant la mort en face.
« À 12 ans, j' ai eu la chance de savoir ce que je voulais faire de ma vie... et l'inconscience de croire que c'était possible. » Dans cette autobiographie, Patrick Sabatier raconte autant une carrière qu'une vie, au rythme des rencontres, des audaces et des surprises. Il y a les émissions devenues cultes, les succès fulgurants, les faux pas, les fidélités, les grandes voix et les visages inoubliables. Mais il y a aussi l'homme derrière l'animateur. L'enfant de milieu modeste, le regard sur ses parents, les secrets de famille, la pudeur, les doutes, les choix et cette façon très personnelle d'avancer sans jamais renoncer à la curiosité.Entre souvenirs intimes et coulisses de télévision, Patrick Sabatier livre un récit vivant et sensible, où l'histoire d'une carrière rejoint celle d'une époque. Celle, fameuse, des années 80.
Une nuit d'été dans les Landes. Pierre, douze ans, est arraché à son sommeil par des hommes cagoulés. Dans la forêt, il découvre son ami Sacha, recroquevillé au pied d'un arbre. De cette nuit, ils ne parleront jamais. Vingt ans plus tard, Pierre vit à Rome, où il recrute les futurs dirigeants de l'intelligence artificielle et de la Défense européenne. Sa vie semble toute tracée. Jusqu'au jour où, dans un train, il croit reconnaître Sacha. Cette silhouette suffit à faire vaciller les certitudes qu'il s'était construites. Qui était vraiment Sacha ? Qu'est-il devenu ? Des forêts de son enfance aux coulisses du pouvoir européen, Pierre remonte le fil d'une amitié qui n'a jamais été soldée. Mais à mesure qu'il se rapproche de son ami disparu, c'est sa propre histoire qu'il voit ressurgir : celle d'une génération qui croyait le monde promis et qui peine désormais à y trouver sa place. Après Un dissident (prix Edmée de La Rochefoucauld) et Simulacre (prix Ada), François-Régis de Guenyveau signe un roman sur l'amitié, les fidélités invisibles et le prix à payer lorsque l'on renonce à ses promesses d'enfance.
Olivier de Kersauson m'avait prévenu : « Je crois finalement que t'as un rendez-vous avec toi-même. Et c'est pas facile d'avoir rendez-vous avec un con pareil. Mais le coût à payer sera plus élevé à ne pas y aller, vas-y sinon tu te boufferas les couilles toute ta vie, ce qui serait dommage ! »... Alors j'ai écouté les sages conseils de ce grand marin, de cet ami cher : je me suis embarqué sur mon petit voilier avec un équipage que je ne connaissais pas pour vivre, sur tous les océans du monde, l'aventure la plus fabuleuse de toute mon existence... Et sans doute l'épreuve humaine la plus dure que je n'ai jamais eue à traverser. Jean d'Arthuys ex-président de W9, de Paris Première et des Girondins de Bordeaux, est aujourd'hui vigneron en Bourgogne et à Bandol. À plus de 50 ans, en 2023, il décide de mettre tout en oeuvre pour réaliser un rêve d'adolescent qui ne l'a jamais quitté : participer à la redoutable et prestigieuse Ocean Globe Race-Whitbread autour du monde.
Octobre 1981. Le journaliste Simon Duverneuil reçoit un manuscrit, expédié par un mystérieux Argentin. Carmen Arenal, épouse de l'écrivain Pierre Levasseur, y retrace ses souvenirs. Belle, intelligente, éperdument amoureuse, Carmen a quitté Tanger pour suivre son mari en France. Mais l'exil la ronge d'une solitude que seule l'écriture parvient à apaiser. En feuilletant les pages du manuscrit, on découvre une voix simple et poignante : celle d'une femme qui retrace la guerre d'Espagne, les années d'exil et le Tanger mythique des années 50, où jazzmen et écrivains de la Beat Generation se croisaient dans de somptueuses villas. Mais ce récit est surtout un témoignage ardent où la passion côtoie le mystère. Quel secret plane sur Pierre Levasseur ? L'humaniste qu'il incarne en public et dans ses livres cache-t-il des convictions politiques bien plus radicales, voire dangereuses ?Entre Saint-Germain-des-Prés et le Tanger international, une plongée envoûtante dans les méandres de l'amour, de l'exil et de la vérité, où les non-dits d'un écrivain charismatique menacent de tout engloutir. Dounia Tengour est journaliste politique, critique littéraire et docteur en civilisations hispaniques. En 2025, elle a publié aux éditions Perrin Catherine d'Aragon et Jeanne La Folle.
" Passions, pouvoir, show-biz, argent roi et excès... "
À quelques mois de la présidentielle, des oiseaux de malheur promettent la victoire du RN. La France va-t-elle céder à ces nouveaux maîtres ? Roselyne Bachelot et Éric Dupond-Moretti, amoureux de la liberté de ton et d'expression, rappellent à ceux qui ont la mémoire courte ce qu'est vraiment le RN, à l'heure où l'humour est peut-être le dernier remède.Des oiseaux de malheur promettent une victoire inéluctable du RN. Et les profiteurs d'hier se prosternent déjà devant les supposés maîtres de demain. Un parfum de ralliement ou plutôt de collaboration pollue l'air. C'est l'heure du retournement de veste et du léchage de botte. Toute la France va-t-elle céder à ses nouveaux maîtres ? Non, décidément non. Il existe des irréductibles de tout bord, qui refusent cette fatalité et parmi eux deux vrais amoureux de la liberté de ton et d'expression : Roselyne et Éric ! Leur but ? Convaincre.Dans ce livre, à l'humour noir, nos Résistants rappellent à ceux qui ont la mémoire courte ce qu'est vraiment le Rassemblement national. Ils reviennent aux origines de ce mal, en dénoncent le programme et les mensonges. Et la complaisance avec laquelle ces faux prophètes sont encensés par des médias vendus et achetés. On dit que l'humour est la politesse du désespoir. Au contraire, il est le remède pour éviter la catastrophe annoncée, celle d'un pays qui se renierait pour mieux sombrer dans le déclin.Roselyne Bachelot-Narquin a été plusieurs fois ministre, sous la présidence de Jacques Chirac, de Nicolas Sarkozy et d'Emmanuel Macron. Éric Dupond-Moretti a été ministre de la Justice entre 2020 et 2024, après une carrière d'avocat pénaliste.
Il est né prince, mais sans royaume, sans patrie, presque sans famille. Philip de Grèce n'a pas grandi sous les lambris des palais mais dans l'exil, ballotté d'un pays à l'autre. Une enfance rude, qui le forge. De cette errance naît un tempérament singulier. Philip n'a rien du prince convenu. Rebelle, magnétique, le regard d'acier. Sa haute taille, son port altier, on ne voit que lui. Bientôt, l'Histoire s'invite. Elizabeth, jeune princesse réservée, remarque cet officier de la Royal Navy lors d'une cérémonie officielle. Leur mariage en 1947 a des airs de conte. Mais derrière le faste de Westminster se cache une vérité plus âpre : devenir l'époux d'une reine, c'est renoncer à tout, et d'abord à soi. Avec la verve romanesque qui a fait son succès, Stéphanie des Horts part à la rencontre de cet homme qui fera de la tension entre l'amour et le devoir, la passion et la frustration, le coeur battant de son histoire. Une plongée captivante dans les coulisses de la couronne.
Le guide indispensable pour les malades et leurs proches.Pour comprendre, accompagner, cheminer et se reconstruire.L'anorexie est un trouble complexe et souvent mal compris du rapport à la nourriture. Il bouleverse profondément le quotidien des personnes concernées, mais aussi de leurs proches, qui se sentent démunis.Afin de donner toutes les clés de compréhension et les outils pour s'en sortir, ce livre propose une approche unique : l'expertise scientifique et clinique du Dr Cécile Feltin, psychiatre spécialisée dans les troubles du comportement alimentaire, s'allie au témoignage intime et puissant de Justine Becattini (alias Juju Fitcats), qui raconte son parcours de guérison.À travers une structure claire et accessible, le livre dévoile le parcours de Juju, tout en décryptant les mécanismes de la maladie, ses impacts sur le corps et le mental, les idées reçues, le rôle des proches et les stratégies concrètes pour avancer.
Cela fait deux ans que Rose, la femme de Paul, a disparu. Deux ans que Paul guette son retour en relisant les rares lettres qu’elle lui envoie (mais est-ce vraiment Rose qui les a écrites ?). La dernière a été expédiée de Chine. Paul décide de partir à sa recherche. En attendant, il écoute ses disques favoris (Lou Reed, Stevie Wonder), se dispute avec Lothar, son frère jumeau, tombe amoureux d’Alma, sa belle-sœur, et insulte mentalement Donald Trump, « l’Homme à la peau de cartable » dont il suit jour après jour les propos aberrants. En congé de l’hôpital qui l’emploie, il finit par reprendre le travail et se trouve confronté à un patient porteur d’une malformation cardiaque extrêmement rare, le syndrome de Brugada. Mais c’est à Barcelone que son destin va finalement se nouer. Comment rester fidèle à ceux que l’on a aimés ? Et « jusqu’au bout tenir debout » ? A bord de sa moto Royal Enfield Interceptor 736 cc, Paul fonce sur la route qui le ramène à Toulouse. Nous sommes le 26 février. La radio annonce le début de la guerre. Avec ce nouveau livre foisonnant, Jean-Paul Dubois retrouve la verve romanesque d’Une Vie française et conduit son héros favori sur le chemin d’une possible rédemption. Jean-Paul Dubois est né en 1950 à Toulouse où il vit actuellement. Il a obtenu le prix France Télévisions pour Kennedy et moi, le prix Femina et le prix du roman Fnac pour Une vie française, le prix Vialatte pour Le Cas Sneidjer, ainsi que le prix Goncourt en 2019 pour Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon.
Avec ces neuf nouvelles à l'écriture ciselée, Joyce Carol Oates dissèque les peurs les plus profondes de ses personnages pour mieux révéler les nôtres et les faux-semblants de nos vies.Brianna rejoint Cassidy pour un week-end romantique au Cape May. Elle n'a pas encore vingt ans, lui est bien plus âgé et marié. Dans le huis clos du véhicule qui longe l'océan, Cassidy ressent pour sa maîtresse un agacement croissant. Pendant qu'il se remémore un épisode de frénésie alimentaire auquel il a assisté il y a longtemps - des milliers de poissons en proie à un appétit insatiable, qui s'entredévoraient -, Brianna garde un silence troublant...Les neuf nouvelles de ce recueil explorent l'amour ravageur, quand le désir et la domination se confondent. La jalousie d'une adolescente à l'égard de sa cousine grandit à mesure que celle-ci se voit entourée des soins de leurs proches, depuis qu'une " chose grave " a poussé dans sa mâchoire. L'accident de vélo d'une fillette hante sa famille durant des décennies, sans que personne en comprenne les véritables raisons. Une veuve, seule en son immense demeure, reçoit inopinément la visite de son mari décédé. Un homme rejoint un monastère bouddhiste, abandonnant sa récente épouse, qui se lance désespérément à sa recherche. Et ce qui devait être une simple promenade vire au malaise lorsqu'un randonneur découvre un couple en pleine crise au milieu des bois.Il suffit d'une rencontre, d'un faux pas ou d'une envie refoulée pour que nos vies basculent. Avec une ironie mordante, Joyce Carol Oates dissèque les pulsions humaines et entraîne le lecteur jusqu'au point de non-retour.
Conseiller politique déchu, G. est enrôlé à sa grande surprise par Alexander Zimmer, le fondateur d'une société de surveillance tentaculaire, à l'oeuvre derrière chaque pandémie, chaque guerre, chaque crise mondiale. Il quitte alors Rome et sa culture millénaire pour Marbella, la clinquante ville espagnole où Panoptik est implantée, point de ralliement d'une faune fitzgéraldienne, désenchantée, impitoyable. Ici, sur cette première case de son échiquier planétaire, commence l'ultime partie du fondateur. Le talentueux Pierre-François Garel s'empare du nouveau roman de Giuliano da Empoli. © Éditions Gallimard, 2026. Couverture : photo © John Cumming / Getty Images (détail)
Une plongée rare dans l'intimité de l'une des plus grandes écrivaines de notre époque, à travers une sélection de lettres adressées à un ami proche, retraçant trente et une années de littérature, d'écriture et d'amitié.En 1975, Joyce Carol Oates reçoit une lettre de Greg Johnson. L'écrivaine a alors trente-sept ans et enseigne à l'université de Windsor dans l'Ontario. Lui est étudiant à l'université de Dallas. Très vite, elle lui répond, initiant une correspondance fournie et régulière. S'est nouée entre eux une amitié qui perdure encore aujourd'hui.Cette sélection de lettres de Joyce Carol Oates retrace trente et un ans d'échanges épistolaires (1975-2006). Établie et commentée par Greg Johnson, lui-même écrivain, elle donne accès à l'intimité de l'autrice, nous fait partager ses doutes, ses émois, ses épreuves. On y lit les soubresauts de la politique américaine, ses répercussions sur la psyché d'Oates, tandis que son oeuvre littéraire grandit. On y découvre également les inspirations et les rencontres jalonnant sa trajectoire : Toni Morrison, Jeanne Moreau ou encore Stephen King sont autant de personnalités qui composent en filigrane des décennies de travail à la table d'écriture et de participation à la scène culturelle internationale.Une réflexion lucide sur les relations humaines, la littérature, les multiples facettes de la vie, qui expose, souvent avec humour, une dimension inédite du talent de l'autrice. Joyce Carol Oates lève ainsi le voile sur son quotidien de femme, d'épouse, de fille, et nous fait entrer dans l'atelier de l'une des plus grandes écrivaines de notre temps.