Adam Biles
Adam Biles
Avec Bêtes d'Angleterre, Adam Biles nous immerge dans l'univers de La Ferme des animaux en prolongeant l'histoire de la célèbre fable orwelienne. La ferme du Manoir, ancien bastion révolutionnaire, est désormais devenu une attraction touristique pour humains. La vie politique y est régie par la caste dominante des cochons, ambitieux et démagogues, qui se divisent entre « animalistes » progressistes et « jonesistes » nostalgiques. Si en apparence les idéaux de la Grande Rébellion sont toujours respectés, la corruption et le mensonge gagnent toutefois du terrain. Alors que la ferme ne parvient plus à produire l'électricité dont elle tire ses revenus, une mystérieuse épidémie se propage parmi les plus vulnérables et des oiseaux manipulateurs se mettent à murmurer à l'oreille des bêtes les plus influençables. La mule Cassie et l'oie Martha tentent d'enquêter sur ces événements, mais leur duo tragi-comique se heurte rapidement à l'indifférence complice de leurs voisins... Adam Biles rend ici hommage à l'oeuvre orwellienne et à son ironie grinçante tout en y incorporant des préoccupations contemporaines - de la montée des populismes à la propagation des fakes news en passant par la multiplication des crises, sanitaire comme climatique. Un prolongement inédit et plein d'humour de ce classique de la littérature. Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Charles Recoursé
Les Chênes Verts n'est pas une maison de retraite comme les autres. Les personnes âgées qui y résident en sont certaines, les aides-soignants (ou amis-soignants, selon la dénomination en vigueur) ont tout organisé pour les priver de liberté et les couper du monde extérieur - ils seraient même prêts à les assassiner en cas d'entorse au règlement. Dorothy, lors de son arrivée, fait connaissance avec ceux qui partagent sa chambre, et notamment le Capitaine Ruggles qui s'est donné pour mission d'organiser une évasion. La petite nouvelle, âgée de 74 ans, essaie de s'intégrer et de trouver sa place parmi ses nouveaux compagnons. De leur côté, les amis-soignants ne sont pas plus rassurés. Ils suspectent les personnes âgées de fomenter un vaste complot pour prendre le pouvoir. Le directeur de l'établissement, Raymond Cornish, réorganise l'équipe et nomme Tristan responsable. Celui-ci prend ses nouvelles responsabilités à coeur, il garde le Capitaine Ruggles et ses acolytes à l'oeil. Mais on ne sait pas toujours de quel côté se situe la folie : si les vieillards sont déchaînés, Tristan entretient quant à lui une relation mystique avec le corps de son gourou qu'il cache dans un cagibi... pendant que le directeur s'enferme dans son bureau pour se masturber et poursuivre ses fantasmes avec une jeune fille de 16 ans. La gestion de l'établissement commence à lui échapper, et avec des pensionnaires qui veulent retrouver leur liberté à tout prix, l'affrontement est inéluctable... Brillamment construit, puissant et plein d'humour, Défense de nourrir les vieux est un roman détonant. Adam Biles peint d'extraordinaires personnages et, sans tabou, les met en scène dans des situations aussi drolatiques que dramatiques. Ces personnages sont d'ailleurs étrangement liés à un roman-feuilleton, dont quelques dessins émaillent l'histoire, qui renforce encore la tension dramatique. Un livre coup-de-poing.