Alain Billault
Alain Billault
La Grèce antique imprègne notre culture. Notre langue en est le reflet, riche de mots comme « démocratie », « théâtre » ou « histoire » dont l'étymologie est grecque, nos références renvoyant aussi souvent aux mythes, aux savoirs mathématiques, à la philosophie de cette période. Mais cette « culture grecque » est la plupart du temps lacunaire, voire fautive, et pour appréhender le monde des Grecs anciens, bien d'autres mots, moins familiers, racontent plus et mieux ces sociétés. D'« acropole » à « Zeus », en passant par « dokimasie » ou « Pythagore », en 100 mots, Alain Billault propose autant de portes d'entrée pour découvrir une période historique exceptionnelle et éclairer ce que nous devons à la Grèce aujourd'hui.
Sous l'Empire romain, après les autres grands genres littéraires, la littérature grecque a inventé le roman. La description de sa forme originelle, l'analyse des éléments qui la constituent et des traditions dont elle se nourrit, font découvrir les premiers maîtres d'un art nouveau : Héliodore, qui fut le modèle romanesque de l'Europe classique, Longus, source d'inspiration pour tant d'artistes, mais aussi Chariton, auteur du premier roman que nous possédions en entier, ainsi qu'Achille Tatius et Xénophon d'Ephèse. En racontant, chacun à sa manière, des histoires d'amour et d'aventures, ils expriment tous, à l'égard du monde, une visée créatrice nouvelle, une ambition originale d'annexion et de représentation. Ainsi se manifeste, dès son origine, la nature singulière du seul genre insubmersible de l'histoire littéraire.