Alain Braconnier
Alain Braconnier
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Pour devenir un adulte capable d'affronter les décisions et les choix cruciaux de l'existence, il faut faire ses adieux à l'enfance et renoncer au paradis illusoire de ses premières années. Le livre du Dr Alain Braconnier balaie un certain nombre d'idées reçues sur l'adolescence. Non, tout ne se joue pas avant six ans, loin s'en faut. Non, l'adolescence n'est pas « l'âge ingrat ». La fameuse « crise d'adolescence. » constitue en réalité un moment clé du développement intellectuel et affectif. Il s'opère, durant cette période, une seconde naissance qui signe l'entrée dans le monde adulte. En se libérant des modèles parentaux, chacun construit son identité. Et surtout, si dire adieu à l'enfance est un passage obligé, si les éternels enfants sont éternellement malheureux, il n'y a pas d'âge pour sortir de l'enfance. À la lecture de ce livre, chacun saura s'il en a fini avec sa propre enfance.
Comment se construisent les premiers liens entre le bébé et son environnement ? Le Bébé et les interactions précoces offre une synthèse unique des recherches en psychologie et psychopathologie sur les processus psychiques dès la petite enfance.
Comment aborder la dépression et la dépressivité à l’adolescence ? Affliction rassemble les réflexions de sept psychiatres et psychanalystes, offrant un éclairage unique sur les souffrances psychiques des jeunes et les pistes thérapeutiques.
This volume dedicated to personality and conduct disorders contains part of the conferences given during the 5th Congress of the International Society of Adolescent Psychiatry (ISAP), which took place in Aix-en-Provence in the presence of 900 specialists on July 4-7, 1999.
Quelle lumière, quels liens précoces font naître ce Moi encore informe ? Et comment les représentations parentales, souvent inconscientes, viennent-elles en préfigurer les contours ? Le bébé, traversant le passage du sentiment d'être à celui d'exister, pressent à la fois l'objet et son propre Moi à venir. À l'adolescence, cette ombre reparaît : les éprouvés de vide, de désorganisation, d'atteinte au langage, témoignent d'un Moi menacé, en quête de forme. L'ouvrage s'interroge ainsi sur ce qui, dans la clinique, dans la relation thérapeutique, permet de déplier cette ombre, de la reconnaître sans chercher à l'abolir. À travers des contributions plurielles de cliniciens et le référentiel psychanalytique, il propose une réflexion sur la subjectivation, à l'endroit même où le Moi peine à s'incarner mais où sa trace, son ombre, appelle une élaboration.
Dans une société marquée par des risques d'isolement humain, par l'effacement des différences et des limites, par des horloges qui tournent trop vite et par un narcissisme exhibé, comment ne pas craindre les fragilités et les dangers que la rupture des liens réels et psychiques entraîne ? Les menaces sur les liens interrogent tout autant la nécessaire continuité de la vie psychique que ses transformations potentielles, heureuses ou malheureuses. Elles se révèlent d'une grande diversité dans leurs formes, leurs significations et leurs fonctions. La clinique nous confronte aux menaces qui affectent le sujet, du bébé à l'adolescent, et bien au-delà encore. Certaines seraient-elles plus spécifiquement rencontrées dans la clinique du bébé comme les menaces d'intrusion ou d'abandon, d'autres dans la clinique de l'adolescence, comme la menace dépressive ou de castration ? La menace d'effondrement réactiverait-elle à l'adolescence un vécu éprouvé par le bébé ? Des spécialistes expérimentés dans la clinique du bébé ou de l'adolescent ouvrent toutes ces questions qui, incontestablement, méritent un approfondissement et témoignent de la complémentarité qui existe entre l'observation clinique et l'écoute psychanalytique.
S'appuyant sur sa longue expérience clinique, Alain Braconnier présente le chemin qui l'a amené à comprendre qu'une grande majorité des adolescents rencontrés dans ses consultations ne présentent pas de troubles psychiatriques manifestes - en particulier des angoisses corporelles, des addictions ou des dépressions majeures - mais qu'ils vivent un état de menace dépressive. La menace dépressive constitue le noyau central entre le processus d'adolescence, marqué par les « adieux à l'enfance » rendant tous les adolescents « déprimables », et la véritable dépression que certains peuvent malheureusement vivre. Cette notion permet d'appréhender les enjeux psychiques sous-jacents. L'écoute et l'action thérapeutique s'en trouvent totalement modifiées en permettant de se dégager des comportements apparents au profit d'un travail sur les obstacles au changement que demande cette période de l'existence.
Elève de Jacques Lacan puis de Daniel Lagache, Daniel Widlcher, membre de l'Association psychanalytique de France, président de l'Association psychanalytique internationale, est une figure majeure du mouvement psychanalytique aujourd'hui. Il a poursuivi parallèlement un travail de clinicien et de théoricien de la psychanalyse en étant professeur de psychiatrie à la Salpêtrière, en soutenant des recherches et développant la psychothérapie psychanalytique. Son apport est celui de la lucidité et de la liberté d'esprit invitant à reprendre les notions freudiennes pour les situer par rapport aux neurosciences et au cognitivisme.Les Puf ont publié de nombreux ouvrages de D. Widlcher en particulier un « Traité de psychopathologie ».
Qu'il s'agisse du bébé ou de l'adolescent, la référence au clivage prend de multiples visages. Pourquoi, à ces différents âges de la vie sommes-nous souvent contraints de prendre en compte son existence et d'en préciser l'influence ? Serait-ce le fait de la menace constante des enjeux de la construction de la psyché ? Ou encore, celui de la difficulté à établir des liens avec soi et avec l'autre ? L'aptitude à se diviser intérieurement ne vaut-elle pas comme une ressource humaine qui nous mène de l'amour primaire à l'ambivalence ? Face au bébé et à l'adolescent, les ponts semblent parfois rompus, menaçant les uns et les autres d'une déchirure si ce n'est d'un effondrement. Le clivage permettrait-il alors de freiner le tourbillon des séparations et d'éviter ainsi les ruptures intrapsychiques, intersubjectives et interpersonnelles ? À partir de leurs pratiques cliniques, les auteurs interrogent cette notion psychanalytique, en allant au-delà de la seule référence au clivage du moi comme processus de défense face au « conflit entre la revendication de la pulsion et l'objection faite par la réalité » (Freud, 1938).
Les pères aimeraient-ils parfois trop leurs filles ? Savent-ils les aimer comme il le faudrait ? Les pères ont une influence décisive sur l'avenir de leur fille, sur la femme qu'elle sera, sur les choix de vie qu'elle fera. Pour les filles, la relation qui les unit à leur père est déterminante, et elle le restera quand, de jeunes filles, elles deviendront mères, amantes, épouses. Pour que pères et filles se rencontrent et se comprennent, il leur faut souvent toute une vie. Les aider à mieux se connaître, à être plus à l'écoute les uns des autres, telle est la très belle quête à laquelle nous convie ici Alain Braconnier. « Ce livre est issu de tout ce que les filles qui se sont confiées à moi m'ont raconté sur leur père, à moi qui suis un homme, mais aussi un thérapeute et qui joue, pour cette raison, un rôle particulier. J'ai souhaité transmettre ce que, j'ai ainsi appris, dans l'espoir que les filles d'aujourd'hui et de demain ne se sentent plus seules face aux questions qu'elles se posent sur leur père. » (A. B.)
"Ce livre se penche particulièrement sur la question de l'excès d'amour, que ce soit l'amour fou de la mère pour son bébé ou l'amour fou de l'adolescent pour l'autre tant désiré. Comment se joue l'amour fou dans la rencontre entre le bébé et sa mère ? Se rejoue-t-il à l'adolescence ? La dimension hallucinatoire de la première rencontre entre le bébé et sa mère jusqu'au drame triangulaire de la tragédie oedipienne de l'enfance est-elle réactivée dans l'après-coup du coup de foudre amoureux de l'adolescence et de la jalousie des pairs ? à partir de leur expérience clinique, les auteurs se penchent sur la nécessité de mieux différencier l'amour fou de la passion amoureuse. L'amour fou évoque une attraction irrépressible à la fois pulsionnelle et passionnelle : pulsionnelle où la source et l'objet se confondent ; passionnelle où le complémentaire et l'identique s'estompent. L'amour fou pose la question des modalités d'un travail analytique et en particulier des obstacles au transfert, tout autant avec le couple mère(père)-bébé qu'avec l'adolescent."
De la destruction de l'objet à l'exaltation dans la haine, dix-sept psychanalystes explorent cette problématique en parcourant la riche clinique du bébé et de l'adolescent. Confrontés à la destructivité des uns, à l'exaltation des autres, à l'association des deux chez de nombreux sujets, ils s'interrogent en effet, individuellement ou en groupe, sur leur capacité d'empathie ainsi que sur leurs contre-attitudes ou leurs contre-transferts. Comment « faire face » aux phobies d'impulsion en périnatalité ou à la destructivité et à la radicalité meurtrière de l'adolescent ? De Prométhée à Frankenstein en passant par Francis Bacon, la culture nous éclaire-t-elle ? La destructivité surgirait-elle lorsque l'exaltation devient trop forte ? Quelles formes prend la destructivité dans la rencontre psychanalytique ? Telles sont quelques-unes des questions que les auteurs abordent en mobilisant leur sublimation personnelle et culturelle.
D.W. Winnicott est, aujourd'hui, davantage connu pour ses travaux sur le bébé que pour ceux sur l'adolescent, pourtant inséparables les uns des autres. Dans la perspective des travaux précédents qui ont exploré certaines convergences entre le fonctionnement psychique des bébés et celui des adolescents, les auteurs se proposent ici d'étudier, de parcourir et de « jouer avec Winnicott ». Ils s'attachent à approfondir et à éclairer l'oeuvre de ce grand amoureux de la nature humaine et de la clinique de l'âme, à partir de leur expérience clinique, de leur subjectivité et de leurs réflexions personnelles.
Le 50e anniversaire de la naissance officielle du XIIIème arrondissement de santé mentale de Paris est l'occasion de faire un bilan historique et actuel des actions réalisées dans le cadre de ce secteur psychiatrique qui a toujours été innovant en matière de soins, de dispositifs, de recherches. Dès l'origine, en 1958, Philippe Paumelle mais aussi Lebovici et Diatkine ont proposé un projet communautaire en santé mentale à orientation psychanalytique en développant pour la population parisienne du 13ème arrondissement (enfants, adolescents, adultes, personnes âgées) des structures psychiatriques légères, implantées au sein de la communauté, privilégiant les soins ambulatoires. Aujourd'hui le secteur psychiatrique se voit menacé par les contraintes économiques et gestionnaires. Le défi à relever reste de penser une organisation du soin en santé mentale qui ne dévoie pas les principes essentiels et le souci de l'humain pour les années à venir, mais intègrent les données de notre société actuelle. Les auteurs apportent leurs contributions. Clément Bonnet est praticien hospitalier, psychanalyste, il a été directeur général de l'ASM 13 de 1999 à 2006. Alain Braconnier est psychiatre, psychanalyste, directeur du centre Philippe Paumelle, et membre de l'ASM 13. Colette Chiland est professeur émérite de psychologie clinique à l'université René Descartes à Paris, et psychiatre au centre Alfred Binet. Elle est membre de la Société psychanalytique de Paris.
L'adolescence correspond à cette période de l'existence du sujet au cours de laquelle s'associent des changements physiques irréversibles, des changements psychologiques souvent paradoxaux et des changements sociaux plus ou moins progressifs selon la place que la société laisse et donne à cette période de transformation. Nos sociétés occidentales contemporaines, caractérisées par des repères constamment et rapidement changeants, différents d'une génération à l'autre, entrent en résonance avec ce qui se passe pour chaque sujet à cette période de l'existence, amenant à nous demander si nous ne vivons pas dans une société « adolescente ».Les différents auteurs proposent ici leurs regards sur l'adolescence sous toutes ses formes, les relations amoureuses, la violence, la rivalité fraternelle, la scolarité... Les points de vue ne sont pas forcément consensuels et témoignent de la part de mystère irréductible de cette période de la vie. Alain Braconnier est pédopsychiatre, directeur médical-ASM 13 (Paris).
Des pleurs du nourrisson aux peurs scolaires, de la boule à l'estomac aux véritables crises de panique, l'angoisse est la chose du monde la mieux partagée. Le plus souvent passagère, elle peut toutefois devenir envahissante et conduire à la dépression, à la toxicomanie, au suicide. Plutôt que de l'ignorer ou de tenter de l'étouffer artificiellement, ne vaut-il pas mieux essayer d'en cerner les contours et d'en trouver l'origine ?Le stress de la vie moderne, trop fréquemment invoqué, n'explique pas tout, et les anxiolytiques ne suffisent pas à éradiquer l'angoisse qui resurgira demain, plus lancinante encore. A travers l'histoire d'hommes et de femmes venus chercher de l'aide auprès de lui, Alain Braconnier retrace dans Les Bleus de l'âme les différents chemins qu'emprunte l'angoisse et en remonte le fil jusqu'à l'enfance où elle prend sa source. L'angoisse n'est pas une tumeur qu'il s'agit d'extirper mais un être vivant qu'il convient d'apprivoiser. A cette condition, elle peut devenir constructive, voire créatrice.