Alain Coulange
Alain Coulange
Je vous écris. Je m'éloigne des mots. Je vais à la limite. L'écriture n'existe pas. Rien ne s'est passé. Et cela, somme toute, est vrai. Rien ne se passe. Ou si peu. Seuls des mots passent. Que se passe-t-il véritablement en eux ? J'oublie tout. S'il n'y avait pas l'écriture, nous pourrions écrire, je crois. S'il n'y avait rien, nous pourrions avoir quelque chose - quelque chose qui ne serait pas rien. Je vous écris dans la supposition de ce rien, et je laisse tout. Je laisse tout en l'état. Vous écrire, dit-il, ne sert à rien. C'est comme boire, passer des nuits dans les cafés, s'effacer par des gestes restreints, dans ces espaces sourds, où tous les mots, plus tard, seront emportés, seront noyés... Ce roman constitue le troisième et dernier ouvrage d'une trilogie qui comprend : La terreur, récit, (Flammarion, 1979) et La mort toute, récit, (Flammarion, 1982).
Un récit poétique par l'auteur de Comme un cadavre malmené. « Copyright Electre »
Je regarde par des trous dans la terreur ce qu'elle laisse voir. Une histoire ? un récit ? une fable peut-être, hantée d'oubli : forme, minimale et dérisoire, d'un nouveau genre hypothétique - l'excavation, la fosse commune -, ou d'un non-genre enfin ? Il n'y a que les trous que je reconnaisse. Je vois que quelque chose parle, depuis toujours, mais ne se montre en rien. Décide seulement du miracle (ce livre), dans le désastre. Par mutilations répétées, mais sans hâte. Dans un vertige de mots, ou de morts, qui s'entraînent à des parties sans fin. Et qui ne tombent. Qui ont des suites. Beaucoup plus tard, quand je tombe vraiment, battu à mort - fermés les yeux : ouverts, crevés. Une trouée au moins, pour ne pas que les premières traces meurent : pour ne pas mourir. Et que, bientôt, d'autres ajours en forme d'autres livres viennent dire encore que nous ne mourons pas.
Par ce livre je parle ouvertement à quelqu'un qui, faute de mieux, serait toi, ou toi. Qui que ce soit pourra se reconnaître s'imaginer appelé, rappelé. Parler, ou pire, écrire à quelqu'un qui n'est pas là (plus là ?) est une expérience accablante. Ce livre s'est écrit pour combler un trou, un tout. C'est pourquoi l'absence, ou plus vulgairement la mort que ces mots tentent en vain de contenir, est toute. Je me suis vu contraint, pour des raisons qu'on découvrira, de relater le récit de cette expérience particulière. Cela ne m'a pas réjoui et ne me réjouit pas. Cela m'importe.
Op 9 augustus 1945 wierp de Amerikaanse piloot Charles W. Sweeney een atoombom af op de Japanse stad Nagasaki. 43 seconden later ontplofte het gevaarte boven de havenstad en veranderde het bedrijvige centrum in een ruïne. Zo'n 70.000 mensen kwamen bij de aanval om het leven. De bommen op Hiroshima en Nagasaki luidden het einde in van zes jaar dood en verderf in de wereld. Sinds Duitse troepen in september 1939 Polen waren binnengevallen en daarmee de wereld in een tweede oorlog van enorme proporties hadden gestort, waren de bloedigste gevechten aller tijden geleverd. Maar de wreedheid beperkte zich niet tot het slagveld. Honderdduizenden burgers vonden de dood bij bombardementen of werden slachtoffer van willekeurige wraakacties van soldaten, terwijl in de Duitse concentratiekampen een heel volk bijna werd uitgeroeid. De bloedbaden van WOII vergt veel van de lezer. Het verhaal is als de oorlog zelf: gruwelijk - maar fascinerend.
"Co prawda móglbym równiez klama´c, uzywajac odwiecznych sposobów, które literatura przyzwyczaila sie stosowa´c, aby uda´c, ze wyraza prawde, ale na to nie mam wyobra´zni" - pisze Borowski w opowiadaniu "Faszy´sci" pochodzacym ze zbioru. Kolekcja dwudziestu nowel, które zgodnie z wola autora nalezy traktowa´c jako jedno opowiadanie. Pojawiaja sie tu utwory o tematyce powaznej, blahej oraz dedykowane konkretnym osobom. "Kamienny ´swiat" to propozycja nierozerwalnie zwiazana z opowiadaniami o´swiecimskimi autora - podejmuje ten sam temat, ale koncentruje sie na demaskowaniu falszu konwencji, przy uzyciu których zwyklo sie mówi´c i pisa´c o do´swiadczeniu wojny i Holokaustu. Szczera relacja z obozu koncentracyjnego, bez stylistycznych ozdobników. Brutalna prawda o naturze czlowieka postawionego w sytuacji granicznej. Tadeusz Borowski (1922-1951) - polski poeta, pisarz, publicysta, przedstawiciel pokolenia Kolumbów, wiezie´n obozów Auschwitz i Dachau. Pobieral nauke na tajnych kompletach, po czym rozpoczal studia polonistyczne na Uniwersytecie Warszawskim. Byl zwiazany z Maria Rundo, która stala sie pierwowzorem bohaterki opowiada´n zebranych w cykl "Pozegnanie z Maria". Wieziony na Pawiaku, niedlugo potem trafil do Auschwitz, skad zostal wywieziony do obozu Natzweiler-Dautmergen, a nastepnie do Dachau-Allach. Po powrocie do Warszawy wzial ´slub z Maria, wstapil do Polskiej Partii Robotniczej i zaangazowal sie w aktywna dzialalno´s´c komunistyczna. Zmarl na skutek zatrucia gazem, stad podejrzenie samobójstwa. Pochowany na Cmentarzu Wojskowym na Powazkach. Przed wojna tworzyl poezje w nurcie katastrofizmu, w swoich opowie´sciach obozowych sportretowal "czlowieka zlagrowanego".
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Op 9 augustus 1945 wierp de Amerikaanse piloot Charles W. Sweeney een atoombom af op de Japanse stad Nagasaki. 43 seconden later ontplofte het gevaarte boven de havenstad en veranderde het bedrijvige centrum in een ruïne. Zo'n 70.000 mensen kwamen bij de aanval om het leven. De bommen op Hiroshima en Nagasaki luidden het einde in van zes jaar dood en verderf in de wereld. Sinds Duitse troepen in september 1939 Polen waren binnengevallen en daarmee de wereld in een tweede oorlog van enorme proporties hadden gestort, waren de bloedigste gevechten aller tijden geleverd. Maar de wreedheid beperkte zich niet tot het slagveld. Honderdduizenden burgers vonden de dood bij bombardementen of werden slachtoffer van willekeurige wraakacties van soldaten, terwijl in de Duitse concentratiekampen een heel volk bijna werd uitgeroeid. De bloedbaden van WOII vergt veel van de lezer. Het verhaal is als de oorlog zelf: gruwelijk - maar fascinerend.