Alexandra Schwartzbrod
Alexandra Schwartzbrod
"Je vivais dans le quartier de Musrara, sur la ligne séparant Jérusalem-Ouest de Jérusalem-Est, côté israélien. Une vieille maison arabe dont le couloir central était une ancienne ruelle de souk. (...) J'achetais les pitas chez le boulanger palestinien de l'autre côté du boulevard, chaudes et moelleuses comme une peau d'enfant sortant du sommeil, et les bagels saupoudrés de sel chez un vendeur de falafels israélien de la rue Hanevi-im, la rue des Prophètes." Alexandra Schwartzbrod, est une journaliste, essayiste et romancière française.
Mais d'où vient ce téléphone portable apparemment oublié sur un banc au soleil, juste à côté d'Axelle ? Curieuse, la reporter-photographe sent monter l'adrénaline à la seconde où elle se penche pour ramasser l'appareil et découvrir son propriétaire. Une femme en danger dans les rues de Paris, la mafia russe, des menaces de mort et une soeur jumelle imprudente. Soudain, pour Axelle, le temps presse. Collection Les Petits Polars du Monde : Quand les grandes plumes du roman policier contemporain croisent les crayons des meilleurs dessinateurs, il en résulte des petits livres illustrés qui raviront les amateurs du genre : d'une saison à l'autre, les Petits Polars du Monde emmènent le lecteur sur les ailes du mystère et de l'effroi jusque dans les contrées les plus variées : avec eux, le noir se met au vert. Attention aux mauvaises rencontres, même si l'humour est souvent au rendez-vous.
Il est photographe, elle est journaliste. Il est au Liban au coeur de la tragédie, elle est à Paris, soumise au rythme de l'actualité chaque jour plus brutale. Pendant un an de cauchemar au Proche-Orient, ils vont correspondre. Ce qu'ils s'échangent dans ces pages, ce sont bien plus que des souvenirs, ce sont des incompréhensions, des coups de colère, des désaccords parfois, des émerveillements souvent. L'un de l'intérieur, l'autre de l'extérieur, ils livrent deux points de vue complémentaires sur les événements, se partageant le fardeau d'une écriture à chaud. Inconsciemment ou consciemment, ils s'adossent. De la montagne libanaise photographiée par Fouad aux ruelles de la vieille ville de Jérusalem évoquées par Alexandra, de Gaza vivante à Gaza détruite.
Plongez dans une correspondance poignante entre un photographe libanais et une journaliste française, au cœur de la tragédie proche-orientale.
"Été 1960. Françoise Giroud vient de subir le plus grand échec de son existence : sa mort. De nombreux verrous bloquant la porte de sa chambre, une dose plus que létale de poison avalée, le téléphone débranché, elle avait tout prévu... sauf que deux solides gaillards iraient jusqu'à défoncer une cloison pour l'arracher à un coma déjà profond. Il lui faudra vivre." Alix de Saint-André. Après sa tentative de suicide, Françoise Giroud écrivit Histoire d'une femme libre, récit autobiographique, dont Alix de Saint-André a retrouvé le manuscrit qu'on croyait détruit. On y retrouve la voix d'une femme d'exception, complexe, lucide, et formidablement courageuse. Au milieu d'une vie tourmentée, elle dresse à la pointe sèche le portrait des mondes et des hommes qu'elle a croisés.
"Été 1960. Françoise Giroud vient de subir le plus grand échec de son existence : sa mort. De nombreux verrous bloquant la porte de sa chambre, une dose plus que létale de poison avalée, le téléphone débranché, elle avait tout prévu... sauf que deux solides gaillards iraient jusqu'à défoncer une cloison pour l'arracher à un coma déjà profond. Il lui faudra vivre." Alix de Saint-André. Après sa tentative de suicide, Françoise Giroud écrivit Histoire d'une femme libre, récit autobiographique, dont Alix de Saint-André a retrouvé le manuscrit qu'on croyait détruit. On y retrouve la voix d'une femme d'exception, complexe, lucide, et formidablement courageuse. Au milieu d'une vie tourmentée, elle dresse à la pointe sèche le portrait des mondes et des hommes qu'elle a croisés.
Les ultrareligieux ont pris le pouvoir à Jérusalem pour former le Grand Israël. Les Résistants, composés de laïcs juifs et arabes, se sont regroupés à Tel-Aviv pour vivre selon les préceptes des premiers kibboutzim. Signe de la division, un nouveau mur a fait son apparition, entre Jérusalem et Tel-Aviv cette fois. Un mur surveillé par des robots tueurs fournis par la Russie, le parrain du Grand Israël. Ils sont six à devoir franchir cette frontière au péril de leur vie : Haïm, un ultra-orthodoxe en cavale ; Moussa et Malika, deux jeunes Palestiniens en exil ; Ana, la femme d'un religieux éprise de liberté ; Isaac, un conseiller du Premier ministre en proie au doute ; et Eli Bishara, un ex-commissaire de police à la recherche de son amour perdu. Tous n'y parviendront pas. Alexandra Schwartzbrod est romancière, essayiste, spécialiste du Moyen Orient et directrice adjointe de la rédaction de Libération. Elle a reçu le Prix SNCF du polar en 2003 pour Balagan et le Grand prix de littérature policière en 2010 pour Adieu Jérusalem, deux romans qui composent, avec Les Lumières de Tel-Aviv, un cycle consacré à Israël.
Dans le désert, un ranch hors norme se dresse au milieu des sables. Des hommes armés veillent sur un mort-vivant. Un homme qui incarnait autrefois la force armée et la puissance. L'ex-Premier ministre d'Israël, Ariel Meron. Il n'est plus qu'un corps sans chair. Son visage émacié disparaît sous la barbe et les cheveux longs. Les côtes saillent sous sa peau nue, blanche et fine telle une feuille de papyrus. Les médecins assurent que son cerveau est mort. Pourtant, un matin, il se réveille. Arrache ses perfusions. Se lève. Ariel serait-il le Messie? Il en est convaincu. Il a été envoyé du néant pour ramener la paix. La nouvelle se répand dans tout le pays. Et le miracle a lieu : sépharades, ashkénazes, Russes, Arabes, Éthiopiens, religieux, laïcs, pacifistes ou va-t-en-guerre, les Israéliens célèbrent tous le réveil du grand homme. Cette liesse sera de courte durée... Cette fable tout à la fois grave et légère, qui met en scène la diversité de la société israélienne, s'inspire librement du destin d'Ariel Sharon, plongé dans le coma depuis 2006.
Dans le désert, un ranch hors norme se dresse au milieu des sables. Des hommes armés veillent sur un mort-vivant. Un homme qui incarnait autrefois la force armée et la puissance. L'ex-Premier ministre d'Israël, Ariel Meron. Il n'est plus qu'un corps sans chair. Son visage émacié disparaît sous la barbe et les cheveux longs. Les côtes saillent sous sa peau nue, blanche et fine telle une feuille de papyrus. Les médecins assurent que son cerveau est mort. Pourtant, un matin, il se réveille. Arrache ses perfusions. Se lève. Ariel serait-il le Messie? Il en est convaincu. Il a été envoyé du néant pour ramener la paix. La nouvelle se répand dans tout le pays. Et le miracle a lieu : sépharades, ashkénazes, Russes, Arabes, Éthiopiens, religieux, laïcs, pacifistes ou va-t-en-guerre, les Israéliens célèbrent tous le réveil du grand homme. Cette liesse sera de courte durée... Cette fable tout à la fois grave et légère, qui met en scène la diversité de la société israélienne, s'inspire librement du destin d'Ariel Sharon, plongé dans le coma depuis 2006.
Qui a voulu tuer Lino Wang, le tycoon de Hong Kong, devenu le plus gros vendeur de textile de Naples ? Venu enquêter sur la percée inquiétante des triades chinoises dans une ville contrôlée par la Camorra, un journaliste français découvre l'envers de Naples, une cité oubliée de l'Europe où règne le culte de la misère et du bon Dieu. Sa route croise celle d'une femme mystérieuse en quête d'une autre vie. Ensemble ils plongeront dans les tréfonds d'une ville peut-être maudite.
Gaza dévastée est un chantier à ciel ouvert. Les États-Unis, Israël et les pétromonarchies ont entrepris de bâtir là une nouvelle Riviera. À Jaffa, l'ancien policier Eli Bishara reçoit un message d'alerte : sous les ruines de Gaza, une attaque d'ampleur se prépare. Rien ne peut empêcher ce Palestinien d'Israël de gagner l'enclave pour enquêter. Pas même la femme qu'il aime, Ana Güler, qui, bravant tous les dangers, va à son tour pénétrer le territoire grouillant de forces destructrices pour tenter de le retrouver.
2017. Mounir est un modeste employé de l'Institut scientifique de Kazan, en Russie. La veille de son départ pour La Mecque, où il doit accomplir le Hadj, le grand pélerinage, le site explose sous ses yeux dans une fumée de fin du monde. Dans l'avion, il est pris de convulsions et meurt peu après son arrivée. À son insu, il a introduit dans la ville sainte le plus terrible des fléaux qu'on croyait disparu depuis le Moyen-Âge. Persina Yersis. La peste noire. La bactérie se répand à une vitesse incontrôlable parmi les pélerins. Les morts se chiffrent par milliers. Dans la panique, la rumeur enfle : les juifs ont empoisonné l'eau de la Mecque. Et cette rumeur franchit les frontières, jusqu'à Jérusalem où les Palestiniens puis les Arabes d'Israël lancent des actions de représailles contre les Juifs. Israël s'embrase, Jérusalem tombe.Cette catastrophe bouleverse l'échiquier politique international et fera basculer dans son sillage des destins individuels : de l'Égyptien Youssef Chahid, médecin volontaire à l'hôpital de La Mecque, à l'Estonien Rein Laristel, tout juste élu secretaire général de l'ONU ; de l'Américaine Susan Rice, secrétaire d'État des États-Unis confrontée au plus périlleux défi de sa carrière, au commissaire arabe israélien Eli Bishara en lutte contre le chaos ; jusqu'à la belle juive turque Ana Güler, déchirée entre Istanbul et Jérusalem. À travers eux, l'histoire s'incarne : de Kazan à La Mecque, de New-York à Tel Aviv, de Washington à Istanbul, de Catane à Dubaï. Leur monde, notre monde, ne sera plus jamais le même. Et si c'était vrai ?
« Longtemps, j'ai cru que je n'aimais pas le sexe; seul m'occupait l'amour, le plaisir n'en était qu'un des attributs. j'ai été nommée en Orient vingt-huit jours avant le début de la guerre, et ma vie en a été bouleversée... » Telles sont les premières lignes du journal intime que Viviane reçoit un jour par la poste accompagné d'une fiole exhalant un mystérieux parfum, mélange d'ambre et de pâte d'amande. D'où vient ce texte ? Pourquoi le lui a-t-on envoyé ? Et surtout, qui est la femme qui se livre ainsi, avec rage et impudeur, n'omettant aucune de ses aventures érotiques ? A-t-elle un lien avec ces noyées que l'on retrouve au même moment dans l'Ourcq, accrochées à une écluse, au pied de l'appartement où Viviane exerce comme psychologue, spécialisée dans les "addictions" ? La jeune femme est happée par une enquête qui, au fil des pages, va la mener bien au-delà des berges du canal et l'inciter à franchir toutes les frontières, y compris et surtout celles du sexe.
Quelques mois après l'éclatement de la deuxième Intifada, deux attentats sanglants ravagent les toilettes du quartier juif puis celles du quartier arabe de la vieille ville de Jérusalem. L'affaire est confiée au commissaire Landau, un policier réputé pour son engagement sans failles contre le terrorisme. Accouru sur les lieux des drames, un autre policier va s'y intéresser, Eli Bishara, un inspecteur arabe israélien que tout oppose à Landau. Cantonné depuis l'Intifada dans les affaires de moeurs, Bishara recherche une Israélienne disparue dans la vallée du Jourdain mais son enquête le ramène aux attentats de la vieille ville. Des salles de jeux de Tel Aviv au marché bédouin de Beer Sheva dans le désert du Neguev, des filières de la mafia russe aux colons d'Hebron, de Ramallah à Bethléem, "Balagan" - mot russe qui veut dire "bordel" en hébreu - raconte la violence, l'intolérance et les problèmes d'identité qui secouent Israël et les territoires palestiniens. Jérusalem, ville où coexistent Dieu et le Diable, en est l'héroïne principale.