Alexandre Sumpf
Alexandre Sumpf
En dix ans, entre 1939 et 1949, l'URSS passe du rang de nation isolée au statut de superpuissance faisant jeu égal avec les États-Unis. Pour ses dirigeants, la Seconde Guerre mondiale est marquée par l'esprit de sacrifice et l'héroïsme. Pour le peuple, cette période est synonyme de grandes catastrophes : Shoah, famine de 1946-1947, guerre civile en Ukraine et dans les pays baltes. Cette « Grande Guerre patriotique », que Staline et ses successeurs s'emploient à glorifier, fait plus de 26 millions de victimes. Dans cette fresque historique, Alexandre Sumpf revient sur tous les aspects du conflit, s'attachant à retracer les événements militaires comme à comprendre cette décennie de guerre à travers ceux qui l'ont vécue, du Soviet Suprême aux ravins de Babyn Yar. Un travail considérable et sans équivalent, qui s'appuie sur de nombreux témoignages et archives inédites.
Cent ans après sa mort, le guide de la Révolution russe déchaîne encore les passions. Sans céder à l'idéalisation ou à la diabolisation, l'historien Alexandre Sumpf brosse le portrait d'un homme habité, depuis sa jeunesse militante jusqu'à son arrivée au pouvoir en 1917, en passant par ses années d'exil. S'appuyant sur les approches historiques les plus contemporaines (histoire sociale, histoire connectée) et s'intéressant aussi bien aux origines de la violence politique de Lénine qu'à ses relations avec ses lieutenants, l'historien Alexandre Sumpf nous plonge dans une Russie méconnue, celle de la fin du tsarisme. Emblématique de l'engagement de l'intelligentsia contre l'autocratie, Lénine a « russisé » le marxisme et fait converger révolte populaire et théorie politique. Chef de parti intransigeant, habile manoeuvrier, il ne reculera devant rien pour propager le feu de la révolution à toute l'Europe. Son décès précoce, en 1924, et la momification de sa pensée le transformeront en pur symbole. Dans un texte très vivant, l'auteur retrace l'itinéraire d'une des grandes icônes du XX siècle. Aujourd'hui, nul ne sait plus au juste qui était Lénine mais en Ukraine, on s'acharne depuis 2014 à faire tomber ses statues, et dans les territoires occupés, les envahisseurs russes s'empressent de les rétablir. « [Cette] biographie, rédigée d'une plume alerte, constitue à la fois le portrait de [] Lénine, et un tableau de la Russie tsariste vers 1900, et de ses mille et un comploteurs. » LE FIGARO « Alexandre Sumpf nous embarque dans le wagon plombé mais surtout dans le cerveau de Lénine avec sa biographie. » L'ALSACE « Un récit haletant, très précis et « archi » documenté. » TELERAMA « Un essai ô combien édifiant. » LE MONDE HISTOIRE
Cent ans après sa mort, le guide de la Révolution russe déchaîne encore les passions. Sans céder à l'idéalisation ou à la diabolisation, l'historien Alexandre Sumpf brosse le portrait d'un homme habité, depuis sa jeunesse militante jusqu'à son arrivée au pouvoir en 1917, en passant par ses années d'exil. S'appuyant sur les approches historiques les plus contemporaines (histoire sociale, histoire connectée) et s'intéressant aussi bien aux origines de la violence politique de Lénine qu'à ses relations avec ses lieutenants, l'historien Alexandre Sumpf nous plonge dans une Russie méconnue, celle de la fin du tsarisme. Emblématique de l'engagement de l'intelligentsia contre l'autocratie, Lénine a « russisé » le marxisme et fait converger révolte populaire et théorie politique. Chef de parti intransigeant, habile manoeuvrier, il ne reculera devant rien pour propager le feu de la révolution à toute l'Europe. Son décès précoce, en 1924, et la momification de sa pensée le transformeront en pur symbole. Dans un texte très vivant, l'auteur retrace l'itinéraire d'une des grandes icônes du XX siècle. Aujourd'hui, nul ne sait plus au juste qui était Lénine mais en Ukraine, on s'acharne depuis 2014 à faire tomber ses statues, et dans les territoires occupés, les envahisseurs russes s'empressent de les rétablir. « [Cette] biographie, rédigée d'une plume alerte, constitue à la fois le portrait de [] Lénine, et un tableau de la Russie tsariste vers 1900, et de ses mille et un comploteurs. » LE FIGARO « Alexandre Sumpf nous embarque dans le wagon plombé mais surtout dans le cerveau de Lénine avec sa biographie. » L'ALSACE « Un récit haletant, très précis et « archi » documenté. » TELERAMA « Un essai ô combien édifiant. » LE MONDE HISTOIRE
Début juin 1962, la ville soviétique de Novotcherkassk s'embrase comme jamais dans son histoire. Pendant trois jours, des personnes qui ne se connaissaient pas occupent les rues, s'emparent des principaux lieux du pouvoir, réclament à voix haute le droit de vivre mieux, dignement, justement. D'autres phénomènes comparables - connus, comme l'insurrection des marins de Kronstadt en mars 1921, ou moins fameux, comme les grèves à répétition des années 1920 ou la prise de pouvoir par les détenus des camps de Kenguir en 1954 - crèvent à intervalles réguliers la surface, lisse en apparence, de la société soviétique. Écrire l'histoire sociale de l'URSS, c'est écrire une histoire de dictature et de résistance, d'endurance et d'accommodement, d'adhésion et d'hésitation. Patriotisme, croyance à l'idéologie ou foi en la religion, opportunisme politique ou sacrifice pour la collectivité, religion, cinéma, littérature, éducation ou endoctrinement, vie quotidienne et standards de vie, mythe de la révolution prolétarienne et patrimoine du legs russe, terreur et Grande Guerre - tout dans cet ouvrage sans pareil est analysé afin de déterminer, autant que possible, dans l'interaction constante entre un régime et une société, des points d'équilibre, des lignes de compromis, des stratégies collectives et individuelles contradictoires.
Début juin 1962, la ville soviétique de Novotcherkassk s'embrase comme jamais dans son histoire. Pendant trois jours, des personnes qui ne se connaissaient pas occupent les rues, s'emparent des principaux lieux du pouvoir, réclament à voix haute le droit de vivre mieux, dignement, justement. D'autres phénomènes comparables - connus, comme l'insurrection des marins de Kronstadt en mars 1921, ou moins fameux, comme les grèves à répétition des années 1920 ou la prise de pouvoir par les détenus des camps de Kenguir en 1954 - crèvent à intervalles réguliers la surface, lisse en apparence, de la société soviétique. Écrire l'histoire sociale de l'URSS, c'est écrire une histoire de dictature et de résistance, d'endurance et d'accommodement, d'adhésion et d'hésitation. Patriotisme, croyance à l'idéologie ou foi en la religion, opportunisme politique ou sacrifice pour la collectivité, religion, cinéma, littérature, éducation ou endoctrinement, vie quotidienne et standards de vie, mythe de la révolution prolétarienne et patrimoine du legs russe, terreur et Grande Guerre - tout dans cet ouvrage sans pareil est analysé afin de déterminer, autant que possible, dans l'interaction constante entre un régime et une société, des points d'équilibre, des lignes de compromis, des stratégies collectives et individuelles contradictoires.
L'histoire inédite du front le plus meurtrier et oublié de la Grande Guerre.L'histoire inédite du front le plus meurtrier, mais oublié, de la Grande Guerre. Si l'on connaît tout ou presque du conflit qui s'est déroulé en France, sait-on qu'en Russie, au même moment, 15 millions de soldats du tsar affrontent seuls trois empires ? Que la population souffre des disparitions, des déportations et des occupations au point de s'opposer, par son engagement patriotique et économique, au pouvoir qui la méprise ? Après deux révolutions - Février et Octobre 1917 -, la guerre prend fin ici aussi en mars 1918, mais plutôt que d'engendrer la paix, elle se prolonge en une myriade de luttes politiques et sociales réunies sous le nom de guerre civile.
Les révolutions russes vues d'en bas.L'histoire en général, et celle des révolutions en particulier, s'incarne paradoxalement dans des figures de proue. Les deux Révolutions russes, de février puis d'octobre 1917, sont ainsi happées par le rôle et les personnalités de Nicolas II, Lénine, Staline, Trotski, ou encore Kerenski. Pourtant, le grand absent du tableau en est l'acteur principal : le peuple. C'est à sa rencontre qu'est parti Alexandre Sumpf dans cette synthèse novatrice écrite à partir d'archives, notamment cinématographiques, totalement inédites. Citadins, paysans, ouvriers, monarchistes, socialistes-révolutionnaires, mencheviks ou bolcheviks, tous vivent une année sans pareille, où le chaos permanent le dispute aux difficultés du quotidien ; la propagande et les manifestations de masse aux manoeuvres d'appareils conduites par une poignée de militants expérimentés. De Petrograd à Moscou, en passant par les régions éloignées, l'auteur analyse, raconte et explique un Empire en décomposition et une société confrontée à la plus grande crise de son histoire.
Avant le FSB, le KGB, le NKVD ou la Tcheka, il y avait l'Okhrana. Or, qui connaît l'histoire de la mère de toutes les polices politiques ? Comment menait-elle son combat contre les révolutionnaires en Russie comme en France ? Qui sait qu'elle avait installé son Agence de l'étranger à Paris ? Alexandre Sumpf remonte au temps des tsars pour raconter l'histoire inédite des agents provocateurs, fileurs, policiers et espions engagés dans une lutte sans merci pour la sauvegarde de l'autocratie. Historien spécialiste de la Russie, il plonge dans les coulisses de la machine répressive, étudie les profils de ses agents, les réseaux qu'elle est parvenue à tisser à travers l'Europe entière, mais aussi ses échecs, impuissante qu'elle était à endiguer le tumulte révolutionnaire. Cette vaste fresque se déploie des plaines désolées de Sibérie aux rivages de la Baltique et de Saint-Pétersbourg jusqu'aux bords de la Seine. À travers les fausses conspirations, l'interception des correspondances, la corruption tentaculaire de la presse parisienne, le recrutement de policiers français par l'Okhrana et sa collaboration sans faille avec la Sûreté générale, sur fond de marche à la guerre et jusqu'à l'effondrement terminal du système, se dévoile une histoire secrète absolument déterminante dans la genèse des régimes policiers successifs qui ont enserré la Russie et qui continuent de la dominer aujourd'hui. Une histoire monumentale. Un livre incontournable. Maître de conférences à l'université de Strasbourg, Alexandre Sumpf est l'auteur de plusieurs monographies remarquées sur l'histoire de la Russie et de l'URSS dont De Lénine à Gagarine. Une histoire sociale de l'Union soviétique, et Raspoutine.
Une biographie renouvelée du personnage le plus controversé de l'histoire russe. Raspoutine est une fable partagée par des millions de Russes et d'Occidentaux, un mythe fondé sur l'existence avérée d'un homme du même nom, Grigori Efimovitch Raspoutine. Mais qui est réellement cet homme qui a si bien accompagné le tsarisme en déliquescence qu'il a fini par le symboliser plus fortement que le dernier des Romanov ? Grigori Efimovitch naît selon toute probabilité en janvier 1869 dans une région de Sibérie occidentale qui confine aux monts Oural. Certaines sources le décrivent à l'envi comme un voleur, un bagarreur, un alcoolique et un menteur, quand d'autres attestent de sa fréquentation acharnée des lieux de pèlerinage, des monastères et des écoles de théologie. Toujours est-il qu'à l'automne 1903, il débarque pour la première fois dans la capitale, Saint-Pétersbourg, et qu'un an et demi plus tard, il fait son entrée au palais impérial. Grigori a trente-six ans, il lui reste onze années à vivre dans l'adoration et la rumeur, la crainte et la détestation. Grâce à une multitude d'archives neuves et une vaste bibliographie, notamment en langue russe, Alexandre Sumpf fait le récit de ce parcours singulier, avant de décrypter les différents visages d'une diabolisation qui en dit long sur les métamorphoses successives de la Russie au XXe siècle.