Alfred Maury
Alfred Maury
BnF collection ebooks - "La magie des peuples sauvages, des sociétés encore livrées à la barbarie primitive, reflète par ses formes ridicules, la grossièreté des notions que se fait de l'univers l'esprit humain, quand il est plongé dans l'ignorance la plus absolue. La religion de l'homme sauvage ou très barbare est un naturalisme superstitieux, un fétichisme incohérent dans lequel tous les phénomènes de la nature, tous les êtres de la création, deviennent des objets d'adoration." BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
BnF collection ebooks - "Ce livre est l'exposé des études que j'ai depuis longtemps entreprises sur les rêves et les phénomènes qui s'y rattachent. Un premier aperçu en avait été donné dans les Annales médico-psychologiques du système nerveux. Depuis la publication de ces mémoires, j'ai cherché à compléter et à étendre mes observations, en les rapprochant de faits qui m'étaient communiqués par des amis, ou que j'avais puisés chez des auteurs dignes de foi." BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
« Le sentiment religieux s'éveille surtout pour l'homme, en présence du spectacle imposant de la nature ; mais suivant la physionomie de celle-ci, il prend un caractère différent et s'attache à des objets divers. Sous le ciel brumeux et triste de la Celtique ou de la Germanie, l'esprit n'est point affecté des mêmes impressions que sous le soleil brûlant de l'Afrique, ou sous l'atmosphère molle et vaporeuse de la Toscane. Devant les granites sévères de l'Armorike que la mer vient souvent ronger de ses flots écumeux, à l'entrée de ces forêts ténébreuses et profondes, telles que celles d'Hercynie ou des Ardennes, le long de ces fleuves majestueux aux bords romantiques et solitaires, tels que le Rhin ou la Loire, au milieu de ces landes stériles, de ces immenses bruyères, de ces dunes mobiles de l'Aquitaine ou de la Domnonée, l'imagination est saisie d'une pensée grave et rêveuse ; elle ne s'allume pas d'un enthousiasme soudain ; elle ne se berce pas dans des idées voluptueuses et riantes, comme elle le fait en face des scènes grandioses de l'Inde ou de l'Egypte, des vallées fraîches et fleuries de la Thessalie, des jardins magnifiques de la Perse. » Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Que se cache-t-il derrière les mystères de l’esprit et les phénomènes inexpliqués ? *Esprit es-tu là ?
« Le sentiment religieux s'éveille surtout pour l'homme, en présence du spectacle imposant de la nature ; mais suivant la physionomie de celle-ci, il prend un caractère différent et s'attache à des objets divers. Sous le ciel brumeux et triste de la Celtique ou de la Germanie, l'esprit n'est point affecté des mêmes impressions que sous le soleil brûlant de l'Afrique, ou sous l'atmosphère molle et vaporeuse de la Toscane. Devant les granites sévères de l'Armorike que la mer vient souvent ronger de ses flots écumeux, à l'entrée de ces forêts ténébreuses et profondes, telles que celles d'Hercynie ou des Ardennes, le long de ces fleuves majestueux aux bords romantiques et solitaires, tels que le Rhin ou la Loire, au milieu de ces landes stériles, de ces immenses bruyères, de ces dunes mobiles de l'Aquitaine ou de la Domnonée, l'imagination est saisie d'une pensée grave et rêveuse ; elle ne s'allume pas d'un enthousiasme soudain ; elle ne se berce pas dans des idées voluptueuses et riantes, comme elle le fait en face des scènes grandioses de l'Inde ou de l'Egypte, des vallées fraîches et fleuries de la Thessalie, des jardins magnifiques de la Perse. » Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
BnF collection ebooks - "La magie des peuples sauvages, des sociétés encore livrées à la barbarie primitive, reflète par ses formes ridicules, la grossièreté des notions que se fait de l'univers l'esprit humain, quand il est plongé dans l'ignorance la plus absolue. La religion de l'homme sauvage ou très barbare est un naturalisme superstitieux, un fétichisme incohérent dans lequel tous les phénomènes de la nature, tous les êtres de la création, deviennent des objets d'adoration."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
Quelles croyances façonnaient le quotidien des hommes au Moyen Âge ? Croyances et légendes du Moyen Âge explore les mythes, les fées, les saints et les symboles qui ont marqué l’imaginaire médiéval.
Et si nos rêves révélaient les mystères de notre esprit ? Le Sommeil et les rêves d'Alfred Maury, pionnier de l'étude scientifique des rêves au XIXe siècle, explore les mécanismes du sommeil.
Nous venons de traverser de cruelles épreuves ; nous avons subi à Paris deux sièges, l'un de la part de nos ennemis, l'autre de la part de nos libérateurs. Une poignée d'hommes audacieux a profité de la présence de l'étranger et des circonstances que la guerre avait créées pour s'emparer du pouvoir dans la capitale ; sous le prétexte de défendre ses libertés municipales, ils ont exercé la plus insupportable et la plus odieuse tyrannie ; ils ont fanatisé la partie la plus pauvre de la population et l'ont opposée aux soldats de l'ordre et du droit. Après un règne éphémère et une résistance acharnée, ils ont succombé sans laisser d'autre trace de leur passage que des ressentiments, des dévastations et des ruines. Tout cela s'était déjà présenté à Paris à la fin du XVIe siècle. Il y eut alors, comme il y a trois mois, une commune insurrectionnelle, où l'autorité municipale improvisée usurpa le gouvernement, dirigea les opérations de la défense, et voulut contraindre tous les habitants à prendre les armes contre leurs concitoyens du dehors. Les mêmes désordres et les mêmes fureurs se produisirent ; aux souffrances du siège à cette époque s'ajouta, comme cet hiver, le fléau de la démagogie. Il n'est ni sans intérêt ni sans utilité de mettre en lumière ces ressemblances : elles provoqueront de salutaires réflexions, et pourront éclairer la marche ultérieure des choses. En nous montrant que nos ancêtres avaient déjà passé par des calamités analogues à celles qui viennent de fondre sur nous, l'histoire du Paris de la ligue fortifiera notre espérance de voir bientôt nos plaies se fermer ; si elle ne calme pas nos appréhensions et nos regrets, elle nous inspirera du moins la résignation nécessaire pour supporter notre mauvaise fortune.
Nous venons de traverser de cruelles épreuves ; nous avons subi à Paris deux sièges, l'un de la part de nos ennemis, l'autre de la part de nos libérateurs. Une poignée d'hommes audacieux a profité de la présence de l'étranger et des circonstances que la guerre avait créées pour s'emparer du pouvoir dans la capitale ; sous le prétexte de défendre ses libertés municipales, ils ont exercé la plus insupportable et la plus odieuse tyrannie ; ils ont fanatisé la partie la plus pauvre de la population et l'ont opposée aux soldats de l'ordre et du droit.