Amedee Achard
Amedee Achard
Au coeur du Grand Siècle, alors que la guerre de Trente Ans déchire le continent, Renaud de La Guerche, jeune gentilhomme au coeur fier et à l'épée agile, s'élance sur les routes de l'aventure. Accompagné de son fidèle ami, le flamboyant vicomte de Chaufontaine, il se retrouve plongé dans un tourbillon de complots où se jouent le sort des trônes et l'honneur des dames. Des geôles de La Rochelle aux champs de bataille d'Allemagne, nos deux héros devront affronter l'ombre du redoutable Cardinal de Richelieu et les trahisons d'ennemis implacables pour sauver celles qu'ils aiment.Amédée Achard signe ici le chef-d'oeuvre absolu du roman de cape et d'épée. Entre duels épiques à la pointe du fleuret, chevauchées fantastiques et intrigues de cour, ce récit est une fresque vibrante qui n'a rien à envier aux plus grands récits d'Alexandre Dumas. Laissez-vous emporter par ce souffle d'héroïsme pur, sous le règne de Louis XIII, là où chaque chapitre est une promesse d'évasion. Dans un monde de fer et de sang, seule la loyauté pourra triompher de la mort.À PROPOS DE L'AUTEURAmédée Achard fut un romancier, dramaturge et journaliste français du XIXe siècle, particulièrement connu pour ses romans de cape et d'épée. Auteur prolifique, il a séduit les lecteurs par son sens de l'aventure, du panache et du récit historique romanesque.
Amédée Achard (1814-1875) "À l'époque où commence ce récit, vers l'an de grâce 16..., il n'était pas, dans toute l'ancienne province de la Marche, d'ennemis plus irréconciliables et tout à la fois d'amis plus intimes que le comte Armand-Louis de la Guerche et son voisin, le marquis Renaud de Chaufontaine. À dix lieues à la ronde, pas un bourgeois et pas un manant qui ne les connussent, pas de hobereau qui ne les eût rencontrés chevauchant de compagnie sur quelque roussin du pays, pas de maraudeur qui ne les eût surpris se livrant de furieuses batailles sur la lisière des bois. Ils fondaient ensemble les plus fameux héros de la mythologie et de l'antiquité. Le comte Armand-Louis et le marquis Renaud étaient à la fois Oreste et Pylade, Étéocle et Polynice. Ils seraient volontiers morts l'un pour l'autre, et ne passaient pas un jour sans se provoquer à d'interminables combats singuliers. Le temps qu'ils n'employaient pas à se rendre de petits services, ils le consacraient à se quereller. On débutait par des paroles affectueuses, on finissait par des coups terribles. Cela durait depuis le temps où M. de la Guerche et M. de Chaufontaine cherchaient des prunelles dans les haies et des noisettes dans les taillis."
Amédée Achard (1814-1875) "Il y avait, vers l'an 1663, à quelques centaines de pas de Saint-Omer, une maisonnette assez bien bâtie, dont la porte s'ouvrait sur le grand chemin de Paris. Une haie vive d'aubépine et de sureau entourait un jardin où l'on voyait pêle-mêle des fleurs, des chèvres et des enfants. Une demi-douzaine de poules avec leurs poussins caquetaient dans un coin entre les choux et les fraisiers ; deux ou trois ruches, groupées sous des pêchers, tournaient vers le soleil leurs cônes odorants, tout bourdonnants d'abeilles, et çà et là, sur les branches de gros poiriers chargés de fruits, roucoulait quelque beau ramier qui battait de l'aile autour de sa compagne. La maisonnette avait un aspect frais et souriant qui réjouissait le coeur ; la vigne vierge et le houblon tapissaient ses murs ; sept ou huit fenêtres percées irrégulièrement, et toutes grandes ouvertes au midi, semblaient regarder la campagne avec bonhomie ; un mince filet de fumée tremblait au bout de la cheminée, où pendaient les tiges flexibles des pariétaires, et à quelque heure du jour que l'on passât devant la maisonnette, on y entendait des cris joyeux d'enfants mêlés au chant du coq. Parmi ces enfants qui venaient là de tous les coins du faubourg, il y en avait trois qui appartenaient à Guillaume Grinedal, le maître du logis : Jacques, Claudine et Pierre." Jacques Grinedal, fils d'un simple fauconnier, et Suzanne de Malzonvilliers, fille d'un riche traitant, sont amoureux, mais le père de Suzanne refuse qu'ils se marient car Jacques n'est ni riche ni noble. Alors que Suzanne est mariée au vieux marquis d'Albergotti, Jacques s'engage comme soldat et devient Belle-Rose : il espère trouver la richesse ou la noblesse...
Où l'on retrouve le bouillant La Guerche (qui fut au temps d'Alexandre dumas le rival de d'Artagnan), et la suite de ses tumultueuse aventures... Le voici au siège de Magdebourg, pressé de se battre sous les couleurs du roi de Suède et de s'affronter à ses ennemis de toujours, l'abominable Jean de Werth et son séide Matheus Orlscopp.
BnF collection ebooks - "On voyait en 184... à Paris, dans la rue Miromesnil, un vieil hôtel que de récentes constructions ont fait disparaître, et qui, depuis plus de vingt ans, semblait menacer ruine ; mais tel qu'il était, solidement bâti en fortes pierres de taille noircies par les pluies de cent hivers, il aurait bravé les efforts du temps, si un matin la spéculation ne l'avait jeté par terre."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
La nuit était splendide. Le ciel, noir et profond, ressemblait à une immense draperie de velours semée de clous d'or ; cependant, comme on était en plein coeur des plus grands jours de l'année, un reste de clarté traînait encore au sommet des collines du côté où le soleil se couche. On entendait à quelque distance le gémissement de la mer sur la grève, et, par une échancrure, entre les cimes arrondies de deux bouquets de pins, le regard en apercevait la surface lumineuse et lisse, toute pleine de scintillements.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Salon élégamment meublé. Porte au fond. Portes dans les pans coupés. A gauche, fenêtre, canapé, petit meuble à ouvrage. A droite, piano, table.ANTOINETTE, entrant par le fond.Madame de Merris n'est pas encore rentrée ?LE VALET DE CHAMBRE.Non, madame.ANTOINETTE.Mais mademoiselle Fanny est là ?LE VALET.Mademoiselle Fanny attend madame. La voici.Il sort.ANTOINETTE.Eh bien, qu'y a-t-il ?Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
IL Y AVAIT, vers l'an 1663, à quelques centaines de pas de Saint-Omer, une maisonnette assez bien bâtie, dont la porte s'ouvrait sur le grand chemin de Paris. Une haie vive d'aubépine et de sureau entourait un jardin où l'on voyait pêle-mêle des fleurs, des chèvres et des enfants. Une demi-douzaine de poules avec leurs poussins caquetaient dans un coin entre les choux et les fraisiers ; deux ou trois ruches, groupées sous des pêchers, tournaient vers le soleil leurs cônes odorants, tout bourdonnants d'abeilles, et çà et là, sur les branches de gros poiriers chargés de fruits, roucoulait quelque beau ramier qui battait de l'aile autour de sa compagne.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Au mois de juillet 1870, j'achevais la troisième année de mes études à l'École centrale des arts et manufactures, C'était le moment où la guerre, qui allait être déclarée, remplissait Paris de tumulte et de bruit. Dans nos théâtres, tout un peuple fouetté par les excitations d'une partie de la presse, écoutait debout, en le couvrant d'applaudissements frénétiques, le refrain terrible de cette Marseillaise qui devait nous mener à tant de désastres.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Marseille, mardi 10 mai.Si à Paris la population émue et sympathique accompagne le long des boulevards les braves régiments qui partent pour l'Italie, que ce spectacle, où déjà se retrouve l'esprit guerrier de la nation, est loin de celui que présentent le chemin de fer que l'on suit et les stations que l'on côtoie jusqu'à Marseille ! Partout le peuple des villes et des campagnes attend le passage des convois ; partout des détachements isolés rejoignent leurs corps, sac au dos, le pantalon dans la guêtre.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Dans le décor enchanteur de Maisons-Laffitte, Madame Rose d’Amédée Achard mêle mystère et passion. Une veuve déterminée, un sauvetage inattendu, et des secrets qui ressurgissent.
L'ESCORIAL, TOLÈDE, ARANJUEZEn ce temps-là, je parle du mois d'octobre 1846, nous étions à Madrid sept ou huit Français, fort curieux de voir l'Espagne espagnole, et de vivre un peu au hasard de la vie des voyageurs. Madrid est une capitale, et toutes les capitales sont toujours plus ou moins proches parentes. C'est un damier de rues tout semé de théâtres et de palais, avec un réseau de trottoirs, des promenades sur les bords et des halles au milieu.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
1856, Paris. Entre les salons élégants et les ruelles discrètes, Parisiennes et Provinciales d’Amédée Achard dresse un portrait acéré des mœurs et des contrastes sociaux de son époque.
Paris, mars 1850. Un jeune homme au paletot boutonné fend la foule matinale, ses souliers de bal boueux trahissant une nuit agitée.
Amédée Achard (1814-1875) "On voyait en 18.. à Paris, dans la rue Miromesnil, un vieil hôtel que de récentes constructions ont fait disparaître, et qui, depuis plus de vingt ans, semblait menacer ruine ; mais tel qu'il était, solidement bâti en fortes pierres de taille noircies par les pluies de cent hivers, il aurait bravé les efforts du temps, si un matin la spéculation ne l'avait jeté par terre. Cet hôtel, élevé jadis par un président à mortier du parlement, se composait alors d'un grand bâtiment à toits mansardés, précédé en retour de deux ailes moins hautes, dont le rez-de-chaussée, disposé pour les écuries et les remises, encadrait une vaste cour où l'herbe verdissait entre les pavés. Un jardin où s'allongeaient deux allées de tilleuls taillés en forme de charmilles, entre lesquelles s'étalaient carrément quelques plates-bandes fermées par du buis, s'étendait derrière l'hôtel. Tout alentour de ce jardin monotone montait pesamment un grand mur tapissé de lierre, dont les épais rameaux étouffaient à demi une vigne énorme qui donnait encore, malgré son grand âge, quelques pampres, et çà et là en automne une douzaine de grappes de gros raisins que des bandes de moineaux se disputaient. La cour allait si bien à l'hôtel et l'hôtel au jardin, qu'ils avaient comme un air de ressemblance et de parenté. On ne concevait pas que l'un n'appartînt pas à l'autre, et tous trois ensemble, également vieux, également tristes, également solennels, se complétaient, comme la perruque, le rabat et la canne à bec-de-corbin complétaient jadis la toilette d'un magistrat." Au sein des Tournels, subsiste le souvenir funeste de Jean, fils aîné disparu. Dans l'ombre de ce deuil, deux jeunes filles, Lucile et Berthe, grandissent privées de l'amour maternel, étouffées par une douleur qui finit par emporter leur mère. Mais c'est en Berthe que cette affliction prend les contours les plus étranges. Tour à tour emportée par des accès de fureur inexplicables, elle redevient ensuite le théâtre de silences pesants, d'accablements profonds, dont elle émerge avec une soudaineté déconcertante. Ce tempérament singulier lui a valu un surnom : L'eau-qui-dort...
Amédée Achard (1814-1875) "Au mois de juillet 1870, j'achevais la troisième année de mes études à l'École centrale des arts et manufactures. C'était le moment où la guerre, qui allait être déclarée, remplissait Paris de tumulte et de bruit. Dans nos théâtres, tout un peuple fouetté par les excitations d'une partie de la presse, écoutait debout, en le couvrant d'applaudissements frénétiques, le refrain terrible de cette Marseillaise qui devait nous mener à tant de désastres. Des régiments passaient sur les boulevards, accompagnés par les clameurs de milliers d'oisifs qui croyaient qu'on gagnait des batailles avec des cris. La ritournelle de la chanson des Girondins se promenait par les rues, psalmodiée par la voix des gavroches. Cette agitation factice pouvait faire supposer à un observateur inattentif que la grande ville désirait, appelait la guerre ; le gouvernement, qui voulait être trompé, s'y trompa." En 1870, le narrateur s'enrôle parmi les Zouaves et part au combat. Mais la défaîte et la capitulation de Sedan arrivent très vite... Devenir prisonnier de guerre ou s'évader ? Il lui faut choisir...
Amédée Achard (1814-1875) "La guerre de Trente Ans allait entrer dans cette période de furie qui devait promener tant de batailles et d'incendies au travers de l'Allemagne. C'était l'heure terrible où les meilleurs capitaines de l'Europe et les plus redoutés allaient se rencontrer face à face et faire de la mort la seule reine qui fût connue de l'Elbe au Danube, de la Poméranie au Palatinat. Deux figures dominent cette époque : Gustave-Adolphe, le héros de la Suède, et Wallenstein, le maître et l'épée du vieil empire germanique. Combien d'événements qui devaient sortir de leurs tombes sitôt ouvertes ! C'est au milieu de ce déchaînement de toutes les colères, dans ce tourbillon de tempêtes sanglantes, que nous retrouvons les personnages qui figurent dans la première partie de ce récit, et que nous les suivrons dans leurs nouvelles aventures parmi les intrigues et les combats, ceux-là conduits par leurs rancunes et leur haine, ceux-ci par leur dévouement et leur amour. C'est donc avec Mlle de Souvigny et Mlle de Pardaillan, le comte de Pappenheim et le comte de Tilly, Jean de Werth et Mathéus Orlscopp, Mme la baronne d'Igomer et Marguerite, Magnus et Carquefou, Armand-Louis et Renaud, que nous allons de nouveau battre la campagne des rives de la Baltique aux champs de Lutzen, heurtant des villes et des châteaux, chemin faisant." Suite des "Coups d'épée de M. de La Guerche".
Un mystérieux manuscrit, une nuit d’été, et des secrets enfouis sous le cliquetis des vagues : Le Livre à serrure d’Amédée Achard mêle suspense, passion et intrigues littéraires.