André Baillon
André Baillon
André Baillon, interné à la Salpêtrière en 1923, donne vie à Chalet 1 après son séjour à "la Pépette", terme affectueux de Jean Martin, son double littéraire. En plus de sa passion pour Claire, source de rencontres fréquentes et d'échanges épistolaires riches, Baillon jongle avec les médecins, les infirmières, les autres patients, et des visiteurs indésirables. Malgré la perception d'avoir le cerveau "comme de la ouate", Baillon rapporte avec une extrême lucidité et un humour subtil une série d'instantanés poétiques de la vie quotidienne en institution psychiatrique. André Baillon, écrivain belge du début du XXe siècle, a laissé une marque indélébile sur la scène littéraire avec son style distinctif et son penchant pour la contestation des conventions. Né à Anvers en 1875 et installé à Bruxelles, Baillon a sondé les franges de la société à travers ses écrits, apportant une perspective unique à la vie quotidienne. Son oeuvre majeure, "Le Perce-oreille", parue en 1912, a suscité une attention critique, malgré les épreuves personnelles de Baillon, marquées par des séjours en établissements de santé mentale. Aujourd'hui, l'héritage littéraire d'André Baillon est salué comme une contribution significative à la littérature belge. Sa vie, faite de hauts et de bas, reflète les tumultes parfois chaotiques de son époque. Malgré sa renommée, Baillon est resté profondément enraciné dans la réalité, trouvant la beauté dans les détails les plus modestes. André Baillon, écrivain laissant une empreinte indélébile, invite les lecteurs à découvrir son monde singulier, dépeint avec une honnêteté sans fard.
"Le Pot de Fleurs" d'André Baillon plonge les lecteurs dans un univers où la finesse des observations et la sensibilité de l'auteur se mêlent pour créer une expérience littéraire unique. À travers deux nouvelles captivantes, Baillon explore les recoins complexes de l'existence quotidienne, révélant la richesse des émotions humaines et des relations. Entre la poésie des instants simples et les nuances psychologiques, l'auteur nous guide à travers des histoires qui célèbrent la vie dans toute sa splendeur, même lorsqu'elle semble cachée dans un humble pot de fleurs. Une oeuvre délicate et profonde qui invite à la réflexion et à la découverte des trésors insoupçonnés qui se cachent derrière la banalité apparente. "Le Pot de Fleurs" est un voyage littéraire à savourer, révélant la magie de la vie quotidienne à travers la plume exceptionnelle d'André Baillon. André Baillon, écrivain belge du début du XXe siècle, a laissé une marque indélébile sur la scène littéraire avec son style distinctif et son penchant pour la contestation des conventions. Né à Anvers en 1875 et installé à Bruxelles, Baillon a sondé les franges de la société à travers ses écrits, apportant une perspective unique à la vie quotidienne. Son oeuvre majeure, "Le Perce-oreille", parue en 1912, a suscité une attention critique, malgré les épreuves personnelles de Baillon, marquées par des séjours en établissements de santé mentale. Aujourd'hui, l'héritage littéraire d'André Baillon est salué comme une contribution significative à la littérature belge. Sa vie, faite de hauts et de bas, reflète les tumultes parfois chaotiques de son époque. Malgré sa renommée, Baillon est resté profondément enraciné dans la réalité, trouvant la beauté dans les détails les plus modestes. André Baillon, écrivain laissant une empreinte indélébile, invite les lecteurs à découvrir son monde singulier, dépeint avec une honnêteté sans fard.
« Ce livre s'appelle Délires. Délires avec un S. Cette lettre en soi n'a rien d'antipathique. Elle prend ici un petit air de pluriel qui ne laisse pas d'inquiéter. Encore s'il s'agissait de délires amoureux. L'homme et la femme n'en sont pas à quelques délires près, paraît-il ; et dix S conviendraient mieux qu'un seul. Mais, dans les deux récits qui suivent, il est question du vrai délire, celui que les dictionnaires sérieux définissent par l'expression : perdre la boule. » (André Baillon) "Délires", incontestablement l'éclair le plus fulgurant parmi les récits qui constituent la matière clinique de sa bibliographie (incluant "Un Homme si simple", "Chalet 1" et "Le Perce-oreille du Luxembourg"), dépeint André Baillon naviguant au plus près des frontières de la folie. Dans cette oeuvre où humour et souffrance entrent en collision, la voix singulière de Baillon se hisse parmi les sommets littéraires du 20e siècle. André Baillon, écrivain belge du début du XXe siècle, a laissé une marque indélébile sur la scène littéraire avec son style distinctif et son penchant pour la contestation des conventions. Né à Anvers en 1875 et installé à Bruxelles, Baillon a sondé les franges de la société à travers ses écrits, apportant une perspective unique à la vie quotidienne. Son oeuvre majeure, "Le Perce-oreille", parue en 1912, a suscité une attention critique, malgré les épreuves personnelles de Baillon, marquées par des séjours en établissements de santé mentale. Aujourd'hui, l'héritage littéraire d'André Baillon est salué comme une contribution significative à la littérature belge. Sa vie, faite de hauts et de bas, reflète les tumultes parfois chaotiques de son époque. Malgré sa renommée, Baillon est resté profondément enraciné dans la réalité, trouvant la beauté dans les détails les plus modestes. André Baillon, écrivain laissant une empreinte indélébile, invite les lecteurs à découvrir son monde singulier, dépeint avec une honnêteté sans fard.
Sous le titre évocateur "Par fil spécial", ce recueil se présente comme le "carnet d'un secrétaire de rédaction". À travers une série d'anecdotes mordantes et de portraits acerbes, le livre dévoile avec cynisme le quotidien d'un journal, rebaptisé "L'Uprême" (en réalité La Dernière Heure), où André Baillon a exercé pendant plus d'une décennie, de 1906 à 1920. En vingt-quatre chapitres concis, agissant comme autant de chroniques, l'ouvrage met en lumière les travers du monde journalistique, les pratiques douteuses des rédacteurs et les inconséquences inhérentes au métier. Avec une vivacité et une ironie percutantes, Baillon souligne le poids absurde imposé aux journalistes par la quête incessante et parfois irréalisable de la nouvelle "fraîche", l'urgence dictée par les horloges qui s'égrènent, la nécessité du texte facile à lire, l'obligation du fait divers, et la superficialité d'une écriture vouée à l'éphémère. Pour Baillon, qui a vécu douloureusement ses années dans le journalisme, ce recueil constitue également un moyen de dénoncer l'assujettissement absurde des journalistes aux contraintes souvent déraisonnables de leur métier. André Baillon, écrivain belge du début du XXe siècle, a laissé une marque indélébile sur la scène littéraire avec son style distinctif et son penchant pour la contestation des conventions. Né à Anvers en 1875 et installé à Bruxelles, Baillon a sondé les franges de la société à travers ses écrits, apportant une perspective unique à la vie quotidienne. Son oeuvre majeure, "Le Perce-oreille", parue en 1912, a suscité une attention critique, malgré les épreuves personnelles de Baillon, marquées par des séjours en établissements de santé mentale. Aujourd'hui, l'héritage littéraire d'André Baillon est salué comme une contribution significative à la littérature belge. Sa vie, faite de hauts et de bas, reflète les tumultes parfois chaotiques de son époque. Malgré sa renommée, Baillon est resté profondément enraciné dans la réalité, trouvant la beauté dans les détails les plus modestes. André Baillon, écrivain laissant une empreinte indélébile, invite les lecteurs à découvrir son monde singulier, dépeint avec une honnêteté sans fard.
"Pomme de Pin" se déploie comme un journal intime, révélant la dernière période de la vie d'André Baillon, alors qu'il résidait au numéro 10 de la rue de l'Église à Marly-le-Roy, en Île-de-France. Cette demeure, dont la construction devait comprendre cinq étages, s'est figée au rez-de-chaussée en raison des ravages de la guerre. Baillon décrit l'aspect charmant de la maison avec ses briques jaunes agrémentées de lignes blanches soulignant la chaux. S'étirant en longueur sous un toit de zinc, elle évoque certains pavillons du quartier de la chirurgie à la Salpêtrière. Pour l'écrivain, qui a séjourné dans un quartier voisin, cette similitude ne manque pas de lui plaire. Après des tentatives de suicide et un internement psychiatrique, l'auteur du "Perce-oreille du Luxembourg" et de "Histoire d'une Marie" fait le choix de s'installer dans cette petite commune, cherchant ainsi le calme et la sérénité. Pendant plusieurs années, c'est là qu'il vit et écrit, s'éloignant de l'agitation et du tumulte urbain. Pendant ce temps, sa compagne, la brillante pianiste Germaine Lievens, surnommée affectueusement "Nounouche", partage son temps entre Paris, où elle donne des leçons, et ce havre de paix à Marly-le-Roy. André Baillon, écrivain belge du début du XXe siècle, a laissé une marque indélébile sur la scène littéraire avec son style distinctif et son penchant pour la contestation des conventions. Né à Anvers en 1875 et installé à Bruxelles, Baillon a sondé les franges de la société à travers ses écrits, apportant une perspective unique à la vie quotidienne. Son oeuvre majeure, "Le Perce-oreille", parue en 1912, a suscité une attention critique, malgré les épreuves personnelles de Baillon, marquées par des séjours en établissements de santé mentale. Aujourd'hui, l'héritage littéraire d'André Baillon est salué comme une contribution significative à la littérature belge. Sa vie, faite de hauts et de bas, reflète les tumultes parfois chaotiques de son époque. Malgré sa renommée, Baillon est resté profondément enraciné dans la réalité, trouvant la beauté dans les détails les plus modestes. André Baillon, écrivain laissant une empreinte indélébile, invite les lecteurs à découvrir son monde singulier, dépeint avec une honnêteté sans fard.
Plongez dans Chalet 1, le récit poignant et drôle d'André Baillon, qui raconte son internement à la Salpêtrière en 1923.
« Un pauvre homme, dans ce livre, s'arrache, non sans douleur, de rouges morceaux de vérité.» Au fil de cinq « confessions » adressées à un médecin de l'hôpital psychiatrique de la Salpêtrière, l'écrivain Jean Martin raconte ce qui l'a amené à l'internement : les mille distractions de la vie quotidienne, l'écartèlement entre deux femmes et, enfin, ses sentiments pour la fille de sa compagne. Au bout du chemin : l'anorexie et la dissociation de la personnalité. Se réfugier à la Salpêtrière, c'est pour lui fuir la dispersion, retrouver la simplicité et se consacrer à son idéal : la littérature. Né à Anvers en 1875, journaliste à Bruxelles, André Baillon est mort à Saint-Germain-en-Laye en 1932 d'une absorption fatale de barbituriques. Ce solitaire, cet écorché vif, a fait de sa vie la matière première de son oeuvre. Né à Anvers en 1875, journaliste à Bruxelles, André Baillon est mort à Saint-Germain-en-Laye en 1932 d'une absorption fatale de barbituriques. Écartelé entre plusieurs amours, entre besoin de simplicité et pulsions morbides, ce solitaire, cet écorché vif, avait fait sa vie la matière première de son oeuvre. Le thème de la folie, transcende son oeuvre, notamment dans Le Perce-oreille du Luxembourg ou, ici, Un homme si simple, dont les accents autobiographiques sont manifestes.
Venue de sa campagne, Marie découvre la ville, les hommes... la vie. Jeune et crédule, elle tombe vite sous le charme de ceux qui, du bourgeois cossu à l'apprenti souteneur, tour à tour la séduisent, l'exploitent et la font souffrir. Même Henry Boulant, « son » écrivain neurasthénique, n'épargne pas la bonté, l'amour et la pathétique candeur qu'est seulement capable d'opposer Marie à l'égoïsme des hommes.Par son écriture expressive et percutante, Baillon - alias Boulant - réussit à imposer le ton de la naïveté à l'ensemble de ce récit autobiographique, signant par la même occasion un chef d'oeuvre.
« Ce livre s'appelle Délires. Délires avec un S. Cette lettre en soi n'a rien d'antipathique. Elle prend ici un petit air de pluriel qui ne laisse pas d'inquiéter. Encore s'il s'agissait de délires amoureux. L'homme et la femme n'en sont pas à quelques délires près, paraît-il ; et dix S conviendraient mieux qu'un seul. Mais, dans les deux récits qui suivent, il est question du vrai délire, celui que les dictionnaires sérieux définissent par l'expression : perdre la boule. » (André Baillon)Avec Délires, sans doute le plus fulgurant des récits qui constituent la matière clinique de sa bibliographie (Un homme si simple, Chalet 1 et Le perce-oreille du Luxembourg), André Baillon se risque au plus près des frontières de la folie. Humour et souffrance s'y côtoient dans une voix singulière qui place son oeuvre parmi les plus importantes du 20e siècle.
À la sortie d'Un homme si simple, Raymond Cogniat rencontre André Baillon pour Comoedia. L'entretien paraît dans le numéro des lundi et mardi 1er et 2 juin 1925 : « M. André Baillon parle comme il écrit, simplement, sans affectation, sans mots inutiles ; il répond en quelques mots aux questions qu'on lui pose, même lorsqu'elles sont indiscrètes ; il s'exprime brièvement, mais sans hâte, et attend de nouvelles questions. » Ce qu'il explique ? Comment il voulait raconter ce qu'il avait vu et vécu à la Salpêtrière. « J'avais fait un premier séjour de deux mois environ il y a deux ans ; l'année dernière, j'y suis retourné une quinzaine de jours. » Comment aussi il a été entraîné, « presque contraint », à écrire d'abord sa propre histoire. Il ne se masque pas derrière la fiction : « Les femmes dont je parle existent, et aussi la petite Micheline, et le docteur avait raison : elle était l'épine qui empêchait ma guérison. Quand je terminai ce livre, j'en fus débarrassé ; dès qu'on connaît les causes de son mal, on est presque guéri. »
«Baillon ayant été aussi journaliste, vient de nous donner: "Par fil spécial". Un beau sujet! C'était amusant de le chiper à Pierre Hamp, et de le traiter comme Pierre Hamp ne le traitera jamais. Pierre Hamp aurait tout dit sur la matière, et y aurait ajouté quelque chose. Baillon ne dit que ce qu'il a vu, comme il l'a vu, et ne dit pas tout, et, ma foi! n'a pas l'air d'ajouter, d'inventer quoi que ce soit... Baillon, journaliste, a fait un livre charmant sur le journalisme, une histoire de servitude gaiement comprise, l'histoire de Baillon qui échappe facilement à la servitude par une poétique philosophie. Oui, mais Baillon n'a pas tout dit, loin de là. Et ce qu'il tait, c'est la raison pour laquelle on fabrique si mal un journal. Mon ami Baillon, vous avez bien de la chance d'aimer en psychologue et de travailler en poète: vous, si malin, vous manquez un peu de méchanceté... Nous vous aimons, vous vous amusez fort, vous êtes un merveilleux peintre de vie, nous sommes contents de vous, mais non tout satisfaits.» (Parijanine, "L'Humanité", dimanche 30 mars 1924.)
Quand il fait paraître "Zonzon Pépette, fille de Londres" en 1923, le belge André Baillon, entre deux tentatives de suicide, entre à l'hôpital psychiatrique de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Il a déjà plusieurs vies derrière lui, flambeur de casino, paysan en sabots, secrétaire de rédaction d'un journal médical.... Est-ce tout cela qui donne à la légèreté de Zonzon Pépette cet arrière-goût d'une danse sur un abîme ? Notre littérature populaire est un continent fait de ces vies qui se brûlent tout entières à l'écriture, mais ne viennent pas rejoindre les livres qu'on dit nobles. Méfions-nous : souvent, c'est seulement parce que ceux qui parlent des livres, et décrètent qu'ils sont littérature, ne connaissent pas grand-chose au monde qui soudain ici jaillit. Ce qui compte, c'est ce sel d'aventure, cette dérive aux visages, c'est l'ombre de la ville. Le contraste ici de la grande verve de Zonzon Pépette, voleuse dès la première ligne ("Salaud, je t'emmerde.") et du sombre et grand Londres. Les copains de Zonzon Pépette sont Ernest-Les-Beaux-Yeux, Fernand-le-Lutteur, Valère-le-Juste ("Depuis quinze jours, ils s'étaient flanqué pas mal de gifles et de caresses: ils s'aimaient beaucoup.") Quand on s'engouffre dans ce roman de langue, où c'est la verve qui fait l'histoire, appelle les visages et les couleurs, dans cette obscénité joyeuse d'un personnage qui casse les règles bourgeoises, on le sait bien, qu'il n'y a pas d'un côté la littérature populaire et de l'autre côté le monde noble des lettres : on respire trop, à chaque ligne, ce que les autres lui ont pris, de Simenon à Céline. "Et puis, il lui parut bien que ce salaud lui faisait de l'oeil avec la cuisse" : franchement, vous l'auriez écrite, cette phrase ? Vous pouvez faire confiance. Et nous, le travail : discrètement construire l'epub (création graphique Roxane Lecomte) pour que l'expérience de lecture soit à la fois la qualité due à nos exigences d'aujourd'hui, et ce petit air 1923, dans la façon d'attraper le livre... et de vous le passer pour ce soir ! FB