Andre Theuriet
Andre Theuriet
Ce coffret contient quatre oeuvres de André Theuriet : La Maison des deux Barbeaux, Le Fils Maugars, Eusèbe Lombard et Contes de la vie intime. Retrouvez d'autres auteurs dans la collection Coffrets Classiques : Jules Verne, Alexandre Dumas, Homère, Victor Hugo, Marivaux, Émile Zola, Honoré de Balzac, Guy de Maupassant, George Sand...
1900, lac d’Annecy. À bord de la Couronne de Savoie, un microcosme de voyageurs se croise : paysans, bourgeois, touristes étrangers, prêtres.
Retrouvez l’émotion pure des forêts profondes à travers le regard d’un forestier passionné. Sous bois d’André Theuriet, publié en 1887, est une ode vibrante à la nature sauvage, où chaque odeur, chaque son.
BnF collection ebooks - "- Maintenant je vais vous conduire près de vos collègues. Maître Boblique, le notaire le plus occupé de la petite ville de Bay, ouvrit la double porte matelassée qui séparait son cabinet de l'étude, et poussa devant lui Joseph Toussaint, son nouveau clerc."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
En 1860, la raison sociale : - Lafrogne père et fils, droguistes à Villotte, - figurait encore en tête des factures de la maison, bien que, depuis plusieurs années déjà, Lafrogne père dormît sous les hautes herbes du cimetière Sainte-Marguerite. Cet établissement, fort achalandé, était connu dans tout le Barrois sous le nom de Magasin des Deux Barbeaux, grâce à l'idée ingénieuse du père Lafrogne, qui avait pris pour enseigne les armes de Villotte : « deux barbeaux adossés, sur champ d'azur semé de croizettes d'or.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
- Maintenant je vais vous conduire près de vos collègues.Maître Boblique, le notaire le plus occupé de la petite ville de Bay, ouvrit la double porte matelassée qui séparait son cabinet de l'étude, et poussa devant lui Joseph Toussaint, son nouveau clerc. - Messieurs, commença le notaire, voici M. Toussaint...Au même moment, dans l'étude, quatre têtes curieuses se levèrent au-dessus des pupitres et dévisagèrent le nouveau-venu, qui se tenait immobile près du patron.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
LÉGERS flocons tombant des hauteurs de la nue, Rappelez-moi comment mon amour est venue.C'était un jour d'hiver à celui-ci pareil, Où tournoyait encor dans un ciel sans soleil Une poudre de neige immaculée et fine, Enveloppant Paris comme un manteau d'hermine. Le sol en était blanc et sur l'épais tapis Les bruits du boulevard s'éteignaient assoupis. Le bras au bras, parmi l'ombre crépusculaire, Nous revenions tous deux d'un concert populaire : Elle, brave, narguant le vent du Nord glacé, Et rieuse, à l'abri du voile noir baissé Où ses beaux grands yeux verts luisaient sous la dentelle ; Moi, tout aise et tout fier de cheminer près d'elle.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Découvrez Charme dangereux, un roman d’André Theuriet qui plonge le lecteur dans l’univers des peintres et des passions à Nice à la Belle Époque.
Plongez dans l’univers délicat et poétique d’André Theuriet, où les destins croisés de jeunes filles ambitieuses et de cœurs solitaires se dessinent au rythme des paysages forestiers et des villages de province.
Au cœur de la Bretagne sauvage, entre Douarnenez et le Raz de Sein, le manoir de Kerlaz abrite Anne de Ploudaniel, jeune femme aussi mystérieuse que le paysage qui l’entoure.
Retrouvez dans Poésies d’André Theuriet l’essence même de la nature et des forêts françaises du XIXe siècle.
Paris, années 60. Quand une jeune fugueuse est retrouvée morte dans une chambre d’hôtel, revolver à la main, Nestor Burma se lance dans une enquête aussi torride que dangereuse.
Plongez dans la Charente du XIXe siècle avec Lucile Désenclos, un roman d’André Theuriet qui peint avec délicatesse les passions et les secrets d’un hameau provincial.
LA maison était située à l'une des extrémités du pont, sur la rive droite de l'Ornain, du côté où commence le faubourg de Couchot. Basse d'étage, n'ayant que deux pièces au rez-de-chaussée et deux au premier, avec un faux grenier régnant sur le tout, elle s'élevait en encorbellement, et, soutenue par une charpente compliquée, surplombait en partie au-dessus de la rivière. On y était bercé jour et nuit par le bouillonnement de l'eau sous les arches.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Ce jour-là, - fin de juillet 1851, - la petite ville de Saint-Clémentin était baignée d'un glorieux soleil, dont les rayons déjà un peu obliques flamboyaient dans toute la longueur de la rue Louis XIII. Il était trois heures de l'après-midi. Les Saint-Clémentinois faisaient la sieste, comme il convient à de dignes Poitevins pendant la canicule. Les volets avaient été hermétiquement clos, afin de conserver un peu de fraîcheur à l'intérieur des habitations.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
- Je ne suis pas en peine de Roger, répétait souvent le vieux Philibert de Noirel ; il saura se débrouiller ; mais notre Jacqueline sera difficile à caser... Je voudrais pourtant bien la voir mariée avant de m'en aller dans l'autre monde !...Il n'eut pas cette satisfaction ; la mort le prit dans sa soixante-cinquième année, en son château de Val-Dormant, où il laissa Rose-Jacqueline de Noirel, sa fille cadette, en passe de coiffer sainte Catherine.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
C'ÉTAIT à l'époque où l'on construisait la maison centrale. L'administration des prisons ayant résolu de dédoubler le personnel de celle de Cl..., en transportant les femmes qui y étaient détenues dans une autre localité, un inspecteur général avait déclaré que les bâtiments de l'ancienne abbaye d'Auberive répondraient merveilleusement aux vues du ministre. En conséquence, l'État avait acquis le vieux domaine des Cisterciens, et on était en train de l'approprier à sa nouvelle destination, au grand désespoir des habitants du bourg, qui se souciaient peu d'avoir une maison de force et de correction dans leur voisinage.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Quelles voix berceuses possèdent ces cloches de province qui sonnent encore le couvre-feu dans certaines petites villes ! Cette musique familière clôt doucement la journée de travail, et endort les enfants dans leur lit d'osier mieux qu'une chanson de nourrice. Il y a quelque chose d'intime et de réconfortant dans ces sons pleins, larges et pacifiques... Le couvre-feu de Juvigny en Barrois a de ces accents-là. Sa voix chaude s'envole chaque soir, - à huit heures en hiver, à neuf heures en été, - du haut de la massive tour de l'Horloge, seul fleuron laissé à la couronne murale de la vieille cité par Louis XIV, ce grand démanteleur de nos forteresses lorraines.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
En 1788, année de sécheresse, la récolte avait manqué presque partout. L'hiver qui suivit fut exceptionnellement dur. De novembre à décembre, le thermomètre descendit à dix-huit degrés au-dessous de zéro et comme, malgré cet excessif abaissement de température, la neige n'apparut que très tard, les semailles d'octobre gelèrent. Les espérances fondées sur la moisson de 1789 se trouvèrent ainsi elles-mêmes détruites en germe. Les approvisionnements étaient insuffisants.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
A André Lemoyne. Dans le calme logis qu'habite la grand'tante Tout rappelle les jours défunts de l'ancien temps : La cour au puits sonore et la vieille servante, Et les miroirs ternis qui datent de cent ans.Le salon a gardé ses tentures de Flandre, Où nymphes et bergers dansent au fond des bois ; Aux heures du soleil couchant, on croit surprendre Dans leurs yeux un éclair de l'amour d'autrefois.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Un jeune homme de vingt-trois ans, arrachée à sa vie parisienne, se retrouve nommé receveur des domaines dans une bourgade perdue de Haute-Marne.
Dans les paysages envoûtants du lac d'Annecy, Deux sœurs d'André Theuriet dépeint le destin croisé de Françoise et Claudia, deux jeunes femmes que tout oppose mais que l'amour fraternel unit.
LE savant professeur Lasius se leva pour prendre un livre dans sa bibliothèque. De son pas lent et mesuré, il se dirigea vers un in-folio relié en peau de truie, qui pouvait bien être un indigeste Corpus juris ; il essuya méthodiquement quelques grains de la poussière imaginaire qui recouvrait l'in-folio, fixa méthodiquement aussi ses lunettes sur son nez, et se remit à son grand ouvrage de droit romain, digne couronnement de sa longue carrière universitaire.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
JUSQU'A l'âge de dix ans, je n'ai possédé que de confuses notions sur mon oncle Scipion Mouginot. Son image indécise ne se présentait à mon esprit que comme celle d'un parent ignoré, qui vivait bien loin, à Paris, et dont le nom n'était prononcé qu'avec de dédaigneux hochements de tête. Ce fut, je me le rappelle, un dimanche soir de juin 1850 que je me formai pour la première fois une idée plus précise de ce mystérieux membre de notre famille. - La date de cette notable soirée s'est d'autant mieux gravée dans ma mémoire qu'elle marque aussi une fâcheuse aventure qui m'arriva dans la journée.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
LE rapide de Paris à Belfort file à toute vapeur à travers la banlieue. Bien qu'on soit en mai, la matinée est maussade. De gros nuages chassés par un vent du nord-ouest crèvent en brusques giboulées sur les champs de blé, de colza et de luzerne qui couvrent de leurs cultures bariolées les monotones plaines de la Brie. L'ondée strie de hachures ruisselantes les glaces fermées d'un coupé où s'est installé un seul voyageur, qui ne paraît guère se soucier du mauvais temps.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
5 septembre.Je n'avais pas vu de vrais bois depuis un an, et il y en aura bientôt dix-huit que je n'ai visité ceux-ci. A la descente du chemin de fer, quand, les oreilles encore toutes résonnantes des mille bruits parisiens, je me suis trouvé en pleine solitude sylvestre, j'ai ressenti une brusque commotion, et le vieux forestier qui sommeillait en moi s'est soudain réveillé.On redevient sauvage à l'odeur des forêts,a dit un poète contemporain.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
LA bande des « Compagnons du Cyclamen » s'était formée d'une façon fort peu épique, à table d'hôte et le long des routes, pendant une saison aux eaux d'Aixen-Savoie. Parmi la société mélangée de mondains, d'artistes, de joueurs et de malades, qui villégiature au bord du lac du Bourget, quatre personnes d'âges, de conditions et de sexes différents, se rencontrèrent par hasard pendant l'été de 1898. Attirées par de secrètes affinités, elles se rapprochèrent, et voici comme cette heureuse conjonction se produisit :Celui qui servit de centre d'attraction s'appelait Claude Lézian.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
UN dernier coup de sifflet ; l'eau bouillonne le long des flancs de la Couronne de Savoie, qui fait trois fois par jour le tour du lac, et le bateau quitte lentement le chenal du petit port d'Annecy. Le timonier, juché sur la passerelle, commence à manoeuvrer la roue du gouvernail ; là-haut, sur un ciel d'un bleu très doux, sa silhouette précise semble découpée à l'emporte-pièce. Niché dans sa cabine étroite, le capitaine distribue des billets aux passagers.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Lorsqu'on a passé la cinquantaine et que, sur le revers de la colline de la vie, « la nuit douteuse » fait, comme l'a dit Victor Hugo, ... Parler le soir la vieillesse conteuse, on cède volontiers à la tentation très douce d'évoquer tout haut les souvenirs de sa première jeunesse. Cette démangeaison autobiographique a deux causes : d'abord le plaisir égoïste et très humain qu'on éprouve à parler de soi ; puis le besoin qu'on a de se rajeunir en se retrempant dans la fontaine de Jouvence du ressouvenir. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.