Anne Rehbinder
Anne Rehbinder
Revenue à l'âge d'enfant, la mère de Jean-Philippe Fresnoy est déposée à sa porte à la manière d'une orpheline abandonnée dans un panier d'osier. Semblable au portrait cloué dans le salon, la petite fille, dépendante, engage un dialogue posthume. A travers une rencontre surprenante avec sa mère, l'auteur nous emporte dans une scène d'auto-fiction onirique et dépaysante... L'image de la mère est bousculée et bouleverse nos présupposés. Ce questionnement, métaphysique, fictionnel et extraordinaire, nous interroge avec mélancolie sur cette relation si essentielle, et souvent fusionnelle, que nous avons avec nos parents. Illustration de couverture : VIELER PHOTOGRAPHY
« Hé oui, on prête parfois aux anciens avec raison des paroles amusantes : "La nature, prétendait Zénon selon le papier d' une papillote des fêtes de fin d' année, nous a donné une langue et deux oreilles, afin que nous écoutions deux fois plus que ce que nous disons". » Prolifique auteur à l'imagination débordante, Jean-Louis Cayla porte un regard critique et très personnel sur notre monde contemporain. Dans ce nouvel opus, il en révèle les failles et les rouages, s'amusant devant ce spectacle qui ne manque pas de surprendre. Avec une ironie mordante, il croque les moeurs souvent grotesques de ses concitoyens et trouve toujours le moyen d'en rire - jaune. Politique, culture, science, médias : autant de sujets qui s'entremêlent pour constituer le tableau d'une époque en pleine mutation.
Pour le spectacle de fin d'année de son école, Timoléon fait face à un sacré défi : jouer l'ogre. Lui si timide et à la voix fluette ! Son père a beau essayer de l'aider, ça ne marche pas tellement...Un roman plein d'humour pour apprendre à relativiser ses peurs. Le portrait d'une famille monoparentale attachante dans laquelle le père et ses deux enfants s'entraident.
Nouchka rêve de faire de la danse classique. Mais dans sa famille on préfère le style gipsy, les danses à frou-frou et les chants slaves à plusieurs voix. Si sa mère a fini par accepter, Nouchka pense que c'est pour se débarrasser d'elle, elle ne l'aime plus comme avant depuis qu'elle a une "miette" qui grandit dans son ventre. Mais voilà que, du jour au lendemain, la miette disparaît sans que Nouchka ne comprenne vraiment ni pourquoi ni comment. Ce qu'elle voit c'est que sa mère est inconsolable. Heureusement, elle trouve réconfort auprès de son papa et de Babouchka, sa grand-mère aimante. Une histoire tendre de résilience qui se finit dans les embrassades et la danse. Par l'autrice de Beurre breton et Sucre afghan (8000 exemplaires sortis).
Dans un petit village breton, Lily vit avec son père Maël, au chômage, sa mère Soizic, chauffeur de car, son petit frère Roméo et sa tortue Pissenlit. Petite fille angoissée, Lily se débat avec sa peur de l'inconnu. Un jour, la mairie annonce l'arrivée d'un groupe de migrants afghans qui provoque l'hostilité des habitants. D'abord méfiante, Lily finit par se lier à un garçon de son âge, qui la suit partout. De leur amitié va naître de grands bouleversements... Une fable contemporaine, humaniste et sociale d'une primo-romancière.
Tessa porte des joggings homme oversize, alors que sa mère voudrait faire d'elle une poupée lisse, délicate et gracieuse. Une tenue commode pour se cacher et sortir de « la zone du sexe, de la drague et de tout le bordel qui va avec. » Rejetant l'écrasant bagage qu'impose le fait de naître fille, l'adolescente envoie valser avec franc-parler et humour le diktat des apparences et de la séduction. Elle veut vivre sa féminité comme elle l'entend. Sa sexualité aussi, qui effraye tant sa mère. Et puis un jour, un secret de famille explose, un terrible trauma, qui amène Tessa à reconsidérer sa relation complexe avec sa mère. De quoi la jeune fille est-elle l'héritière ?