Antoine Piazza
Antoine Piazza
En 1980, un jeune instituteur est engagé, dans le cadre du service civil, par une grande entreprise de travaux publics. Il est envoyé à Tassiga, une ville africaine perdue dans la brousse où la Compagnie est chargée de construire une route de 100 kilomètres. Étranger à ce monde des TP, le narrateur s'en fait le chroniqueur, avec ce regard acéré, cette écriture remarquablement classique qui ont fait le succès de son précédent roman, Les ronces.
En février 2007, l'auteur s'embarque pour le Japon avec deux sacoches pour bagages à main et, en soute, son vélo. Objectif : sillonner l'île de Shikoku, la plus petite des quatre grandes îles de l'archipel. Récit de voyage bien sûr mais bien au-delà, comme Antoine Piazza nous l'a démontré dans ses précédents livres où il s'affranchissait des notions de genre littéraire. Livre d'exploration d'un territoire « exotique » mais aussi d'un paysage intérieur, lors d'un voyage de toutes les contraintes : découvrir pour la première fois le Japon, en hiver et à vélo...
Deux histoires d'un jeune auteur paraissant chez un nouvel éditeur. « Copyright Electre »
Dans ces vingt-huit courts textes, Antoine Piazza, en arpenteur de la planète qu'il est, nous promène de l'ïle de la Réunion à la Norvège, via la Seine-et-Marne ou Chamrousse, à la découverte de personnages inconnus ou célèbres. Céline, Fernandel, Schubert, Laval, côtoient dans son univers un rebouteux du Tarn ou un cycliste centenaire. Pas de pittoresque, chez Piazza, mais toujours l'anecdote inattendue et savoureuse qu'il conte avec son écriture si précieuse. De petits délices de style que ces promenades dans l'espace et le temps.
Au printemps 2010, après une chute accidentelle qui lui provoque un traumatisme cranien, la femme d'Antoine Piazza se retrouve plongée dans le coma pendant plusieurs semaines, à l'hôpital de Tours. Tenant volontairement le pathos et la douleur personnelle à distance, l'écrivain propose ici quarante croquis du monde de la santé, personnel médical, malades et leurs familles. Ce récit, irréprochable par sa sobriété, est un tableau remarquable de l'hôpital, des situations anxiogènes et de "l'entre-deux" que représente la maladie.
Lors de sa parution, en août 1999, le premier roman d'Antoine Piazza avait fait sensation, par son ampleur (en volume) et son ambition romanesque, en rupture avec les canons autofictionnels de la littérature française de cette fin de siècle. Pour le résumer : alors qu'une guerre européenne menace, le président français décide de plonger l'ensemble de son peuple dans l'univers de la fiction, chacun de ses habitants prenant les habits d'un personnage de notre patrimoine littéraire. Douze ans après, alors qu'il s'est imposé comme écrivain, Antoine Piazza a réalisé ce geste littéraire rare : réécrire Roman fleuve en en renforçant l'intrigue, les enjeux... et en lui donnant un dénouement radicalement autre. On peut le lire pour la première fois car il s'impose à nouveau comme une oeuvre radicale... et les aficionados seront curieux de découvrir l'oeuvre sous sa nouvelle forme.
De 1906 à 1999, Antoine Piazza balaie un siècle de la vie d'une famille, la sienne, et au travers de son histoire personnelle, c'est un portrait de la France qu'il dessine. Le "chiffre", c'est en broderie un assemblage de lettres, comme sont entrelacés les destins des quatre soeurs, pivot de cette chronique familiale. Tantes de l'auteur, elles sont nées dans le premier quart du siècle et sont représentatives d'une petite bourgeoisie provinciale. Femmes redoutables, excessives, mais aussi fascinantes, qu'il peint avec minutie et ironie. Secrets et petits scandales, revues pétainistes et bons mots d'enfant : voici la geste d'une famille française, aux portraits nombreux et truculents, qu'Antoine Piazza sait faire remonter de sa mémoire avec maestria, et à laquelle les lecteurs vont s'identifier. Une nouvelle fois, cet auteur utilise un matériau personnel et le transfigure en matière romanesque, à la façon de Ronces, son livre le plus remarqué...