Antoine d' Arjuzon
Antoine d' Arjuzon
Une histoire de l'Angleterre à travers ses Premiers ministres les plus emblématiques, de William Pitt à Theresa May.Lorsque s'achève le règne des Stuarts à la mort de la reine Anne en août 1714, le lointain cousin de la défunte, Georges Ier de Hanovre, monte sur le trône. II ne parle pas anglais et communique avec ses ministres en latin. Le cabinet devient alors le véritable détenteur du pouvoir exécutif. Le Premier Ministre se substitue au roi comme chef effectif de l'Etat. Depuis Robert Walpole, le premier à occuper ce poste, cinquante-trois hommes politiques, dont deux femmes, ont passé la porte du 10 Downing Street, la résidence officielle du Premier Ministre. A l'exception de celle de Winston Churchill, leur histoire est demeurée largement méconnue en France. Qui se souvient de Disraeli, le grand favori de la reine Victoria, ou de Gladstone, à qui la reine ne proposait pas même de s'asseoir quand il venait la tenir au courant des affaires de l'Etat ? L'ambition de ce livre est de faire connaître aussi ceux qui ont mené la Grande-Bretagne à un degré de puissance remarquable au xixe siècle et qui lui ont permis de traverser avec honneur l'épreuve des deux guerres mondiales du xxe siècle. A travers leurs destins singuliers, c'est l'histoire politique, économique, sociale, intellectuelle, artistique et religieuse de l'Angleterre qui défile. Excellent connaisseur de la société britannique, Antoine d'Arjuzon a publié chez Perrin les biographies de Wellington et d'Edouard VII.
L'ennemi le plus acharné de Napoléon, le vainqueur de Waterloo. Arthur Wellesley, premier duc de Wellington, né en Irlande la même année que Napoléon, s'illustre dès 1799 en Inde où il se montre aussi habile dans la négociation que dans le combat. A la tête de l'armée britannique au Portugal en 1808, il triomphe successivement, au long d'une guerre de six ans dans la péninsule Ibérique, de tous les maréchaux de Napoléon qui lui sont opposés, contraignant les armées françaises à quitter l'Espagne. Ambassadeur à Paris auprès de Louis XVIII, commandant en chef des armées alliées pendant les Cent-Jours, il écrase définitivement Napoléon à Waterloo. Lequel confiera à un tiers que Wellington l'égale en tout et le surpasse en une chose : la prudence. Ce dernier joue ensuite un rôle majeur dans la seconde restauration des Bourbons et empêche le démembrement de la France. Premier Ministre du roi George IV, puis ministre des Affaires étrangères, il perd un peu de sa popularité dans l'engagement politique, avant de la recouvrer et de devenir le héros de l'Angleterre victorienne. L'auteur retrace avec justesse la carrière d'un grand seigneur de la guerre qui ne connut jamais la défaite et qui, tout en vainquant Napoléon et en contribuant à faire de l'Angleterre la première puissance du XIXe siècle, ménagea la France qu'il combattit sans haine ni mépris.
La première biographie de ce militaire, diplomate et homme d'Etat, à la fois acteur et témoin privilégié de l'épopée du Consulat et de l'Empire. Né en 1773, Armand de Caulaincourt, futur duc de Vicence, entre dans l'armée jeune, atteint rapidement le grade de général, avant de devenir l'aide de camp de Bonaparte. Il a le malheur de se voir confier la mission de remettre au Grand Électeur de Bade une lettre de Talleyrand, expliquant les raisons de l'enlèvement du duc d'Enghien sur son territoire. Dans les milieux royalistes, il sera accusé d'avoir participé à l'enlèvement, donc d'être le complice de l'exécution du duc, et les calomnies le poursuivront pendant toute son existence. A l'avènement de l'Empire, Napoléon le nomme grand écuyer. De 1807 à 1811, il est ambassadeur à Saint-Pétersbourg et devient l'ami intime du tsar Alexandre Ier. De retour à Paris, il va supplier l'Empereur de ne pas faire la guerre à la Russie, décrivant avec un an d'avance ce que sera le désastre de la campagne de 1812. Par fidélité, il accompagne Napoléon à Moscou et fait la retraite avec lui, en traîneau jusqu'à Paris. Nommé ministre des Relations extérieures, il va tenter de faire la paix aux congrès de Francfort puis de Châtillon et pousse Napoléon d'accepter les conditions des Alliés. Après la défaite de 1814, grâce à son amitié avec le tsar, Caulaincourt obtient que Napoléon reçoive la souveraineté de l'Ile d'Elbe. De nouveau ministre des Relations extérieures pendant les Cent-Jours, il se retire de la vie publique au lendemain de Waterloo et meurt en 1827. Ses mémoires sont parmi les meilleures pour comprendre la personnalité de Napoléon.