Armand Lanoux
Armand Lanoux
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Trois générations de femmes, un journal intime et des secrets inavoués. Générations d’amour explore avec audace les liens entre désir, héritage et liberté. Un roman intime et sans tabou.
De l’Antiquité à nos jours, explorez comment la marche a façonné les villes et comment les villes ont transformé notre manière de marcher.
Dans l’ombre des lobbies et des crises alimentaires, une équipe d’agents secrets français mène une guerre invisible pour protéger les intérêts nationaux.
Mai 1940, Lorraine. Un commandant à l’âme tourmentée et un lieutenant pacifiste se retrouvent confrontés à l’horreur de la guerre et à leurs propres contradictions.
Un canot remonte la Marne vers le Moulin Brûlé, emportant un journaliste et sa femme dans une intrigue aussi mystérieuse que poétique.
Trois récits percutants où Gérard Moss explore les limites de l’humain : un couple au bord du gouffre, un magnat prêt à tout pour sauver son empire, et un chimiste face à un scandale industriel.
Le style de Maupassant est aussi pur que sa vie est obscure; il en a brouillé les pistes. Lanoux la restitue comme un roman noir, revenant sur les lieux, retrouvant les textes, interrogeant les derniers témoins... Dans une enquête magistrale, il nous apprend la vie d'un écrivain sensuel, fécond et météorique, emporté par la syphilis et la folie à quarante-trois ans.
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C'est dans le cadre à la fois champêtre et citadin de la grande banlieue que se déroule l'action de ce roman, dont Gérard Jaulgonne est le héros. Têtu, farouche mais tendre, ingénu mais déjà très averti, Gérard vit avec son père dans un milieu très simple. Il fait bientôt connaissance de la belle Anita, la femme du garagiste, dont il tombe éperdûment amoureux. Leur passion est réciproque, et Anita devient la maîtresse de Gérard. Il veut s'enfuir avec elle, mais se trouve alors en présence d'un autre amant d'Anita. Quel sera le sort du jeune Gérard ? Ce drame - essentiellement quotidien, mais qui se déroule autour d'un sentiment très violent et très frais - nous est raconté avec une telle sincérité, avec une telle poésie aussi, que le lecteur ne peut qu'être « sous le charme ».
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Voici une chronique romancée : « L'affaire Voirbo », que Macé, ancien commissaire de police, évoque dans ses souvenirs et qu'Armand Lanoux a reconstituée pour nous. En 1868, on découvre près du carrefour de Buci un corps mutilé. Macé enquête. Pour démasquer le criminel, il devra lutter contre les forces occultes qui, à la préfecture, protègent un certain Voirbo, fils du bourreau de Paris. L'auteur du « Commandant Watrin » sait merveilleusement recréer l'atmosphère du « Vieux Paris » - le charme du pavé mouillé, la rue aveuglée par le brouillard de l'aube, les taudis des faubourgs, l'éclat des lames, la danse des crinolines... le Paris d'Eugène Sue. Ce livre de marionnettes noires et sanglantes, dans la pure tradition des « Mystères de Paris », chante comme une complainte pour orgue de Barbarie.
Divertissement ou désir de se soumettre à une autre discipline, beaucoup de romanciers, de Bernanos à Greene et Robbe-Grillet, ont été tentés, au cours de leur carrière par le roman à intrigue policière. Armand Lanoux, lui, est sorti du roman d'aventures. Son premier roman policier, LA CANADIENNE ASSASSINÉE, nous raconte, avec un art du « suspens » qui l'égale aux meilleurs auteurs du genre, les aventures mystérieuses auxquelles sont mêlés un journaliste parisien et sa femme, la fantasque Catherine, partis passer un gai week-end sur une canadienne, sur la Marne. LE PONT DE LA FOLIE reprend ces deux personnages devenus détectives malgré eux, pour les mêler à d'autres aventures encore plus tragiques. Les deux romans, tour à tour gais et dramatiques se déroulent sur les bords de la Marne, personnage capital, qui leur offre son décor tantôt riant, tantôt mystérieux et leur confère épaisseur et atmosphère.
« Les ombres des illustres assassins Lacenaire, Avinain et Troppmann circulent encore dans la nuit des villes comme des larves avides. Elles seront les introductrices de cette histoire dont l'authenticité est entière et qui semble pourtant composée pour apprendre aux jeunes générations, entre autres leçons, qu'il est plus facile de découper son prochain en un nombre indéfini de morceaux que de les disperser discrètement. « Née de la nuit de Paris, et de l'inconscient collectif terrible des grandes cités, l'affaire Voirbo se nourrit, plus que de la chronique ou de l'histoire scientifique, des ombres parfois tragiques d'une cité où les lampadaires à gaz et les quinquets à huile distribuaient de chiches papillons reflétés par les vaguelettes de la Seine, où traînaient des passants dangereux couronnés de cylindres brillants. « Presque rien n'a changé des lieux où le sang a jailli. Les immeubles plâtreux guignent toujours les rues de leurs fenêtres borgnes. L'ombre est plus épaisse dans les passages et les corridors. C'est tout. »
1925 qui, hier, ne soulevait que sarcasmes, attendrit brusquement. On dit rétro, pour le cinquantenaires des Arts décos. Va pour le rétro !Joséphine Baker, Charlot, la Violettera, les pantalons à pattes d'éléphant, le franc quat'sous, Valentino reparaissent dans notre mythologie. Einstein le surréalisme, Picasso l'Auguste et Cocteau le clown blanc, Stravinski, Freud, ne l'ont pas quittée. Avec la robe-chemise lamée, la fille retrouve le maquillage de la paupière inférieure, ce cerne, de sa mère, la Garçonne. Van Dongen remonte à l'Hôtel Drouot." Nous descendions vers 1939 comme 1900 descendait vers 1914, glissant dans l'abîme comme dans un plaisir ", a écrit Paul Morand, le magicien de 1900. Nous ne savons pas encore vers quoi nous descendons et nous n'y descendons pas gaiement, ce sont les seules différences notables.A.L.
La première édition de ce livre, en 1954, devait faire date, aussi bien dans la connaissance de Zola que dans l'art de la biographie. Bonjour, Monsieur Zola 1978, nouvelle édition augmentée, tient compte des nouvelles données scientifiques, universitaires, critiques, télédramatiques, et met au premier plan ce singulier monsieur Zola qui déconcertait tant ses contemporains. Armand Lanoux a adapté avec Stellio Lorenzi, pour la télévision, les dix dernières années de la vie de Zola sous le titre Zola ou la conscience humaine.
"Auteur de romans, nouvelles, poèmes, de récits et de chroniques, et même pendant fort longtemps de peintures, amoureux de ce théâtre pour oreille seule qu'est la fiction radiophonique, à la télévision adaptateur de Balzac et de Maupassant, voire de mes propres romans, chroniqueur indulgent et amusé de Meg Steinheil, la Pompadour de la Troisième, témoin ou narrateur des épisodes mouvants de la guerre, le grand opéra, ou de la révolution, conteur des amours adolescentes et de la sardane de la Liberté, colporteur des faits divers et des images imprimées par Pellerin à Epinal, biographe de la tragédie médicale de Bel Ami ou du lent cheminement de Zola depuis l'ambition adolescente jusqu'à la Conscience humaine, je n'aurai été, en somme, durant cinquante années d'écriture, qu'un montreur d'ombres." A.L.
"Un livre de nouvelles ne doit pas être un cimetière de coquillages."Je m'explique. Pour que des coquillages, aussi beaux qu'ils soient, deviennent collier, il faut un fil. Avant le fil, c'est un joli bric-à-brac bruissant ; après, c'est une parure."Y a-t-il un fil léger dans l'ensemble que voici, de contes et de nouvelles entrecoupés de quelques chroniques ambiguës, ces genres étant encore plus mal définis que le roman (aucun genre littéraire n'est vraiment défini) ? Je le crois. Ou je l'espère. Employant une expression souvent utilisée dans d'autres disciplines, je dirais que ce fil pourrait bien être ce qu'on appelle en géopolitique {le sens de l'histoire}. Si je ne me trompe pas trop, on verra qu'un certain {sens de l'histoire}, sans majuscule, je veux dire de l'histoire contée par le narrateur, relie ces récits, même s'il est ténu. L'important c'est de faire des châteaux de sable, dit le Petit Prince."
Le berger des abeilles, paru en 1974, est un superbe roman. Il fut porté à la télévision en 1976 par Jean-Paul Le Chanois.
Les plus anciens de ces poèmes remontent à 1931. Ils ont traversé un tiers de siècle en bougeant moins que leur auteur. D'autres sont d'hier. Le plus grand nombre a été remanié je ne sais combien de fois, au cours de je ne sais combien d'années. Voilà bien le contraire d'une poésie spontanée, ou d'une poésie de circonstance.Et pourtant, tout m'y paraît circonstancié, étroitement lié à un moment-lieu, une intersection du temps et de l'espace. C'est que je ne crois pas à une poésie hors des jours, des heures, des instants, ni hors des lieux. À chaque recoupement de l'espace-temps dont l'homme prend conscience, la poésie surgit, cligne de l'oeil et disparaît.Souvent, je me demande - et des êtres chers ne manquent pas de m'y inciter - si je ne vois pas justement ainsi la poésie parce que je ne suis pas un vrai poète. N'ont-ils pas raison ? Peut-être ces pages, où j'ai tenté de piéger l'espace-temps, composent-elles plutôt une manière de roman, une confuse chronique des temps vécus, dans le grand rythme des guerres qui se succèdent comme les marées, sous l'enseigne éternelle du Bonhomme Misère, le maître secret des graveurs d'Épinal ?