Arnaud-Dominique Houte
Arnaud-Dominique Houte
Selon la formule célèbre de Max Weber, l'État revendique le monopole de la violence physique légitime. Tout au long de l'époque contemporaine, il organise des forces de l'ordre de plus en plus nombreuses et professionnalisées. Des amateurs n'ont pourtant jamais cessé de participer aux fonctions policières. Ils (rarement elles) viennent en renfort quand le besoin s'en fait sentir ou quand le désir les y entraîne. Appui citoyen ou aiguillon sécuritaire, ils revêtent des visages variés : foules révolutionnaires formant leur propre police, gardes nationaux héroïques ou ventripotents, " amis de l'ordre " armés de gourdins, détectives amateurs de la Belle Époque, volontaires ou requis des temps de guerre, gardes civiques de la Libération, enfants enquêteurs des Trente Glorieuses, milices des années Giscard, réservistes de la gendarmerie, voisins vigilants du XXIe siècle... Ce livre retrace dans leur diversité souvent pittoresque l'histoire foisonnante de ces groupes méconnus.Suivre leur trace, comprendre les limites et les critiques de leur action, dont les sources documentent surtout les échecs, c'est éclairer l'envers de la construction de l'État, que l'on réduit trop souvent à la croissance des institutions publiques, alors qu'elle procède aussi d'une mobilisation civique. À l'heure où l'on s'interroge sur les pratiques policières, les obsessions sécuritaires et la participation citoyenne, cette enquête historique de grande ampleur, fondée sur une large palette de sources originales, entend apporter du recul et de la nuance au débat public.
1815-1914 : révolution industrielle, affaire Dreyfus, urbanisme haussmannien, impressionnisme ou Art nouveau, Belle Époque... ces mots évoquent immédiatement le xixe siècle. Après le choc qu'a été la Révolution française, c'est l'éclosion d'une nouvelle ère, qui oscille entre nostalgie du passé et projection vers l'avenir. o 1815-1851 : au lendemain du Premier Empire commence un combat pour les libertés. La société est fragilisée et divisée, mais les débuts de la modernisation apportent un début de croissance. o 1852-1879 : c'est le temps de la spectaculaire modernisation économique et sociale. o 1880-1914 : la Troisième République ouvre soixante ans de stabilité institutionnelle, malgré de nombreuses oppositions et tensions sociales. Les 80 cartes et infographies originales de cet atlas rendent ainsi compte des évolutions politiques, économiques et sociales de ce XIXe siècle français.
1815-1914 : révolution industrielle, affaire Dreyfus, urbanisme haussmannien, impressionnisme ou Art nouveau, Belle Époque... ces mots évoquent immédiatement le xixe siècle. Après le choc qu'a été la Révolution française, c'est l'éclosion d'une nouvelle ère, qui oscille entre nostalgie du passé et projection vers l'avenir. o 1815-1851 : au lendemain du Premier Empire commence un combat pour les libertés. La société est fragilisée et divisée, mais les débuts de la modernisation apportent un début de croissance. o 1852-1879 : c'est le temps de la spectaculaire modernisation économique et sociale. o 1880-1914 : la Troisième République ouvre soixante ans de stabilité institutionnelle, malgré de nombreuses oppositions et tensions sociales. Les 80 cartes et infographies originales de cet atlas rendent ainsi compte des évolutions politiques, économiques et sociales de ce XIXe siècle français.
Plus de 80 cartes et documents pour comprendre la société française au XXe siècle, de la Grande Guerre à l'éclosion d'une nouvelle société. o Comment la France a traversé les deux guerres mondiales et s'est reconstruite. o La modernisation du pays malgré plusieurs crises économiques. o La mutation de la société : augmentation d'un tiers de la population et libéralisation des moeurs. o La place de la France au coeur de l'Europe et dans le monde. Cet atlas propose, de 1914 à 2002, un tour de France politique, économique et géopolitique et dresse un portrait de la société française dans toute sa diversité.
Plus de 80 cartes et documents pour comprendre la société française au XXe siècle, de la Grande Guerre à l'éclosion d'une nouvelle société. o Comment la France a traversé les deux guerres mondiales et s'est reconstruite. o La modernisation du pays malgré plusieurs crises économiques. o La mutation de la société : augmentation d'un tiers de la population et libéralisation des moeurs. o La place de la France au coeur de l'Europe et dans le monde. Cet atlas propose, de 1914 à 2002, un tour de France politique, économique et géopolitique et dresse un portrait de la société française dans toute sa diversité.
Après celle de la guerre d'Algérie, une nouvelle génération d'anticolonialistes s'est levée, qui mène combat pour dénoncer le péché capital que nous devons tous expier : notre passé colonial, à nous Français. Battons notre coulpe, car la liste de nos crimes est longue Nous avons pressuré les colonies pour nourrir notre prospérité, les laissant exsangues à l'heure de leur indépendance ; nous avons fait venir les indigènes au lendemain des deux guerres mondiales pour reconstruire la France, quitte à les sommer de s'en aller quand nous n'avions plus besoin d'eux ; surtout, nous avons bâti cet empire colonial dans le sang et les larmes, puisque la colonisation a été rien moins qu'une entreprise de génocide : Jules Ferry, c'était, déjà, Hitler ! Contrevérités, billevesées, bricolage... voilà en quoi consiste le réquisitoire des Repentants, que l'auteur de ce livre, spécialiste de l'Algérie coloniale et professeur d'histoire à l'université Paris-8, a entrepris de démonter, à l'aide des bons vieux outils de l'historien - les sources, les chiffres, le contexte. Pas pour se faire le chantre de la colonisation, mais pour en finir avec la repentance, avant qu'elle transforme notre Histoire en un album bien commode à feuilleter, où s'affrontent les gentils et les méchants.
"Gare aux voleurs", "Ne tentez pas les pickpockets", "Protégez votre foyer", "Ne soyez pas cambriolable"... Ces slogans alarmistes qui saturent notre paysage sonore et visuel depuis plusieurs décennies témoignent d'une sensibilité aiguë au vol dont ce livre veut comprendre les fondements et les recompositions du XIXe siècle à nos jours. Il s'ouvre au lendemain de la révolution de 1830, dans une France qui célèbre la propriété, quand s'impose une morale dure aux voleurs, appuyée par une justice impitoyable. La protection des biens inspire des politiques de sécurité publique et des pratiques de surveillance privée (les serrures se renforcent, les chiens aboient, les voisins épient). Solidement enraciné, ce consensus propriétaire résiste au défi des contestations politiques, des crises et des guerres du XXe siècle, mais il cède sous la pression des mutations sociales et culturelles qui s'accélèrent avec les années 1960-1970. Au temps des assurances et de la consommation de masse, le vol n'est plus la menace prioritaire ; plus banal, il n'en reste pas moins le principal facteur de l'insécurité moderne. Fondé sur de foisonnantes sources originales, ce livre explore deux siècles d'histoire de France dans ses aspects les plus méconnus ; sous les auspices d'Arsène Lupin et de Jean Valjean, il s'intéresse autant aux exploits criminels des bandes organisées qu'aux menus larcins des voleurs de poules (ou même de livres) ; il questionne aussi bien le statut disputé des objets trouvés que le drame des pillages par temps de guerre. Essai érudit et enlevé, il éclaire notre rapport complexe à la propriété et au vol pour expliquer les enjeux contemporains de la sécurité.
"Gare aux voleurs", "Ne tentez pas les pickpockets", "Protégez votre foyer", "Ne soyez pas cambriolable"... Ces slogans alarmistes qui saturent notre paysage sonore et visuel depuis plusieurs décennies témoignent d'une sensibilité aiguë au vol dont ce livre veut comprendre les fondements et les recompositions du XIXe siècle à nos jours. Il s'ouvre au lendemain de la révolution de 1830, dans une France qui célèbre la propriété, quand s'impose une morale dure aux voleurs, appuyée par une justice impitoyable. La protection des biens inspire des politiques de sécurité publique et des pratiques de surveillance privée (les serrures se renforcent, les chiens aboient, les voisins épient). Solidement enraciné, ce consensus propriétaire résiste au défi des contestations politiques, des crises et des guerres du XXe siècle, mais il cède sous la pression des mutations sociales et culturelles qui s'accélèrent avec les années 1960-1970. Au temps des assurances et de la consommation de masse, le vol n'est plus la menace prioritaire ; plus banal, il n'en reste pas moins le principal facteur de l'insécurité moderne. Fondé sur de foisonnantes sources originales, ce livre explore deux siècles d'histoire de France dans ses aspects les plus méconnus ; sous les auspices d'Arsène Lupin et de Jean Valjean, il s'intéresse autant aux exploits criminels des bandes organisées qu'aux menus larcins des voleurs de poules (ou même de livres) ; il questionne aussi bien le statut disputé des objets trouvés que le drame des pillages par temps de guerre. Essai érudit et enlevé, il éclaire notre rapport complexe à la propriété et au vol pour expliquer les enjeux contemporains de la sécurité.
Paris, 1889 : la tour Eiffel éclaire la Ville Lumière. La Belle Époque qui s'annonce est faite de progrès technique, de prospérité économique, de démocratie politique et de grandeur diplomatique. Mais rien n'est si simple : la modernité éveille aussi les peurs, qui se nourrissent des menaces de guerre, des tensions sociales, des divisions partisanes, d'une sensibilité croissante aux violences et aux drames. Loin d'être cachées ou refoulées, ces craintes sont au coeur de l'imaginaire des hommes et des femmes de 1900 : les meurtres, les mauvais coups des « apaches », les accidents spectaculaires, les épidémies, les attentats anarchistes, les manifestations réprimées dans le sang et les menaces plus ou moins fantasmées s'épanouissent dans la presse, les feuilletons et même le cinéma naissant. Arnaud-Dominique Houte étudie, de l'Exposition universelle de 1889 à la mobilisation générale de l'été 1914, les préoccupations de la société française. Ses chapitres sont autant d'éclats dans lesquels se décrypte l'imaginaire de la Belle Époque ; leur combinaison constitue une formidable traversée de la France de 1900.
L'originalité de cette synthèse très accessible repose sur un triple choix : traiter à parts égales Paris, province et colonies ; accorder toute leur place aux destins individuels des hommes et des femmes ; articuler l'histoire sociale et culturelle au récit politique. Loin de la nostalgie pour une prétendue " Belle Époque " ou pour un " modèle républicain " bien difficile à définir, il s'agit de rendre leur éclat, leur jeunesse et leur indétermination aux débats et aux choix d'une République adolescente qui mûrit dans une France transformée par l'accélération des mouvements de modernisation. Ce livre, où l'on croisera des élus et des institutrices, des ouvrières et des vagabonds, parle donc d'une société hantée par le spectre de la division et d'un régime qui se vit comme fragile et menacé. Des ruines de 1871 à l'Union sacrée de 1914, il raconte " le triomphe de la République ", sans en occulter les limites ni en négliger les difficultés, mais en rendant justice tant à sa force combative qu'à son sens de la pédagogie et du consensus. Une lecture renouvelée des débuts de la Troisième République. Arnaud-Dominique Houte est maître de conférences en histoire contemporaine à l'université Paris-Sorbonne. Ses recherches portent principalement sur l'histoire de la sécurité publique : après une thèse sur Le Métier de gendarme au XIXe siècle (Presses universitaires de Rennes, 2010), il a codirigé avec Frédéric Chauvaud Au voleur ! Images et représentations du vol dans la France contemporaine (Publications de la Sorbonne, 2014).
À quelques mois de la fin de son mandat, Louis-Napoléon Bonaparte provoque un Coup d'État qui va lui permettre de conserver le pouvoir alors que la Constitution lui interdisait de se représenter.Le récit palpitant du Coup d'État du 2 décembre 1851, date fondatrice et méconnue de notre histoire républicaine.