Bernard Matignon
Bernard Matignon
1940, l’enfance de Hans bascule dans l’horreur de la guerre. Entre soldats de bois et routes de l’exil, ce roman poignant raconte la quête d’un enfant pour retrouver un peu de lumière.
L’Anjou se dévoile à travers des itinéraires savants et ludiques, mêlant châteaux, villages et paysages emblématiques.
« La millième année depuis l'enfantement du Christ sauveur par la vierge sans péché était arrivée, on vit briller sur le monde un matin radieux... » C'est ce matin-là que commence « Les Bêtes à bon Dieu ». Bernard Matignon raconte avec verve et truculence l'épopée de cette famille de Haute ville, hobereaux normands, partis à la conquête du Saint-Siège. Ils sont roublards, forts en gueule ; les hommes d'Église manquent souvent aux règles que devrait imposer leur vocation ; les femmes sont douces ou vengeresses, et dotées d'un solide appétit. Chacun invoque le ciel au petit matin et se parjure la nuit tombée... C'est le tourbillon de l'an mil.
Charlie, un petit garçon des années 50, s'éveille au monde et s'amuse à reconstituer l'histoire de sa famille, à travers ce qu'il entend, mais surtout grâce à la lecture du journal secret de sa soeur Malou, dont il a découvert la cachette. Les années s'égrènent au fil des pages et, avec le temps qui passe, l'angle de perception de Charlie - comme son vocabulaire - change peu à peu. Lorsqu'il aura enfin reconstitué le puzzle, Charlie sera devenu adulte et Bérénice, la grand-mère au caractère trempé, aura quitté le monde des vivants pour celui de ses rêves, qu'elle prenait pour des réalités. Bernard Matignon nous décrit cette époque d'après guerre par petites touches très colorées, avec autant de malice que de tendresse.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.