Bernard Quiriny
Bernard Quiriny
Le wokisme, le racisme systémique, la liberté d'expression... Ces sujets controversés secouent la société et alimentent des polémiques. Loin de se limiter à des débats d'idées, les polémiques exacerbent et radicalisent les opinions, réduisant ainsi la possibilité d'un dialogue constructif. Or, comment les prises de position dans les espaces médiatiques traditionnels ou numériques participent-elles à la production de polémiques et à l'intensification des radicalités discursives ? À quel moment un discours devient-il haineux et quelles sont les frontières de la liberté d'expression ? Polémiques publiques, médias et radicalités discursives explore les discours sociaux et les radicalités discursives lors de différentes polémiques publiques dans l'espace médiatique. L'ouvrage repose sur de nombreuses données théoriques et empiriques. Il se penche d'abord sur les discours normatifs et les régulations éthiques et légales, puis sur les discours journalistiques et d'opinion dans la presse traditionnelle et sur les réseaux sociaux. Cet ouvrage s'adresse à toute personne - étudiante, chercheuse, citoyenne - souhaitant mieux comprendre les polémiques de notre époque. Un ouvrage essentiel pour saisir les mécanismes des polarisations qui soulèvent des questions fondamentales pour la vie démocratique.
Tout le monde devrait avoir le droit de vivre dans une nouvelle de Bernard Quiriny. Un univers imprévisible et loufoque, peuplé de personnages étonnants : un suicidaire immortel, un garçon qui se dédouble la nuit, un brillant étudiant qui prépare une thèse sur rien, un Sherlock Holmes interlope... Mais aussi des maisons hantées, des musées farfelus, des coutumes locales improbables, des cadavres à la dérive. Et quantité d'histoires cocasses et troublantes qui font de ces Nouvelles nocturnes un cabinet de curiosités au charme mystérieux, porté par un style virtuose et mordant. Né en Belgique, auteur de romans, Bernard Quiriny est également un maître de la nouvelle dont il renouvelle le genre, entre fantastique et humour noir. Il a notamment publié L'angoisse de la première phrase, Contes carnivores (prix Victor Rossel), Une collection très particulière (Grand Prix de l'imaginaire), Histoires assassines et Vies conjugales.
Le baron d'Handrax existe, Bernard Quiriny l'a rencontré. Installé en famille dans son manoir de l'Allier, ce hobereau excentrique aux allures de géant barbu est débordant d'idées folles, qui font de lui le plus attachant des compagnons. Collectionneur de maisons en ruines, organisateur de dîners de sosies, pourvoyeur intarissable d'anecdotes et de bons mots, spécialiste des langues inconnues, inventeur de génie, amateur de cimetières et de trains électriques, le baron d'Handrax ne fait rien comme tout le monde et ne cesse de surprendre. Bernard Quiriny ne pouvait faire moins, pour rendre hommage à ce précieux ami trop tôt disparu, que d'écrire son portrait. Voici donc un roman inclassable où se dévoile le petit monde fantasque et désopilant d'un personnage inoubliable.
Bernard Quiriny déploie une nouvelle fois sa fantaisie et ses talents inimitables de conteur dans ce recueil de nouvelles, où le quotidien et l'intimes mêlent avec brio à l'insolite et à l'étrange. Une course forcenée organisée par la fantasque association des sédentaires de Paris, un couple de retraités qui découvre la notion toute relative de propriété privée sur les îles paradisiaques de Tihamotu, une exposition sans oeuvre d'art, une femme qui rajeunit puis vieillit selon les heures, cinq petits sosies machiavéliques qui terrorisent le personnel et les autres élèves de leur école communale, un grand romancier qui réalise des interviews posthumes, des objets inanimés qui prennent vie, un village entier dont la population a mystérieusement cessé de mourir, et, au contraire, un exode massif et inexpliqué d'individus regagnant leur lieu de naissance pour y rendre l'âme... En une vingtaine de textes grinçants, burlesques ou fantastiques, on retrouve avec délectation l'humour et la virtuosité qui ont fait la réputation de Bernard Quiriny.
Bernard Quiriny peint dans un savoureux roman la vie mouvementée des habitants d'un immeuble inquiétant.
Poète, romancier, critique, Henri de Régnier (1864-1936) fut une sommité dans la littérature de son époque. Successivement chef de file des jeunes symbolistes, romancier à succès, pilier du Mercure de France, conteur fantastique et Académicien français, il fut adoubé par Mallarmé, admiré par André Gide, haï par Montesquiou qu'il combattit en duel, et fréquenta tous les artistes de son temps. Il fut aussi l'époux cocu de Marie de Heredia, la fille du poète, qui lui donna un fils signé Pierre Louÿs... Spleenétique, aimable et tourmenté, ce personnage oublié témoigne d'un art de vivre et d'écrire qui nous change de l'hystérie contemporaine. Avec ce libre portrait aux allures de flânerie mélancolique, Bernard Quiriny ressuscite ce second couteau magnifique et remet toute une époque en scène. Né en 1978, Bernard Quiriny est l'auteur de L'Angoisse de la première phrase et de Contes carnivores, deux recueils de nouvelles fantastiques couronnés par de nombreux prix, notamment le prix de la Vocation, le prix Victor-Rossel et le prix du Style ; et dernièrement d' Une collection très particulière. Il a également publié un roman, Les Assoiffées.
Un botaniste amoureux de sa plante carnivore ; Un curé argentin qui a la faculté de se dédoubler dans différents corps ; Onze écrivains morts que vous n'avez jamais lus ; Une femme-orange qui se laisse littéralement boire par ses amants; Une société d'esthètes fascinés par les marées noires ; Des indiens d'Amazonie qu'aucun linguiste ne comprend ; Et l'extraordinaire Pierre Gould qui ressurgit sans cesse en héros transformiste... Quatorze nouvelles fantastiques à l'imagination débridée et au style ciselé, dans la grande tradition des labyrinthes borgésiens et du Passe muraille d'Aymé. Le lecteur attentif croisera aussi l'ombre de Thomas de Quincey, le fantôme de Michel de Ghelderode et celui d'Enrique Vila-Matas, qui s'invite en personne dans la préface.
" Écrire un livre puis renoncer à la littérature. L'idée commença à prendre possession de lui. Il savait très bien qu'elle ne le quitterait plus. " Pierre Gould tient son idée : il va enfin se lancer en littérature, pour écrire le livre dont il a toujours rêvé, et qui ne sera suivi par aucun autre. Pour ça, il a un plan imparable. Son ouvrage sera consacré à toutes les personnes célèbres mortes poignardées ou qui ont fait l'objet d'une tentative d'assassinat au poignard. Et la dernière personne de l'anthologie... ce sera lui ! Une nouvelle désopilante sur écriture et littérature.
Ce recueil de nouvelles signe le retour de l'excellence de Bernard Quiriny. Tout comme dans les Contes carnivores, en une vingtaine de petites nouvelles, l'auteur fait preuve ici d'une inépuisable fécondité imaginative, mêlant avec un talent inimitable le burlesque au fantastique, le grotesque au tragique, l'ironie la plus mordante à l'onirisme le plus scabreux.
Quelle drôle d'idée que de boire un verre de jus d'orange mélangé à quelques gouttes de sang... Que signifie cet étrange rituel pour l'homme qui le pratique tous les dimanches soirs depuis quinze ans maintenant ? C'est toute l'histoire de la femme-orange, un conte qui mêle fantastique et érotisme...
Un beau matin de septembre, les habitants de Châtillon-en-Bierre se retrouvent confrontés à un curieux phénomène : il leur devient soudain impossible de quitter leur village. Les routes n'aboutissent plus nulle part, tout comme les coups de téléphone et les e-mails. Après la sidération du début, il faut très vite affronter des questions pratiques (comment manger, se soigner, etc.), puis des questions métaphysiques. Les Châtillonnais sont-ils désormais seuls dans l'univers ? Est-ce un signe de Dieu ? Jouant de situations tantôt cocasses, tantôt tragiques, Bernard Quiriny signe une savoureuse fable sur la démondialisation doublée d'une interrogation sur le sens de l'existence.
Un beau matin de septembre, les habitants de Châtillon-en-Bierre se retrouvent confrontés à un curieux phénomène : il leur devient soudain impossible de quitter leur village. Les routes n'aboutissent plus nulle part, tout comme les coups de téléphone et les e-mails. Après la sidération du début, il faut très vite affronter des questions pratiques (comment manger, se soigner, etc.), puis des questions métaphysiques. Les Châtillonnais sont-ils désormais seuls dans l'univers ? Est-ce un signe de Dieu ? Jouant de situations tantôt cocasses, tantôt tragiques, Bernard Quiriny signe une savoureuse fable sur la démondialisation doublée d'une interrogation sur le sens de l'existence.
D'un recueil à l'autre, Bernard Quiriny met en scène l'extraordinaire Pierre Gould, dandy bibliomane et provocateur par qui l'impossible devient possible. Cette fois-ci, Gould nous fait pénétrer dans sa bibliothèque. Une véritable caverne aux trésors remplies d'auteurs bizarres, de raretés improbables et de chefs-d'œuvre paradoxaux, classés par thèmes : des livres qui s'oublient irrésistiblement en cours de lecture, des livres qui en cachent d'autres dans leurs pages, des manuels de cuisine empoisonnée, des romans qu'on ne peut lire qu'en étant bien habillé et d'autres qui continuent de s'écrire après la mort de leur auteur... Le tout forme une collection unique au monde, et un hommage grandeur nature à la folie littéraire sous toutes ses formes. En guise de complément, deux séries de textes s'intercalent entre les séances de bibliophilie de Gould : une radiographie des folies de notre époque, dans le ton aimable et satirique d'un Marcel Aymé ; et un guide touristique de dix villes à travers le monde, de celle où le bruit n'existe pas à celle bâtie en miroir sur les deux rives d'un fleuve, dans l'esprit inventif et fantastique d'Italo Calvino.
En 1970, la Belgique est le théâtre d'une révolution d'inspiration prétendument féministe, excluant les hommes de toute vie sociale et instituant une dictature d'un nouveau genre. En France cependant, des militants des causes extrêmes considèrent ce petit enfer totalitaire comme un modèle d'égalité. Quelques-uns, parmi les plus convaincus – d'où se détache la figure drolatique de Pierre-Jean Gould, intellectuel germanopratin –, seront conviés à un premier voyage officiel dans l'Empire des femmes, dirigé d'une main de fer par les "Bergères", Ingrid et sa fille Judith. Sur place, ils seront "promenés" dans des décors en carton-pâte dressés par les propagandistes du pouvoir. Une farce politico-touristique où le tableau ubuesque d'un régime délirant s'accompagne d'une description cocasse de mondains en liberté surveillée, persuadés de participer à un voyage historique. On suit, en parallèle, sous la forme d'un journal, l'histoire d'Astrid, une sujette anonyme, qui découvre la réalité paranoïaque du pouvoir, les privilèges des apparatchitzas et leurs caprices insensés... Dans ce récit burlesque, qui mêle le sarcasme à la gravité, Bernard Quiriny nous livre une réflexion mordante sur les excès du fanatisme et du pouvoir absolu. Né en 1978 en Belgique, Bernard Quiriny est l'auteur de L'Angoisse de la première phrase (2005) et de Contes carnivores (2008), deux recueils de nouvelles fantastiques couronnés par de nombreux prix, notamment celui de la Vocation, le prix Victor-Rossel et le prix du Style.