Besson
Besson
Zdenka avait reformé les Gunblast Girls pour un plan simple : escorter discrètement une gamine à l'autre bout du système sidéral, prendre l'oseille et se mettre au vert. Et puis ladite gamine s'est révélée être le réceptacle d'une entité cosmique convoitée par la moitié de la galaxie, et sujette à des crises de panique qui téléportent tout le monde à travers l'espace... et maintenant, le temps ! Et là, forcément, le plan a légèrement dérapé...
« À l'heure où j'écris ces lignes, l'offensive musulmane et la contre-offensive serbe se préparent. À l'heure où ces lignes paraîtront, les deux opérations auront ou n'auront pas eu lieu, auront donné l'avantage ou la victoire à l'un ou l'autre camp. Ce qui est certain, c'est qu'il y aura eu des morts des deux côtés... » Depuis les débuts de la guerre en Yougoslavie, désinformations, falsifications, discours simplistes, manichéens se sont succédé dans les médias et parmi les intellectuels. On s'est plu, dans un abus de bonne conscience et souvent dans une ignorance totale des faits, à ne désigner qu'un seul coupable pour tous les crimes perpétrés au cours de ce conflit : les Serbes. Dans ce texte, littéraire, nostalgique, souvent ironique aussi, Patrick Besson évoque la Yougoslavie d'avant les combats et les déchirements, et dénonce l'absurdité du consensus anti-serbe, sans pour autant prendre parti pour l'un ou l'autre camp. Coup de gueule contre les calomniateurs de la Serbie est avant tout un livre clairvoyant en faveur de la paix et la réconciliation.