Brice Poreau
Brice Poreau
Plus qu'une tragédie majeure de l'histoire d'un pays, le génocide rwandais est une tragédie majeure de toute l'humanité. La mémoire et la reconstruction sont indissociables et fondamentales pour toutes nos civilisations. Cette nouvelle édition est encore plus d'actualité et pose la question de la transmission de la mémoire, indispensable à la reconstruction. il s'agit de transmettre aux nouvelles générations et aux générations futures les témoignages, l'histoire, la mémoire afin de permettre l'évolution de notre humanité.
La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) est un exemple illustrant la mise en place de pratiques permettant la prévention des conflits en Afrique. En rénovant des communautés régionales africaines existantes, la prévention des conflits en Afrique serait plus efficace et pourrait reposer sur trois piliers : l'intégration économique, la sécurité humaine et l'éducation. Des moyens politiques, juridiques, économiques et éducatifs doivent être mis en oeuvre afin de prévenir les conflits.
« Plus jamais ça ». Ces trois mots qui résonnent sur de nombreux lieux de mémoire du génocide rwandais restent le message fondamental que les survivants nous ont transmis. Notre génération a le devoir de transmettre ce message aux générations futures. Cet ouvrage veut montrer que la reconnaissance du génocide, concept défini comme le processus perpétuel de l'interprétation des faits, permet la prévention des génocides.
Une génération après le génocide rwandais, la reconnaissance est peut-être le concept idoine pour analyser les faits. Une approche en trois phases est ici effectuée : une phase historique, qui permet d'avoir un esprit critique sur le génocide, une phase juridique qui reprend les travaux du Tribunal pénal international et une phase philosophique, au coeur du sujet de ce livre, qui pose les fondements d'une nouvelle philosophie de la reconnaissance adaptée au génocide.
La reconnaissance est un concept philosophique qui reste à définir. Ce livre s'interroge sur l'utilisation d'un tel concept dans le cadre du génocide rwandais. Plus de quinze ans après, la reconnaissance est peut-être le concept idoine pour analyser les faits. Mais quelle définition donner ? L'auteur opte pour le "processus perpétuel de l'interprétation des faits", avec une approche triptyque, historique, juridique et philosophique.