Bruno Kwete prudence
Bruno Kwete prudence
Sous perfusion monétaire, les marchés boursiers vivent leurs dernières belles années dans une euphorie indécente. Dans le même temps, le climat et la biodiversité sont menacés plus que jamais par les activités industrielles à base d'énergies fossiles polluantes et mortifères. Et pourtant, les défenseurs acharnés de l'économie marchande lui trouvent encore un bel avenir. Mal renseignés et aveuglés par des subterfuges économiques vieux de deux siècles, ils continuent de penser que l'humanité trouvera son salut dans la production dévoreuse de ressources et la productivité. Or, notre avenir sera bien différent. Moins productif mais plus riche à la fois. Il ne faudra pas pleurer la lente agonie de la croissance marchande. Car son déclin progressif pourrait être une occasion inespérée de retrouver tout ce que le marché nous a volé : du temps, de la reconnaissance et du pouvoir sur nos existences.
Depuis près de deux décennies, Moscou tente de se recomposer et de reprendre son rang de puissance planétaire tout en récusant les schémas préconisés par Mackinder et Brzezinski, notamment sur l'endiguement de toute puissance qui tenterait d'émerger au coeur de l'Eurasie. Cet essai se veut une participation à la conceptualisation d'une littérature conciliant l'ingérence au réalisme dans la lutte pour la projection de la puissance aux nouvelles fissures de la société internationale suite aux tendances unilatéralistes d'une autre puissance, au départ dominante. C'est aussi une contribution à l'analyse de l'évolution récente des relations russo-américaines partant des crises syrienne et ukrainienne.