Bruno Messina
Bruno Messina
Amboise Petitjean, auteur de romans de gare qui lui assurent un copieux train de vie, se remet radicalement en question après une rencontre éclair avec un Nobel de littérature et se lance dans l'écriture d'Ad vitam, dont treize lignes lui valent d'être mis à l'index et de faire l'objet d'une fatwa catholique, laquelle le conduit à une mémorable conférence au coeur des monts d'Arrée. C'est le texte de cette contre-attaque qu'Actes Sud-Papiers publie ici.
A l'occasion de l'anniversaire des 150 ans de la mort d'Hector Berlioz, Bruno Messina se livre, avec cette biographie, à un exercice singulier pour approcher la vie et l'oeuvre du génie romantique qui a su révolutionner l'histoire de la musique française. Ainsi, en suivant le compositeur, mais aussi l'écrivain, le journaliste et le chef d'orchestre, dans ses amours et ses voyages, de l'Isère à Paris et de Londres à Moscou, on découvre un personnage extraordinaire - visionnaire, autodidacte, fragile, drôle, intraitable - et on appréhende les paysages sonores et les révolutions musicales de celui qui a écrit la Symphonie fantastique, Les Nuits d'été ou encore La Damnation de Faust...
Las de sa vie de médecin de ville, Hugo s'autorise un autre avenir en s'installant en zone rurale. Ce sera à Saint-Antoine-l'Abbaye, face au Vercors, où des moines-médecins ont construit un monastère qui accueillait les malades et les infirmes du « mal des ardents » en pratiquant l'amputation. Hugo y trouve plus qu'un village où exercer : une thébaïde, une nouvelle compagne et un ami, Bechara, pianiste originaire du Liban venu à Saint-Antoine pour une improbable opération... Avec la tournure et la malice d'un conte moderne sur la guérison et l'écologie, "Feu saint Antoine" réunit l'histoire, ses miracles, et notre présent "démembré" en s'interrogeant sur les maux de la société.
Dans ce roman, on suit de discothèque en bar-mitsva les expéditions d'un musicien de variétés qui s'enfonce dans la surdité, au moins métaphoriquement. Parfois ironique, souvent désabusé, il dit le quotidien de ces intermittents dont on n'entend jamais la voix. Il n'y a pas de grandes salles, juste des bals et les mauvais tours de la vie. On voyage beaucoup mais c'est sans intérêt : les lieux et les dates se confondent, les gens et les chansons sont les mêmes. Est-il utile d'avoir été musicien, de l'être encore selon les autres ? L'intermittence ne répond à rien et permet à peine de gagner son pain...