Cahiers Du Genre
Cahiers Du Genre
Ce numéro explore divers agencements inventés par des individus assignés femmes pour composer avec la masculinité. En quoi les femmes et les lesbiennes masculines, les trans'ftm (female to male) sont-elles des hommes pas comme les autres ? Les masculinités inventées à partir de leurs expériences ont-elles le pouvoir de modifier le système sexe/genre, jusqu'où, comment ? Quelles sont les relations entre ces masculinités sans hommes et les masculinités hégémoniques, d'un côté, le féminisme, de l'autre ?
Prenant appui sur des enquêtes menées dans des contextes variés, ce numéro se penche sur les mécanismes complexes de transformation, parfois synchronisée, parfois non synchronisée, du travail et de l'ordre du genre. Montrant comment les situations de travail et les masculinités s'alimentent, il ouvre une réflexion sur la façon dont les transformations globales de la structure économique et politique sont indissociables de transformations profondes de tous les rapports de pouvoir, des plus visibles, publics, aux plus intimes.
A l'articulation de la sociologie du genre, des migrations et des émotions, ce numéro propose une série d'articles qui analysent comment les migrations par le mariage sont façonnées à l'époque contemporaine par des rapports de genre, la mondialisation du marché du travail et les constructions nationales.
Ce numéro interroge le concept d'empowerment dans une perspective féministe. Il questionne les contradictions, les paradoxes de son usage et les raisons du succès de son utilisation. Les articles explorent les accords et/ou les malentendus autour de son sens et des pratiques qui sous-entendent son utilisation.
Viola Klein est une pionnière de la sociologie du genre et une féministe longtemps oubliée, encore largement méconnue. Ce nouveau numéro des Cahiers du genre convie à la découverte de l'itinéraire et de l'oeuvre d'une intellectuelle qui a placé la question de la subjectivité féminine au coeur de ses préoccupations.
Au-delà de la définition formulée par l'OMS en 1975, qu'est-ce que la « santé sexuelle » et comment est-elle produite du point de vue du genre ? Ce numéro entièrement consacré à la jeune recherche analyse la manière dont les institutions, dispositifs et pratiques véhiculent des injonctions à une « bonne santé » et à une « bonne sexualité ». Comment les patientes le vivent-ils/ elles ? En quoi cela participe-t-il de la construction d'une clinique genrée ?
Ce numéro présente des travaux comparatifs centrés sur les politiques sociales et familiales mises en oeuvre dans différents pays au cours de la période récente. Les auteur(e)s s'intéressent à l'impact de ces politiques publiques sur la vie professionnelle et la vie familiale des femmes et à leurs effets globaux, notamment en termes d'emploi, de fécondité.
Depuis les années 1980, dans les pays occidentaux, le défi des mouvements féministes et des pouvoirs publics n'est plus d'atteindre l'égalité formelle entre les sexes, mais de passer de l'égalité de jure à l'égalité de facto, soit à l'égalité réelle. Depuis une dizaine d'années, une approche transversale complémentaire a fait son apparition, prenant en compte la perspective de l'égalité des sexes dans l'ensemble des politiques et dispositifs publics : le gender mainstreaming (en français, Approche intégrée de l'égalité).
Comment le genre détermine-t-il les formes que prend la mondialisation et comment cette dernière affecte-t-elle différemment le travail des femmes et celui des hommes ? Telles sont les questions abordées dans ce numéro, dont les articles portent notamment sur le travail - celui des ouvrières dans les usines du Sud, celui des "femmes de service" dans les villes du Nord et celui des "hommes en armes" au Sud et au Nord - mais aussi sur la prostitution, le devenir des villes globales et l'essor des mouvements féministes.
Comment le féminisme et le concept de genre renouvellent-ils notre appréhension des arts plastiques ? C'est à cette question que nous répondons ici, en mobilisant des réflexions issues de différentes disciplines autour de la (dé)construction de la valeur de l'art.