Carole David
Carole David
À propos d'ABANDONS : Abandon dans la mort, dans l'amour, dans la violence, dans la peur, dans l'alcool: le propos de cette poésie tient dans les faits du quotidien, du réel. Les mêmes attitudes, les mêmes mots se retrouvent d'un poème à l'autre, mais chacun d'entre eux bascule inévitablement dans le rêve ou le fantasme. Abandons révèle des scènes concentrées où l'intensité provient de détails superflus, inattendus, quelque chose qui soudainement serait plus grave que la mort. Peu à peu s'établissent entre ces scènes des liens, des rythmes communs. Ces visions fugitives sont fixées là, tout de suite, sans nécessairement être développées. Le poème est la forme idéale pour qu'on ne puisse oublier ces instants. À propos de LA MAISON D'OPHÉLIE : La maison d'Ophélie explore la frontière qui sépare la vie normale du chaos. Chaque poème a le pouvoir d'investir les objets et les êtres d'une inquiétante étrangeté en suggérant une menace omniprésente cachée au coeur des apparences. Ces poèmes écrits en écho sont à la fois commentaires l'un de l'autre, et jeu de dualité et de résonances. L'imaginaire y contamine peu à peu la réalité. À preuve, ces nombreuses scènes du quotidien qu'un élément suffit à brouiller et à faire basculer dans une autre dimension.
C'est un été ordinaire du XXIe siècle. La canicule écrase Rome, où l'écrivaine pose ses valises. Qu'est-elle venue trouver parmi les foules de touristes, elle, l'Italienne née déracinée en Amérique, qui ne parle la langue qu'avec hésitation? Dans les rues de la capitale, à la gare ou au musée, la vie exubérante côtoie le souvenir de mille tragédies. Rome est le théâtre d'une violence répétée, ce cinéma où l'on s'assoit, agitée, pour assister au programme double de la femme tuée. Au fil de six mois d'errance, la poète parcourt la ville, attentive aux fantômes qui passent. Ce livre pourrait être le compte rendu de sa conversation avec les esprits. C'est un retour sur les lieux du crime, le renouvellement des voeux, un face à face avec un passé qui hante : celui de l'Italie, et aussi l'histoire sanglante des femmes.
Corinne souhaite être sainte depuis qu'elle est au primaire. Il lui suffit d'un cap de mescaline pour voir le Christ en personne. Nat est menstruée pour la première fois. Elle élabore un curieux rituel dans son lit, avec au centre son toutou préféré, éventré. Dans une ambiance kitsch ravivant le quartier Villeray des années quatre-vingt-dix, la vérité s'effiloche pour laisser voir au-delà : un univers fantasmé issu des plus grands espoirs de personnages coincés dans leur vie étriquée. Ici, l'ordinaire d'un séjour à la campagne ou d'un souper de Saint-Valentin se fait le terreau d'une transformation, d'une révélation. Ces Histoires saintes montrent avec grâce et concision douze instants où le voile entre les mondes, entre la réalité et le rêve, s'amincit pour laisser voir quelques pulsions secrètes.
Un manuel de poésie féministe et punk qui brise les codes : Carole David y rassemble les voix insoumises de Sylvia Plath, Anne Hébert ou Jeanne d’Arc pour offrir aux jeunes filles des modèles de résistance et de création.
Que reste-t-il du Lancaster pulvérisé en plein vol au-dessus d'Utrecht ? L'oncle de Joanne était à bord. Joanne, elle, n'était pas née encore. Enfant, elle agite la main quand un avion passe dans le ciel en criant, Mononcle Phil. Tandis que son père creuse un abri antiatomique. Elle aura un fils, Max, avec un Américain qui fuit la guerre du Vietnam. Max fait des modèles à coller et passe ses nuits devant l'écran à jouer à des jeux de guerre. Mais depuis son anniversaire qu'il vient de fêter avec sa mère, il a disparu. Dans cette novella aérienne, où l'on entend le lointain fracas des armes, Carole David retrouve le fil invisible qui relie les générations entre elles.
Quatre voix, quatre univers : ce recueil rassemble l’essence de la poésie québécoise contemporaine. Le verbe coeur, Ni vu ni connu, Averses et réglisses noires et La fille orange s’y répondent, offrant une mosaïque d’émotions et de styles.
Winner of the 2016 Prix des Libraires Winner of the 2016 Quebecor Prize for the Trois-Rivières Poetry Festival Carole David's The Year of My Disappearance is a searing, surreal, darkly comic descent into a woman's psyche. From Governor General's Award winning translator, Donald Winkler, into English, comes this pitiless assault on the author's own torments and pretenses. Present here are figures lodged in her memory: lovers, strangers, her mother, and Bosch-like apparitions out of her dreams and imaginings. Through it all, a fierce combat is being waged between immolation and survival. As David has written, "I gave free range to the lives that dwelt within me." It's down this road the blind spot sings.